Uncategorized

Une nouveauté intéressante pour la rentrée de septembre…

Les ateliers du CPAS et du Plan de Cohésion Sociale d’Yvoir sont désormais ouverts à tou(te)s les habitant(e)s de la commune sur inscription préalable.  Vous trouverez en téléchargement ici-même le programme prévu pour le dernier quadrimestre 2018.

Pour plus d’informations, il est proposé de prendre contact avec Sylvie Haumont,  coordinatrice du PCS et agent en charge du projet ILI pour le CPAS 082/214.935 – 0474/77.92.44.

Uncategorized

Un très long conseil…

Godinne_complexe_schema

Nous avons participé ce 25 juin au dernier conseil communal avant les vacances et avant la période des affaires prudentes.  Pour rappel, il s’agit de la période de 3 mois qui précède les élections et durant laquelle les communes évitent de prendre des décisions qui engageraient lourdement la législature suivante.  Ceci explique la longueur et la densité de l’ordre du jour du conseil.

Le Conseil a tout d’abord entendu une très large délégation des pompiers du poste d’Yvoir qui souhaitaient s’exprimer face aux mandataires politiques.  Le poste d’Yvoir assure en effet depuis un an et demi, sur une base bénévole, des gardes de nuit « ambulance » en caserne tous les jours de la semaine.  Cette initiative permet des temps de départ extrêmement rapides en cas d’appel et constitue donc un « plus » énorme pour toute la population de la commune.  Il avait été convenu, au niveau de la zone de secours DinaPhi d’estimer l’efficacité et l’utilité de ces gardes de nuit en caserne après un an et d’opter alors pour sa reconnaissance officielle avec indemnisation normale des pompiers assurant les gardes.  Aujourd’hui, un an et demi plus tard, alors que l’utilité est prouvée (1300 sorties sur un an et des temps de départ très courts) rien n’est encore réglé et les pompiers d’Yvoir fonctionnent toujours sur une base bénévole.  Ils ont donc demandé que le Bourgmestre, en tant que représentant de la commune au sein du Conseil de la zone DinaPhi, défende leur demande reconnaissance du travail accompli.

Le premier point de l’ordre du jour officiel concernait les comptes 2017.  Ce point a été approuvé à l’unanimité dans la mesure où les comptes, supervisés par le Directeur Financier, donnent une image fidèle des dépenses et des recettes de la commune au cours de l’année 2017.  Notre groupe a néanmoins attiré l’attention du conseil sur l’évolution de la santé financière de la commune.  Les investissements réalisés au cours des dernières années (nouvel atelier communal, rénovation de la Vieille Ferme, divers projets du Plan Communal de Développement Rural, égouttage, …) ont été financés,  grâce à des subsides pour partie mais aussi grâce à des nouveaux crédits et des prélèvements sur les réserves financières de la commune.  Concrètement, les « fonds propres » mobilisables de la commune  sont ainsi passés de 6,42 millions d’euros en 2014 à 2,58 millions d’euros en 2018 (hors réserves pour les pensions du personnel contractuel).  La problème est que, parallèlement à cette chute des réserves financières, les dépenses annuelles de fonctionnement ne cessent de grimper et les recettes ne suivent pas.  L’évolution attendue des charges de crédit est particulièrement préoccupante.  Nous comprenons bien sûr que cette situation est, pour partie, le fruit d’investissements nécessaires mais nous estimons aussi que cette situation impose une gestion communale plus rigoureuse sous divers aspects:

  • dans nos projets d’infrastructures (maisons de village, infrastructures sportives, maison communale), nous devons viser la sobriété (ne pas sur-dimensionner) mais aussi viser les coûts de fonctionnement futurs les plus bas possible (économies d’énergie, fonctionnalité)
  • dans l’entretien et la rénovation du patrimoine immobilier communal, nous devons veiller systématiquement à rendre nos bâtiments plus économes en énergie
  • dans les multiples « petits projets » qui constituent les budgets annuels de la commune, nous devons éviter les investissements dont la valeur ajoutée pour l’ensemble de la communauté n’est pas démontrée
  • d’une façon plus générale, chaque projet doit faire l’objet d’une réflexion la plus large possible (quelles sont les diverses alternatives ?) et d’une analyse financière prospective sur 5-10 ans (coûts de fonctionnement des diverses options ?)

A la suite de cette discussion « Comptes 2017 », nous avons abordé les dernières modifications budgétaires proposées à l’exercice 2018.  Celles-ci confirment nos réflexions sur les comptes 2014-2017: croissance de la charge de la dette, croissance des dépenses d’énergie et absence de croissance parallèle des recettes communales.

Au rayon des marchés publics, le conseil s’est penché sur le cahier des charges des travaux d’égouttage de la rue d’Evrehailles à Yvoir (route régionale).  Le remplacement de ce très vieil égout est nécessaire pour permettre la collecte des eaux usées en provenance d’Evrehailles, des quartiers des Roches, du Launois et du futur quartier du Chenois.  A l’heure actuelle, seuls les tronçons situés entre le Bocq et le carrefour avec la rue du Launois sont concernés (bas de la rue d’Evrehailles).  Il s’agit de travaux de très grande envergure qui comprendront aussi la réfection complète de la voirie, la réfection des trottoirs et la pose de nouvelles canalisations de distribution d’eau.  Le montant total des travaux avoisinnera 1.000.000€ dont plus de 600.000€ à charge de la commune (en ce compris les prises de participation obligatoires dans le capital de l’INASEP).  Les travaux pourraient démarrer fin de cette année encore ou début 2019, ils s’étaleront sur plusieurs mois et entraîneront des déviations via le quartier du Launois.  Nous avons bien sûr approuvé ce projet en demandant qu’une attention toute particulière soit donnée à l’information des habitants d’Yvoir ainsi que la sécurité des nouveaux trottoirs.

Après quelques autres marchés publics (illumination des rochers de Houx et de Poilvache, maintenance de la buvette et des vestiaires du foot à Durnal,…), le conseil a évoqué le projet de complexe sportif à Godinne .  Rappelons que, après plusieurs années de d’analyses et de discussions, la majorité a finalement retenu le site sportif de Godinne pour y construire un petit centre essentiellement axé sur le tennis, le football et une petite salle polyvalente.  Ce projet ne sera réalisé que s’il bénéficie des subsides d’Infrasport (Région wallonne).  Le conseil communal avait donc à se prononcer sur la note de motivation préparée par la majorité en vue d’obtenir ces subsides.  Les contraintes sont assez sévères: le complexe doit être totalement opérationnel pour un coût qui ne peut pas dépasser 1.500.000€ HTVA mais, en même temps, le complexe doit être polyvalent.  En d’autres termes, il ne peut pas être dédicacé au seul dynamique club de tennis de Godinne.  Compte tenu de la liquidation de l’Entente Mosane, c’est donc un peu la quadrature du cercle: « on cherche clubs volontaires » pour utiliser les futures infrastrutures… Vu l’état des infrastructures actuelles du club de tennis et ses besoins, il est évident que nous soutenons un projet qui, sous réserve de l’obtention des subsides, offrira de belles infrastructures au club (deux terrains couverts, trois terrains extérieurs, vestiaires, cafétéria, etc.).  Néanmoins, nous avons tenu à formuler plusieurs remarques:

  • Il est évidemment regrettable que le projet entraînera la destruction des deux terrains de tennis qui avaient été remis aux normes il y a deux ans à peine pour plus de 50.000€
  • Il est tout aussi regrettable que, au moment même où la commune d’Yvoir est encouragée par la région wallonne à adhérer au Plan Energie-Climat (visant à diminuer la production de CO2), les règles financières d’Infrasport empêchent la construction d’un complexe « zéro énergie » (car les coûts dépasseraient alors le fatidique 1,5 million)
  • il est indispensable d’élaborer rapidement un plan financier prévisionnel pour ce projet incluant à la fois les coûts des infrastructures et surtout les coûts et recettes de fonctionnement; on sait en effet d’ores et déjà que le coût supporté par la Commune, compte tenu des aménagements nécessaires hors bâtiment, s’élèvera à près de 1.000.000€.  Cet exercice   permettra aussi de mieux estimer les loyers qui seront demandés demain aux clubs…

Les points suivants concernaient la mobilité et plus spécialement la révision du Plan Communal de Mobilité de la commune.  Il s’agit d’un exercice important qui doit déterminer les mesures à prendre (aménagements de voirie, signalisation, sensibilisation des usagers…) dans les prochaines années afin de rendre la mobilité à Yvoir plus durable: plus sûre, plus accessible, plus économe en énergie et moins polluante… Vaste programme !  Le bureau d’études qui accompagne la commune dans cette démarche a présenté un état intermédiaire du dossier.  Hélas, comme nos représentants mais aussi des habitants l’ont signalé lors des multiples réunions déjà consacrées au projet, on ne peut que regretter le caractère très superficiel et même approximatif des documents présentés jusqu’à maintenant par le bureau d’études.  Nous nous sommes donc abstenus à ce stade, en espérant bien sûr que la suite de l’exercice soit plus porteuse d’actions concrètes susceptibles d’améliorer au quotidien la vie de nos concitoyens.  Pour nous, un Plan Communal de Mobilité n’est pas un ouvrage qu’il faut avoir dans sa bibliothèque mais qu’on n’ouvre jamais…

Autre sujet important -mais qu’il ne faut pas aborder non plus sur le mode « on le fait … pour faire semblant »-, c’est l’adhésion d’Yvoir au Plan « Politique locale Énergie-Climat 2030 », mieux connu sous le nom de Pollec et qui vise à réduire les émissions globales de CO2 de 40% à l’horizon 2030 (par rapport à 2004).  Nous avons approuvé bien sûr le rapport établi au niveau des communes de l’arrondissement de Dinant qui participent à l’opération et nous avons confirmé notre disponibilité pour participer à la commission à mettre en place au niveau communal et qui devra proposer des actions concrètes qui permettront véritablement d’atteindre ces objectifs très ambitieux.  Nul doute que nous suivrons avec attention ce dossier !

Enfin, la séance publique du conseil s’est terminée sur une première réflexion consacrée à l’extension de la maison communale via l’aménagement de l’ancien arsenal des pompiers: quel type de marché d’architecture choisir, quel programme prévoir, etc.  Nous nous réjouissons bien sûr que cette étude démarre enfin, premier pas vers une amélioration depuis si longtemps attendue des conditions de travail du personnel et des conditions d’accueil des habitants.  Nous avons cependant plaidé pour que cette approche ne soit pas trop étriquée dès le départ.  Ici encore, une mise à plat de toutes les alternatives doit être faite.  Quelle est la meilleure solution à terme: créer une extension aux normes modernes tout en laissant les anciens bâtiments dans leur jus ? rénover la totalité des bâtiments actuels de manière à mettre l’ensemble aux normes en matière d’énergie ? envisager la construction d’une toute nouvelle maison communale -par exemple sur le site du terrain de football- tout en rentabilisant les anciens bâtiments ?  C’est un sujet difficile mais qui mérite une étude fouillée et sur le long terme.

Uncategorized

Une première vague de résultats de notre petit sondage…

Logiciel_de_sondage_en_ligne_gratuit_de_SurveyMonkey_ __sondage_effectuéLe dépliant de présentation de notre liste aux élections communales du 14 octobre 2018 proposait à tous les habitant(e)s d’Yvoir de participer à un petit sondage « internet » et « papier » afin d’identifier les thématiques qui leur semblaient importantes dans la perspective de la gestion communale pour les 6 années à venir.

Nous avons obtenu quelques dizaines de réponses mais nous en attendons encore plus.  Nous rappelons que ce sondage est en effet toujours ouvert.  Un simple clic ici-même vous y conduit directement.

Voici déjà une première analyse des résultats obtenus.  Même si toutes les thématiques proposées rencontrent l’intérêt d’une toute grosse majorité des sondés, nous constatons aussi que ce sont les thématiques de la gouvernance, de l’éthique et de la communication qui font l’unanimité.

LaReleve_Sondage_resultats_170618

Enfin, vous aviez l’occasion de mentionner également des thèmes qui vous tenaient à coeur et qui n’étaient pas directement abordés au travers des quelques questions posées.  Voici quelques sujets qui ont ainsi été épinglés:

  • manque de poubelles à certains endroits de la commune
  • meilleur entretien des chemins vicinaux
  • qualité de l’eau et de notre environnement en général, trop nombreuses zones d’habitat non encore épurées et qui continuent donc à polluer le Bocq
  • le sondage devrait aussi aborder la question de la défense de l’enseignement communal (y compris les économies d’énergie à y réaliser) mais aussi les questions sociales
  • importance de bien communiquer sur toutes les possibilités de services communaux disponibles
  • combattre l’utilisation des pesticides et autres polluants chimiques et promouvoir la biodiversité partout dans la commune
  • mettre à disposition des zones de composts collectifs (bien situées, bien gérées)
  • veiller à l’accessibilité des lieux de vie (écoles, crèches, etc.) pour les familles
  • veiller à ce que les nouveaux lotissements soient bien équipés (trottoirs, etc.)
  • nuisance des carrières et problématique du charroi « poids lourds »
  • matières sportives et culturelles à développer

 

Uncategorized

Améliorer l’accès au CHU de Mont-Godinne: un dossier complexe…

chu_ucl_namur-CR CHU-1 25-10-17 10-03-44

De nombreuses informations et réactions en sens divers circulent à nouveau dans les médias au sujet du projet de la Région wallonne de créer une nouvelle route permettant d’accéder plus facilement au CHU de Mont-Godinne pour les voitures en provenance de la E411 et de la N4.

A ce stade nous ne souhaitons pas prendre position de manière tranchée par rapport à ce projet dont les contours restent encore très flous.  Par contre, nous avons une vision claire des études à mener et d’une méthodologie de travail à respecter dans ce dossier complexe.

En tout premier lieu nous estimons qu’une étude approfondie du trafic sur le secteur concerné doit être réalisée: combien de véhicules accèdent chaque jour au CHU par chacune des voies d’accès possibles (Lustin-Village, Lustin-Gare, Ivoy/Mont, Crupet/Mont, Godinne/Mont…) ?, quel est le nombre total (CHU et autres destinations) de véhicules empruntant chaque jour ces voies ?, quel type de charroi est présent (voitures particulières, poids lourds, charroi agricole…) ?, quelles sont les informations disponibles dans le plan de déplacement du CHU de Mont-Godinne.  Concernant ce dernier point, l’amélioration de l’accessibilité en transport en commun devrait constituer une priorité (SNCB, TEC, transport en commun d’entreprise…). 

Dans ces analyses, il convient aussi de tenir compte de la réalisation à terme d’une importante urbanisation dans le quartier des Féchères à Mont, de la construction possible d’une nouvelle maison de repos et de soin, adjacente au CHU mais aussi de la présence d’un grand centre de séminaire à Ronchinne.  Il conviendrait enfin de bien estimer l’effet « appel d’air » engendré par la construction d’une nouvelle route (attraction d’un trafic non local, non lié au CHU ou aux villages environnants).

Nous ne sommes pas convaincus que de telles études aient été réalisées: à titre d’exemple, ni ces chiffres ni les  données du plan de déplacement du CHU ne sont actuellement disponibles dans le cadre de la révision en cours du Plan Communal de Mobilité d’Yvoir.

Sur base de ces chiffres et de ces analyses, il convient de comparer les diverses solutions d’aménagements routiers parmi lesquelles bien sûr la solution d’un grand contournement par Maillen et le Fond Delvaux.  Pour chaque alternative, il faut estimer le trafic induit sur les diverses voies d’accès (en ce compris le trafic « appel d’air »), le coût, les avantages / inconvénients pour les divers acteurs locaux, les incidences sur l’environnement naturel, patrimonial et humain, etc.

Il va de soi que, dans un dossier d’une telle complexité et d’une telle sensibilité, il convient de consulter de la manière la plus large possible tous les riverains concernés.

Enfin, quelle que soit la solution retenue à l’issue de ces analyses, travaux et consultations, il conviendra de prévoir des aménagements garantissant la sécurisation des cyclistes et des piétons.

Uncategorized

Dans votre boîte aux lettres ce matin…

BrochureJuin_DEF_Pirson_recto

A l’occasion de la publication de notre communiqué de presse du 25 avril , nous vous avions déjà présenté les candidats(e)s de La Relève aux élections communales du 14 octobre.  Aujourd’hui, nous avons le plaisir de présenter notre liste à tou(te)s les habitant(e)s de la commune au travers d’un toutes-boîtes dont vous trouverez un exemplaire à télécharger sur ce site.

Nous travaillons actuellement à préciser notre programme.  dans cette perspective, nous aurions voulu aussi connaître vos sentiments et réactions par rapport à quelques thèmes qui nous semblent importants pour la gestion communale.   Ces thématiques sont décrites en page 4 de notre dépliant.  Vous pouvez bien sûr remettre vos choix à l’un(e) de nos candidat(e)s ou en envoyer une copie numérisée à l’adresse mail info@larelevedyvoir.com.  Mais il y a encore beaucoup plus simple… vous pouvez compléter le sondage en ligne en cliquant ici-même.

Nous vous tiendrons bien sûr au courant des résultats de ce petit sondage dans les prochaines semaines.

Uncategorized

Un conseil communal consensuel mais « débattant »…

2015-08-19_13_51_16
Godinne, emplacement prévu d’un petit bar de bord de Meuse.

L’ambiance était plutôt consensuelle lors du conseil communal de ce lundi 28 mai.  Un seul point en effet exigeait un débat en profondeur: la mise en place par la commune d’Yvoir d’une pension complémentaire pour les agents contractuels.  Aujourd’hui ceux-ci représentent l’immense majorité du personnel communal: 94 agents sur un total de 113.  Dans l’évolution d’une carrière à la commune, -et c’est le même phénomène dans la plupart des communes du Royaume-, un agent commence souvent sa carrière comme contractuel et, après un certain nombre d’années, peut être nommé à titre définitif (on dira alors qu’il devient « agent statutaire »).  Jusqu’il y a peu, les années  de travail passées comme « contractuel » étaient valorisées comme des années de « fonction publique » et ouvraient donc le droit à une pension « publique » largement plus avantageuse qu’une pension de salarié du privé.  Depuis la loi du 30 mars 2018, ce n’est plus le cas: les années « contractuelles » sont désormais valorisées comme des années passées dans le secteur privé avec un droit à la pension nettement moindre.  Il en résultera bien sûr une diminution très significative (qui peut atteindre plusieurs centaines d’euros bruts par mois) de la pension des agents qui deviendront dorénavant statutaires.  Face à cette situation, tant le gouvernement fédéral que le régional ont fortement incité les pouvoirs locaux (communes, cpas, …) à souscrire une pension complémentaire (2e pilier) au profit de leurs agents contractuels.  C’est sur cette décision importante que le conseil communal s’est penché.

La décision portait sur deux points: a) la hauteur des cotisations versées annuellement par la commune, exprimées par un pourcentage du salaire de chaque agent (entre 1 et 6 %) b) l’octroi éventuel d’un rattrapage du passé permettant de « valoriser » les années déjà passées comme contractuel au sein de la commune.  On imagine bien que pour un agent ayant déjà passé 20 ans dans une commune et qui se trouve à 7 ans de la retraite, ce « rattrapage » est la seule manière de lui constituer un complément de pension significatif.

Le Collège a proposé de verser, pour chaque agent contractuel de la commune et du CPAS, a) une cotisation annuelle égale à 3% de son salaire annuel et b) un cotisation de rattrapge égale à 3% des salaires passés de l’agent depuis son entrée en service (avec un maximum de 20 ans). 

C’est bien sûr une très bonne proposition pour le personnel contractuel de la commune.  Sur base de nos informations, peu de communes proposent un tel niveau de rattrapage du passé.  Il faut dire en effet que cette proposition a un coût énorme pour la commune.

Sur base des premières simulations réalisées par le gestionnaire de la pension complémentaire (Belfius-Ethias), le coût annuel s’élève aujourd’hui à +/- 63.000€ et le coût du rattrapage (prime unique à payer en 2018) à +/- 528.000€ (chiffres commune + CPAS).  Il s’agit bien sûr d’un engagement ferme pris pour une très longue durée.  Ainsi, en ne prenant « que » les 18 prochaines années (3 mandatures), on parle  d’un montant total de cotisations qui se situera entre 1,5 millions et 2 millions d’euros.

Pour faire face à cette nouvelle dépense, Yvoir peut heureusement compter sur des réserves mises en place sous le (long) mayorat d’Ovide Monin.  Ces réserves pour pensions s’élèvent aujourd’hui à 770.000€.  Elles permettent de supporter la prime unique de 528.000€ et elles permettront encore de faire face aux cotisations annuelles pendant 3 à 5 ans.  Au-delà, sur la longue durée, les cotisations annuelles (à ce moment des montants de l’ordre sans doute de 70.000€ / an) seront une charge supplémentaire dans le budget ordinaire de la commune.

Quant à la mise en application pratique, notre groupe a fait corriger la date d’entrée en vigueur de la pension complémentaire de manière à ce que 4 agents (2 employés et 2 ouvrirers) nommés définitivement au 1er juillet 2018 puissent bénéficier du rattrapage relatif à leur carrière contractuelle passée à Yvoir. 

La mise en place de cette pension complémentaire au 30 juin 2018 a donc été votée à l’unanimité du Conseil communal.

Nous avons néanmoins tenu à souligner le poids financier supplémentaire que cette mesure va faire porter dans le futur sur le budget de fonctionnement de la commune sans que la question du poids des pensions statutaires sur les finances communales ne soit réglée par ailleurs.  En d’autres termes, et comme l’a rappelé l’UVCW, la mise en place de cette pension complémentaire n’enlève malheureusement pas l’épée de Damoclès que constitue pour les finances communales les charges futures des pensions des agents statutaires.  Elle risque à peine de l’émousser…

A cette constatation, il faut encore ajouter que cette décision précipite un peu plus avant le siphonage des réserves financières de la commune, déjà entamé dans le cadre du financement de divers chantiers communaux.

Face à cette double constatation, nous avons donc plaidé que la commune se livre sans plus attendre à une série de simulations d’évolution des charges salariales et de pensions afin d’optimiser dans le futur sa politique du personnel.  Faudra-t-il arrêter de « statuariser » ? Existe-t-il un niveau optimal de statuarisation ?  Ces questions sont excessivement importantes et devraient être préparées avant le début de la prochaine mandature.  Les représentants du consortium Belfius-Ethias, présents lors de la séance du conseil, nous ont d’ailleurs confirmé qu’ils disposaient des outils permettant de réaliser ce type de simulation… « Yapluka » !

En dehors de ce point, l’ordre du jour du conseil comportait plusieurs points de marchés publics qui furent l’occasion pour nous de regretter une fois de plus que des travaux de réfection de toiture (indispensables) sont réalisés dans une salle communale (La Victorieuse à Evrehailles) sans qu’un renforcement de l’isolation ne soit prévue.

Nous avions lors d’un précédent conseil communal attiré l’attention du Collège sur le souhait d’un restaurateur de Godinne d’installer une terrasse en bord de Meuse.  Suite notamment à cette intervention, les contacts se sont mis en place avec l’administration et une convention de concession d’un terrain communal était soumis au conseil communal afin de permettre l’installation d’une construction en bois complétée d’une assez vaste terrasse sur la pelouse située entre le terrain de basket de bord de Meuse et la Meuse.  Il est cependant très vite apparu que l’installation en question nécessitait un permis.  L’obtention de celui-ci ne pouvait pas être espérée avant plusieurs mois, c’est-à-dire après la fin de la belle saison.  Le Collège a néanmoins proposé d’autoriser l’installation sans attendre l’obtention du permis.   Chacun bien sûr se réjouit d’une initiative visant à dynamiser et à renforcer l’attractivité des bords de Meuse mais la commune doit-elle cautionner le non-respect de la loi ?  D’autant lorsque cela concerne un site sensible de la vallée mosane (face aux îles de Godinne, à proximité d’une série de villas mosanes historiques reprises à l’inventaire du patrimoine immobilier wallon).   Le point a été finalement approuvé à l’unanimité moins une abstention de notre chef de groupe.

Mai-juin sont les mois des traditionnelles assemblées générales des intercommunales dont la commune est membre (ORES, INASEP, BEP,…).  Les points soumis au vote de ces intercommunales doivent être préalablement approuvés (ou non…) par le conseil communal.  De nature souvent assez techniques, ces points donnent rarement lieu à des débats passionnés au sein des communes.  Dans les dossiers qui ont fait l’actualité des mois passés, les citoyens et les médias ont souvent reproché aux commune de ne faire qu’entériner sans sens critique les propositions du management des intercommunales.  Suite à ces dossiers, le gouvernement wallon a imposé de nouvelles règles de gouvernance aux intercommunales.  Ces nouvelles règles se sont traduites par des modifications de statuts soumises aux AG de juin. Nous nous sommes félicités de la bonne gouvernance déjà présente dans certaines intercommunales comme le Bep et Imio.  Par contre,  nous avons réagi sur quelques points qui, à l’INASEP ou chez IDEFIN, nous semblaient ne pas aller dans le bon sens: maintien de comité de gestion (en plus du conseil d’administration), attribution d’une rémunération fixe à un poste de vice-président, etc.  Suite à nos remarques, le conseil communal a voté, majorité et minorité confondues, de maniètre très nuancée sur les divers points litigieux (« non » et « nombreuses abstentions »).

Notre groupe avait également demandé l’inscription de quelques points

  1. Concernant l’île d’Yvoir, nous aurions souhaité une politique d’accès privilégiée pour les habitant(e)s de la Commune.  Aujourd’hui une famille avec 3 enfants dont 2 ont de plus de 12 ans paient 12€ pour accéder à la (très belle) plaine de jeux.  C’est beaucoup même si cela donne droit à 4 boissons car cette « offre conjointe » ne répond pas nécessairement à l’attente de tous.  Nous avons aussi suggéré que le Syndicat d’Initiative, « gestionnaire de l’île », demande sa reconnaissance par le Commissariat Général au Tourisme comme « attraction touristique ».  Le président du SI a promis de s’occuper de ce dernier point et de soumettre l’idée de conditions spéciales pour les habitants lors d’une prochaine AG de l’ASBL SI.
  2. Concernant les travaux du pont de Godinne, nous avons pris acte de la volonté du Collège de tout mettre en oeuvre afin de (faire) sécuriser la traversée du pont par les vélos.  Cela devra se faire notamment avec le bureau d’études qui va élaborer le projet de liaison « vélos » entre la gare de Godinne et le RAVeL de la Meuse.  Nous avons aussi souligné le fait que le problème se posait également pour l’accès au RAVeL des familles avec poussettes ou encore pour des personnes à mobilité réduite.
  3. Enfin, nous avions attiré l’attention du Collège sur les conditions déplorables de sécurité qui avait entouré l’organisation du Tour Vélo de la province de Namur, une organisation privée qui avait drainé 4500 cyclistes sur nos rues et routes le samedi 5 mai.  Il était bien sûr  illusoire de penser qu’une telle masse de cyclos puissent respecter le code de la route.  Le Collège a confirmé partager notre point de vue et à en avoir informé les organisateurs.