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La politique de la jeunesse au coeur des débats

Yvoir fours chaux Tasiaux CP

Yvoir MdJ fours chaux Tasiaux

C’est un conseil communal à l’ordre du jour particulièrement maigre auquel les conseillers d’Yvoir ont participé ce lundi 15 décembre.

Le Conseil proprement dit avait été précédé de la traditionnelle réunion conjointe du conseil communal et du CPAS consacrée aux économies d’échelle réalisées grâce à la collaboration entre ces deux institutions et à la mise en commun de certains moyens.  Au-delà de la présentation convenue de cette thématique, c’est aussi l’occasion d’aborder plus en détails l’une ou l’autre thématique d’actualité.  Cette année, Céline Lamand, assistante sociale du CPAS en charge de la réinsertion professionnelle, a brillamment présenté le projet d’ateliers sociaux, lancé il y a un an à Yvoir.  Au travers d’ateliers de cuisine (« comment manger sain et pas trop cher? »), d’informatique, de couture ou encore d’apprentissage à la citoyenneté, l’objectif est de permettre à des personnes en décrochage ou peu en contact avec les structures classiques à se ré-intégrer sur le marché du travail ou simplement à retrouver une place dans la société.

Le conseil communal proprement dit ne comprenait qu’un seul (double) point pouvant faire l’objet de débats.  Il s’agissait d’une part du rapport d’activités et des comptes 2013 de la Maison des Jeunes d’Yvoir et d’autre part de l’octroi par la commune à cette même ASBL d’un subside de fonctionnement pour l’année 2014.  Ces deux points ont donné lieu à des échanges assez nourris entre majorité et opposition.  En résumé, notre groupe estime que le « bateau » de la MdJ d’Yvoir n’a été ni piloté, ni même géré.

Il n’est pas normal

  • que les activités reprises au rapport 2013 s’empilent les unes sur les autres apparemment sans autre ambition que d’occuper, à chaque fois, quelques jeunes.  Nous pensons que l’action d’une MdJ doit aussi s’organiser autour d’un certain nombre de grands projets ou de thématiques faisant appel au plus grand nombre possible de jeunes, lançant des ponts avec d’autres opérateurs socio-culturels de la région
  • que le rapport d’activités soit muet sur des thèmes comme l’indispensable travail de rues des animateurs (aller à la rencontre de certaines « bandes » …) ou encore la question de la couverture des 9 villages de l’entité d’Yvoir
  • qu’un rapport d’activités pour l’année 2013 soit présenté en décembre 2014 sans faire allusion aux difficultés graves rencontrées dans la gestion du personnel de la MdJ depuis le début de l’année 2014 et à la manière dont ces difficultés ont été résolues
  • que la MdJ ne soigne pas sa communication: deux sites Web de la MdJ sont aujourd’hui en ligne, en plus d’une page Facebook.  Tant la version ancienne que la nouvelle version du site sont d’une pauvreté affligeante: la seule activité programmée sur le nouveau site est le repas de fin d’année ouvert à tous.  Les activités de la MdJ ne sont jamais (à une exception près) présentées dans le bulletin communal
  • que le Conseil d’Administration de la MdJ ait avalisé la reprise à sa charge des deux animateurs précédemment payés par la commune d’Yvoir sans vérifier le niveau de rémunération de ces deux collaborateurs.  La conséquence de cette négligence a été le paiement pendant 4 mois d’une rémunération beaucoup trop élevée qu’il faut récupérer auprès des intéressés…

Nous avons aussi fait remarquer au Conseil que l’existence d’une MdJ à Yvoir coûtait beaucoup d’argent public.  Si l’on additionne les subsides de fonctionnement de la Fédération, les subsides sous forme de points APE et les subsides communaux complémentaires, on atteint la somme rondelette de plus de 100.000€ par an.  Ce n’est pas en soi un problème pour autant que la gestion de l’organe soit rigoureuse et efficace.  Nous avons jusqu’à présent nos doutes à ce sujet.  Le Collège lui-même reconnaît de nombreux problèmes.  Comme Marc Dewez l’a souligné, les sommes en jeu mériteraient qu’on réfléchisse à une politique de la jeunesse cohérente sur Yvoir.  Les leviers dans ce domaine pourraient aussi s’exercer via une aide aux clubs sportifs qui s’investissent dans la formation et l’animation des jeunes.  Ceci mérite au moins une réflexion et un partage avec tous les acteurs concernés.

A l’actif de cette discussion parfois vive, il faut noter le recrutement d’un nouveau coordinateurs disposant d’une expérience dans ce domaine d’activités.  Nous nous en réjouissons et nous espérons que le bateau en bénéficiera dès le début de cette année 2015.

Néanmoins, face à ce manque de visibilité actuel, nous nous sommes abstenus sur le rapport d’activité et les comptes 2013.  Nous avons par contre approuvé l’octroi à la MdJ d’une subvention communale en 2014 d’un peu moins de 4000€ destinée à couvrir la part du salaire des animateurs non couvertes par les points APE.  Nous serons bien sût très attentifs à la présentation du dossier définitif de subvention pour 2015 qui doit nous être présenté dans les prochaines semaines.

Pour le reste du Conseil communal, nous sommes encore intervenus sur trois autres points:

Aménagement de la place de Purnode (dans le cadre du PCDR)

Suite à la remarque formulée par le groupe La Relève, le Collège a confirmé qu’il entre bien dans ses intentions d’étudier -dans le cadre de la fiche PCDR « Purnode » et avec les repreneurs du café local- la possibilité d’aménager sur la place une terrasse utilisable par le café et répondant au souci de la Région wallonne de privilégier les espaces de convivialité dans les coeurs de village.

Réalisation des cheminements piétons sur la rue Fostrie à Evrehailles

Les deux phases (du magasin Spar jusque au-delà du carrefour avec le chemin de Poilvache et de ce même point jusqu’au restaurant) ont maintenant fait l’objet d’un accord de subsides wallons.  C’est une excellente nouvelle pour le quartier et la sécurité de ses usagers « faibles ».

Suite aux questions notre groupe, le Collège

  • a confirmé son accord de faire réaliser aussi vite que possible, dans le cadre du présent projet,  un test (à l’aide de plots) sur le terrain d’aménagement du tronçon « piétons » au carrefour entre Fostrie et le chemin de Poilvache.  Ce test permettrait enfin de sécuriser ce passage très dangereux pour les usagers faibles
  • confirme que le marché public prévoit également le remplacement des filets d’eau sur le côté sud de la rue Fostrie (du restaurant jusqu’au chemin de Poilvache)
  • examinera avec le bureau d’études la possibilité d’organiser une réunion d’information des habitants au sujet des deux phases de ce projet

Aménagement d’un local d’accueil à la Gayolle

Nous nous réjouissons que ce dossier avance, suite à la désignation en Assemblée Générale des copropriétaires d’un nouveau syndic.  Des subsides de la Région et de la Province sont attendus afin d’aménager un local d’accueil qui puisse servir à l’assistante sociale lors de ses rencontres sur place, à l’organisation d’une école des devoirs mais aussi à l’organisation de réunions des résidents.

Questions posées par la Relève

Module de l’école de Dorinne destiné à être déplacé à l’école de Spontin

Le Collège a confirmé que, suite à un examen attentif de l’évolution des besoins à Dorinne, il a été renoncé à procéder au déplacement du module qui reste nécessaire à Dorinne.  Le Collège s’est aussi engagé à tout mettre en oeuvre pour trouver d’urgence une solution au manque d’espace de gymnastique à Spontin.

Situation des classes de 3/4 à l’école de Durnal

La classe de 3/4 de l’école communale de Durnal est installée de façon peu confortable à l’étage sous toit.  Le Collège a confirmé qu’un dossier est parti à la Fédération Wallonie Bruxelles afin de permettre l’installation provisoire de cette classe dans des locaux extérieurs (salle du Cercle Albert, contigüe à l’école communale).  Cette autorisation a été demandé à partir du 1er janvier 2015 jusqu’au 1er septembre 2016, dans l’attente des travaux programmés dans l’école.  Le Collège confirme aussi que rendez-vous a été pris avec les responsables du Cercle afin d’obtenir leur accord.

1 réflexion au sujet de “La politique de la jeunesse au coeur des débats”

  1. Et toujours parking libre et barrières grandes ouvertes à la plaine de jeux rue du Pont à Godinne, même la Poste s’y gare (et pas pour le courrier), toujours ces panneaux qui ne stipulent pas ce qu’ils interdisent, plaine de moins en moins fréquentée par les enfants de ce fait. Si la situation perdure jusqu’au printemps 2015, on y verra à nouveau des voitures qui y roulent sans ménagement, des quads, des motos. Pourquoi alors y maintenir une plaine de jeux ?..

    Et rue Grande à Godinne, devant l’école de musique et danse, ainsi qu’à hauteur de la nouvelle entrée de l’école communale à côté du cimetière, on y roule toujours à du 60-80 voire plus. Rien ne change, comment un village coupé en deux par une voie rapide pourrait-il revivre dans ces conditions ???

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