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La vie est nulle sans bulle… (suite)

Chaussée_de_Dinant_-_Google Maps
Près des accès à la E411, à Spontin, le site possible de décharge de terres de chantier

Au menu du conseil communal de ce lundi 24 avril, un point méritait certainement toute l’attention des conseillers et … de tous les habitants d’Yvoir: la décision de lancer l’étude en vue de la création d’un nouveau complexe sportif à Godinne.  Rappelons que ce dossier est l’aboutissement (provisoire ?) d’une réflexion entamée il y a bien des années déjà avec l’achat d’un terrain à Evrehailles (à côté du nouveau cimetière III) en vue de réaliser le nouveau complexe sportif de l’entité.  De contrainte budgétaire (limitation des subsides Infrasport) en contrainte pratique (choix d’une infrastructure existante à réhabiliter), le projet -du complexe sportif polyvalent qu’il prévoyait au départ- s’est finalement réduit à une réhabilitation des infrastructures existantes de Godinne. 

Telle est donc la base du dossier soumis au Conseil de ce 24 avril.  « Dossier » est d’ailleurs un grand mot dans la mesure où, suivant les seuls documents présentés au conseil, la description du projet se limitait aux éléments suivants:

  • Le site: les infrastructures sportives existantes de Godinne (club de tennis et club de foot de l’Entente Mosane)
  • Le projet: construction de bâtiments
  • Les montants: travaux pour 1.500.000€ (montant HTVA) et études pour 142.000€
  • Choix du bureau d’études: INASEP
  • Subsides prévus: ne seront connus qu’après obtention du permis d’urbanisme

Nous n’avons bien sûr dénoncé le manque de transparence et d’informations au sujet d’un dossier de cette importance.  Suite à nos questions, le conseil a néanmoins appris que le projet porterait sur la construction d’une part, d’un nouveau bâtiment devant héberger une cafétéria commune, des vestiaires et, peut-être, une petite salle sportive polyvalente et, d’autre part, un bâtiment hébergeant deux nouveaux terrains de tennis couverts.  Le projet ne prévoit donc pas d’aménagements spécifiques au niveau des terrains de football (terrain supplémentaire, terrain synthétique…).

En conclusion, nous avons tenu à souligner les réserves que la forme et le fond de ce dossier suscitaient chez nous:

  • Il est inadmissible de présenter un projet de cette importance (de l’ordre de 2.000.000€ TVAC) sur base d’éléments aussi peu précis (pas d’esquisse, pas de descriptif écrit des besoins de la commune, pas de présentation du plan financier…)
  • Ce qui, au départ, était un projet visant à créer un complexe sportif répondant aux besoins du plus grand nombre possible de clubs de la commune se réduit finalement  un projet dont le principal bénéficiaire (le seul ?) sera le Tennis Club de Godinne
  • Compte tenu du « rapport de force » (financier, nombre d’affiliés, etc.) actuel existant sur le site entre les deux clubs utilisateurs (tennis et foot), le risque est grand que projet n’aide nullement l’Entente Mosane à se développer.  Dans le meilleur cas, le club pourra simplement « s’il est gentil et sage » bénéficier de ce que le grand frère du Tennis voudra bien lui laisser…
  • Cette situation est dangereuse aussi dans l’optique du dossier que nous devons rentrer chez Infrasport (Fédération Wallonie-Bruxelles) en vue de l’obtention des subsides.  Cet organisme public sera-t-il prêt à subsidier à une telle hauteur une opération qui, finalement, ne concerne qu’un club de tennis ?
  • plus globalement, il est regrettable que ce projet ne s’inscrive pas dans une vision plus globale de réhabilitation de l’ensemble du site de Godinne (tennis, foot, Flèche Brisée, plaine de jeux…), lieu de convivialité par excellence pour tout le village

Bien sûr,  cela fait très longtemps que notre groupe réclame une mise à niveau des installations du tennis de Godinne, dans le cadre plus global d’un plan d’investissement pluri-annuel au profit de toutes les infrastructures sportives de la commune… Nous n’avons dès lors pas voulu bloquer une opportunité en la matière.  Nous avons voté le lancement de l’étude de ce projet mais nous avons demandé que soient explicitement actées les remarques et réserves diverses que nous venons d’évoquer.

Pour le reste, l’ordre du jour de ce 24 avril ne comportait pas trop de points « lourds ».  Le conseil a tout d’abord pris connaissance du rapport d’activité 2016 du Plan de Cohésion Sociale d’Yvoir.  Notre groupe a souligné l’excellent travail fait dans ce domaine depuis quelques années maintenant (ateliers divers visant à la ré-insertion sociale et professionnelle largement ouverts à diverses populations fragilisées, nombreuses activités en partenariat, etc.) et a souhaité que ce programme puisse se poursuivre dans le cadre nouveau que la Région wallonne prépare dans ce domaine (à partir de 2019).

Parmi les points plus techniques, outre quelques marchés publics (chauffage de l’église de Houx, notamment), le Conseil a approuvé à l’unanimité la convention avec le BEP en vue de la réalisation de l’étude de mobilité « charroi poids lourds » dans le triangle Vallée de la Meuse – N4 – Route Charlemagne, un secteur marqué entre autres par une intense activité extractive.  Cette étude devrait notamment permettre de dégager des alternatives pratiques à la traversée des villages par le charroi carrier (Yvoir, Purnode, Dorinne, Spontin…).  Nous en avons profité pour demander que soit inclus dans cette étude le projet (non encore approuvé par la Région wallonne) d’utiliser un terrain situé entre le camping du Quesval à Spontin et les accès à la E411 comme zone de décharge de terres de chantiers et ce pendant 5 à 8 ans, avec une perspective de circulation supplémentaire de poids lourds sur le secteur à hauteur de +/- 30 camions par jour.  Il va de soi que, par ailleurs, notre groupe a émis d’ores et déjà de nettes réserves sur ce dernier projet.  Réserves sur lesquelles nous reviendrons en temps opportun (enquête publique normalement prévue dans les prochains mois).

Par ailleurs, nous nous sommes réjouis de la convention passée avec l’Intercommunale IMIO (services informatiques au bénéfice des pouvoirs locaux wallons) en vue de créer un nouveau site internet pour la commune.  Un rafraichissement s’impose en effet…

Enfin, nous avons aussi voté les nouveaux critères d’attribution de subsides aux clubs sportifs de l’entité (en fonction du niveau de leurs dépenses).  Déjà motivée par la volonté d’introduire plus de justice dans cet exercice, une première version avait été mise en oeuvre en 2016.  Nous avions alors exprimé plusieurs critiques portant sur des anomalies graves du concept (notamment, la non-prise en compte des recettes issues de la sous-location de leurs installations par certains clubs).  La nouvelle version proposée cette année rencontre la plupart des critiques formulées l’an passée.  Nous avons donc voté également ce point tout en regrettant que le système soit à la fois lourd à mettre en oeuvre tant pour la commune que pour les clubs tout en n’étant toujours pas parfaitement équitable… Tout cela pour des subsides somme toute modestes (8500€ par an pour l’ensemble des clubs sportifs de la commune).  D’autres pistes de soutien des clubs sportifs sont sans doute possibles…

Le conseil s’est terminé vers 22H.

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