PCDR

Où va la CLDR d’Yvoir ?

cldr1La Commission Locale de Développement Rural (CLDR) d’Yvoir a été réunie ce jeudi 7 février 2013.  Rappelons tout d’abord que la CLDR est composée au 3/4 de simples citoyens qui ont répondu à un appel lancé en 2009 en vue de piloter le Plan Communal de Développement Rural (PCDR) de la commune d’Yvoir.  Le quart résiduel est composé de membres du conseil comunal et est désigné par ce dernier.  Le PCDR lui-même est le fruit de la collecte d’idées et de projets de développement local (aménagement de voirie, aménagement de locaux pour les associations, etc.) auprès des habitants.  Pendant trois ans, les membres de la CLDR ont planché sur cette collecte de plus de 180 idées et en ont fait un ensemble cohérent de projets structurés qui constituent le PCDR d’Yvoir.  Son approbation par le Gouvernement Wallon au cours de l’été 2012 ouvre les droits à des subsides de plusieurs millions d’euros pour les 10 années à venir.

La CLDR a été convoquée ce 7 février pour discuter et approuver son rapport qui doit être remis chaque année, avant le 1er mars, au Gouvernement Wallon.  Il s’agissait en principe d’une simple formalité dans la mesure où l’activité de la CLDR a été très limitée en 2012, année électorale oblige… Le bilan ne nécessitait donc pas de longs développements !

Malheureusement, le président de la Commission, Bertrand Custinne,  y avait ajouté un petit grain de sel… qui s’avéra être plutôt un grain de sable.  Un courrier envoyé le matin même à tous les membres de la CLDR précisait en effet que les membres en place qui souhaitaient le rester devaient (ré-)introduire leur candidature dans le cadre de l’appel lancé au public.  En d’autres termes, au lieu de se contenter de remplacer les membres démissionnaires de la Commission, on a ici opté pour son renouvellement pur et simple, à l’instar de ce qui se passe pour la CCATM (1).  Le président invoqua pour justifier cette mesure le changement de conseil communal et le trop grand nombre de démissions et donc de postes à pourvoir.  Ce courrier provoqua des réactions très vives chez tous les anciens membres de la Commission.  On peut les comprendre…

  • A la création de la CLDR, il avait été clairement annoncé aux futurs membres de la Commission qu’ils s’engageaient pour 10 ans…
  • En décembre 2012, il avait été demandé aux membres de la CLDR de confirmer leur engagement à rester présent et actif au sein de la commission.  Cette démarche démontre que, à ce moment, la volonté du Collège était bien de compléter la commission et pas de la renouveler !
  • contrairement à ce que laisse entendre le président, la loi n’impose absolument pas un tel renouvellement
  • Le Réglement d’Ordre d’Intérieur de la CLDR d’Yvoir ne prévoit pas non plus pareille procédure
  • Non content de justifier le renouvellement complet de la CLDR, le président ne se priva d’annoncer que certains membres de l’actuelle CLDR pourraient ne pas être reconduits, pour des raisons d’équilibre socio-géographique…
  • En résumé, une formidable gifle pour les membres les plus actifs d’une commission dont le travail a été unanimement loué par tous les observateurs extérieurs
  • En d’autres termes, on fait payer le prix de démissions trop nombreuses (à qui la faute ?…) par les membres les plus actifs de la CLDR… c’est le monde à l’envers !

Tout ceci symbolise un pouvoir qui n’est ni respectueux des citoyens ni efficace.

La Relève ne compte pas abandonner ce combat.  A suivre sur ce même site !

(1) Commission Consultative pour l’Aménagement du Territoire et la Mobilité

1 réflexion au sujet de “Où va la CLDR d’Yvoir ?”

  1. Je suis entièrement d’accord avec le mot « gifle ». Quel manque de respect pour des citoyens engagés bénévolement! L’ enthousiasme est bien retombé … Et pourtant, la suite de nos travaux s’annonçait bien : un jeune président pourvu de nombreuses qualités, connaissant bien son sujet, mais… quant aux autres représentants communaux, ils semblaient peu intéressés par le sujet, intervenant peu ou pas et (s’?) envoyant des S.M.S.au coeur des débats… Mais au fait, je m’étais engagée pour 10 ans, ce qui semble long pour un engagement « volontaire », en donnant de mon temps, ( et, il n’a jamais été évoqué une quelconque prise en charge par la commune des frais de déplacement…mais ceci est un détail). Alors, il semble que les représentants d’Evrehailles soient en surnombre. Je laisse volontiers ma place…
    Je souhaite beaucoup de patience à Carine dont la compétence est à mettre en évidence.

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