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La Plan Communal de Développement Rural (PCDR) d’Yvoir

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Depuis les dernières élections communales, nous avons souvent évoqué ici l’évolution du PCDR d’Yvoir.

Nous avons dénoncé la volonté de l’échevin en charge du PCDR, Bertrand Custinne, de remodeler la Commission Locale de Développement Rural (CLDR) à son goût.  Il faut dire que l’intéressé n’avait jamais fait mystère de son désaccord avec les travaux de la CLDR en place de 2009 à 2012.  Sans doute sous la pression de Bertrand Custinne,  la nouvelle majorité a donc décidé de renouveler intégralement la CLDR (en contradiction avec ce que son Règlement d’Ordre Intérieur prévoyait). Nous avions déposé auprès de la Région Wallonne un recours solidement argumenté contre cette décision du Conseil Communal.  Ce recours a été jugé non fondé par le Ministre di Antonio.  Nous avons exprimé notre profond étonnement devant le fait que cette décision ministérielle ne nous ait jamais été communiquée officiellement  et, plus encore, devant le fait qu’elle ne s’appuyait sur aucune motivation.  Désireux cependant de ne pas retarder la mise en place du PCDR d’Yvoir (et les subsides qui vont avec…), nous n’avons pas voulu poursuivre la procédure de recours devant l’instance supérieure et nous avons convenu de collaborer de manière constructive aux travaux de la «nouvelle» CLDR d’Yvoir.

Cette volonté s’est traduite, dès la réunion d’installation de la nouvelle CLDR, le 5 septembre 2013, par notre approbation des modifications au Règlement d’Ordre Intérieur qui, pourtant, instituaient le renouvellement de la CLDR lors de chaque nouvelle législature.

Hélas, dès la deuxième réunion de la CLDR, ce 10 octobre, cette bonne volonté a été mise à rude épreuve…

Rappelons que le PCDR est constitué de divers projets classés par ordre de priorité .  Ces projets et leur ordre de priorité ont été approuvés quasiment à l’unanimité par la CLDR ancienne et par le Conseil Communal.  Il est très vite apparu, lors de la réunion de ce 10 octobre, que cet ordre de priorité ne convenait plus à certains représentants de EPY.  D’une discussion raisonnable et ouverte sur la mise en priorité (deuxième convention) d’un projet de sécurisation des abords de l’école de Dorinne, la soirée s’est finalement terminée  par l’expression de la volonté de certains de remise à plat de l’ensemble des 60 projets (priorités 0, 1, 2 et 3) !  Une proposition qui ne fut même pas tempérée par Bertrand Custinne, présidant la séance.

Cet épisode confirme parfaitement nos craintes: Bertrand Custinne et ses EPY-gones ne cherchent qu’à instrumentaliser la CLDR pour en faire l’outil de financement de ce qu’ils considèrent comme juste et utile pour Yvoir.

Rappelons une fois encore nos positions sur la question du PCDR et de la CLDR d’Yvoir:

  • Le PCDR d’Yvoir tel qu’il a été approuvé par l’ancienne CLDR, le Conseil Communal et le Gouvernement Wallon est un programme de 10 ans qui définit clairement les projets prioritaires (voir par exemple le détail sur le site de la commune d’Yvoir).  Nous pensons qu’il convient de rester globalement fidèles à ces priorités
  • Mais, bien sûr, des événements nouveaux peuvent, à tout moment, justifier des ré-ajustements de priorité: travaux urgents à réaliser, opportunité de combiner des travaux de  place de village avec des travaux programmés d’égouttage, etc.  Nous sommes toujours prêts à examiner positivement des modifications de priorités ainsi justifiées.  Un exemple de ce type de situation est le réaménagement de la rue de la brasserie et de la «place» de Purnode.  De nombreux arguments plaident sans doute pour accélérer ce projet mais, avant d’en décider formellement, nous pensons que la CLDR mérite mieux qu’une justification par des soupçons de pollution, la promesse de l’INASEP d’accélérer les travaux d’égouttage (2015-2016?) et un plan d’avant-projet sur une feuille A4 présentée par le président de séance à une distance de 10 mètres de la plupart des participants.  Depuis 2011, nous plaidons pour que le bureau d’études ayant réalisé (dès 2005!) le projet « Purnode » vienne en exposer les lignes principales devant la CLDR.  Une fois de plus, ce ne fut pas le cas…
  • Enfin, nous reconnaissons bien volontiers que, comme toute commission locale dans n’importe quel village de Wallonie, l’ancienne CLDR d’Yvoir n’était peut-être pas représentative de l’ensemble de la population de la commune mais qui pourra prétendre que la nouvelle le soit davantage (alors qu’un village de l’importance de Godinne n’est plus représenté que par un seul citoyen membre-effectif…) ?

Ces positions, nous continuerons à les défendre vigoureusement dans les semaines, les mois et les années à venir…

Suivi de ce dossier: Catherine Vande Walle-Fossion et Patrick Evrard

2 réflexions au sujet de “La Plan Communal de Développement Rural (PCDR) d’Yvoir”

  1. Patrick,
    Désolé d’avoir joué l’oiseau de mauvaise augure, mais ce qui ce passe était prévisible : connaissant l’oiseau, je savais sa manière de procéder : sans compétence, populiste, carriériste … et j’en passe : je n’ai pas pu supporter.
    Quant au Ministre, je pense qu’il aurait fallu exiger une explication légalement fondée.
    Ce que je ne comprends pas, comment est-ce possible que son « entourage » politique cautionne ce jeu imbécile, tournant le dos aux engagements pris, méprisant le travail réalisé en toute légalité sur base d’un dossier mûrement et démocratiquement élaboré ?
    Bon courage.
    Amicalement.
    Léon CHARLOT

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