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Dans votre boîte aux lettres ce matin…

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A l’occasion de la publication de notre communiqué de presse du 25 avril , nous vous avions déjà présenté les candidats(e)s de La Relève aux élections communales du 14 octobre.  Aujourd’hui, nous avons le plaisir de présenter notre liste à tou(te)s les habitant(e)s de la commune au travers d’un toutes-boîtes dont vous trouverez un exemplaire à télécharger sur ce site.

Nous travaillons actuellement à préciser notre programme.  dans cette perspective, nous aurions voulu aussi connaître vos sentiments et réactions par rapport à quelques thèmes qui nous semblent importants pour la gestion communale.   Ces thématiques sont décrites en page 4 de notre dépliant.  Vous pouvez bien sûr remettre vos choix à l’un(e) de nos candidat(e)s ou en envoyer une copie numérisée à l’adresse mail info@larelevedyvoir.com.  Mais il y a encore beaucoup plus simple… vous pouvez compléter le sondage en ligne en cliquant ici-même.

Nous vous tiendrons bien sûr au courant des résultats de ce petit sondage dans les prochaines semaines.

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Un conseil communal consensuel mais « débattant »…

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Godinne, emplacement prévu d’un petit bar de bord de Meuse.

L’ambiance était plutôt consensuelle lors du conseil communal de ce lundi 28 mai.  Un seul point en effet exigeait un débat en profondeur: la mise en place par la commune d’Yvoir d’une pension complémentaire pour les agents contractuels.  Aujourd’hui ceux-ci représentent l’immense majorité du personnel communal: 94 agents sur un total de 113.  Dans l’évolution d’une carrière à la commune, -et c’est le même phénomène dans la plupart des communes du Royaume-, un agent commence souvent sa carrière comme contractuel et, après un certain nombre d’années, peut être nommé à titre définitif (on dira alors qu’il devient « agent statutaire »).  Jusqu’il y a peu, les années  de travail passées comme « contractuel » étaient valorisées comme des années de « fonction publique » et ouvraient donc le droit à une pension « publique » largement plus avantageuse qu’une pension de salarié du privé.  Depuis la loi du 30 mars 2018, ce n’est plus le cas: les années « contractuelles » sont désormais valorisées comme des années passées dans le secteur privé avec un droit à la pension nettement moindre.  Il en résultera bien sûr une diminution très significative (qui peut atteindre plusieurs centaines d’euros bruts par mois) de la pension des agents qui deviendront dorénavant statutaires.  Face à cette situation, tant le gouvernement fédéral que le régional ont fortement incité les pouvoirs locaux (communes, cpas, …) à souscrire une pension complémentaire (2e pilier) au profit de leurs agents contractuels.  C’est sur cette décision importante que le conseil communal s’est penché.

La décision portait sur deux points: a) la hauteur des cotisations versées annuellement par la commune, exprimées par un pourcentage du salaire de chaque agent (entre 1 et 6 %) b) l’octroi éventuel d’un rattrapage du passé permettant de « valoriser » les années déjà passées comme contractuel au sein de la commune.  On imagine bien que pour un agent ayant déjà passé 20 ans dans une commune et qui se trouve à 7 ans de la retraite, ce « rattrapage » est la seule manière de lui constituer un complément de pension significatif.

Le Collège a proposé de verser, pour chaque agent contractuel de la commune et du CPAS, a) une cotisation annuelle égale à 3% de son salaire annuel et b) un cotisation de rattrapge égale à 3% des salaires passés de l’agent depuis son entrée en service (avec un maximum de 20 ans). 

C’est bien sûr une très bonne proposition pour le personnel contractuel de la commune.  Sur base de nos informations, peu de communes proposent un tel niveau de rattrapage du passé.  Il faut dire en effet que cette proposition a un coût énorme pour la commune.

Sur base des premières simulations réalisées par le gestionnaire de la pension complémentaire (Belfius-Ethias), le coût annuel s’élève aujourd’hui à +/- 63.000€ et le coût du rattrapage (prime unique à payer en 2018) à +/- 528.000€ (chiffres commune + CPAS).  Il s’agit bien sûr d’un engagement ferme pris pour une très longue durée.  Ainsi, en ne prenant « que » les 18 prochaines années (3 mandatures), on parle  d’un montant total de cotisations qui se situera entre 1,5 millions et 2 millions d’euros.

Pour faire face à cette nouvelle dépense, Yvoir peut heureusement compter sur des réserves mises en place sous le (long) mayorat d’Ovide Monin.  Ces réserves pour pensions s’élèvent aujourd’hui à 770.000€.  Elles permettent de supporter la prime unique de 528.000€ et elles permettront encore de faire face aux cotisations annuelles pendant 3 à 5 ans.  Au-delà, sur la longue durée, les cotisations annuelles (à ce moment des montants de l’ordre sans doute de 70.000€ / an) seront une charge supplémentaire dans le budget ordinaire de la commune.

Quant à la mise en application pratique, notre groupe a fait corriger la date d’entrée en vigueur de la pension complémentaire de manière à ce que 4 agents (2 employés et 2 ouvrirers) nommés définitivement au 1er juillet 2018 puissent bénéficier du rattrapage relatif à leur carrière contractuelle passée à Yvoir. 

La mise en place de cette pension complémentaire au 30 juin 2018 a donc été votée à l’unanimité du Conseil communal.

Nous avons néanmoins tenu à souligner le poids financier supplémentaire que cette mesure va faire porter dans le futur sur le budget de fonctionnement de la commune sans que la question du poids des pensions statutaires sur les finances communales ne soit réglée par ailleurs.  En d’autres termes, et comme l’a rappelé l’UVCW, la mise en place de cette pension complémentaire n’enlève malheureusement pas l’épée de Damoclès que constitue pour les finances communales les charges futures des pensions des agents statutaires.  Elle risque à peine de l’émousser…

A cette constatation, il faut encore ajouter que cette décision précipite un peu plus avant le siphonage des réserves financières de la commune, déjà entamé dans le cadre du financement de divers chantiers communaux.

Face à cette double constatation, nous avons donc plaidé que la commune se livre sans plus attendre à une série de simulations d’évolution des charges salariales et de pensions afin d’optimiser dans le futur sa politique du personnel.  Faudra-t-il arrêter de « statuariser » ? Existe-t-il un niveau optimal de statuarisation ?  Ces questions sont excessivement importantes et devraient être préparées avant le début de la prochaine mandature.  Les représentants du consortium Belfius-Ethias, présents lors de la séance du conseil, nous ont d’ailleurs confirmé qu’ils disposaient des outils permettant de réaliser ce type de simulation… « Yapluka » !

En dehors de ce point, l’ordre du jour du conseil comportait plusieurs points de marchés publics qui furent l’occasion pour nous de regretter une fois de plus que des travaux de réfection de toiture (indispensables) sont réalisés dans une salle communale (La Victorieuse à Evrehailles) sans qu’un renforcement de l’isolation ne soit prévue.

Nous avions lors d’un précédent conseil communal attiré l’attention du Collège sur le souhait d’un restaurateur de Godinne d’installer une terrasse en bord de Meuse.  Suite notamment à cette intervention, les contacts se sont mis en place avec l’administration et une convention de concession d’un terrain communal était soumis au conseil communal afin de permettre l’installation d’une construction en bois complétée d’une assez vaste terrasse sur la pelouse située entre le terrain de basket de bord de Meuse et la Meuse.  Il est cependant très vite apparu que l’installation en question nécessitait un permis.  L’obtention de celui-ci ne pouvait pas être espérée avant plusieurs mois, c’est-à-dire après la fin de la belle saison.  Le Collège a néanmoins proposé d’autoriser l’installation sans attendre l’obtention du permis.   Chacun bien sûr se réjouit d’une initiative visant à dynamiser et à renforcer l’attractivité des bords de Meuse mais la commune doit-elle cautionner le non-respect de la loi ?  D’autant lorsque cela concerne un site sensible de la vallée mosane (face aux îles de Godinne, à proximité d’une série de villas mosanes historiques reprises à l’inventaire du patrimoine immobilier wallon).   Le point a été finalement approuvé à l’unanimité moins une abstention de notre chef de groupe.

Mai-juin sont les mois des traditionnelles assemblées générales des intercommunales dont la commune est membre (ORES, INASEP, BEP,…).  Les points soumis au vote de ces intercommunales doivent être préalablement approuvés (ou non…) par le conseil communal.  De nature souvent assez techniques, ces points donnent rarement lieu à des débats passionnés au sein des communes.  Dans les dossiers qui ont fait l’actualité des mois passés, les citoyens et les médias ont souvent reproché aux commune de ne faire qu’entériner sans sens critique les propositions du management des intercommunales.  Suite à ces dossiers, le gouvernement wallon a imposé de nouvelles règles de gouvernance aux intercommunales.  Ces nouvelles règles se sont traduites par des modifications de statuts soumises aux AG de juin. Nous nous sommes félicités de la bonne gouvernance déjà présente dans certaines intercommunales comme le Bep et Imio.  Par contre,  nous avons réagi sur quelques points qui, à l’INASEP ou chez IDEFIN, nous semblaient ne pas aller dans le bon sens: maintien de comité de gestion (en plus du conseil d’administration), attribution d’une rémunération fixe à un poste de vice-président, etc.  Suite à nos remarques, le conseil communal a voté, majorité et minorité confondues, de maniètre très nuancée sur les divers points litigieux (« non » et « nombreuses abstentions »).

Notre groupe avait également demandé l’inscription de quelques points

  1. Concernant l’île d’Yvoir, nous aurions souhaité une politique d’accès privilégiée pour les habitant(e)s de la Commune.  Aujourd’hui une famille avec 3 enfants dont 2 ont de plus de 12 ans paient 12€ pour accéder à la (très belle) plaine de jeux.  C’est beaucoup même si cela donne droit à 4 boissons car cette « offre conjointe » ne répond pas nécessairement à l’attente de tous.  Nous avons aussi suggéré que le Syndicat d’Initiative, « gestionnaire de l’île », demande sa reconnaissance par le Commissariat Général au Tourisme comme « attraction touristique ».  Le président du SI a promis de s’occuper de ce dernier point et de soumettre l’idée de conditions spéciales pour les habitants lors d’une prochaine AG de l’ASBL SI.
  2. Concernant les travaux du pont de Godinne, nous avons pris acte de la volonté du Collège de tout mettre en oeuvre afin de (faire) sécuriser la traversée du pont par les vélos.  Cela devra se faire notamment avec le bureau d’études qui va élaborer le projet de liaison « vélos » entre la gare de Godinne et le RAVeL de la Meuse.  Nous avons aussi souligné le fait que le problème se posait également pour l’accès au RAVeL des familles avec poussettes ou encore pour des personnes à mobilité réduite.
  3. Enfin, nous avions attiré l’attention du Collège sur les conditions déplorables de sécurité qui avait entouré l’organisation du Tour Vélo de la province de Namur, une organisation privée qui avait drainé 4500 cyclistes sur nos rues et routes le samedi 5 mai.  Il était bien sûr  illusoire de penser qu’une telle masse de cyclos puissent respecter le code de la route.  Le Collège a confirmé partager notre point de vue et à en avoir informé les organisateurs.
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Les médias de la Relève…

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Vous connaissez depuis maintenant bientôt 7 ans le site de web de la Relève et, sans doute, vous savez aussi que notre groupe dispose d’une page Facebook bien vivante qui vous permet de rester en contact avec nous de manière rapide et conviviale.  Mais savez-vous que depuis quelques semaines nous avons lancé, sur YouTube, une nouvelle chaîne d’information vidéo, baptisée Yvoir TV ? Vous y trouverez dorénavant le compte-rendu des conseils communaux mais aussi des capsules vidéos qui vous permettront de découvrir plus en profondeur une série de thématiques qui concernent notre commune.  La première de ces capsules est ainsi consacrée à la problématique des carrières à Yvoir…

Bonne découverte et bon partage de ces informations sur tous les réseaux sociaux.

Bien sûr, nous restons plus que jamais disponibles pour rencontrer habitantes et habitants d’Yvoir sur le terrain et échanger en direct sur tous les sujets d’actualité !

A bientôt !

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Nos candidat(e)s aux élections communales de 2018

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La Relève a publié ce 25 avril un communiqué de presse reprenant la liste complète de ses candidat(e)s aux élections communales d’Yvoir du 14 octobre 2018.

Nous avons également tenu à y rappeler les valeurs auxquelles nous sommes attachés et qui nous servent de fil conducteur dans l’élaboration de notre programme.

Comme vous pouvez le voir le nom de notre liste restera en 2018  « La Relève » mais nous avons par contre revisité notre logo. Dans la foulée, nous avons revu également la présentation de notre site internet et de notre page Facebook.

Vous pouvez télécharger le communiqué de presse complet ici même.

Á la près d’un candidat dont le nom ne pourra être rendu public qu’au début du mois de septembre, la liste complète des candidat(e)s est bien sûr disponible sur ce site.

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Hâte-toi lentement !

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Les vestiaires (permanents?) du club de balle-pelote d’Evrehailles…

Telle doit être la devise de notre région, au vu de l’évolution de quelques dossiers récents…

Le menu du conseil communal de ce lundi 23 avril 2018 n’était pas particulièrement copieux mais la séance se clôtura pourtant aux alentours de 23H.  Il faut dire qu’une grosse heure fut consacrée à la seule présentation du projet d’affectation de la ZACC du Chenois (Zone d’aménagement Communal Concerté) à de l’habitat.  Ce projet avait été initié … en juin 2009 et avait donné lieu à une enquête publique en mars 2011 sans réactions négatives de la part de la population.  C’était sans compter avec la Région wallonne qui souhaita -à juste titre- clarifier la question de l’égouttage de ce nouveau (grand) quartier.  La clarification a pris un temps certain puisque nous sommes maintenant au même point qu’il y a plus de 7 ans,  à savoir (re-)lancer une enquête publique en lien avec un projet qui n’a quasiment pas été modifié…

Rappelons qu’il s’agit de définir le cadre « règlementaire » permettant à terme la construction de 150 à 180 logements unifamiliaux, sur une parcelle de plus de 14 hectares située au nord de la route Yvoir-Spontin, juste avant l’entrée dans le village d’Yvoir et l’accès à l’ancien domaine de loisirs du Launois.  A la suite de la présentation du bureau d’études et d’un échange de questions-réponses, le conseil a approuvé à l’unanimité le lancement de l’enquête publique.  Notre groupe a cependant rappelé quelques points qui nous semblent importants dans le pilotage de ce projet.

Tout d’abord, compte tenu du nombre de logements nouveaux mais aussi compte tenu de la dangerosité pour les piétons et les vélos de la route régionale, il est vital d’assurer une circulation aisée et sécurisée pour ces usagers.  L’aménagement de la ZACC est une opportunité pour créer une voie piétons-vélos sécurisée permettant l’accès au village d’Yvoir, pas seulement au profit du nouveau quartier mais aussi pour tous les utilisateurs actuels de la rue d’Evrehailles.

Nous avons aussi insisté pour que l’on tienne compte lors du développement de ce nouveau quartier des besoins en terme d’accueil de la petite enfance et d’écoles (un grand nombre de maisons unifamiliales amènera invéitablement des jeunes familles) mais aussi en terme d’habitants de plus de 65 ans (qui, selon les études de la Région wallonne, constitueront la garnde majorité de la croissance de la population d’Yvoir d’ici à 2035).

Ensuite, il est regrettable que l’avenir de la zone contiguë de loisirs -aujourd’hui en friche- du Launois soit plus que jamais incertain.  Tout développement de cette zone aura nécessairement des impacts importants en terme de mobilité sur la ZACC du Chenois.  Au titre d’exemple, le dernier projet connu (mais aujourd’hui abandonné) pour ce domaine générait un flux de près de 500 voitures par jour au sein du nouveau quartier du Chenois.  Clarifier ce point permettrait à la commune de mieux préciser les charges urbanistiques qui pèseront sur les futurs « lotisseurs » du Chenois.

Enfin, nous pensons qu’il ne faut pas négliger non plus la présence de vestiges d’une villa gallo-romaine au coeur du site.  Il s’agit bien sûr d’un facteur de risque pour les lotisseurs éventuels mais aussi d’une opportunité touristique supplémentaire pour notre commune.

Terminons en précisant que ce nouveau quartier -souhaitable pour Yvoir- ne verra sans soute pas le jour avant quelques années car, à l’issue de la procédure actuelle (dans quelques mois), il faudra encore trouver des investisseurs-lotisseurs prêts à acquérir les terrains, traiter les dossiers de demande d’urbanisation, réaliser les infrastructures du quartier, etc.

Le reste de l’ordre du jour du conseil communal a été traité de façon plus rapide.

Notre groupe a rejeté les modifications budgétaires proposées par le Collège.  Peu de points prêtaient à controverse à l’exception d’une matière sur laquelle nous revenons de façon régulière depuis plusieurs mois.  Nous pensons qu’il n’est pas normal que le coût de location (leasing) des photocopieuses dans les écoles soit supporté partiellement par les parents et les enseignants au travers d’animations locales diverses.  Lors d’un dernier conseil communal, le Bourgmestre lui-même avait reconnu que les photocopies étaient devenues un « outil pédagogique » capital pour les enseignant(e)s d’aujourd’hui.  La prise en charge totale de ces coûts par la commune semble donc s’imposer.  Hélas, la modification budgétaire à l’ordre du jour ne prévoyait toujours rien en la matière.

Plusieurs lancements de marchés publics ont été approuvés à l’unanimité du conseil: réfection du chemin de Poilvache, maintenance -toiture, isolation et électricité- de la salle du Maka, travaux de peinture à l’école d’Yvoir,…   Nous avons par contre été surpris de constater que, sur plusieurs dossiers de marchés liés à la gestion informatique de la commune, une consultation préalable de l’intercommunale IMIO, spécialisée dans ce domaine, n’avait pas été faite par le Collège.  Nous nous sommes d’ailleurs abstenus sur l’un de ces marchés.

Avant d’aborder les questions posées par notre groupe, le Conseil s’est encore prononcé sur l’octroi d’une garantie de la commune d’Yvoir à hauteur de plus de 120.000€ au profit du Syndicat d’Initiative d’Yvoir (SI).  Cette garantie est exigée par le Commissariat Général au Tourisme en contrepartie de l’octroi au SI d’un nouveau subside en vue de l’aménagement de l’île d’Yvoir.  Ce subside devra en effet être remboursé au cas où les équipements ne seraient plus entretenus ou utilisés.  Nous pensons qu’il s’agit là d’un engagement qui n’est pas sans risque pour la commune, en particulier compte tenu de la durée de la garantie (15 ans), de sa non-dégressivité (c’est la totalité du subside qui peut être réclamée à tout moment) et des conditions d’exploitation de l’île d’Yvoir (concession à un exploitant privé).  Nous n’avons donc pas voté cette garantie.

Quelques points ont encore été évoqués en séance publique, à notre demande:

  • Le Collège a reconnu avoir été très étonné de la communication faite par la SNCB en matière de travaux dans les gares de la ligne Namur-Dinant.  Si chacun se réjouit des travaux de sécurisation prévus à la gare d’Yvoir, nous avions en effet été surpris par l’absence de tout projet à Godinne alors que, il y a quatre ans, un permis d’urbanisme avait été octroyé en vue de la réalisation d’un nouveau passage sous voies et de l’aménagement d’un parking à côté de la gare.  Le Collège a interrogé -mais sans réponse à ce jour- le Ministre de tutelle de la SNCB.
  • Nous avions réclamé une présentation du projet du nouveau centre sportif à Godinne pour lequel une demande de permis d’urbanisme sera introduite dans les tout prochains jours.  Cette présentation nous a été refusée invoquant la non-compétence du conseil à ce stade de la procédure.  Si formellement cette réponse est correcte, elle n’enrichira pas le débat démocratique dans notre commune…
  • Nous avons aussi attiré l’attention du Collège sur les réactions des hébergements touristiques de la commune suite à la réception, la semaine passée, du courrier réclamant les nouvelles taxes de séjour.  Rappelons que les nouvelles règles -décidées en octobre 2017 majorité contre minorité- se traduisent pour certains par un forfait 2 à 3 fois supérieur au forfait réclamé l’an passé.  Il est en particulier inadmissible qu’une information claire et motivée n’ait pas été faite à l’égard des propriétaires de gîtes et de chambres d’hôtes dès moment où la décision a été prise (octobre 2017).
  • Enfin, nous nous sommes permis de conclure le conseil du 23 avril par un appel au Collège à faire preuve de déontologie et de retenue en cette année électorale.  Nous comprenons tout à fait la mise en valeur par le Collège de certains chantiers dont l’inauguration tombe opportunément en cette année électorale -c’est, comme on dit, de « bonne guerre »-… Par contre nous interpelle l’instrumentalisation de certaines manifestations organisées en 2018 à des fins clairement électoralistes et à l’aide des deniers communaux.  Comment qualifier autrement la mise sur pied de la 1ère édition de  la« Faites du Sport » le 5 mai dont le seul coût de réalisation de la luxueuse brochure s’élève à 5000 ou 6000€ ?  Comment qualifier autrement la volonté -heureusement contrecarrée par les chevilles ouvrières locales ayant le sens de la déontologie- d’organiser la commémoration du 100e anniversaire de la Grande Guerre… le 27 septembre 2018 ?  La « Chasse aux Oeufs d’Yvoir » -organisée le 2 avril « conjointement » par le Collège, la Liste du Bourgmestre, la Caisse Sociale du Bourgmestre et le Syndicat d’Initiative- nous avait aussi interpellé.  Il est vrai que le Collège justifie ce « dérapage » par le fait qu’il se reproduit tous les ans… nous laisserons chacune et chacun apprécier la pertinence de la réponse !
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Est-ce l’approche du printemps ou la perspective des élections communales ?

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Mont-Godinne, le rond-point de l’école et son intriguant projet de trottoirs…

L’atmosphère était plus tendue que de coutume lors du conseil communal de ce 12 mars, un peu comme si une sève combative remontait en chacun…  Le conseil fut donc animé même s’il ne fut pas très long…

La quasi-totalité de l’ordre du jour concernait des marchés publics d’études et de travaux:

  • Un marché a été lancé en vue de la réfection, à Evrehailles, du tronçon du chemin de Poilvache situé entre la rue Fostrie et la route régionale.  Il a bien été acté que la réfection prévoyait aussi quelques aménagements visant à accroître la sécurité sur ce tronçon (ralentisseurs).  Nous en avons profité pour rappeler qu’une consultation des habitants d’Evrehailles s’imposait en matière de mobilité (nouveau rond-point de la rue du Château, sens unique ou pas sur certains tronçons de route, entrée d’Evrehailles en provenance de la Gayolle et de Bauche,…).  Nous avons été écoutés mais avons-nous été entendus ? Nous avons néanmoins approuvé le point, tout comme celui visant à terminer le tronçon non encore réhabilité de la rue de Mont à Godinne (à hauteur de la rue du Charreau).
  • Un extension de la crèche de Durnal (12 enfants aujourd’hui) est programmée grâce à la reconversion d’un appartement situé dans le même bâtiment.  La nouvelle capacité d’accueil sera alors portée à 20 places.  Il est très probable, dans l’état actuel des choses, que les travaux (+/- 200.000€) soient à 100% à charge de la commune.  Ce point a néanmoins été approuvé à l’unanimité
  • Le traditionnel marché public annuel relatif aux travaux d’entretien de voirie (estimation globale de 448.000€) a fait l’objet d’un débat plus vif.  Le lot 1 ne pose pas problème: il s’agit de refaire le revêtement des rues suivantes: une partie de la rue des Trys, la rue du Charreau, une partie du chemin des Meuniers à Godinne; la rue Herleuvaux à Durnal; la rue Mazy à Dorinne et une (grande) partie de la rue Haie Collaux à Spontin.  Par contre, la présence du lot 2 nous a interpellé: il s’agit en effet de la réalisation d’un nouveau trottoir au rond-point de l’école de Mont, sur le côté opposé à l’école.  Le coût de ce lot est estimé à plus de 31.000€.  Vu la configuration des lieux, ce trottoir nous paraît totalement inutile: l’espace disponible à son entame -vers l’église- est extrêmement étroit et, plus grave, il débouche quelques mètres au-delà du rond-point sur… un fossé ! Les explications fournies par le bourgmestre n’étant absolument pas convaincantes, notre groupe a voté contre le lancement de ce marché.  
  • On sait que, depuis quelques semaines, les services « état civil » et « population » ont été réunis sur le même espace dans le bâtiment principal de la maison communale.  Un marché de travaux était présenté par le Collège afin de revoir totalement la configuration des guichets de ces deux services.  En soi, le projet améliorera l’accueil des citoyens et l’environnement de travail des employés communaux.  Il est toutefois tout à fait regrettable que ce projet n’ait pas été étudié dans le cadre de l’étude globale d’aménagement de l’hôtel de ville prévue au budget 2018. Ceci aurait limité les risques de réaliser des travaux susceptibles d’être remis en question a posteriori.  De plus, lancer plus tôt l’étude d’aménagement global aurait aussi permis d’anticiper la question des économies d’énergie au sein de l’administration communale: une question que nous avions déjà posée lors du remplacement récent de deux chaudières et qui se pose à nouveau dans la mesure où les travaux à l’ordre du jour ne prévoient aucune mesure d’économie d’énergie.  Nous nous sommes donc abstenus sur ce point.
  • Un autre marché public concernait l’installation d’un ascenseur à la salle du Maka permettant (enfin) aux PMR à accéder aux salles de l’étage (estimation du coût: 94.000€ mais, en plus,  une partie importante des travaux -démolitions et finitions- doivent être réalisés par les ouvriers communaux)  A nouveau, en soi, le projet est utile mais le problème qui se pose ici est d’une autre nature.  Nous avions en effet mis en évidence plusieurs manquements graves dans le cahier des charges établis par le bureau d’études.  Le plus important de ces problèmes porte sur le manque de clarté quant aux différents lots et en particulier sur les travaux qui doivent être assurés par entreprise et ceux qui seront effectués par le personnel communal.  On imagine que ceci risque de compliquer la procédure de marché public.  Par ailleurs, la Directrice Financière avait également remis un avis réservé sur ce marché.  Comme ce ne sont pas ici les premiers problèmes rencontrés avec le même bureau d’études, nous avons estimé qu’il convenait de refuser ce cahier des charges en l’état et nous avons voté contre le lancement du marché.
  • Un marché public relatif à l’éclairage de mise en valeur de l’église de Spontin n’a par contre pas donné lieu à débat et a été approuvé à l’unanimité

Outre ces marchés publics, le Conseil communal a approuvé à l’unanimité l’octroi du traditionnel subside de fonctionnement au Syndicat d’Initiative d’Yvoir (22.000€ pour l’année 2018).  Nous avons été plus réservés quant aux subsides octroyés à diverses associations de la commune.  Nous nous sommes abstenus sur ce point considérant qu’il était parfois difficile de comprendre l’attitude du Collège (refus ou octroi)  face aux demandes de subsides  formulées par des associations dans le cadre d’événements (ex.: refus à Godin’Bike et soutien annuel au Festival de l’Eté Mosan). 

Le Conseil avait aussi à se prononcer sur le rapport annuel (2017) de la Commission Locale de Développement Rural d’Yvoir (CLDR).  Rappelons que la CLDR est une commission consultative composée à 75 % de simples citoyens volontaires et à 25 % de conseillers communaux.  Cette commission a été à l’origine et accompagne la réalisation du Plan Communal de Développement Rural d’Yvoir (PCDR).  Le PCDR permet la réalisation de nombreux projets proposés et prioritisés par les citoyens au travers de la CLDR.  Ces projets sont largement subsidiés (60 à 80%) par la Région wallonne.  A l’heure actuelle, seuls deux projets sont finalisés: d’une part le cheminement piétons entre le CHU et le village de Mont et d’autre part les aménagements de sécurité aux abords de l’école de Dorinne.  Par ailleurs, le projet de réfection de la rue de la Brasserie et du centre du village de Purnode sont en bonne voie de finalisation.  Nous avons souvent regretté -avec la majorité d’ailleurs- la lourdeur du processus qui, en partie, explique la lenteur de réalisation des projets.  Néanmoins, à l’occasion du derniers rapport annuel de la CLDR sous l’actuelle mandature (il y a des élections communales en octobre 2018…), nous avons tenu aussi à rappeler un certain nombre de griefs que nous avions à l’encontre du fonctionnement actuel de la CLDR d’Yvoir.

  • La représentativité démocratique de la CLDR pose vraiment question.  De très nombreux citoyens n’y viennent plus et le quorum n’est plus atteint.  Le manque de candidats citoyens a permis à Bertrand Custinne de « noyauter » la représentation citoyenne avec 5 « citoyens » qui étaient candidats EPY lors des élections de 2012 (il est vrai que certains parmi eux sont aujourd’hui moins en amour avec ladite liste…).
  • S’il faut reconnaître les efforts de Bertrand Custinne pour améliorer sur certains points le fonctionnement de la Commission (documents disponibles à l’avance, etc.), il faut malheureusement regretter sa volonté d’orienter les débats et de ne pas favoriser un débat démocratique en son sein (par exemple, en ce qui concerne le projet de maison de village de Mont)
  • A titre d’exemples, dans deux projets importants, le message à la CLDR a été: « ceci est la position du Collège, c’est ce qui est décidé et il ne sert donc à rien de vouloir autre chose !» (« Le Parc Naturel régional » -refusé par le Collège- et la Maison de Village de Godinne -où le Collège refuse d’examiner la piste d’une réhabilitation des locaux du Patro et du Presbytère).

Face à ces constats -et aussi pour sensibiliser la Région wallonne, pourvoyeur des subsides- nous avons décidé de ne pas approuver le rapport 2017 de la CLDR.

Notre groupe avait introduit quelques points à l’ordre du jour. 

  • Le premier proposait que la Commune réponde à l’appel à projets « Communes Zéro Déchet » lancé par la Région wallonne.  Le Collège avait, de son côté, déjà prévu la participation de la commune et avait inscrit également le point à l’ordre du jour.  C’est donc à l’unanimité que le point a été approuvé. 
  • Le second point concernait le mode de financement des photocopieurs dans les écoles.  La pratique actuelle n’est pas très claire.  Dans la plupart des cas, les contrats de location de photocopieurs sont conclus dans le cadre d’une convention-cadre élaborée par la Fédération Wallonie-Bruxelles.  La commune prend en charge 10€ par an et par enfant.  Ce montant ne couvre en moyenne que 50% à 60% des loyers,  ce qui amène les écoles et les associations de parents à devoir suppléer à hauteur de 40% à 50%.  Le bourgmestre a lui-même longuement expliqué que, avec l’évolution des pratiques, les photocopies étaient plus que jamais devenues un outil pédagogique incontournable.  Nous n’avons pas manqué de relever que, dès lors, la prise en charge intégrale des frais de location par la commune s’imposait.  Il semble que, cette fois, nous ayons été entendus… à vérifier lors de la toute prochaine modification budgétaire !

Le conseil communal s’est clôturé vers 21H30.

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7 à 8…

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Mont – le quartier de la rue des Sources: un « non-aménagement » du territoire

7-8: c’est en quelque sorte le score du conseil communal de ce 5 février 2018.  Et, chose rare, c’est notre groupe qui l’a emporté… du moins au nombre de points inscrits à l’ordre du jour de la séance publique de ce conseil (8 points contre 7 inscrits par la majorité).

L’ordre du jour du conseil était donc bien maigre et aucun point n’a donné lieu à de grosses polémiques.  Tous les points de la séance publique ont été approuvés à l’unanimité y compris la motion que notre groupe avait introduite afin de demander au Gouvernement fédéral de repenser et d’amender son projet de loi relatif aux visites domiciliaires.  Cette motion s’inscrit dans le vaste mouvement initié notamment par le conseil communal de Liège visant à mieux définir les circonstances et les conditions des visites domiciliaires lors de recherches de migrants en situation irrégulière.  Nous nous réjouissons bien sûr de l’unanimité obtenue sur ce point.  Le texte complet de la motion est disponible ici même.

La majorité de son côté avait introduit une motion -que nous avons également soutenue- adressée à la direction de BNP-Paribas-Fortis et demandant à celle-ci de revenir sur sa décision de fermeture de l’agence locale d’Yvoir.  Cette fermeture pose en effet le problème de la raréfaction des services bancaires en zone rurale, une évolution difficile à vivre pour diverses catégories d’habitants (personnes plus âgées ou ne disposant pas d’un véhicule,…).  Nous avons suggéré que le Collège rencontre la direction régionale de la banque pour lui remettre la motion en mains propres et développer nos arguments.

Parmi les autres  points présentés par la majorité, nous retiendrons une première présentation des travaux de voirie prévus sur le chemin de Poilvache (tronçon situé entre la rue Fostrie et la route régionale) à Evrehailles.  Nous avons approuvé l’inscription dans le Plan Communal d’Investissement 2017-2018 mais nous avons suggéré une nouvelle fois l’organisation d’une réunion d’information et de consultation des habitants d’Evrehailles au sujet de la mobilité.  On se souvient en effet que les habitants d’Evrehailles n’avaient pas reçu l’invitation à la réunion consacrée aux aménagements de portes de village organisée en septembre 2017 suite à une erreur dans la réalisation du toutes-boîtes.  Une telle réunion permettrait à la Commune de présenter le projet du rond-point « porte de village » (Chaussée-rue du Château-Chemin de Blocqmont), le maintien ou non en sens unique du chemin de Blocqmont et du tronçon réhabilité du chemin de Poilvache.  Les habitants pourraient aussi faire part de leurs réflexions et demandes par rapport à ces projets.  Notre suggestion semble avoir été entendue même si aucune date n’a encore été fixée.

Un autre point de l’ordre du jour concernait aussi une voirie communale, à Mont, cette fois, au point de rencontre de la rue des Sources et de la rue Sous le Bois.  En soi, il ne s’agissait que d’élargir de quelques m2 ledit carrefour dans le cadre de la réalisation de la 2e phase du lotissement Gerday, situé entre les rues du Calvaire, des Sources et Sous le Bois.  L’examen de ce dossier nous a cependant permis de constater que la Région wallonne avait imposé, comme condition préalable à cette 2e phase la viabilisation de la rue des Sources.  Rien d’étonnant dans la mesure où la rue des Sources (longue tout de même de 500 mètres et comptant déjà près de 10 habitations dont certaines construites récemment) n’est aujourd’hui encore qu’un (très) mauvais chemin vaguement empierré.  Voici donc la commune obligée de négocier avec le promoteur un partage des frais de réalisation de cette voirie.  Frais qui ne sont bien sûr pas prévus au budget de la commune et qui nécessiteront donc une première modification budgétaire 2018.  Un autre effet collatéral malheureux de cette situation porte sur l’égouttage.  On sait en effet que tout ce quartier (rue des Sources) n’est actuellement pas égoutté.  Le Collège espérait faire supporter le coût de tout ou partie de cet égouttage par le lotisseur.  Compte tenu du dernier rebondissement évoqué, il est évidemment exclu que, en plus de la voirie, le lotisseur accepte de prendre à sa charge la réalisation d’un égouttage complémentaire.  Une fois de plus, ce dossier illustre le manque de vision prospective à Yvoir en terme d’urbanisme et d’aménagement du territoire.

Enfin, notre groupe avait introduit 8 points complémentaires à l’ordre du jour -dont la motion « visites domiciliaires »-.  Il s’agissait, dans la plupart des cas, de demandes d’informations relatives à des dossiers importants pour la Commune:

  • La Région wallonne a été saisie d’un recours par l’entreprise qui avait demandé un permis en vue de réaliser une décharge de terres de remblais à Spontin, le long de la route régionale et à proximité de la sortie de la E411.  Ce permis avait été (opportunément) refusé par la Commune d’Yvoir.  La Commune a été entendue dans le cadre de la commission des recours qui s’est tenue le 18 janvier 2018.  La Région dispose d’un délai de 75 jours pour prendre sa décision.  Le Collège a bon espoir que les arguments d’Yvoir seront entendus.  Un dossier à suivre de très près incontestablement !
  • Notre groupe n’a jamais été favorable à l’instauration d’une taxe « égouts », en particulier dans la mesure où les égouts ne font plus l’objet depuis plusieurs années d’un entretien régulier de qualité.  Constatant que le marché public visant à faire réaliser ces opérations d’entretien par une firme extérieure n’avait toujours pas été attribué, nous avons voulu connaître la stratégie que le Collège souhaitait suivre dans ce dossier.  Il apparaît que le marché va être relancé sur des bases plus précises permettant d’éviter les surcoûts constatés lors du premier marché public.  Dont acte mais affaire à suivre donc (jusque dans les avaloirs… 🙂 )
  • Nous avons également soulevé la question de l’avenir de la gare de Godinne, bâtiment public classé, qui fait partie du patrimoine architectural et historique de la commune.  Depuis de (trop) nombreuses années, le projet d’y créer 3 logements publics (via la Dinantaise) patine: exigences déraisonnables de la SNCB, coûts d’aménagement élevés, etc.  Le projet est à nouveau enlisé car  les coûts par logement dépassent très largement les maxima autorisés en matière de logement public.  La Commune a donc demandé une intervention financière de plus de 100.000€ au ministre fédéral de la mobilité.  Peut-on encore y croire ?  Ne faut-il pas, si l’on veut sauver et faire vivre ce bâtiment magnifique, avoir le courage et la volonté de faire tout autre chose ?
  • Nous avons aussi demandé -et obtenu- que le radar préventif soit à nouveau régulièrement installé sur la rue du Redeau à Yvoir où de nombreux excès de vitesse sont constatés par les riverains
  • à notre demande encore et pour répondre à certaines rumeurs circulant à Godinne, le Collège a confirmé que ni la Commune, ni le CPAS n’avaient l’intention d’acquérir les bâtiments de l’accueil Sainte-Dorothée en vue d’en faire du logement public.

Ce conseil express s’est terminé à 21H15, un exploit à Yvoir !

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Dans les boîtes aux lettres, cette semaine, à Yvoir…

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Outre son site internet et sa page FB, notre groupe a aussi l’habitude de garder le contact avec les habitant.e.s d’Yvoir par le biais d’un feuillet distribué en toutes-boîtes.  Nous ne ferons pas exception à la règle en ce début d’année et c’est bien sûr l’occasion de souhaiter à toutes et à tous une très belle année 2018, marquée -c’est notre souhait, notre volonté et une pierre angulaire de notre programme- par la bienveillance et le respect réciproques entre les citoyen.ne.s de notre belle commune !

Le feuillet complet peut également être téléchargé sur ce site.

Cette année électorale sera marquée par une modification importante des règles du jeu en matière de composition des Collèges communaux (Bourgmestre et Echevin.e.s).  En effet, les nouveaux Collèges qui seront mis en place à l’issue des élections du 14 octobre 2018 devront obligatoirement compter au moins 1/3 de membres de chaque sexe.  Comme nous l’avons souvent souligné, Yvoir est aujourd’hui loin du compte puisque la seule dame membre du Collège est la Présidente du CPAS qui n’a pas rang d’échevine.   Sur ce point comme sur beaucoup d’autres, il y aura donc matière à changement à l’issue des prochaines élections communales…

Notre groupe a toujours été très attentif à ces questions de représentation équitable des mandats.  Durant la plus grande partie de cette mandature, notre groupe au Conseil communal était d’ailleurs constitué de 3 femmes et de 3 hommes.

A l’occasion des voeux 2018, nous avons voulu poursuivre dans cette voie en respectant, pour la rédaction de notre toutes-boîtes, les nouvelles règles dites « d’écriture inclusive », une manière -un peu en forme de clin d’oeil- d’affirmer que nous placions la citoyenne tout comme le citoyen au centre de nos préoccupations !

Bonne lecture et à très bientôt…

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Porte de village, suite…

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Le projet « Portes de village » est l’un des projets prioritaires du Plan Local de Développement rural d’Yvoir (PCDR).  Le principe des « portes » est simple: il s’agit de réaliser à des endroits stratégiques,  à l’entrée des villages, des aménagements visant à prévenir les automobilistes qu’ils entrent dans un coeur de village et à les amener ainsi à réduire leur vitesse.  Cet objectif peut être atteint à l’aide d’un rétrécissement de chaussée, complété par des ralentisseurs au sol, à l’intérieur de la porte mais aussi à quelques dizaines de mètres en amont de la porte, de façon à servir de rappel.  Il faut bien sûr aussi que ces aménagements permettent toujours la circulation des charrois plus importants (camions, convois agricoles, bus du TEC, etc.).  De même, les diverses commissions consultatives communales ont insisté pour que ces aménagements sécurisent aussi la circulation des piétons et des familles (voitures d’enfant).  En clair, il faut éviter que les aménagements ne forcent ces usagers « faibles » à emprunter la voie de circulation « voiture ».  Enfin, la « porte de village » représente aussi une opportunité de « marquer »  l’entrée dans la communauté villageoise grâce, par exemple, à un panneau ou tout autre symbole local.

La plupart des choix opérés l’ont été sur base d’un consensus assez large (commissions consultatives mais aussi consultation ds habitants lors d’une réunion publique, fin septembre 2017): entrée dans Bauche venant de la route Yvoir-Crupet; entrée dans Dorinne, rue d’En Haut; entrée dans Durnal par la rue de Mianoye; par la rue de Spontin et par la rue Baty-de-Crock (quoique avec certaines réserves à ce niveau); entrée dans Purnode par la route de Dorinne; entrée dans Spontin par la rue du Ry-d’Août (Terre Madame), entrée dans Spontin par la rue des Rivières.

Par contre, nous (tout comme d’autres membres des commissions consultatives et des habitants du village) étions beaucoup plus réservés quant à la mise en place -en qualité de porte de village- d’un très coûteux rond-point au carrefour des rues Chaussée et du Château à Evrehailles (en venant du château d’eau).   Le Collège communal de ce 19 décembre a néanmoins décidé de conserver cette partie du projet.  Compte tenu du coût de cet aménagement (minimum 110.000€), de son utilité discutable comme porte de village, des réactions en sens divers de plusieurs habitants et de la problématique plus large de la gestion des flux entrant et sortant du village (cas des rues Fostrie et de Poilvache), il nous semblait indispensable de revoir le dossier et, le cas échéant, de consulter spécifiquement la population d’Evrehailles sur la gestion de la mobilité dans le village.

Ce choix nous semble d’autant plus discutable que, pour des raisons budgétaires, il force aussi le Collège à « rabioter » sur les autres « portes ».  C’est ainsi qu’un grand nombre de panneaux « bienvenue » passent à la trappe et nous craignons très fort que le sort des piétons et des familles soit à nouveau oublié dans l’aventure.

Mais, sans doute, y avait-il certaines urgences dans le calendrier du Collège ?  « Porte de village ou fenêtre de suffrages ? »

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Conseil communal du 18 décembre 2017

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Il était une fois une administration communale où la bonne entente, la confiance et le respect mutuel était la règle… C’était avant.

Comme le veut la tradition, l’ordre du jour du conseil communal de ce 18 décembre était chargé.  On y retrouvait pêle-mêle le budget 2018 de la commune, des marchés publics à passer avant la fin de l’année, diverses conventions engageant la commune mais aussi, à huis-clos, une décision particulièrement difficile sur le plan des ressources humaines.

En introduction à la discussion du budget, le Bourgmestre a délivré une présentation synthétique des budgets ordinaires (les dépenses et recettes courantes) et extraordinaires (les investissements et leurs financements) pour l’année 2018.

Au rayon des investissements, nous retiendrons principalement, outre les traditionnels entretiens de voirie (800.000€)  le lancement (enfin) des études en vue d’agrandir et de rénover la maison communale (200.000€), l’aménagement de portes de village (380.000€ dans le cadre du Plan Communal de Développement Rural), la sécurisation du carrefour de la poste à Yvoir (75.000€), l’agrandissement de l’école d’Evrehailles (465.000€), le projet de centre sportif à Godinne (1.850.000€ hors étude), la grosse maintenance de la salle du Maka (260.000€), l’aménagement d’une plaine multi-sport à Durnal (225.000€), des travaux d’égouttage, rue d’Evrehailles à Yvoir (150.000€).  Au total, 6.000.000€ d’investissements sont ainsi prévus en 2018 financés pour un gros tiers par des subsides, un autre gros tiers par l’emprunt et le solde, un gros quart, par fonds propres de la commune.

Il était prévisible que la politique généreuse mais parfois discutable d’investissements  déjà constatée depuis l’arrivée au pouvoir d’Etienne Defresne se poursuit et s’amplifie même à l’approche des élections 2018.  Cette politique est bien sûr facilitée par le bas de laine de la commune d’Yvoir constitué au cours des années « Ovide Monin ».  Grâce à cela, notre commune n’est pas (encore) dans le rouge mais les chiffres montrent cependant que la prudence s’impose.  Le budget 2018 présente des clignotants dont il faudrait tenir compte:

  • le boni attendu à l’exercice propre ordinaire s’élève à 151.000€ sur un budget ordinaire de l’ordre de plus de 10.500.000€ (soit moins de 1,5%) et ce malgré une hausse des additionnels à l’IPP, une hausse de l’intervention du fond des communes, la prise en charge des emprunts « Arsenal » par la zone DinaPhi, etc.
  • il a fallu « pomper » 200.000€ sur le fond de réserve ordinaire de la commune pour ré-alimenter le fond de réserve extraordinaire (qui sert à financer les investissements)
  • malgré ce transfert de 200.000€ et la vente de terrains à bâtir pour 200.000€ à Spontin, le niveau attendu du fond de réserve extraordinaire n’a jamais été aussi bas (560.000€)

Ces chiffres montrent que les années à venir risquent fort d’être difficiles pour les finances communales.  Que ce soit en matière de contribution communale à la zone de secours, de charges de pension, de charges des emprunts ou encore e de coût de l’énergie, on s’attend à des augmentations parfois très significatives pour les toute prochaines années.  Il aurait donc été particulièrement utile de disposer -comme le demande la tutelle de la région wallonne- d’un tableau budgétaire pluri-annuel permettant d’anticiper l’évolution des différents grands postes du budget.  Cet exercice aurait permis en particulier une approche plus fiable des charges d’emprunts, un point qui reste très mal maîtrisé à Yvoir et que nous mettons en évidence de manière continue.  Malheureusement sur tous ces points, nous restons sur notre faim.  Yvoir n’a pas cru bon de se livrer à cet exercice.

Enfin, nous n’avons pas manqué de relever l’évolution sensible du poste « frais d’avocats », habituellement très faible à Yvoir.  Une partie non négligeable de ces frais concerne des litiges opposant l’administration à des membres du personnel.  Ce qui fait s’interroger notre conseillère Chantal Eloin-Goetghebuer:  « gère-t’on maintenant  le personnel à Yvoir par avocats interposés ? »

En conclusion et compte tenu

  • des éléments qui viennent d’être évoqués
  • de certains investissements que nous estimons sur-dimensionnés ou pas suffisamment étudiés (complexe sportif)
  • de l’absence d’une politique d’investissement vraiment volontariste en matière d’économies d’énergie
  • de l’absence de présentation d’une véritable politique des Ressources Humaines pour 2018 et au-delà (quantité, qualité, organisation,…)
  • de l’absence de certains investissements promis ou jugés prioritaires depuis de longues années (mise à niveau du site web de la commune et création d’un portail des associations, création d’un cheminement piéton entre le quartier du Quesval et la gare de Spontin, aménagement des locaux du patro de Godinne, installation d’un radar sur la rue Grande à Godinne, etc.)

notre groupe n’a pas voté le budget 2018.

Parmi les nombreux autres points à l’ordre du jour, beaucoup n’ont pas fait l’objet de discussion et ont été approuvés à l’unanimité: dotation communale à la zone de police (668.000€), dotation communale à la zone DinaPhi (493.000€ en 2018, cette hausse de 10% sera suivie en 2019 au minimum d’une nouvelle hausse de 10% !), plusieurs marchés publics (éclairage du parc et de l’escalier de l’école à Spontin, achat d’un véhicule, …), location de patrimoine privé à des tiers, adhésion à diverses initiatives supra-communales, etc.

Nous avons également voté la décision de ne pas lever en 2018 la taxe de répartition sur les carrières (75.000€) dans la mesure où la Région wallonne compense ce montant au profit de la commune.  Il s’agit donc d’une opération blanche pour la commune et un avantage important pour les carriers (octroyés en compensation de la taxe kilométrique qui les touche fortement).  Nous nous réjouissons de cette décision de la commune.  Le même mécanisme était déjà en application en 2017 et nous avions proposé de l’appliquer alors.  Nous avions aussi proposé d’en profiter pour négocier avec les carriers l’une ou l’autre compensation en terme -par exemple- d’une meilleure gestion des flux de camions sur la rue du Redeau à Yvoir.  Notre proposition n’avait malheureusement pas été suivie par le Collège qui a fait perdre ainsi aux carriers de la commune un avantage financier et, à la commune, l’opportunité de négocier des améliorations en matière de charroi.

Le lancement des premières études de deux projets dans le cadre de l’opération « Namur, province au fil de l’eau » a également suscité plus de commentaires.  L’un des deux projets concerne la réhabilitation du cheminement piéton longeant la Meuse entre le pont d’Yvoir et le pont de Houx ainsi que la création d’un petit belvédère et d’une rampe d’accès facilitant l’accès des vélos sur le pont du chemin de fer de Houx.  Ce projet est concret et répond à de vrais besoins; une grosse partie des travaux devrait être financée par la Région wallonne, une petite partie par la commune d’Yvoir.  Nous avons approuvé le lancement des études relatives à ce premier projet.  Par contre, le 2e projet – extrêmement coûteux (plus de 800.000€)- concerne les berges de Meuse entre la rue Eugène Isaye et l’ancien home des Hêtres Pourpres à Godinne.  Les premières esquisses de ce projet n’étaient absolument pas convaincantes et les sources de financement peu claires: nous nous sommes par conséquent abstenus sur ce projet.

Enfin, le Conseil avait aussi à approuver l’octroi d’un prêt de 60.000€ sans intérêt au profit de l’ASBL « Le Patrimoine de Godinne » dans le cadre de l’extension du Musée archéologique de Godinne et de sa reconnaissance comme Musée de la haute Meuse Préhistorique (MhMP) (classe C) par la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB).  Nous soutenons totalement le projet porté par la très dynamique équipe dirigeante du MhMP mais nous estimons que l’octroi d’un crédit de cette importance à une ASBL dont la surface financière est réduite nécessite un certain nombre de conditions telles que: le plan stratégique du projet, des garanties sous la forme au minimum d’une remise de la lettre de promesse de subsides de la FWB, un plan financier pluti-annuel démontrant la viabilité du projet, etc.  Aucun de ces éléments n’étant disponibles, nous n’avons pas voté ce point.

Enfin, à huis-clos, le Conseil avait à se prononcer sur la fin de stage et la non-nomination définitive de la Directrice Générale en place depuis le 1er janvier 2016.  Ce point a été voté par bulletins secrets 11 « pour », 6  « contre » et 1 « abstention ».

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Un conseil express…

Comme nous l’avions expliqué dans notre compte-rendu du Conseil communal du 22 novembre, le projet de convention de mise à disposition de l’arsenal des pompiers d’Yvoir a fait l’objet d’un travail de clarification.  Ce travail qui a rassemblé la Directrice Générale, la Directrice Financière, le juriste communal, la majorité et la minorité s’est déroulé dans de bonnes conditions et a permis d’apporter la plupart des clarifications indispensables.  Concernant l’aspect financier, nous avions proposé que la convention ne précise pas dès maintenant les conditions de la cession définitive de l’arsenal (qui n’aura lieu qu’en 2035).   Cette approche avait été acceptée par la majorité.  Le texte ainsi amendé a été communiqué à la zone DinaPhi pour examen.

Le Conseil communal d’Yvoir s’est réuni ce samedi 2 décembre à 9H pour examiner et entériner aussi le projet ainsi retravaillé.  Le bourgmestre a informé le Conseil que la zone DinaPhi avait accepté toutes les modifications proposées à l’exception de celle relative à la valeur résiduelle de l’arsenal pour lequel la zone ne veut pas déroger au principe d’une cession pour l’euro symbolique. 

Compte tenu à la fois de toutes les dépenses supportées sur fonds propres par la commune, de la valeur du terrain (voir notre article précédent) et compte tenu du fait qu’il nous paraît peu raisonnable de fixer une valeur à une aussi lointaine échéance -ne sachant d’ailleurs pas si la zone DinaPhi existera encore à ce moment-, nous ne pouvions pas accepter cette position.  La majorité, invoquant des accords pris (sur un coin de table ?) avec la zone, a cependant accepté cette adaptation du projet de convention tel que proposé par la Commune.  Notre groupe s’est donc abstenu pour marquer ses réserves par rapport à une opération financièrement discutable pour la commune.

Un conseil de 15’, cela n’arrive pas tous les jours à Yvoir  🙂 🙂 !

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Comme un parfum d’élections…

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  • Les gens pensent que le gouvernement fait du clientélisme …
  • Ah, non ! c’est très dangereux et nous allons l’éviter. 
  • Le clientélisme ?
  • Non, que les gens pensent…

Juste un peu d’humour argentin… nous espérons bien sûr que nos édiles yvoiriens n’en sont pas là mais force est de constater l’apparition de quelques clignotants au tableau de bord !

Le conseil communal de ce mercredi 22 novembre fut long, très long … C’était, il est vrai, la traditionnelle séance annuelle conjointe du conseil communal et du conseil du CPAS.  Comme chaque année, cette première partie de la réunion fut l’occasion de découvrir plus en détails certaines facettes de l’action sociale dans notre commune et cela au travers des présentations par les acteurs de l’action sociale eux-mêmes.  Anne-Pascale Leboutte, Sylvie Haumont et Paul-Marie Petit ont cette année présenté l’ensemble des activités visant à l’insertion, à la réinsertion, à la formation et à l’accompagnement sur le marché de l’emploi de différents types d’allocataires sociaux.  Les présentations ont permis de se rendre compte qu’une « réinsertion » nécessitait un travail multi-dimensionnel: image de soi, relation à soi, aux autres, culture, compétences et même une dose de « vraie » philosophie… En conclusion de ces présentations, un des participants aux ateliers a présenté une interpellation citoyenne proposant au Collège que la gestion et l’entretien des espaces verts prévus dans le cadre de la rénovation de la cour du CPAS soient confiés aux ateliers d’insertion.  L’atelier « cuisine » pourrait ainsi y cultiver des plantes aromatiques.  Nous espérons que cette proposition sera reçue favorablement.

A l’issue de ce chapitre CPAS, le conseil communal a encore entendu une présentation de Didier Moës, Directeur de Ores Namur.  La présentation portait à la fois sur les modifications statutaires réalisés au sein de la structure du gestionnaire du réseau de distribution d’énergie (gaz-électricité) Ores (rationnalisation des conseils d’administration, suppression des comités de secteur, règles de gouvernance…) ainsi que sur les plans de modernisation de l’éclairage public visant à passer partout à un éclairage LED, économe en entretien et en consommation.

C’est à l’issue de ces « préambules » fort intéressants que le Conseil a entamé l’examen de son ordre du jour traditionnel.

Nous avons tenu d’emblée à regretter le déplacement en dernière minute de la date du conseil (normalement prévu le lundi 20 novembre).  A la fois car c’est une question de respect des conseillers/ères communaux/ales et du public (aucun citoyen lambda n’était d’ailleurs présent lors de cette séance) mais aussi car, dans le cas d’espèce, cela témoigne une fois de plus de sérieux problèmes de gestion au sein de l’administration.  Le motif du déplacement est en effet un « couac » dans le traitement d’un dossier de personnel enseignant.

L’ordre du jour du conseil ne présentait a priori pas de points susceptibles d’attiser les passions mais c’était sans compter sans la petite chanson des élections…

Les premiers points concernaient divers marchés publics qui ont tous été approuvés à l’unanimité (remplacement de certains jeux sur quelques plaines de la commune, nouveaux serveurs informatiques pour la commune, matériel informatique divers, mobilier pour le nouvel atelier communal, centrale d’achat « mazout »…).  En ce qui concerne la question des plaines de jeu, l’échevin a expliqué que les achats proposés aujourd’hui sont limités à ce qui avait été prévu au budget 2017 mais que, en 2018, sur base d’une étude globale de conformité de toutes les plaines, de nouveaux investissements seront inscrits au budget.  Nous nous en réjouissons car l’état de la « grande » plaine de la rue du Pont à Godinne reste problématique ainsi que certains éléments de sécurité à la plaine du Maka à Yvoir.  Au chapitre des marchés publics, le conseil a même déjà approuvé le contrat d’études passé avec l’INASEP pour les entretiens de voirie 2018; l’échevin souhaite en effet accélérer le processus par rapporta ux autres années … Tiens un premier petit clignotant !

Les points relatifs à la gestion du patrimoine communal concernaient la mise à disposition d’Ores de micro-parcelles de terrain en vue de la construction de nouvelles cabines électriques ainsi que … la mise à disposition de la zone de secours DinaPhi de l’arsenal des pompiers d’Yvoir. 

Rappelons que depuis le 1er janvier 2015, le service Incendie d’Yvoir a été incorporé à la nouvelle zone de secours et que, normalement, ceci devait aussi entraîner le transfert de propriété des bâtiments et du matériel nécessaires à la poursuite des activités de secours.  Sans rentrer dans les détails d’un dossier assez technique et pour des raisons inédpendantes de la volonté de la commune et de la zone, le transfert de propriété de l’arsenal n’a pas encore pu se réaliser à ce jour.  D’un point de vue financier cela pose un problème à Yvoir puisque le coût des emprunts réalisés pour la construction de cet arsenal (rappelons son coût de construction -hors terrains et mobiliers- : 3.203.000€ !) sont toujours à charge de la commune alors qu’il devrait être à charge de la zone.  Une solution semble enfin se dessiner au travers d’une « mise à disposition » des bâtiments au profit de la zone moyennant notamment une prise en charge des emprunts par la zone.  Une convention dans ce sens était donc soumise à l’accord du conseil communal.   Petit problème: la convention a fait l’objet d’un avis de légalité (obligatoire) plus que réservé de la Directrice Financière.  Et pour cause, le projet de convention manque en effet de clarté et de précision sur plusieurs points : justification du choix d’une mise à disposition à titre gratuit, description précise des emprunts concernés, fin de la convention, etc.  Nous avons donc demandé que le point soit reporté de manière à pouvoir corriger le texte.  « Impossible » selon le bourgmestre… Pourquoi une telle urgence alors que le dossier « pourrit » depuis 2015 ?  C’est que la signature immédiate de cette convention -même mal rédigée et suceptible de créer des diffcultés dans le futur- permettra à Yvoir d’encaisser en 2017 une somme de plus de 400.000€ (la somme des charges d’emprunt depuis 2015).  Cette somme devrait permettre de présenter des comptes communaux 2017 dans le vert… une opération indispensable à la veille d’une année électorale.  Nous ne critiquons pas cette volonté car il s’agit d’argent incontestablement dû à Yvoir mais nous ne pouvons pas accepter que cela justifie une convention bâclée et susceptible de créer plus tard des litiges.    Finalement -et après des échanges souvent musclés-, le Collège a tout de même accepté de revoir le texte litigieux et de le soumettre à un conseil communal supplémentaire exceptionnel le samedi 2 décembre à 9H.

Remarquons encore que, outre les problèmes de sécurité juridique, nous nous interrogeons aussi sur les aspects financiers de l’opération.  En effet, la convention ne prévoit aucune compensation pour Yvoir en ce qui concerne la valeur du terrain (probalement largement au-delà de 100.000€ aujourd’hui), la partie des honoraires qui n’a pas été financée par emprunt (probablement aussi largement plus de 100.000€) ainsi que le mobilier et équipement de l’arsenal (valeur au bilan de plus de 60.000€).  Nous nous demandons si la même logique a été adoptée vis-à-vis de toutes les communes de la zone.  La question est d’autant plus pertinente que la manière de « rémunérer » les communes de la zone DinaPhi pour la cession de leurs arsenaux et matériels n’est pas exactement conforme à ce que prévoit la loi du 15 mai 2007 sur la sécurité civile.  Affaire à suivre donc…

A l’issue de ce point très discuté, le conseil communal a approuvé à l’unanimité le budget 2018 du CPAS d’Yvoir.  Nous avons voulu ainsi saluer les efforts accomplis par le CPAS en matière de projets et de gestion des points APE.

Enfin, l’ordre du jour du conseil comportait aussi les traditionnels ordres du jour des Assemblées Générales de fin d’année de toute une série d’intercommunales dont Yvoir fait partie.  Les conseils communaux ont en effet à se prononcer sur chacun des points de ces ordres du jour.  Souvent perçu comme un rituel où les conseils communaux n’ont pas beaucoup d’autres choix que de voter « oui » à tout ce qui leur est proposé, il s’agit pourtant d’un moment-clé dans le processus de contrôle démocratique de ces grosses structures, bien éloignées du citoyen mais impactant leur vie de tous les jours.  Les sagas du type « Publifin » sont là pour nous rappeler concrètement les enjeux de ce type d’exercice.

Pour clore cette longue séance, notre groupe a encore soulevé quelques points spécifiques:

  • Précision quant au fonctionnement de la Commission Consultative de l’Accueil (suppléance, définition des catégories d’acteurs invitées, etc.)
  • Entretien du cheminement doux entre le CHU et Mont (« incivilités équines »…)
  • Suivi des contrôles de pollution de sol suite au remplacement de citernes à mazout endommagées dans des bâtiments communaux à Evrehailles et à Durnal
  • Risque d’abandon du projet de création de logements sociaux dans la gare de Godinne, suite aux contraintes financières
  • Suite à des aménagements réalisés par la commune, à la demande d’un propriétaire (tiens, voilà encore un clignotant dont on parlait en début d’article !), sur le chemin du Pré Toinette à Durnal, nous avons demandé au Collège de refuser tout nouveau projet immobilier dans ce secteur non équipé et non égoutté, sauf prise en charge par le demandeur privé de tous les travaux de raccordement.

Il était presque minuit lorsque ce conseil s’est terminé…

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Les vagues, source d’énergie…

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Il n’y avait pas de grands projets susceptibles d’attiser les passions des uns ou des autres au menu du conseil communal de ce 23 octobre 2017.  Néanmoins cette réunion fut une fois de plus l’occasion de constater que le (seul?) mot d’ordre du Collège est « pas de vague »… Une attitude que nous dénonçons depuis longtemps.

La gestion du personnel communal illustre bien ce manque de volontarisme.  Si la mise à jour et l’harmonisation des statuts du personnel et du règlement de travail de la commune et du CPAS constituent un pas important dans la bonne direction – nous avons d’ailleurs félicité la responsable des ressources humaines pour ce travail-, il est tout à fait regrettable que l’on n’ait pas profité de cette occasion pour -enfin- établir un organigramme de l’administration communale précisant clairement le rôle et les responsabilités de chacun.  Bien sûr, ce travail exige de faire des choix et de les rendre publics… Au vu des difficultés et des problèmes rencontrés au sein de l’administration communale depuis plusieurs mois, il s’agit pourtant d’une priorité absolue.

Autre exemple encore: la tutelle sur les fabriques d’église.  Le conseil avait à se prononcer sur les budgets 2018 des fabriques d’église de l’entité.  Même si des efforts ont été réalisés au cours des dernières années, force est de constater que la commune est encore amenée à supporter chaque année les frais de fonctionnement des fabriques à hauteur de montants de l’ordre de 60.000€.  Nous plaidons pour une rationnalisation du fonctionnement des fabriques: fusion de certaines fabriques, échange de bonnes pratiques , mise en place d’une forme de centrale d’achat permettant une gestion plus efficace des marchés publics auxquels sont soumises les fabriques… Il faut en effet se souvenir que, outre ces subsides (« interventions communales de secours »), la commune est aussi amenée à supporter les dépenses de travaux et de gros entretiens générées par le patrimoine religieux de l’entité.  Assurer la liberté de la pratique religieuse de la manière économiquement la plus efficace devrait être aussi une priorité communale.  Mais il est vrai que cela demande aussi un peu de courage politique…

Sur quelques points que notre groupe avait fait inscrire à l’ordre du jour, force fut aussi de  constater le manque de « punch » de la majorité.

  • Le gros chantier résidentiel de la rue Grande à Godinne a mis à rude épreuve le trottoir et, par voie de conséquence, la sécurité de circulation des piétons à un endroit fortement fréquenté (vers l’Académie de Musique, notamment).  A hauteur de ce même chantier, un container encombre par ailleurs la voirie depuis de nombreux mois.  Nous avons attiré l’attention du Collège sur ce point depuis le mois de juin.  A ce jour, nous n’avons constaté aucune amélioration.  Le Collège a bien écrit (gentiment…) à l’entrepreneur mais n’a pris aucune mesure coercitive (alors que l’entrepreneur est en infraction)…
  • A Godinne encore, la Région wallonne avait promis de reconsidérer la demande d’instauration d’une zone « 30 » à hauteur de l’Académie de Musique, rue Grande.  Ce point devait être discuté en Commission Provinciale de la Sécurité Routière (CPSR).  Une réunion de cette commission est planifiée ce 25 octobre mais le point n’y est pas abordé en dépit -nous dit-on- des demandes du Collège.  Celles-ci furent-elles suffisamment énergiques ? On peut en douter.
  • Malgré nos multiples rappels et malgré la candidature d’Yvoir dans le cadre d’un appel à projets régional en vue de réaliser une liaison vélo entre la gare de Godinne et le pont de Rouillon, nous avons une fois de plus constaté qu’il n’était pas du tout certain que des aménagements « vélos » et « piétons » soient bien prévus sur le nouveau pont et à ses abords (de manière à permettre une liaison efficace avec le RAVeL de la Meuse).
  • A Yvoir, les limites précises des zones d’extraction posent depuis très longtemps problème.  Les carriers se basent sur un document dont plus personne ne semble posséder une copie.  Les conséquences de cette situation un brin surréaliste sont malheureusement très concrètes pour bien des habitants d’Yvoir: apparition d’un « terril » de déchets de carrière au bout du quartier résidentiel du Lairbois, progression inquiétante de certaines installations de carrières en direction du village d’Evrehailles (Jauviat, Fontenelle…), etc.  Nous plaidons depuis plusieurs mois pour une approche énergique de ce dossier important pour la commune et ses habitants.  Vu l’inertie des acteurs, seule une action en justice intentée par la commune peut clarifier la situation.  Ce 23 octobre, nous avions donc souhaité savoir où nous en étions… Le Bourgmestre nous a répondu le plus sérieusement du monde que le Collège avait examiné soigneusement la problématique et était arrivé à la conclusion que… « seule la menace d’une action en justice pouvait faire bouger les protagonistes »… Comme le disait Molière: « Voilà justement ce qui fait que votre fille est muette… »
  • Le projet de reconversion du domaine du Launois à Yvoir ne progresse pas non plus… à l’inverse des nuisances diverses que doivent subir les riverains du quartier du Launois.  Une manière de mettre la pression sur les propriétaires serait au moins de taxer les bâtiments inoccupés (mais squattés sans doute…) qui occupent le domaine (ancien home, ancienne pizzeria, etc.).  Mais ici encore le Collège semble préférer l’absence de vague…

En physique, les vagues sont une source d’énergie naturelle (et renouvelable).  Plutôt que de vouloir les supprimer, l’homme a appris à utiliser cette énergie… A Yvoir, toute vague est perçue comme une source de risque par le Collège au lieu d’être reconnue comme une source d’énergie et de progrès.  C’est bien dommage…

Pour le reste, la plupart des autres points à l’ordre du jour ont été approuvés à l’unanimité: mise aux normes électriques et nouvel éclairage LED pour l’école d’Yvoir, réfection de la cour du Maka (CPAS), taxes 2018 sur les déchets (à un niveau inchangé par rapport à 2017), taxes 2018 sur la délivrance des documents administratifs, suppression des frais réclamés par la commune lors des paiements par carte de banque,

Par contre, notre groupe s’est abstenu sur les nouveaux tarifs de l’Accueil Temps Libre (garderie, plaines de vacances).  Certains de ces tarifs ont en effet été augmentés (légèrement) mais, surtout, nous avons regretté l’absence de réunion de la Commission communale de l’Accueil du Temps Libre qui aurait dû au préalable se prononcer sur ces modifications des tarifs.

Nous avons aussi rejeté les nouvelles taxes de séjour (à charge des touristes séjournant dans la commune mais prélevées sur les exploitants d’hébergements touristiques).  Compte tenu des incertitudes liées au fonctionnement et au financement de la nouvelle Maison du Tourisme Namur-Dinant, nous estimons en effet que l’augmentation très sensible des forfaits est tout à fait inopportune (certains opérateurs touristiques ayant opté pour le forfait verront le montant de leurs taxes multipliées par 3). 

La séance du conseil s’est clôturée vers 22H30.

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Un projet qui interpelle à Spontin…

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Différents media locaux ont évoqué ces derniers jours une demande de permis d’urbanisme très particulier concernant le village de Spontin.  Il s’agit de la création, durant 8 ans, d’une décharge pour matériaux inertes provenant de grands chantiers de terrassement, entre le camping (communal) de Spontin et l’entrée de l’autoroute E411.

Pour en savoir plus, nous vous invitons à découvrir notamment l’article de l’Avenir , la réaction de notre chef de groupe dans cette même édition du journal ainsi que l’intervention de Chantal Eloin-Goetghebuer sur Matélé.  Il va sans dire que le groupe La Relève se réjouit de la réaction de la locale Ecolo d’Yvoir.