interventions Conseil

Les Brèves du Conseil Communal du 24 janvier

Très long conseil communal ce mardi 24 janvier à Yvoir…  Il faut dire que deux points nécessitaient des présentations externes assez fouillées.  Ceci explique cela!

La présentation du Rapport Urbanistique et Environnemental visant à transformer en zone à bâtir la Zone d’Aménagement Communal Concerté du Chenois (sortie Est d’Yvoir, au Nord de la RN) a été unanimement saluée pour sa clarté et sa pédagogie.  Il s’agit d’un dossier important visant à créer (à terme) un ou plusieurs lotissements résidentiels contenant au total de 150 à 180 logements.  On peut donc estimer à +/- 500 le nombre d’habitants supplémentaires dans l’ancien village d’Yvoir.  Le projet est d’autant plus important qu’il concerne aussi la réhabilitation de la zone de loisir du Launoy, aujourd’hui sinistrée et à l’abandon.  En effet, l’accessibilité au nouveau parc résidentiel de tourisme prévu à cet endroit devra se faire partiellement (un sens) en utilisant les voiries des lotissements.

La Relève se félicite d’un projet facilitant une urbanisation proche du centre et des transports publics ainsi que des options (indicatives) retenues en matière urbanistique.  Ce sont en effet des unifamiliales mitoyennes ou trois façades qui devraient être privilégiées, ainsi que quelques petits immeubles à appartements.  Des solutions facilitant les économies d’énergie et une utilisation parcimonieuse des surfaces à bâtir.  Par contre, notre groupe a souligné (et fait acter formellement) la nécessité d’accompagner un tel projet de mesures concrètes en matière de mobilité et en matière d’égouttage des eaux usées.  L’utilisation des futures voiries résidentielles du Chenois par les véhicules des touristes occupant les 500 futurs lits du Launoy pose question.  Par ailleurs, la combinaison des lotissements et du Parc Résidentiel aboutira en effet à un accroissement de 25 % de la circulation automobile sur la rue d’Evrehailles.  Face à ces défis, la Relève a proposé:

  • un tracé alternatif pour la sortie des flux touristiques du Launoy au travers du Chenois
  • la réalisation de liaisons douces « vélos + piétons » au travers des futurs lotissements (notamment en connexion avec le sentier remontant vers le Buc à Evrehailles)
  • la sécurisation prioritaire des usagers lents sur la rue d’Evrehailles entre l’entrée du Launoy et les écoles
  • la réalisation d’une étude d’égouttage combinée intégrant le futur parc résidentiel touristique du Launoy et les futurs lotissements du Chenois.

Sous réserve de la prise en compte de ces remarques, le projet a été accepté à l’unanimité.

Le trois points suivants à l’ordre du jour du Conseil concernaient le projet de partenariat public-privé ayant abouti à la réalisation d’une micro-centrale hydroélectrique sur l’ancien « coup d’eau » du Maka d’Yvoir.  Idéalement située à côté des bâtiments communaux, cette micro-centrale (30kW) permettra à la commune, propriétaire des lieux, de vendre de l’électricité mais aussi d’utiliser une partie de l’électricité produite pour assurer partiellement la consommation des bâtiments du Maka.  L’ensemble du montage devrait permettre à la Commune de réaliser une économie sur le prix de l’électricité ainsi consommée.  De plus, la micro-centrale du Maka constitue aussi un bel exemple d’utilisation de l’énergie renouvelable respectueuse de la nature: la centrale a en effet été conçue pour ne pas entraver la circulation des poissons sur le Bocq (projet Walphy de la Région wallonne).  Les divers points d’ordre technique (modalités du partenariat, marchés publics, etc.) ont été approuvés à l’unanimité.

Concernant le marché en vue de l’acquisition d’un véhicule électrique pour les travaux, l’opposition s’est étonnée de voir ce dossier ré-apparaître alors qu’il avait déjà été traité en 2011.  D’autre part, on s’est aussi étonné du fait que la Commune ne soit pas rentrée dans le cadre du marché global « véhicule électrique » proposé à de bonnes conditions par le SPW.  Les explications un peu embrouillées de la majorité cachaient mal le fait que la Commune d’Yvoir n’avait pas saisi le train au bon moment et que, aujourd’hui, il était tout simplement trop tard pour encore bénéficier les offres régionales les plus avantageuses.

Le point 6 concernait la désignation d’un bureau d’études en vue de dresser la photographie du réseau écologique de la Commune, en préparation au Plan Communal de la Nature.  La Relève a souhaité que le Bureau retenu soit fermement encouragé à consulter les acteurs locaux compétents dont la liste lui sera fournie par la Commune.

Le point 9 concernait l’adoption de la convention RéBBus avec la province de Namur et trois autres communes de la Haute-Meuse.  Il s’agit d’un concept intéressant d’accueil de la petite-enfance destiné aux parents qui n’ont pas recours aux structures permanentes classiques mais qui souhaitent, à un moment donné, trouver une solution de garde momentanée.  Le « Bus » en question s’arrêtera à Yvoir tous les jeudis.  L’opposition a posé de nombreuses questions quant à la façon dont les choses pouvaient s’organiser (par exemple si la demande est trop importante par rapport à la capacité d’accueil,  la mise en harmonie des agenda de certaines activités proposées par le CPAS avec l’horaire de passage du bus).  La composition du comité d’accompagnement a aussi été discutée.  La Relève aurait souhaité une meilleure représentation des travailleurs de terrain locaux.  Le projet a néanmoins été approuvé à l’unanimité.

L’accueil des personnes à mobilité réduite dans les bâtiments communaux avait été mis à l’ordre du jour à la demande de Bertrand Custinne.  Ce point fait l’objet d’un article séparé.

Quant aux points demandés par La Relève:

  • le commissaire voyer va établir un rapport concernant la voirie communale allant de la rue du Redeau à l’entrée du Domaine d’Ahinvaux.  L’objectif est bien de stabiliser cette voirie afin d’éviter la formation de nids-de-poule importants.
  • l’affectation de l’ancien arsenal des pompiers fera bien l’objet d’une large concertation avec les responsables des services communaux d’abord et en conseil communal ensuite
  • le point « vente de la ferme de Tricointe » a été traité en huis-clos.

2 réflexions au sujet de “Les Brèves du Conseil Communal du 24 janvier”

Laisser un commentaire