aménagement du territoire, environnement

La cartographie éolienne enfin disponible

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La presse a révélé aujourd’hui la très attendue carte des zones favorables à l’implantation de mâts éoliens en Wallonie.  On se souviendra que le Gouvernement Wallon s’est fixé un très ambitieux objectif en terme d’énergies renouvelables et que l’atteinte de cet objectif passe notamment par la réalisation de plusieurs centaines d’éoliennes supplémentaires sur le territoire wallon.  Ce vaste chantier ne va pas sans se heurter à de nombreuses oppositions et aussi à de nombreuses contraintes (zones de défense, etc.).  Pour permettre une approche encadrée de ce délicat dossier, le Gouvernement Wallon a décidé d’élaborer un triple outil: un cadre de référence (définissant les distances minimales entre les éoliennes et l’habitat, les limites à respecter entre deux parcs, etc.); une cartographie reprenant les zones favorables à l’éolien (ce qui vient d’être publié aujourd’hui) et un décret éolien, pas encore disponible à ce se jour mais qui sera sensé clarifier la politique foncière sous-jacente à l’éolien.  Nous renvoyons vers les articles de presse pour plus détails à ce sujet (par exemple dans l’Avenir de ce jour…).  Nous avons déjà évoqué ce sujet également sur ce blog: par exemple dans un article du 3 mai 2012.

Nous nous sommes bien sûr aujourd’hui intéressés à la situation d’Yvoir.  La commune d’Yvoir fait partie principalement du lot 28 qui couvre également une partie des communes de Dinant, de Ciney et de Houyet.  Le territoire ainsi défini devrait accueillir une douzaine d’éoliennes supplémentaires par rapport à la situation actuelle.  Au sein de ce lot, la commune d’Yvoir présente de nombreuses zones considérées comme particulièrement favorables à l’éolien.  Ces zones apparaissent en vert foncé et en vert « medium » sur la carte ci-dessus.  La carte complète de Wallonie est disponible d’un simple clic ici-même.

Les communes seront prochainement consultées sur cette cartographie et, plus tard, des enquêtes publiques sont également prévues…

Nous étudierons de près l’ensemble des nouvelles règles (cadre de référence et cartographie) et leur impact potentiel sur notre commune et nous ne manquerons pas de réagir sur ce dossier important pour nous tous.  N’hésitez pas à nous faire part de vos réactions également à ce sujet.

aménagement du territoire, Culture et patrimoine, environnement

La Relève au travail…

Nous voici donc partis pour une nouvelle législature de 6 ans, sous la houlette d’Ovide Monin.

Nous avions bien sûr l’espoir de participer de façon directe au pouvoir communal en cette fin 2012.  Mais les urnes ont parlé et, comme le disaient nos ancêtres latins, « Vox populi, vox Dei » !

Nous sommes décidés à rester une opposition constructive sur Yvoir… pour 6 ans du moins!  Nous soutiendrons honnêtement les projets qui nous semblent porteurs pour notre commune et ses habitants.  Dans la mesure de nos moyens et si la majorité l’accepte, nous participerons même à la bonne réalisation de ces projets.  Cette approche n’est possible que si les citoyens (ceux qui nous ont confiance et… même les autres!) nous interpellent et nous font part de leurs réflexions, suggestions ou attentes face à ces projets d’intérêt collectif.  C’est la raison pour laquelle les mandataires et les candidats aux élections de 2012 de la Relève se sont organisés pour suivre plus spécialement certains domaines de la vie publique.  Nous vous présentons cette organisation sur notre page « une équipe de terrain ».  N’hésitez pas à faire appel à nous !

Depuis les élections du 14 octobre 2012, nous ne sommes d’ailleurs pas restés inactifs comme vous pouvez en juger:

  • notre groupe a officiellement réagi à la réunion d’Information Préalable consacrée à l’étude d’incidences liée à l’installation de gazéification de la biomasse prévue sur le site du CHU de Mont-Godinne (document disponible au téléchargement)
  • notre groupe est intervenu sur divers sujets dès le Conseil du 12 novembre (voir l’article consacré à ce conseil)
  • notre groupe n’a pas manqué de souligner le manque de représentation des femmes au sein du nouveau Collège Communal et au sein du Conseil Communal en général
  • notre groupe soutient sans ambiguïté la position négative prise par le Collège quant à une demande de permis d’urbanisme en vue de démolir les anciens fours à chaux de Spontin.  Nous soutenons aussi la pétition lancée dans ce cadre.  Il est possible de prendre connaissance de ce projet et de signer la pétition sur le site lapetition.be.
  • etc.
aménagement du territoire, environnement

L’incinérateur de Givet: le permis est refusé

Le hasard de l’actualité est parfois surprenant… au lendemain d’une réunion d’information consacrée à un (vrai) projet de co-génération (propre… selon toute vraisemblance), le journal L’Avenir de ce 7 novembre revient sur l’affaire de l’incinérateur de Givet.  Nous avions déjà évoqué au mois de décembre 2011 ce dossier et dit nos doutes au sujet des risques environnementaux induits (voir notre article sur ce même blog).

La nouvelle est donc rassurante: les autorités françaises ont refusé le permis d’exploitation à ce projet.  La vigilance reste cependant de mise, le promoteur dispose d’un délai afin d’introduire un recours contre cette décision du Préfet des Ardennes.

aménagement du territoire, environnement

La co-génération au CHU de Mont-Godinne: une réunion rassurante mais peu enthousiasmante…

Une grosse vingtaine d’habitants et de mandataires avaient répondu présents à l’invitation lancée par la Commune d’Yvoir.  La réunion d’information de ce mardi 6 novembre au soir constituait le point de départ de la procédure administrative (longue) qui doit successivement conduire à l’élaboration d’une étude d’incidences par un bureau d’études indépendant, à une enquête publique, à un examen par le CWEDD et à une décision d’octroi ou non par la Région Wallonne d’un permis d’environnement au profit de la centrale de gazéification de la biomasse projetée par la société « Mont Godinne Green Energy » (MGGE).  Cette réunion a donc permis au bureau ARIES  de présenter au public les grandes étapes administratives de la procédure d’examen et d’octroi du permis d’environnement.  Le représentant de la société Mont Godinne Green Energy (MGGE), une filiale à 100% de la société Xylowatt, a ensuite présenté les caractéristiques techniques du projet.

Ces caractéristiques peuvent se résumer ainsi:

  • la société MGGE construit et exploite, sur le site du CHU (dans la zone boisée au Nord-Ouest de la route des urgences), un réacteur de gazéification de la biomasse.  Ce réacteur produit du gaz qui est vendu au CHU de Mont-Godinne et qui alimente un moteur produisant de l’électricité et de la chaleur.  Ce moteur est propriété du CHU et est déjà opérationnel.  Il tourne aujourd’hui sur du gaz naturel de distribution.  Le gaz de biomasse permettra de couvrir 50 % et 70 % des besoins respectifs de l’hôpital en électricité et en chaleur (pour ce qui excède ces valeurs, l’hôpital utilise le gaz naturel de distribution).
  • le réacteur de gazéification utilisera exclusivement comme combustible des plaquettes de bois provenant des déchets de l’industrie du bois wallonne.  On estime la consommation à 3500 tonnes de bois par an.  Ce bois est fourni « non-séché ».  Il est séché sur le site.  Le réacteur produit du gaz ainsi que des cendres et de l’eau.  Il n’y a en principe aucun dégagement de fumée durant le cycle de gazéification
  • la société MGGE assurera au moins un emploi journalier permanent sur le site
  • le projet permet au CHU de ne plus dépendre de l’évolution du prix des énergies fossiles
  • les risques environnementaux liés au projet semblent a priori bien identifiés
    • fuites de CO dans le local du réacteur de gazéification
    • risque d’incendie dû au stockage de quantité importante de bois et à son séchage
    • risques de pollution sonores dus au fonctionnement du réacteur
    • risques de pollution chimique au niveau des résidus du processus de gazéification (eaux chargées, cendres)
    • risques de pollution du gaz fourni (provoquée par des bois pollués)
    • risques dus au charroi supplémentaire généré par le transport de la biomasse (3 semi-remorques par semaine)

Les présentations ont été suivies par de nombreuses questions qui ont permis d’éclaircir certains des points que nous venons d’évoquer.  Il est acquis par exemple que le réacteur de gazéification ne sera pas utilisé pour l’incinération de déchets hospitaliers.  Malheureusement, d’autres points restent flous.

C’est le cas notamment pour la réduction des émissions de CO2 due à cette nouvelle technologie.  Les exploitants bénéficieront bien de certificats verts mais… on n’est toujours pas sûr que les KW produits sous cette forme génèrent moins de CO2 que ceux produits par des formes plus classiques de production d’électricité ou de chaleur !

C’est également le cas pour la question du prix du combustible de base.  Comment le prix des plaquettes de bois va-t-il évoluer dans le futur ?  N’y-a-t-il pas un risque d’augmentation des prix si la multiplication des projets de co-génération entraîne une augmentation forte de la demande ? Ce risque n’est-il pas d’autant plus grand que, à la différence des pellets, ce type de combustible ne bénéficie pas d’un marché global mais très local ?  Autant de questions restées sans réponses très claires.

L’assemblée n’a pas non plus pu se rendre compte clairement des avantages économiques du projet pour les deux partenaires.  En gros, « le projet est rentable sinon les banques n’auraient pas accepté de le financer »…

Les questions liées à la gestion des risques ne semblent pas non plus, à ce stade, avoir fait l’objet d’une étude très approfondie.  Si on peut considérer que les risques au lancement seront bien maîtrisés au travers des procédures de réception de l’installation, qu’en sera-t-il des contrôles en continu ?  Quel organisme assurera le suivi annuel (ou plus ?) des installations ?

En synthèse, nous nous réjouissons bien sûr du lancement d’un projet novateur et d’envergure d’énergie (plus) verte dans la commune d’Yvoir.  Nous regrettons toutefois le caractère peu convaincant de la démonstration en ce qui concerne la rentabilité économique et écologique de l’opération pour chacun des partenaires.  Par ailleurs, nous ne manquerons pas d’interpeller le bureau d’études chargé de l’étude d’incidence pour que les questions restées sans réponse à ce stade soient soigneusement étudiées dans le cadre de l’étude d’incidence.  Il est en effet bien préférable de régler ces questions dès ce stade-ci de la procédure sans attendre l’enquête publique qui portera sur un projet ficelé.

aménagement du territoire, environnement

Une centrale de co-génération (chaleur et électricité) au CHU de Mont-Godinne

Il y a bientôt deux ans, au tout début 2011, le CHU et la société Xylowatt annonçaient la signature d’un partenariat en vue de développer une centrale de co-génération sur le site du CHU.  Cette centrale devrait permettre de couvrir, dans de bonnes conditions environnementales et économiques, respectivement 70 et 50 % des besoins en chaleur et en électricité du site du CHU.

Ce n’est que maintenant que ce projet va faire l’objet d’une étude d’incidence, comme l’a annoncé le site de la commune d’Yvoir.

Nous invitons tous les habitants intéressés par ce type de technologie (ou soucieux de s’assurer du type de combustible utilisé…. 🙂 ) d’assister à la réunion programmée ce mardi 6 novembre 2012 à 19H30 à l’Administration Communale d’Yvoir (salle du Conseil Communal).

aménagement du territoire, campagne électorale 2012, Culture et patrimoine, Mobilité, participation citoyenne

23 septembre 2012: Journée des familles à Spontin

Une météo clémente, à défaut d’être franchement radieuse, des jeunes familles et de nombreux enfants… on peut parler d’un joli succès pour la journée organisée par la Relève ce dimanche 23 septembre à Spontin.

Pendant 2 heures, le groupe a été guidé dans Spontin et le long du Bocq par Daniel Ista, spontinois de coeur et de souche et par Patrick Evrard, tête de liste de la Relève.  Pas de polémique politique tout le long de ce parcours mais simplement la découverte d’un patrimoine et d’un passé très riche dont les traces visibles sont encore fort nombreuses.  De la gare de Spontin jusqu’à la carrière de la Rochette, c’est tout le passé lointain et plus récent de Spontin qui a été mis en valeur.  Une façon malgré tout de sensibiliser les citoyens à l’importance d’avoir, dans une commune comme une Yvoir, une stratégie de développement claire et cohérente.  Le développement harmonieux de notre commune passe en effet par une stratégie globale cohérente qui englobe aussi l’aménagement du territoire (quelles zones d’habitat privilégier, avec quelles exigences de service ?) que la promotion du tourisme durable.

Après ces moments d’effort -ah, pas faciles les escaliers de l’école perchée sur son Tienne!-, venaient les moments de réconfort dans le cadre toujours convivial du Moulin de Spontin.

Les candidats de la liste y avaient dressé tonnelles et barbecues et chacun a participé au BBQ-Auberge Espagnole de la Relève: qui cuisant ses merguez, qui ses saucisses locales !

L’après-midi s’est poursuivie par une visite guidée du Moulin.  Bernard Potvliege, l’époux d’Yvonne Michel, candidate n° 11 de la liste … n°11 !  Le Moulin est le dernier témoin du patrimoine bâti de Spontin qui soit accessible au public et cela uniquement grâce au travail et à l’engagement de Yvonne et de Bernard, depuis de très nombreuses années.  Une excellente chose pour le Moulin, pour les visiteurs toujours émerveillés par l’atmosphère du lieu mais une bine triste comparaison par rapport à l’époque glorieuse du Château de Spontin et des Sources.  Une invitation aussi à ne pas laisser les chose dans l’état mais à faire à nouveau de Spontin la Perle de la Vallée du Bocq !

Et voici quelques photos-souvenirs de Pascal Vancraeynest, candidat n°18 de la Relève, présent avec sa nombreuse et sympathique famille … Merci Pascal !

aménagement du territoire, environnement

De nouvelles éoliennes à Dorinne-Lisogne ? suite…

Un petit parc éolien est déjà installé sur notre commune, plus précisément sur le territoire du village de Dorinne.  Nous avons déjà évoqué sur notre site, le projet d’un nouveau promoteur espagnol -GESTAMP- visant à l’installation de 6 éoliennes supplémentaires à proximité du parc existant (voir notre article du 3 mai 2012).  Aujourd’hui, c’est LUMINUS, l’exploitant du parc actuel de Dorinne, qui introduit un projet prévoyant l’installation de pas moins de 16 éoliennes supplémentaires dans le même secteur et en extension (sans doute) du parc existant.  On sait, avec certitude, que deux autres promoteurs vont aussi introduire des projets sur cette même zone.  Il est vraisemblable que seul l’un de ces projets pourra bénéficier du permis d’exploitation…  Cette « frénésie » de développement, cette surenchère entre opérateurs privés pour décrocher les meilleures places (et les moins chères sans doute…), ce gaspillage de ressources (privées -les études fouillées que chacune de ces études impliquent- et publiques -la mobilisation des administrations communales, par exemple-), tout cela nous confirme dans nos réticences par rapport à la manière anarchique dont l’éolien se développe aujourd’hui en Région Wallonne.

Notre liste reste fondamentalement favorable au développement des énergies vertes dans notre commune.  A l’heure actuelle et sous nos latitudes, l’éolien reste par ailleurs l’une des énergies vertes dont le coût de production est le moins élevé au KWh.  Nous pensons néanmoins qu’il est urgent que le Gouvernement Wallon mette de l’ordre dans la manière dont ce développement est organisé et que, dans l’attente, un moratoire est indispensable.  Le cadre nouveau de développement du grand éolien (on parle ici de mâts d’une hauteur de 150 m ou plus) devra par ailleurs veiller à respecter impérativement:

  • la santé, la tranquillité et le cadre de vie des riverains
  • certains paysages de grande qualité géographique, environnementale, historique ou esthétique
  • le principe selon lequel le vent est un bien commun dont la « privatisation » doit être envisagée avec précaution

C’est aux citoyens concernés et à leurs représentants communaux de faire entendre ici leur voix.  Nous invitons donc toutes les personnes sensibilisées par le sujet à assister à la réunion d’information préalable (RIP) organisée par LUMINUS,

le lundi 2 juillet 2012 à 19H30′
la salle « La roue de Bois »
rue du Forbot, 4c à Lisogne

aménagement du territoire, environnement, participation citoyenne

Les nouvelles éoliennes… (suite)

Coup de lancement d’un nouveau parc de 6 éoliennes à cheval sur les communes de Dinant (4) et de Yvoir (2) ce mercredi 2 mai à 20H.  Un projet intéressant dans la mesure où il «colle» au parc éolien existant exploité par Luminus.  Néanmoins, la réunion préalable d’informations n’a pas convaincu le public, ni de la compétence du promoteur, ni de son ancrage local.  L’occasion pour nous de rappeler qu’il est urgent que le Gouvernement Wallon légifère dans cette matière pour éviter que l’éolien ne soit qu’une machine à sous pour de grands groupes industriels.

Tout citoyen est invité à formuler ses remarques par écrit avant le 18 mai 2012, soit à la Commune de Dinant, soit à la Commune d’Yvoir, avec copie à Gestamp-Wallonie SA, 2 avenue des Dessus de Lives à 5101 Namur.

Plusieurs dizaines de personnes se sont rendues ce 2 mai à 20H, à la salle de la «Roue de Bois» à Lisogne pour assister à la présentation d’un nouveau projet d’éoliennes sur les territoires de Purnode, Dorinne, Awagne, Lisogne et Thynes.

Le projet est développé par Gestamp Wallonie, une filiale (occupant à ce jour deux personnes en Belgique !) d’un grand groupe équipementier espagnol.  Les caractéristiques de ce nouveau parc sont les suivantes:

  • 6 mâts installés entre les villages de Purnode, Awagne, Dorinne, Lisogne et Thyrse
  • Puissance individuelle des mâts: entre 2 et 3,3 MW
  • Hauteur des mâts: 150 m
  • Distance minimale par rapport à l’habitation la plus proche : 480 mètres
  • Transport de l’électricité produite: par cable à enfouir jusqu’à la sous-station électrique de Dinant

La carte ci-dessous présente l’implantation des 6 mâts nouveaux (pastilles vertes) ainsi que la situation des 6 mâts existant (pastilles oranges) (cliquer sur l’image pour l’agrandir).

L’événement de ce 2 mai 2012 est la toute première étape de la (longue) procédure qui doit conduire, en cas d’acceptation, à la mise en exploitation du parc dans le courant de 2015.  D’ici là, un bureau d’études doit élaborer une étude d’incidences environnementales, une enquête publique doit être organisée, les communes de Dinant et de Yvoir doivent remettre leurs avis ainsi que de nombreuses autres instances (CWEDD, DNF, CRAT, etc.).

La soirée de ce 2 mai a permis au promoteur Gestamp de présenter son projet et au bureau d’études SGS sa méthodologie de travail pour évaluer les incidences du nouveau parc sur l’environnement au sens le plus large.  Cette étude doit couvrir les aspects «bruits», «effets stroboscopiques», «faune et flore», «air et énergie», «paysages et patrimoines», «mobilité et infrastructure»,etc.  Une longue séance de questions-réponses et d’interpellations a succédé aux deux présentations.

L’échevin Bodlet de Dinant et Charles Paquet, mayeur d’Yvoir, ont, chacun de leur côté, précisé d’emblée que leurs communes respectives n’étaient demandeurs de rien et ne pouvaient que constater l’intérêt des promoteurs pour certaines zones venteuses de leurs entités.  Thierry Bodlet a précisé que, d’un point de vue paysager, la ville de Dinant ne se contenterait pas de simulation sur ordinateur mais exigerait aussi des simulations de terrain par montée de ballons aux emplacements futurs des mâts de façon à mieux percevoir l’impact visuel du nouveau parc.  T. Bodlet a également souligné que, dans le même secteur géographique, d’autres promoteurs envisageaient aussi de déposer de nouveaux projets.  Ces divers projets sont sans doute largement incompatibles entre eux (la réalisation de l’un bloque la réalisation des autres…).

De nombreuses interpellations et/ou questions du public ont porté sur les aspects «bruits» et «impacts paysagers».  Mais, comme souvent dans ce type de débat, c’est l’intérêt même de l’éolien terrestre (par opposition aux éoliennes construites au large de nos côtes) qui a été remis en question.  En résumé, voici, en vrac, quelques thèmes abordés lors de la soirée (les «guillemets» indiquent qu’il s’agit de citations d’interventions du public):

  • Plusieurs participants ont regretté le manque d’informations sur la tenue de la réunion de ce mercredi 2 mai au soir (pas de lettre personnelle aux habitants).
  • «Pourquoi la Région Wallonne veut-elle absolument ‘bricoler’ de l’éolien terrestre -peu rentable- sur son territoire alors que les projets en mer sont largement plus intéressants ?»
  • «Le développement de l’éolien est devenu exclusivement une affaire de gros sous dont seuls les promoteurs profitent.  Ni l’environnement, ni les habitants riverains, ni nos ressources énergétiques n’en sortent gagnants !»
  • «Le bruit constitue une vraie nuisance pour certains riverains.  Déjà aujourd’hui, le seuil légal de 40dBa est dépassé à certaines occasions.  L’ajout de nouvelles éoliennes à proximité des éoliennes existantes ne fera que renforcer ce phénomène»
  • «L’impact environnemental des fondations des mâts ne doit pas être sous-estimé (plusieurs milliers de mètres cubes de béton et de ferrailles).  Au terme de la vie économique du parc (20 ans ?), il sera matériellement impossible de remettre les terrains dans leur état d’origine.»
  • «quelles sont les compensations financières qui sont prévues pour les communes ?»
  • «dans quelle mesure, le parc nouveau sera-t-il en harmonie (teinte, taille, etc.) avec le parc existant ?»
  • «Il est bien connu que la construction des mâts se passe sous d’autres cieux que la Wallonie.  Combien d’emplois créés en Wallonie grâce à ce nouveau parc ?  Ne peut-on imposer des clauses forçant à faire appel à des entreprises locales (une entreprise de Ciney est parfaitement à même de construire les structures des mâts) »
  • «les choix d’implantation des deux éoliennes situées à l’Ouest du parc nouveau semble curieux dans la mesure où des zones dégagées existent à l’Est du parc existant, à plus grande distance des habitations de Awagne et Purnode»
  • «la réalisation de ce parc supplémentaire va provoquer une nouvelle moins-value pour tous les propriétaires d’habitations situées à proximité»
  • «Gestam a-t-il ou va-t-il ouvrir le capital du parc aux communes concernées ou à des citoyens ?»
  • «La construction de ce parc par un promoteur différent de l’exploitant du parc existant (Luminus) ne génère-t-elle pas des inefficacités sur le plan économique et environnemental (voiries d’accès, nouvelles stations de tête à construire, etc.) ?»
  • «les promoteurs chassent les zones venteuse dans une ambiance ‘Far-West’.  La Région Wallonne prépare (depuis de longs mois déjà…) un nouveau cadre réglementaire visant à mettre de l’ordre dans ce marché.  Ne conviendrait-il pas, dans l’attente, de geler les projets qui fleurissent de façon anarchique un peu partout ?»

La qualité des réponses apportées par le promoteur n’étaient malheureusement pas à la hauteur des questions posées.  Celui-ci ne dispose visiblement pas d’une grande expérience du marché belge (son site Internet est toujours «en construction» !), ni d’une connaissance pointue de l’environnement dans lequel il compte s’installer.

Notre groupe n’est pas a priori opposé à ce projet qui a le mérite de s’inscrire dans le renforcement d’un parc éolien existant.  Nous regrettons toutefois le manque de professionnalisme flagrant du promoteur qui ne nous rassure pas quant à sa capacité à mener à bien un tel projet.  Nous regrettons aussi que les deux parcs voisins soient exploités par des promoteurs différents, une situation génératrice d’inefficacitéset, peut-être, de double emploi en terme d’infrastructures.  

Dans l’hypothèse (regrettable) où les pouvoirs publics ne peuvent pas agir sur ce dernier point, nous demandons au minimum que le projet soit amendé en fonction des remarques suivantes:

  • Clarifier l’ouverture possible aux citoyens du capital du projet 
  • Révision de l’implantation par une meilleure utilisation des zones situées immédiatement à l’Est et au l’Est-Nord-Est du parc de Luminus (cette zone est moins proche des zones d’habitations).  Il est crucial de rapprocher au maximum les deux parcs.  Le déplacement de l’éolienne 1, très excentrée dans le projet, s’impose. 
  • Négociation d’une participation du / des promoteur(s) à la construction du contournement de Dorinne et de Spontin pour le charroi carrier.
  • Harmonisation des mâts et des pales du nouveau parc par rapport aux mâts et pales du parc existant
  • Prise en compte sérieuse de toutes les remarques qui seront formulées dans le cadre de cette consultation et dans le cadre de l’enquête publique prévue en 2013.
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De nouvelles éoliennes à Yvoir ?

GESTAMP WALLONIE s.a. introduira prochainement une demande de DEMANDE DE PERMIS UNIQUE DE CLASSE 1 RELATIVE A L’IMPLANTATION D’UN PARC D’EOLIENNES D’UNE PUISSANCE PROBABLE MAXIMUM DE 20 MW SUR LES ENTITES DE PURNODE, DORINNE, LISOGNE ET DE THYNES.

Une réunion d’information sera organisée le Mercredi 2 Mai 2012 à 20H à l’adresse suivante : « A la Roue de Bois », Rue du FORBO n°3, 5501 LISOGNE.

Cette réunion d’information a pour objet de permettre au demandeur de présenter son projet, de permettre au public de s ‘informer et d’émettre ses observations et suggestions concernant le projet, de mettre en évidence des points particuliers qui pourraient être abordés dans l’étude d’incidences et de présenter des alternatives techniques pouvant raisonnablement être envisagées par le demandeur et afin qu’il en soit tenu compte lors de la réalisation de l’étude d’incidences.

Ces mêmes remarques, questions et suggestions pourront aussi être transmises par écrit au Collège communal d’Yvoir, dans un délai de quinze jours à dater de la tenue de la réunion d’information.

Cette réunion d’information et de consultation constitue la première étape du processus conduisant à la délivrance du permis unique. Elle sera donc suivie, si le promoteur poursuit son projet, notamment par une étude d’incidenceset une enquête publique. Il est néanmoins important de s’intéresser dès maintenant au projet et d’assister nombreux à cette réunion citoyenne.

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