participation citoyenne, PCDR

Réunion de la CLDR du 20 décembre 2012

DSC00003_2

Depuis 2009, la commune d’Yvoir a initié une Opération de Développement Rural, sous la forme d’un Plan Communal de Développement Rural (PCDR).  Ce plan, basé sur près de 200 suggestions récoltées auprès des habitants de l’entité, a été conçu et mis en forme par la Commission Locale de Développement Rural (CLDR) d’Yvoir, composée au 3/4 d’habitants et pour un quart de représentants du Conseil Communal et aidée par un bureau d’études extérieur.  Le PCDR d’Yvoir -qui regroupe 12 projets de priorité 1- a été approuvé au cours de cet été par le Gouvernement Wallon.  Comme nous l’avons déjà expliqué, il s’agit là d’une excellente nouvelle pour la commune puisque des subsides de l’ordre de 5 millions d’euros (sur 10 ans) seront ainsi rendus disponibles.

Année électorale oblige, la CLDR ne s’est plus réunie depuis plus d’un an… L’installation du nouveau Conseil Communal le 3 décembre a par ailleurs conduit à des modifications du «quart» communal.  Des modifications qui se sont traduites par l’apparition de nombreux nouveaux visages (les 5 membres effectifs «politiques» anciens ont TOUS été remplacés par des nouveaux visages parmi lesquels seule notre conseillère Catherine Vande Walle était déjà membre suppléante de la CLDR «ancienne»; sur les 5 membres suppléants politiques, deux seulement siégeaient antérieurement dans la commission).

Cette situation a été plus mal perçue encore par certains membres «citoyens» de la CLDR dans la mesure où, non seulement la continuité ne semblait guère assurée, mais, de plus, la présidence de la CLDR a été confiée à un nouvel échevin qui, en 2011, en tant que conseiller communal, avait été le seul conseiller à ne pas approuver le PCDR.  Dès la première réunion de la «nouvelle» CLDR, ce 20 décembre, le président a été interpellé à ce sujet par certains membres de la commission.  Cette situation a même conduit un membre «citoyen», très actif au sein de la CLDR et proche de la majorité, à présenter sa démission motivée par écrit.

Notre groupe, désormais représenté au sein de la CLDR par Catherine Vande Walle-Fossion (membre efectif) et par Patrick Evrard (suppléant), a veillé, notamment par le choix de ses représentants et dans la mesure du possible, à assurer la plus grande continuité possible entre l’ancienne et la nouvelle Commission.  Nous voulons rester positifs et ne faire aucun procès d’intention à qui que ce soit.  Nous continuerons donc à collaborer loyalement à la réalisation du PCDR d’Yvoir, source de financement de projets porteurs pour tous dans notre commune.

Cette première réunion de la nouvelle CLDR s’est déroulée correctement devant une assemblée malheureusement trop peu nombreuse.  Que devons-nous en retenir et quels points méritent-ils d’être soulignés ?

  • De nombreux membres de la CLDR «ancienne» se sont fortement investis dans l’élaboration du PCDR.  Si, avec l’approbation du Plan par le Gouvernement Wallon, une étape est franchie aujourd’hui, il serait inadmissible que la CLDR ne soit pas régulièrement tenue au courant et consultée sur la réalisation des projets transversaux et de première priorité.  Le Collège Communal doit y être attentif et veiller à convoquer la CLDR régulièrement et en fonction des besoins (deux à trois fois l’an ?)
  • Le projet de première convention (réseau de déplacement en mode actif) va bientôt être lancé en pratique.  Nous sommes conscients qu’il s’agit d’un projet (très/trop?) ambitieux  qui doit être abordé avec un certain pragmatisme.  Néanmoins, il conviendra d’éviter que ce projet ne se résume à la seule liaison «CHU de Mont-Godinne – église de Mont».  Pour éviter cet écueil, il suffira de garder à l’esprit le fil rouge de la mobilité en mode actif non seulement dans le cadre du PCDR mais aussi pour tous les projets communaux de mobilité (révision du Plan Communal de Mobilité (PCM), plans trottoirs, travaux de voirie dans le cadre des travaux d’égouttage, etc.).  La CLDR peut certainement contribuer à préserver ce fil rouge, pour autant qu’elle soit associée aux réflexions en la matière (voir aussi le point précédent)
  • Le PCDR avait retenu quelques projets de priorité 0 et quelques projets transversaux.  Ces projets étaient vus commes des projets «fondateurs» dont la réalisation devaient faciliter la réalisation des projets principaux du PCDR.  Ces projets (révision du PCM, élaboration d’un Schéma de Structure Communal, création d’une Agence de Développement Local (ADL), création d’un portail des Associations) ne rentrent pas dans le cadre des subsides du Développement Rural et restent utiles pour la commune même si le PCDR n’avait pas été approuvé… Il est donc très regrettable que la décision de lancer ces projets n’ait pas été prise dès le second semestre 2011.  Aujourd’hui, il apparaît qu’un projet aussi structurant que l’ADL ne verra pas le jour avant 2014, voire 2015.
  • Enfin, il a été rappelé que le PCDR pèche aujourd’hui par un déficit de communication vers les habitants.  Depuis plus d’un an, la commune hésite à rassembler à nouveau les habitants d’Yvoir pour les tenir au courant de l’évolution du projet et répondre à leurs questions.  Avec la mise en place d’une «nouvelle» CLDR, l’approbation par le GW du PCDR, la nécessité de lancer un nouvel appel citoyen pour remplacer les (nombreux) membres démissionnaires, une telle démarche de communication devient plus urgente que jamais.

La Relève s’engage en tout cas à défendre les principes qui viennent d’être évoqués avec vigueur et détermination.

Pour plus d’informations sur le PCDR et la CLDR

Laisser un commentaire