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Conseil Communal du 10 février 2014

Le terrain à bâtir se fait rare dans le centre d'Yvoir et pourtant...
Le terrain à bâtir se fait rare dans le centre d’Yvoir et pourtant…

En ouverture de séance,nous avons demandé que le point « Majoration de traitement du Bourgmestre » soit discuté en séance publique, la majorité a refusé. Ce sera à huis clos.

Les enfants et les jeunes: un risque de nuisance  ou une opportunité pour une commune

Un nouveau règlement relatif aux camps de vacances a été élaboré. Même si nous considérons que des règlementations s’imposent pour protéger tant les  jeunes d’endroits de camp peu adéquats, que la commune de désagréments qui dépassent le plaisir de vivre cette ouverture à d’autres jeunes, nous pensons que l’accueil de ces enfants dans notre commune  et de tous ces jeunes bénévoles qui les entourent restent la première priorité. Nous ne devrions pas non plus décourager ceux qui proposent un endroit de camp  par trop de charges administratives qui empoisonnent  déjà suffisamment l’esprit d’entreprendre dans notre Région.
Tout est question d’état d’esprit.
Nous avons voté favorablement après avoir demandé et obtenu une modification concernant la phrase «interdire modérément l’alcool»  en proposant par exemple «  Veiller à ce que à tous moments 2 adultes au moins (dont un avec permis chauffeur) ne consomment pas d’alcool et que plus généralement, la consommation d’alcool ne conduise pas à des troubles dans et alentours du camp ».

Yvoir une commune ouverte au  futur ou qui se racrapote

La commune devait rendre son avis au gouvernement wallon sur leur projet de SDER (Schéma de développement de l’Espace Régional). Il s’agissait là d’une opportunité de partager notre vision du futur pour Yvoir et la Wallonie tant à la CCATM qu’au conseil communal, ce qui fut fait.
Les objectifs du gouvernement wallon étaient de réfléchir à sa conception de développement territorial pour par exemple  diminuer les coûts pour les pouvoirs publics en « réseaux de mobilité, réseaux d’électricités, réseaux d’égouttage et distribution d’eau etc » par une densification de l’habitat en espérant ainsi recréer les conditions d’un développement économique et social comme des commerces, des bus pour tous…
Sur base du texte envoyé le matin même par l’échevin en charge de l’urbanisme, nous avons proposé d’y incorporer la manière dont notre commune, Yvoir, souhaitait s’inscrire dans  ce projet:
Par exemple nous voudrions que Namur-Gembloux-Ciney-Dinant   soit considéré comme une aire métropolitaine à l’instar de « Mons-la Louvière-Charleroi et Liège-Aachen-Maastricht Hasselt ».
Nous serions alors repris dans cette aire métropolitaine.
Autre exemple nous avons sur Yvoir une forte densité de population (151.5 hab/km² la plus élevée de l’arrondissement (Dinant 132 ; Assesse 80 ; Anhée 103 ; Ciney 101) pour une moyenne en Wallonie de 193.5 hab/km²
Dans cette perspective nous devrions demander que toute la commune soit considérée comme territoire central.
Sur base de ces échanges, nous avons proposé à la majorité de rendre un avis nuancé avec des propositions pour notre commune dans le cadre de ce projet plutôt que de voter «non» sans donner notre vision des choses. La majorité a accepté d’incorporer nos idées jugées intéressantes mais n’a pas voulu proposer un vote nuancé. (Nous avons pourtant eu l’impression que le Bourgmestre  et l’échevin en charge de ce sujet avait apprécié la réflexion et pouvaient envisager un vote nuancé  mais l’échevin socialiste nous a dit qu’il n’avait pas pu suivre puisque nous n’avions pas remis d’écrit et qu’il fallait voter non.) La majorité a donc rejeté en bloc le projet de SDER.  Nous ne pouvions pas nous associer à une telle démarche et nous avons donc refusé l’avis du Collège.

Clientélisme ou juste cause ?

La majorité a voté la vente de gré à gré d’un terrain à bâtir à 8,5 € du M²  à des riverains. Ce terrain se situe à front de rue à 2’ à pied du centre d’Yvoir,  assez pentu comme dans d’autres parties de la commune. Le prix actuel d’un terrain à bâtir à Yvoir est de 60 à 70 € le M². Ce terrain avait été convoité par la Dinantaise pour y construire une habitation sociale mais les riverains s’y étaient opposés.
Lorsqu’une commune décide de mettre en vente un patrimoine communal, la loi impose, en cas de vente de gré à gré, la publicité dans différents journaux. Cette vente rapporte à la commune 6348 €. Quel est l’intérêt de la commune de vendre ce terrain à ce prix-là ? Si la commune avait trouvé un acquéreur entre 35 et 50€ le M² elle pouvait espérer une rentrée bienvenue pour les finances communales entre 25000 à 37500€. Fallait-il brader un bien communal ? Peut-on ne pas respecter la loi sur la publicité des ventes? Doit-on parler ici de clientélisme ? N’y aurait-il pas un jeune ménage intéressé par la construction d’une habitation à Yvoir-centre ?
Ces riverains devront payer une taxe annuelle sur les terrains non bâtis, ont-ils été informés ? ou s’agira-t-il d’un nouveau manque à gagner pour la commune ?

« Des maisons de village »

A Durnal  ASBL privée, dynamisée par des bénévoles: une opportunité à saisir.
La commune a décidé d’octroyer un subside et un prêt à cette ASBL pour la mise en conformité de la salle. Nous avons soutenu cette démarche.
Mais nous avons proposé que la commune octroie un subside pour l’ensemble des montants demandés en échange d’une réflexion de fond sur le partage de l’occupation de cette salle notamment pour l’école de Durnal bien à l’étroit, pour les jeunes qui pourraient y trouver un lieu à investir eux-mêmes, les aînés qui sont très dynamiques à Durnal etc
D’après nos informations cette ASBL serait intéressée par une telle réflexion.
A Spontin aussi nous aurions proposé la prise en compte de tous les frais engendrés par une réparation de cheminée d’autant que là aussi les diverses associations de Spontin se proposent de nous concocter différentes animations pour la commémoration 14-18.
Cette réflexion structurelle sur les salles communales, leur entretien, le soutien aux bénévoles doit faire partie de nos priorités.

L’esthétique et les trottoirs…une priorité de nos futures places et rues.

L’égouttage de Purnode et de la rue du Maka sont proposés comme investissement à venir. Nous serons attentifs au développement esthétique de la reconstruction de ces rues: comment garder le cachet de nos villages ? quels pavés ? quels trottoirs ? comment définir à Purnode une place de village digne de nom.
Le Plan Communal de Développement Rural (PCDR): une catastrophe annoncée
L’aménagement d’une liaison cyclo-pédestre Mont/la Clinique est reporté: trop cher. L’échevin socialiste a répété qu’il avait en son temps voté contre ces projets du PCDR et qu’il savait que ce serait trop cher…ou comment donner forme à ses souhaits !
Les aménagements de sécurité à Dorinne près de l’école: après avoir renoncé à un subside de la Région Wallonne pour les trottoirs de 140.000€ (perdu !), après avoir dépensé inutilement des frais d’études à ce sujet pour plus de 15.000€, la commune doit dépenser un complément en frais d’études pour la réalisation de cette partie de trottoirs qui n’avait pas été prévue: 7.730€. La réalisation des travaux sera heureusement couverte en grande partie opar un nouveau subside de 128.400€octroyé par la Région Wallonne sur notre quota du PCDR.

Houx: des embellissements  prévus

Filets d’eau, trottoirs et bordures des travaux réalisés de façon concomitante par la commune et le Service public de Wallonie: une bonne idée gérée par l’échevin des travaux et applaudie par notre groupe. Une modification de taille pour la commune, cette voirie devient communale, même si les rochers restent régionaux…

Nos projets rentrés pour ce conseil communal

La gare de Godinne, ses abords

Nous proposions que la commune d’Yvoir joue un rôle pilote dans la réhabilitation et l’aménagement du site et des abords de l’ancienne gare, avec tous les acteurs concernés (SNCB / Infrabel, TEC, La Dinantaise, Région wallonne, …), en intégrant dans une vision globale les aspects «mobilité» (parking, passage sous voies, connexion avec les lignes TEC, mobilité douce, accessibilité PMR,…), «sécurité» (traversée des voies) et «convivialité» (aménagement du rez-de-chaussée de l’ancienne gare, aménagement de l’espace vert contigu).
Le bourgmestre s’est montré intéressé par l’ensemble de nos propositions (voir …) et nous a assuré du suivi, par exemple par la réalisation d’un appel à projet. A l’instar de ce qui s’est fait, par exemple, à Bastogne, nous défendons toutes les initiatives susceptibles de faire revivre la gare par  un espace commercial convivial du type «papeterie-librairie- boulangerie» (concept «COOK&BOOK», par exemple), voire un espace du type «Night&Day» ou tout autre projet assurant l’animation des lieux et la promotion du tourisme à Yvoir.

La mobilité à Yvoir : Flexi-Tec, un appel à projet subsidié

Flexi-Tec est un projet du TEC Namur-Luxembourg visant à tester de nouvelles réponses aux problèmes de mobilité en territoires ruraux.  Le projet, basé sur le concept actuel des taxis sociaux, prévoit de vraies synergies entre ces derniers et les transports en commun classiques par la mise à disposition des communes de logiciels, des formations pour un call center professionnel avec le Tec et des subsides complémentaires (avec un maximum de 5000€ dans le cas d’Yvoir).  Les communes de nos deux provinces sont invitées à poser leur candidature en vue de participer à ce projet.
Nous pensons qu’il s’agit là d’une opportunité de (ré-)évaluer le projet d’acquisition par la commune d’un mini-bus (répondant aux conditions du cahier des charges FlexiTEC) utilisable dans ce cadre nouveau mais aussi, sous certaines conditions, au bénéfice des écoles, des clubs,associations de la commune.  C’est aussi une opportunité de lancer, au niveau de l’entité, une réflexion plus vaste sur les partenariats à créer (clinique de Mont, Maisons d’enfants, Croix-Rouge) et sur de nouvelles formes de gestion de la mobilité (co-voiturage, taxi-stop, location de vélos électriques, etc.)

Nous avions mis beaucoup d’espoir dans l’échevin de la mobilité qui lors de la législature précédente avait fait de ces matières son cheval de bataille mais nous avons dû déchanter: le Collège ne souhaite pas participer à ce projet.

Les sources de Spontin

Au-delà d’un échange sur la mise au point que nous avions souhaité, nous avons évoqué la situation actuelle des sources de Spontin: insécurité, activités peu compatibles avec nos souhaits communaux mais aussi friche industrielle.  Le bourgmestre a dit son attention et celle de la police quant aux nuisances à ce sujet. Il se veut vigilant.

Une augmentation de salaire de 44% demandée par le Bourgmestre

Ce point a déjà été voté en septembre 2013. Le ministre Furlan a refusé la rétroactivité de cette demande au 1er janvier 2013. Cette demande est donc réintroduite avec effet rétroactif au 1er septembre 2013. Mr Monin a informé l’assemblée en séance publique qu’il irait au Conseil d’Etat pour faire valoir ses droits.  Pour rappel, dans l’état actuel de la législation, pour bénéficier de sa rémunération de bourgmestre, M. Monin a dû renoncer à sa pension de mandataire.  La législation wallonne autorise, dans ce cas, le mandataire à demander au conseil communal l’obtention d’une augmentation de salaire.  Il s’agit bien d’une possibilité et non d’une obligation.  Le bourgmestre d’Yvoir demande donc que son salaire actuel passe de 58.969,68€ à 84.941,10€, correspondant au traitement du bourgmestre d’une ville de 50.000 habitants, soit le maximum autorisé par la législation wallonne.  Il nous a toujours été  dit que la commune n’y perdait rien puisque sa pension n’était plus versée par la commune.  Dans l’état actuel des informations obtenues, la commune a souscrit un contrat-pension pour ses mandataires et paie une prime annuelle à ce sujet. Ce n’est donc pas la commune qui lui verse directement sa pension.  Cette prime serait, selon la facture reçue en 2014, de 103.000€. Au compte 2012 elle se montait à 99.688€.

Notre groupe continuera donc à s’opposer à ce «cadeau» injustifié dans un contexte difficile pour nos finances communales.

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