interventions Conseil

Le mot de Catherine Vande Walle-Fossion à l’occasion du départ d’Ovide Monin

Monsieur le Bourgmestre,

…et j’ose dire « Cher Monsieur Monin ! »

Pour une fois, nous les conseillers de l’opposition, nous allons dire du bien de vous… mais pas trop: nous ne sommes pas le Bulletin Communal !

C’est que, nous devons bien vous l’avouer, même si on vous critique depuis près de 12 ans, même si nous ne cessons de vous interpeller, de vous égratigner… nous nous sommes habitués à vous… on connaît votre manière de réagir à nos interventions, votre humour « pince-sans-rire » et même vos talents de comédien.  Oui, finalement, osons le dire, on vous aime bien ! Bon, cela ne nous empêchera pas de chercher à mettre un jour un autre calife à la place du calife, d’autres vizirs à la place des vizirs, sinon nous ne serions plus l’opposition.  Et si cela arrive un jour (c’est cela la démocratie !), nous ne ferons certainement pas tout comme vous (sinon cela ne servirait à rien de changer de calife) mais il y a bien des choses que vous nous aurez apprises et dont nous tiendrons compte en exerçant le maïorat.  Par exemple, votre art consommé de retourner toutes les situations à votre avantage, même les plus difficiles.

Il n’était pas facile pour vous de faire voter une hausse des additionnels à l’IPP (vous aviez promis de ne pas y toucher…).  Mais vous l’avez fait passer comme une lettre à la poste en disant « On ne pouvait pas faire autrement… » ou encore « Regardez dans les autres communes, cela reste plus élevé… ».  C’est d’ailleurs le genre d’attitude qu’un autre que vous prend aujourd’hui. Ecoutez Elio à propos de la réforme des pensions.  Lui aussi nous dit qu’on ne pouvait pas faire autrement alors qu’il ne voulait pas toucher aux acquis sociaux.  Probablement a-t-il pris exemple sur vous !

Ceci dit, si vous êtes si habile pour faire passer des couleuvres, c’est parce que vous êtes intelligent et bosseur.  Vous connaissez vos dossiers sur le bout des doigts.  Il y en a peu parmi nous qui les maîtrisent aussi bien que vous.  C’est qu’il faut du temps aussi pour préparer un conseil communal… ça, le temps, vous l’aviez, surtout depuis que vous êtes retraité !  Ce qui a fait dire à d’aucun que vous gériez la commune en bon « grand-père de famille » !  Ben oui, un bon grand-père de famille, il gère avec prudence, à l’économie, en comptant ses sous… mais pas toujours avec beaucoup d’imagination… Il vit de ses rentes… Un bon grand-père, il a fait face aux problèmes de son temps, mais les temps changent, les problèmes et les défis aussi.  Alors, comme il est « sage », le « grand-père » comprend qu’à un moment donné il faut passer la main.  C’est ce que vous faites, Monsieur Monin !

Enfin, nous avons cru comprendre que vous ne passiez qu’une main, que vous gardiez l’autre pour continuer à guider l’attelage de votre majorité.  Chez vous aussi, d’autres se verraient bien calife à la place du calife.  Et donc, un patriarche, pour mettre tout le monde d’accord, cela peut encore servir !

Allez Monsieur Monin … nous aurons encore l’occasion de croiser le fer mais en continuant à vous estimer quand même !

Laisser un commentaire