CPAS, Emploi, interventions Conseil, la vie dans la commune, Mobilité, participation citoyenne, PCDR, Sécurité, Travaux, Uncategorized

L’information: une valeur démocratique…

LaReleve Info fevrier 2016 V2_p1Loin de nous l’idée que nous soyons les seuls à détenir la vérité… Par contre, nous sommes convaincus que la démocratie ne vit que si elle est nourrie d’informations, d’analyses fouillées et de débats contradictoires.  C’est dans cette optique que notre équipe toute entière -conseillers communaux, conseillers au Centre d’Action Sociale et relais locaux dans nos villages- a élaboré sa 6e feuille d’informations consacrée à quelques grandes thématiques qui concernent la vie de notre commune.

Cette feuille d’informations est distribuée en toutes-boîtes à partir du mercredi 24 février dans toute l’entité d’Yvoir.  Si votre boîte a été malencontreusement oubliée, il vous est possible de télécharger la feuille sous forme d’un fichier PDF d’un simple clic ici-même…

… et si vous collectionnez nos originaux, n’hésitez pas à nous contacter: nous nous ferons un plaisir de vous faire parvenir un exemplaire papier original !

Nous vous en souhaitons en tout cas une agréable lecture !

 

CPAS, interventions Conseil, la vie dans la commune, PCDR, Travaux

La politique de la jeunesse au coeur des débats

Yvoir fours chaux Tasiaux CP

Yvoir MdJ fours chaux Tasiaux

C’est un conseil communal à l’ordre du jour particulièrement maigre auquel les conseillers d’Yvoir ont participé ce lundi 15 décembre.

Le Conseil proprement dit avait été précédé de la traditionnelle réunion conjointe du conseil communal et du CPAS consacrée aux économies d’échelle réalisées grâce à la collaboration entre ces deux institutions et à la mise en commun de certains moyens.  Au-delà de la présentation convenue de cette thématique, c’est aussi l’occasion d’aborder plus en détails l’une ou l’autre thématique d’actualité.  Cette année, Céline Lamand, assistante sociale du CPAS en charge de la réinsertion professionnelle, a brillamment présenté le projet d’ateliers sociaux, lancé il y a un an à Yvoir.  Au travers d’ateliers de cuisine (« comment manger sain et pas trop cher? »), d’informatique, de couture ou encore d’apprentissage à la citoyenneté, l’objectif est de permettre à des personnes en décrochage ou peu en contact avec les structures classiques à se ré-intégrer sur le marché du travail ou simplement à retrouver une place dans la société.

Le conseil communal proprement dit ne comprenait qu’un seul (double) point pouvant faire l’objet de débats.  Il s’agissait d’une part du rapport d’activités et des comptes 2013 de la Maison des Jeunes d’Yvoir et d’autre part de l’octroi par la commune à cette même ASBL d’un subside de fonctionnement pour l’année 2014.  Ces deux points ont donné lieu à des échanges assez nourris entre majorité et opposition.  En résumé, notre groupe estime que le « bateau » de la MdJ d’Yvoir n’a été ni piloté, ni même géré.

Il n’est pas normal

  • que les activités reprises au rapport 2013 s’empilent les unes sur les autres apparemment sans autre ambition que d’occuper, à chaque fois, quelques jeunes.  Nous pensons que l’action d’une MdJ doit aussi s’organiser autour d’un certain nombre de grands projets ou de thématiques faisant appel au plus grand nombre possible de jeunes, lançant des ponts avec d’autres opérateurs socio-culturels de la région
  • que le rapport d’activités soit muet sur des thèmes comme l’indispensable travail de rues des animateurs (aller à la rencontre de certaines « bandes » …) ou encore la question de la couverture des 9 villages de l’entité d’Yvoir
  • qu’un rapport d’activités pour l’année 2013 soit présenté en décembre 2014 sans faire allusion aux difficultés graves rencontrées dans la gestion du personnel de la MdJ depuis le début de l’année 2014 et à la manière dont ces difficultés ont été résolues
  • que la MdJ ne soigne pas sa communication: deux sites Web de la MdJ sont aujourd’hui en ligne, en plus d’une page Facebook.  Tant la version ancienne que la nouvelle version du site sont d’une pauvreté affligeante: la seule activité programmée sur le nouveau site est le repas de fin d’année ouvert à tous.  Les activités de la MdJ ne sont jamais (à une exception près) présentées dans le bulletin communal
  • que le Conseil d’Administration de la MdJ ait avalisé la reprise à sa charge des deux animateurs précédemment payés par la commune d’Yvoir sans vérifier le niveau de rémunération de ces deux collaborateurs.  La conséquence de cette négligence a été le paiement pendant 4 mois d’une rémunération beaucoup trop élevée qu’il faut récupérer auprès des intéressés…

Nous avons aussi fait remarquer au Conseil que l’existence d’une MdJ à Yvoir coûtait beaucoup d’argent public.  Si l’on additionne les subsides de fonctionnement de la Fédération, les subsides sous forme de points APE et les subsides communaux complémentaires, on atteint la somme rondelette de plus de 100.000€ par an.  Ce n’est pas en soi un problème pour autant que la gestion de l’organe soit rigoureuse et efficace.  Nous avons jusqu’à présent nos doutes à ce sujet.  Le Collège lui-même reconnaît de nombreux problèmes.  Comme Marc Dewez l’a souligné, les sommes en jeu mériteraient qu’on réfléchisse à une politique de la jeunesse cohérente sur Yvoir.  Les leviers dans ce domaine pourraient aussi s’exercer via une aide aux clubs sportifs qui s’investissent dans la formation et l’animation des jeunes.  Ceci mérite au moins une réflexion et un partage avec tous les acteurs concernés.

A l’actif de cette discussion parfois vive, il faut noter le recrutement d’un nouveau coordinateurs disposant d’une expérience dans ce domaine d’activités.  Nous nous en réjouissons et nous espérons que le bateau en bénéficiera dès le début de cette année 2015.

Néanmoins, face à ce manque de visibilité actuel, nous nous sommes abstenus sur le rapport d’activité et les comptes 2013.  Nous avons par contre approuvé l’octroi à la MdJ d’une subvention communale en 2014 d’un peu moins de 4000€ destinée à couvrir la part du salaire des animateurs non couvertes par les points APE.  Nous serons bien sût très attentifs à la présentation du dossier définitif de subvention pour 2015 qui doit nous être présenté dans les prochaines semaines.

Pour le reste du Conseil communal, nous sommes encore intervenus sur trois autres points:

Aménagement de la place de Purnode (dans le cadre du PCDR)

Suite à la remarque formulée par le groupe La Relève, le Collège a confirmé qu’il entre bien dans ses intentions d’étudier -dans le cadre de la fiche PCDR « Purnode » et avec les repreneurs du café local- la possibilité d’aménager sur la place une terrasse utilisable par le café et répondant au souci de la Région wallonne de privilégier les espaces de convivialité dans les coeurs de village.

Réalisation des cheminements piétons sur la rue Fostrie à Evrehailles

Les deux phases (du magasin Spar jusque au-delà du carrefour avec le chemin de Poilvache et de ce même point jusqu’au restaurant) ont maintenant fait l’objet d’un accord de subsides wallons.  C’est une excellente nouvelle pour le quartier et la sécurité de ses usagers « faibles ».

Suite aux questions notre groupe, le Collège

  • a confirmé son accord de faire réaliser aussi vite que possible, dans le cadre du présent projet,  un test (à l’aide de plots) sur le terrain d’aménagement du tronçon « piétons » au carrefour entre Fostrie et le chemin de Poilvache.  Ce test permettrait enfin de sécuriser ce passage très dangereux pour les usagers faibles
  • confirme que le marché public prévoit également le remplacement des filets d’eau sur le côté sud de la rue Fostrie (du restaurant jusqu’au chemin de Poilvache)
  • examinera avec le bureau d’études la possibilité d’organiser une réunion d’information des habitants au sujet des deux phases de ce projet

Aménagement d’un local d’accueil à la Gayolle

Nous nous réjouissons que ce dossier avance, suite à la désignation en Assemblée Générale des copropriétaires d’un nouveau syndic.  Des subsides de la Région et de la Province sont attendus afin d’aménager un local d’accueil qui puisse servir à l’assistante sociale lors de ses rencontres sur place, à l’organisation d’une école des devoirs mais aussi à l’organisation de réunions des résidents.

Questions posées par la Relève

Module de l’école de Dorinne destiné à être déplacé à l’école de Spontin

Le Collège a confirmé que, suite à un examen attentif de l’évolution des besoins à Dorinne, il a été renoncé à procéder au déplacement du module qui reste nécessaire à Dorinne.  Le Collège s’est aussi engagé à tout mettre en oeuvre pour trouver d’urgence une solution au manque d’espace de gymnastique à Spontin.

Situation des classes de 3/4 à l’école de Durnal

La classe de 3/4 de l’école communale de Durnal est installée de façon peu confortable à l’étage sous toit.  Le Collège a confirmé qu’un dossier est parti à la Fédération Wallonie Bruxelles afin de permettre l’installation provisoire de cette classe dans des locaux extérieurs (salle du Cercle Albert, contigüe à l’école communale).  Cette autorisation a été demandé à partir du 1er janvier 2015 jusqu’au 1er septembre 2016, dans l’attente des travaux programmés dans l’école.  Le Collège confirme aussi que rendez-vous a été pris avec les responsables du Cercle afin d’obtenir leur accord.

aménagement du territoire, CPAS, interventions Conseil, la vie dans la commune, Mobilité, PCDR, Travaux

En âme et conscience…

Custinne Site Web bandeau

Difficile conseil communal de rentrée à Yvoir, ce lundi 25 août…

Point n°1: pour information…

Le ton avait été donné par les informations publiées dans la presse régionale des mercredi 20 et jeudi 21 août 2014. Il y était question, à la une du journal, de l’exclusion de l’échevin Bertrand Custinne (EPY) de la section locale du PS d’Yvoir. Les articles développaient longuement et en détails les accusations de malversation formulées par le bureau de l’Union Socialiste Communale (USC) à l’encontre de Bertrand Custinne, son exclusion votée à l’unanimité par ce même bureau ainsi que la décision de la fédération PS de Dinant-Philippeville de soumettre maintenant la question au comité de vigilance (voir les articles de l’Avenir 20 août21 août).

La question aurait pu ne pas être évoquée au Conseil. Mais, comme cela arrive souvent, lorsqu‘on veut se débarrasser d’un problème par la porte, il peut rentrer par la fenêtre… Robert Lottin, conseiller communal, élu sur la liste EPY, fait partie des membres de la section locale du PS ayant mis en cause Bertrand Custinne. De façon conséquente, Robert Lottin a donc communiqué au bourgmestre sa décision de siéger désormais comme indépendant au sein du Conseil communal. Ce point-là devait évidemment être présenté de façon publique au Conseil.  Notons aussi au passage que, au CPAS, Chantal Résimont a suivi la même logique.

Notre groupe a dès lors souhaité partager avec le conseil ses réflexions et poser quelques questions aux principaux acteurs de l’événement: Ovide Monin, Bertrand Custinne et Robert Lottin. Ce dernier conseiller étant souffrant et absent, nous n’avons malheureusement pas pu l’interroger sur les motivations de son acte.

Comme l’avait fait la presse avant nous, nous avons donc commencé par rappeler que les accusations graves formulées par les compagnons de route de Bertrand Custinne devaient avant tout faire l’objet des investigations annoncées en interne au PS et, -sans doute-, des investigations de la justice. Nous devons donc sur ce plan attendre la vérité « judiciaire » ou, au moins, celle des sages du PS. Nous n’avons dès lors formulé aucun commentaire par rapport à ce volet de la question.

Par contre, la lettre adressée par le bureau de l’USC à tous les conseillers communaux ne contenait pas que des accusations de malversation. Elle évoquait également les problèmes comportementaux de l’échevin: « Un égocentrique manipulateur et irresponsable (…) sans la moindre empathie ». Ces qualificatifs évoquaient, pour les élus de 2006 de la Relève, le souvenir du bout de chemin parcouru à cette époque avec Bertrand Custinne. A côté des malversations éventuelles, il nous a donc semblé indispensable de revenir assez longuement sur le parcours politique et professionnel de Bertrand Custinne.

L’analyse de ce parcours est instructive. Elle laisse d’abord apparaître un homme extrêmement dynamique, intelligent, volontariste et travailleur. Très jeune, l’homme a ainsi successivement séduit les Jeunes Réformateurs et le MR, notre groupe de la Relève, les socialistes Yvoiriens, la Liste des Bourgmestres… Mais l’examen du passé montre aussi que, à chaque fois, l’histoire d’amour et de séduction se termine toujours dans la douleur: éviction sans gloire d’un cabinet libéral, divorce d’avec la Relève -après seulement quelques mois de vie commune-, absence des listes socialistes aux élections régionales, fédérales et européennes de mai 2014, exclusion du PS local d’Yvoir…

Par notre intervention, nous avons montré que, derrière ces histoires d’amour qui finissent mal, il y a toujours le comportement égocentrique et assoiffé de pouvoirs de l’homme Bertrand Custinne, prêt à tout pour arriver à ses fins. Croire que sa position d’échevin l’aurait assagi est une grave erreur. Depuis octobre 2012, il n’a de cesse, au sein de la majorité, de se mettre en valeur, de se positionner en sauveur de la commune, de manipuler la communication, de (ou tenter de) contrôler une majorité d’organes communaux (commissions)… Nous n’en voulons pour preuve que la manière avec laquelle il « gère » la commission locale de développement rural d’Yvoir, lieu essentiel de pouvoir de par les subsides qui y sont en jeu (voir nos articles à ce sujet). De même, il parvient, par un accord soi-disant « politique », à faire en sorte que l’échevin des Sports (LB) ne préside même pas la commission des Sports…

Nous sommes conscients que notre charge est dure et qu’elle est, de plus, « ad hominem ». Ce n’est pas dans nos habitudes mais nous pensons vraiment que, dans cette affaire, le problème est l’homme et ses méthodes. Nous pouvons bien sûr nous tromper mais il y a tant d’indices convergents. Nous avons mûrement réfléchi cette intervention et nous avons décidé en « âme et conscience » de la faire car nous pensons qu’il est de notre devoir d’élus d’avertir, de mettre en garde le conseil communal mais aussi tous les habitants d’Yvoir. Plus personne demain ne pourra dire qu’il ne savait pas qui est Bertrand Custinne.

En conclusion, nous avons souhaité connaître les mesures que le Bourgmestre comptait prendre en cette matière. Ovide Monin a indiqué que le Collège considérait qu’il s’agissait -à ce stade- d’un problème purement interne à l’USC / EPY et qu’aucune mesure ne serait donc prise. Il a également confirmé qu’il n’avait communiqué aucune information au parquet. Il a cependant indiqué clairement que la situation serait ré-examinée si l’exclusion devait être validée par le PS régional ou fédéral.

Nous avons également interrogé l’échevin Custinne. Nous savions déjà par la presse qu’il réfute toutes les accusations portées à son égard. Nous avons donc souhaité savoir s’il avait porté plainte pour diffamation à l’égard des membres du bureau de l’USC. A notre grand étonnement, il nous a répondu que cela n’avait pas encore été fait mais que cela était prévu dans les semaines à venir. Une réponse étonnante si on sait que l’exclusion a déjà été votée par l’USC il y a bientôt 3 mois.

En conclusion de cette sombre affaire, nous pensons sincèrement que la Liste des Bourgmestres commet une erreur historique en gardant sa confiance en quelqu’un dont le parcours démontre le manque de valeurs morales et de loyauté.

Les autres points à l’ordre du jour de ce 25 août

Une bonne heure a suffi à traiter la vingtaine d’autres points à l’ordre du jour de ce conseil… C’est dire s’ils suscitaient peu la polémique !

Nous nous contenterons donc de résumer et de commenter ici les points les plus importants qui ont tous fait l’objet d’un accord ou d’un avis unanime

  • Le Conseil a pris connaissance et a rendu un avis positif sur la répartition définitive (décompte) des frais des services Incendie de la Province de Namur pour les années 2007, 2012 et 2013 telle que proposée par le Gouverneur de Province. Il en résulte un décompte positif pour Yvoir de 319.443,33€ à percevoir sur les interventions à charge des communes protégées (les communes ne disposant pas de leur propre service Incendie).
  • Le Conseil a approuvé la prise en charge (1/3) des coûts de réfection du passage « piétons » sur le pont du chemin de fer à Houx. Suggestion a été faite à la commune d’étudier la possibilité d’installer une « goulotte » le long de l’escalier côté Houx de manière à faciliter l’utilisation de cet escalier par les cyclistes (nombreux à se rendre sur le RAVeL de la Meuse)
  • La situation de la salle Saint Remacle de Purnode a été brièvement évoquée. La remise aux normes de la salle demande des moyens financiers importants. Le GUAP (« Groupement d’Union et d’Animation de Purnode ») se propose d’aider le comité en charge de la gestion de la salle à trouver des solutions.
  • Une convention va être passée entre la commune d’Yvoir et l’Union belge de Spéléologie afin de confier à cette dernière la gestion du site de l’ancienne carrière souterraine Saint-Laurent à Bauche. Cette mesure permettra de sécuriser l’accès à ce site dangereux et d’en réserver l’accès aux professionnels.
  • Le Conseil a notamment décidé de la vente de 28 lots de bois de chauffage réservé aux habitants de l’entité (les parcelles sont situées dans les bois communaux de Durnal).
  • Le Conseil a approuvé les revalorisations de certains petits barèmes d’agents communaux, telles que proposées dans une circulaire du Ministre Furlan. Les mesures concernent les trois premières classes des échelles E et les deux premières des échelles D. Le coût actuel de ces mesures est estimé à 32.000€ pour la commune.
  • Le Conseil a pris connaissance de la note de François Belot, président du conseil de la pré-zone de secours DINAPHI, relative à la fixation des dotations à la future zone DINAPHI. Au 1er janvier 2015, les services communaux d’Incendie doivent en effet normalement intégrer cette nouvelle structure (comparable à une zone de police). Celle-ci devra alors supporter les coûts de l’ensemble des services incendie de l’arrondissement de Dinant-Philippeville. Elle sera financée par des subsides fédéraux et des dotations à charge de toutes les communes de l’Arrondissement. La proposition faite par F.Belot consiste à appliquer un critère unique de financement: la dotation de chaque commune sera calculée au prorata de son nombre d’habitants. La dotation ainsi calculée s’élève pour Yvoir a 44€ / an / habitant, soit un montant de +/- 390.000€. La charge actuelle pour Yvoir est de 36,38€ / an / habitant. Le rattrapage se fera en 3 ans de façon à atteindre la dotation uniforme en 2017. Cette mesure représente donc une augmentation des charges pour Yvoir mais elle est logique dans la mesure où elle permet d’atteindre un traitement égal de toutes les communes face à une zone de secours désormais unifiée. Le Conseil s’est réjoui de ce que ce dossier semble enfin progresser. Le groupe de la Relève a néanmoins attiré l’attention sur certains points à clarifier. Ils concernent principalement les modalités financières du transfert (revente) vers la zone des immeubles (l’arsenal) et meubles (charroi, matériel). Nous avons aussi une fois de plus insisté sur la nécessité de stopper le système actuel de gestion des appels d’urgence sur Yvoir et d’intégrer le plus vite possible le COZIS (nouveau centre de gestion des appels d’urgence commun à toute la zone).
  • Le groupe de la Relève avait aussi demandé l’inscription d’un point relatif au site de la gare de Godinne. Nous avons demandé que la commune prenne l’initiative de réunir tous les acteurs concernés par ce site: SNCB Station (gérant l’infrastructure immobilière), Infrabel (gérant notamment la sécurité des voies et les quais), le service des routes régionales (DGO1), le conseiller en mobilité de la commune. Actuellement, les projets liés à ce site sont gérés de façon morcelée, sans aucune vue d’ensemble. On sait que le projet de logements sociaux dans la gare de Godinne est dans l’impasse (voir la presse régionale). Par ailleurs, le projet de remplacement du passage à niveau « piétons » par un tunnel tient insuffisamment compte des impacts « mobilité » sur le village de Godinne lui-même. De même, il serait utile d’intégrer à la réflexion l’avenir du passage à niveau de la rue Eugène Isaye (maintien ou pas). La commune, sur base d’un mémorandum exprimant sa vision et ses exigences, devrait veiller à orienter les réflexions et travaux des divers acteurs cités ci-avant.
  • Nous avions aussi, une nouvelle fois, voulu évoquer le cas du site des Sources de Spontin (voir notre dernier article à ce sujet). Nous avons été heureusement surpris de l’ordonnance de police prise par la Commune. Suite à un contrôle de la « police de l’Environnement » (Département de la Police et des Contrôles), le propriétaire du site a été obligé à sécuriser le site « en y empêchant l’accès ». De plus, il est tenu de présenter un plan de remise en état des lieux et de réaliser la mise en conformité des lieux pour le 30 novembre 2014. Il en résulte bien sûr l’arrêt définitif de la pratique de l’airsoft sur le complexe de Spontin. Nous nous en réjouissons mais nous pensons aussi qu’il faut maintenant poursuivre la réflexion et tout mettre en oeuvre pour que le site retrouve sa vocation économique naturelle (hall-relais pour PME, activité industrielle compatible avec l’environnement…)
aménagement du territoire, Budget, CPAS, Culture et patrimoine, interventions Conseil, Mobilité, Travaux

« Des chiffres, des chiffres, toujours des chiffres… »

La rue Clos des Manoyes à Houx, en août 1914.  La mémoire du comte de Lévignen a été honorée par le Conseil communal
La rue Clos des Manoyes à Houx, en août 1914. La mémoire du comte de Lévignen a été honorée par le Conseil communal

Longue soirée « financière » pour les conseillers communaux  d’Yvoir ce lundi 23 juin 2014… Tout avait commencé à 18H avec la présentation des comptes 2013 du CPAS à laquelle les membres du Conseil communal avaient été invités.  Nous ne nous sommes guère arrêtés au résultat budgétaire positif du CPAS, largement artificiel dans la mesure où ce chiffre est totalement fonction des subsides versés par la commune d’Yvoir qui s’élèvent en 2013 à plus de 1.121.000€.  Par contre, l’augmentation constante de ces subsides depuis plusieurs années est plus interpellante: ce montant n’était encore « que » de 510.000€ en 2008.  Inquiétante aussi la part croissante de ces subsides communaux par rapport à l’ensemble des recettes du CPAS.  En d’autres termes, force est de constater que le législateur ajoute chaque année de nouvelles missions au CPAS sans en prévoir le financement aux niveaux régional ou fédéral.  C’est donc à la commune de finalement équilibrer les comptes de l’Action Sociale…

Le conseil communal proprement dit s’est ouvert à 19H avec cette fois la présentation des comptes communaux pour 2013.  Les comptes du service ordinaire -pour l’exercice 2013 proprement dit- se traduisent cette année par un boni de 111.680,39€ (contre un résultat négatif de plus de 158.000€ en 2012).  Ce boni s’explique principalement par la perception d’un montant beaucoup plus élevé d’additionnels au précompte immobilier et à l’impôt des personnes physiques.       Ceci est une conséquence des délais variables de rétrocession des additionnels par le Service Public Fédéral des Finances.   Enfin, Yvoir bénéficie bien sûr d’un report des boni antérieurs (les « bénéfices » engrangés depuis de nombreuses années) qui lui permet d’afficher un résultat budgétaire en boni de plus de 1.950.000€.  Au-delà de ces effets techniques ou liés au passé, la tendance de fond des comptes communaux – à Yvoir comme quasiment partout en Wallonie- est bien inquiétante.  On peut la résumer comme suit:

  • d’un côté, des dépenses qui ne cessent de grimper de manière structurelle et difficilement compressible (les dépenses de personnel, par exemple, augmentent « naturellement » d’au minimum 5% par an; la dotation au CPAS augmente elle aussi de manière régulière, etc.)
  • de l’autre côté, les recettes ne suivent malheureusement pas la même évolution: la crise économique pèse bien sûr sur le niveau des taxes, les revenus financiers des communes subissent les contre-coups de la crise Dexia et des niveaux de taux très bas, et, enfin, les subsides fédéraux ou régionaux restent dans le meilleur des cas constants…

A ce phénomène de fond, il faut encore ajouter les nombreuses incertitudes pesant sur la mise en place des nouvelles zones de secours (pompiers) et sur le financement des  pensions du personnel communal.

Face à cette situation, toute auto-satisfaction devrait être proscrite: en quelques années le boni accumulé des années antérieures sera vite consommé pour couvrir les déficits futurs.  Nous plaidons donc avec vigueur pour la mise en place d’un vrai plan stratégique communal qui intègre la dimension budgétaires.  De cette manière, nos choix d’investissements pourront enfin se faire dans l’optique d’améliorer véritablement le rapport dépenses / recettes des comptes communaux.

Au final et après avoir reçu une série d’éclaircissements de la part de la Receveuse Régionale, le Conseil communal a approuvé les comptes à l’unanimité.

Rénovation du corps de logis de la Vieille Ferme de Godinne

Nous avons profité de la discussion sur les comptes et sur la reprise au budget 2014 (modification budgétaire) du projet de la Vieille Ferme de Godinne pour évoquer ce dernier point.

Le projet de rénovation de corps de logis de la Vieille Ferme de Godinne (budget travaux de l’ordre de 1.600.000€) illustre bien la problématique des choix d’investissement.  La décision d’octroi des subsides pour ce projet (600.000€) semble aujourd’hui bloquée et nous sentons une certaine inertie de la part de la majorité en place face à cette situation.  Il est vrai que, le jour où les subsides seront débloqués, la commune devra supporter sur fonds propres un montant très important…  Nous admettons volontiers que ce dossier est complexe et lourd à porter pour la commune mais ne rien faire et laisser « pourrir » le bâtiment n’est pas pour nous une option.  Il faut, sans tarder, mettre en place une table ronde, réunissant un maximum de compétences et évaluant la situation actuelle.  Toutes les options doivent être examinées sans tabou (sauf celle de ne rien faire…): revoir la philosophie d’utilisation du bâtiment par la commune, penser le projet en collaboration et en synergie avec les autres acteurs culturels de la province et la haute Meuse, revoir le programme de rénovation, re-penser le mode de travaux, relancer la procédure de marché, envisager des partenariats publics-privés -notamment pour alléger le financement de l’opération-, etc.

Dans un tel exercice de nombreux acteurs peuvent (et doivent…) être mis autour de la table: commune, gestionnaire du Centre culturel de la Vieille Ferme, Institut du patrimoine wallon, Centre de la Paix-Dieu, Direction du Patrimoine, province, privés, acteurs culturels voisins, etc.

Modifications budgétaire n°2 au budget 2014

Outre la question de la Vieille Ferme, de nombreuses modifications budgétaires ont été proposées à l’accord du conseil.  La plupart des cas ne posait pas problème (adaptation suite à des avenants à certains marchés que le conseil avait approuvé à l’unanimité).  Deux points retenaient cependant notre attention au service extraordinaire (les investissements):

  • le report en 2015 du projet « 1ère phase de l’étude pour l’extension de la Maison communale ».  Ce projet concerne l’extension de la maison communal dans les bâtiments voisins de l’ancien arsenal des pompiers.   Il s’agit, pour nous, d’un exemple typique de projet susceptible d’apporter un « plus » tant pour le personnel communal que pour l’efficacité de fonctionnement de l’administration et pour de potentielles économies d’énergie.  Nous défendons l’idée que les études relatives à ce projet important devaient être lancées sans tarder, dès le second semestre 2014
  • une situation assez floue pour tous les projets UREBA (travaux visant aux économies d’énergie subsidiés par la Région).  La Modification budgétaire proposée ne tient pas compte des décisions d’octroi déjà prises par le Gouvernement wallon.

Suite à ces deux remarques et à la question de la Vieille Ferme, notre groupe n’a pas voté la modification budgétaire n°2 à l’extraordinaire.

Par contre, les modifications budgétaires apportées à l’ordinaire étant essentiellement techniques, nous avons voté ces modifications, approuvées par conséquent à l’unanimité. (suivi des dossiers budgétaires: Chantal Eloin-Goetghebuer et Patrick Evrard)

Autres points au menu du Conseil du 23 juin

De nombreux points portant sur des marchés publics ont été approuvés à l’unanimité.  Nous pouvons y épingler:

  • les entretiens de voirie à réaliser en 2014: rue de la Gayolle sur quasiment toute sa longueur, un tronçon de la rue Tachet des Combes, le rond-point des écoles à Mont (à ce sujet, nous avons demandé d’en profiter pour remettre à la norme les ralentisseurs non-conformes de la rue du Centre), rue du Rauysse et rue des Vergers à Yvoir
  • travaux de réfection de la rue du Calvaire à Mont
  • aménagements complémentaires (filets d’eau, avaloirs) à l’égouttage des rues Fostrie et Fosse do Blanc à Evrehailles
  • achat d’un nouveau véhicule pour le service Travaux (suite à un accident)

La proposition de re-baptiser le dernier tronçon de la rue du Clos des Manoyes à Houx en « rue Comte de Lévignen », en souvenir du courageux bourgmestre de Houx en août 1914, a été également plébiscitée.

Par contre, notre groupe a réagi avec vigueur à l’égard d’une proposition de révision des tarifs de l’accueil extra-scolaire de la commune.  Ces tarifs concernent les garderies organisées en début et en fin de journée, avant et après le début des cours.  Sur base d’une enquête réalisée par les responsables communaux, les tarifs à Yvoir étaient les plus faibles de toute la province.  La commune proposait en effet un forfait mensuel de 10€ / enfant tant pour le matin que pour le soir.  Une famille de deux enfants utilisant tous les jours de la semaine la garderie du matin et du soir payaient donc 10 X 2 (enfants) X 2 (matin et soir), soit 40€ par mois.  La proposition sur la table du conseil visait essentiellement à supprimer le forfait.  Compte tenu d’un coût de 1€ par « garderie », la situation de la même famille deviendra donc: (22(matinées par mois) X 2(enfants)) + (16 (après-midi par mois) X 2(enfants)), soit un total 76€, une augmentation de 90% !  Nous ne contestons pas la nécessité de revoir le prix de certaines prestations et de tendre vers une moyenne provinciale mais nous pensons que cela aurait pu se faire par un lissage dans le temps plus raisonnable.  Nous avons donc rejeté cette proposition qui a été adoptée majorité contre opposition (suivi du dossier: Marielle Dewez)

Enfin, au registre des points divers d’actualité, notre groupe a réagi sur quelques points importants … mais hélas récurrents !

  • Deux de nos représentants ont assisté au conseil de la pré-zone Incendie qui s’est déroulé à Dinant le mercredi 18 juin.  Ils ont pu constater le flou complet qui continue à entourer la mise en place opérationnelle de la zone de secours de Dinaphi.  L’un des seuls éléments opérationnels concrets à s’être mis en place est le COZIS:  le centre d’appel de secours unique pour la zone.  Le fonctionnement de ce centre d’appel permet une réelle économie de moyens grâce à une connaissance permanente, automatique et instantanée des moyens humains et matériels disponibles.  Cette intégration permet elle-même d’affecter les moyens adéquats aux interventions, de façon à la fois rapide et efficace (éviter les doubles « départ feu »).  Yvoir, avait décidé à ce stade de ne pas encore participer à ce centre d’appel unique.  Nous avons fermement demandé au Collège de revoir cette question car nous pensons sincèrement que la participation au COZIS ne peut qu’être bénéfique aux pompiers et aux citoyens d’Yvoir…
  • Chantal Eloin-Goetghebuer a attiré l’attention du Collège sur le permis à l’enquête publique relatif à la suppression du passage à niveau « piétons » de la gare de Godinne.  Ce projet, positif sans doute sur le plan de la sécurité des navetteurs, va malheureusement accentuer encore la coupure en deux du village de Godinne.  Il a donc été demandé de réfléchir à des alternatives qui permettraient d’atténuer cet effet collatéral et de mieux tenir compte de la mobilité des non-navetteurs à Godinne (famille se rendant vers l’école, le centre culturel, le Patro,…)
  • Jean-Pol Visée a rappelé au Collège son engagement de réunir les responsables des associations de Godinne afin de trouver une solution au manque de locaux adaptés pour les associations.
  • la question de la sécurité routière rue du Pont à Godinne a aussi été rappelée: engagement de placer des chicanes, position du radar préventif, problématique de la plaine de jeu… (Catherine Vande Walle-Fossion)
Budget, CPAS, interventions Conseil, Logement, Moins valides, Travaux

Le charreau d’Evrehailles charrie des millions…

Yvoir charreau GSV

Ordre du jour peu fourni pour ce conseil communal d’avril: 16 points seulement dont une majorité ne nécessitait que peu de débats (achat de petit matériel pour différents services, comptes de fabrique d’église, points d’ordre administratifs, etc.).  Le conseil fut donc bouclé en moins de deux heures.

Le nouvel atelier communal: un nouvel Arsenal ?

L’essentiel des débats porta finalement sur le chantier du nouvel atelier communal et sur ses conséquences sur les finances communales.  Rappelons que ce projet a été officiellement lancé en 2009.  A l’époque, il était question d’un investissement déjà respectable de 1.900.000€ (frais d’études compris).  Lors de la séance de ce 28 avril 2014, il est question d’un montant total estimé de travaux (y compris les frais d’études) de 2.748.211€, soit une augmentation de près de 45% et ce avant que les premiers terrassements ne soient réalisés, pour ne même pas parler de la première pierre… Si tout le monde s’accorde à reconnaître l’absolue nécessité de réaliser au plus vite un atelier digne de ce nom pour le service communal des travaux, on ne peut s’empêcher de faire le rapprochement entre ce projet et celui de l’Arsenal des Pompiers qui s’était traduit par un dépassement de budget de plus de 700.000€.

Dans le cas de l’atelier communal, les augmentations attendues s’expliquent en partie par des fonctionnalités nouvelles qui ont été ajoutées au projet initial (parc à conteneurs privé, silo à sel de déneigement) mais aussi par une sous-estimation du coût des travaux à l’origine du projet.  Pour ne prendre qu’un seul exemple, il était évident dès l’origine du projet qu’une voirie d’accès devait être réalisée afin de permettre un accès aisé au site de l’atelier (à la fin du sentier du Buc).  Le coût de ce seul poste est estimé aujourd’hui à plus de 150.000€ !  De même, le regroupement sur un même site de l’atelier et du parc à conteneurs aurait également dû être prévue, dès la conception du projet.

Dans ce dossier du nouvel atelier, nous regrettons donc une fois de plus la mauvaise préparation du projet qui conduit à la fois à des révisions à la hausse du budget mais aussi à des retards dans la réalisation du chantier.  Nous craignons aussi que, une fois le chantier lancé, d’autres mauvaises surprises ne nous attendent au tournant.  L’évacuation des terres et roches provenant du chantier de l’Arsenal et stockées sur le site du futur atelier n’est ici qu’un exemple parmi d’autres de surcoût « inattendu » possible.  Sans vouloir jouer les oiseaux de mauvaise augure, nous craignons une facture finale pour l’atelier de plus de 3.000.000€.  En additionnant Arsenal et Atelier, le charreau d’Evrehailles pourra ainsi être re-baptisé « le charreau d’or d’Yvoir »…

La question de l’Atelier se retrouvait en fait dans plusieurs points à l’ordre du jour du conseil: modification budgétaire (hausse des dépenses au budget extraordinaire de plus de 300.000€), avenant au contrat d’architecture et lancement des marchés publics de travaux pour l’ensemble des abords (voiries, dalles à conteneurs, silo, etc.).  Malheureusement, le Collège n’avait prévu aucune présentation d’ensemble du dossier.  Le conseil fut ainsi amené à se prononcer sur un dossier largement « saucissonné » où manquait toute vision d’ensemble du projet.  Compte tenu de l’importance du projet, nous nous attendions à une présentation incluant à la fois l’évolution du contenu du projet (abords, voirie, bâtiments, gestion des terres et roches mises en décharge sur le site), des estimations budgétaires et des modes de financement (subsides, emprunts, fonds propres).  Nous avions déjà souligné la nécessité d’une tels présentation pour le conseil en septembre 2013.  Une fois de plus, le Collège nous a promis un tel exercice … lors d’une prochaine séance du Conseil !  En attendant Godot…

Nous avons aussi abordé deux questions connexes au chantier du nouvel atelier.  Nous avons soutenu la demande de riverains du Jauviat de prévoir un rideau végétal masquant vers le Nord les installations du parc à conteneurs.  La réponse du Collège nous semble toujours évasive sur ce plan… Nous avons aussi rappelé l’utilité de prévoir une liaison piétonne, en bordure de la limite Est du terrain communal, entre le cul-de-sac de la rue Fostrie et le clos du Chenois (fin du sentier du Buc).  Celle-ci a été promise par le Collège.

Face aux points d’interrogation évoqués et à l’absence de vision d’ensemble prospective du projet de l’Atelier, notre groupe s’est abstenu tant sur les points relatifs au marché d’architecture (avenant) et de travaux que sur les modifications budgétaires à l’extraordinaire.  Sur ce denier point nous avons aussi regretté le manque de clarté quant à l’évolution des finances communales: nous n’avons toujours pas très bien compris le financement par fonds propres (et donc via une nouvelle diminution du Fonds de réserve Extraordinaire) des travaux de voirie alors que, à l’origine du budget 2014, ce poste était partiellement financé par emprunt.

Un peu de tout…

D’autres points à l’ordre du jour ont donné lieu à certains échanges et clarifications qui se sont traduits généralement par des votes à l’unanimité.

Ce fut le cas pour la signature du bail emphytéotique relatif à l’ancienne école de Godinne au profit du CPAS.  Ce bail doit permettre au CPAS de porter le projet de création d’une maison communale d’accueil de l’enfance (crèche).  Nous avons cependant une nouvelle fois exigé que la réalisation de ce (bon) projet ne pouvait pas se faire en ignorant les associations de Godinne qui sont toujours à la recherche de locaux d’accueil.  Engagement a été pris par le Collège de réunir les parties intéressées et de trouver une solution pérenne à ce problème.

Nous avons aussi discuté plus en détail la convention de partenariat entre la commune d’Yvoir et la Région wallonne en matière de Plan « Habitat Permanent » (« Plan HP »).  Rappelons que le plan HP vise à accompagner la problématique de l’habitat permanent dans des zones de loisir (personnes domiciliées dans des caravanes ou chalets de vacances).  En particulier, nous avons insisté pour que la commune prenne rapidement position par rapport à l’avenir tant du parc Thibaut (Godinne – où plus aucun habitat permanent ne devrait être admis) que de la Gayolle où la commune devra éventuellement opter pour une reconversion partielle en zone d’habitat.

Les points soulevés par la Relève

Enfin, dans les points que notre groupe avait relevés, nous sommes revenus sur la l’annulation de la vente du terrain de la rue du Moulin.  Suite aux questions que nous avions posées à la tutelle, celle-ci a annulé la décision du conseil communal du mois de mars.  Une fois de plus (après le très lourd précédent de la vente de la Ferme de Tricointe), la commune n’a pas respecté les règles de base en matière de publicité (mise en concurrence) lors d’une vente d’un bien communal.  Espérons que la leçon aura cette fois porté… Au-delà de ce problème de forme, nous avions surtout voulu revenir sur la problématique du logement public à Yvoir.  Le cas de la rue du Moulin ne serait pas allé à la tutelle si le projet de 8 logements publics pour personnes âgées/handicapées y avait été réalisé.  Nous avons voulu relever le fait que, entre la volonté affichée (et sincère -nous l’espérons-) de créer du logement public et les réalisations, il y avait souvent plus qu’un marge.  Nous avons ainsi relevé plusieurs projets importants qui ont connu ou qui connaissent une évolution peu encourageante:

  • la construction de maisons locatives à la rue des Vergers a fait face à une levée de boucliers des riverains imposant une révision du projet.  Nul ne sait aujourd’hui comment ce projet évoluera…
  • le projet de la rue du Moulin (8 logements) a dû être abandonné pour des raisons similaires et ce à un stade avancé de conception
  • le projet de la Gare de Godinne semble très compromis, vu la « gourmandise » financière de la SNCB, propriétaire des lieux…
  • le projet de 10 logements à la rue du Rauysse devra être sérieusement revu suite à la vente inattendue à un privé d’une maison qui devait faire partie du projet…

Une partie de ces difficultés est liée à un manque de volonté de la commune de défendre (avec doigté et intelligence) sur le terrain des projets de logements publics.  Il est évidemment toujours plus facile de battre retraite devant la mauvaise humeur de quelques uns plutôt que d’écouter, de dialoguer et de faire oeuvre pédagogique…

Dans un tout autre registre, nous avions aussi demandé à Monsieur Monin de faire le point devant le conseil quant à la mise en place de la zone de secours de Dinaphi et, en particulier, d’expliquer les raisons pour lesquelles la commune d’Yvoir ne participait pas à la centrale d’appel d’urgence qui s’est mise en place au niveau de Dinant.  Force fut de constater que les explications du Maïeur n’étaient pas ici d’une très grande clarté.  Nous n’en savons donc toujours pas beaucoup plus.  Notre grande crainte dans ce dossier est que notre service Incendie ne se retrouve totalement marginalisé au sein de la future zone…

En résumé, nous sommes sortis de ce conseil du 28 avril, avec une impression désagréable de grand flou sur nombre de dossiers importants comme l’Atelier, l’évolution des finances communales, la réforme des services incendie ou encore la problématique du logement public à Yvoir…

aménagement du territoire, CPAS, interventions Conseil, Logement, Mobilité, Moins valides, PCDR, Sécurité

Conseil communal du 24 mars 2014

Bientôt une crèche près de la gare de Godinne ?
Bientôt une crèche près de la gare de Godinne ?

Avec une trentaine de points inscrits à l’ordre du jour, ce deuxième conseil de l’année 2014 s’annonçait chargé.  Il fut pourtant relativement rapidement mené.  Il faut bien dire que de nombreux points concernaient des matières administratives,  des marchés publics de relativement faible importance ou des avenants techniques à l’un ou l’autre marchés publics déjà décidés.  Notre groupe a, sans exception, voté ces points.  Nous nous sommes réjouis en particulier de la décision de réaliser un curage et une endoscopie (examen interne par caméra) du collecteur d’égouts de la rue d’Evrehailles (charreau) à Yvoir.  Le prochain raccordement des eaux usées d’Evrehailles et, à terme, du lotissement du Chenois, imposent en effet de disposer d’un collecteur en bon état pour la conduction des eaux usées vers la station d’épuration de Godinne.

Quelques points suscitèrent pourtant des échanges animés.

Le rapport annuel de la CLDR

Le Conseil communal avait à se prononcer sur le rapport de la Commission Locale de Développement Rural (CLDR) pour l’année 2013.  Nous avons demandé à profiter de cette opportunité pour dresser notre bilan après un an de fonctionnement de la « nouvelle » CLDR d’Yvoir (rappelons en effet que la composition de celle-ci a été considérablement modifiée suite aux élections de 2012).  A l’actif du nouveau mode de fonctionnement, nous avons souligné le dynamisme et la volonté d’avancer du président de la CLDR, Bertrand Custinne.  Pour preuve, les premiers projets (liaison CHU-Mont et sécurité des abords de l’école de Dorinne) se mettent bien en place.  Par contre, nous avons aussi voulu souligner une dérive certaine de la commission qui, sous la houlette de son président, devient avant tout un outil de réalisation de la politique de la majorité en place, au détriment parfois des priorités définies par la CLDR (et approuvées par le conseil communal et la région wallonne) en 2011-2012.  Cette dérive -portée par le dynamisme autoritaire et pas toujours respectueux du travail antérieur de la commission de son président actuel- a créé en son sein un véritable malaise.  Nous avons notamment porté à la connaissance du Conseil le contenu de la récente lettre de démission d’un membre éminent et non politique de la CLDR qui mettait en cause sa « politisation excessive » et sa transformation en « chambre de passage obligé, indispensable à l’ouverture des cordons de la bourse wallonne ».  Nous avons demandé au Conseil et au Collège en particulier d’être attentifs à cet aspect des choses.  A défaut, nous sommes en effet convaincus que d’autres défections de membres de qualité suivront…

Une crèche à Yvoir

Lors de la dernière réunion de la CLDR  nous avions appris que le Collège se préparait à introduire en grande urgence un projet de création d’une crèche sur l’entité d’Yvoir dans le cadre de la phase 1 du Plan Cigogne 3.  Lors de ce Conseil Communal, il est apparu que le site retenu serait l’ancienne école maternelle de Godinne (rue du Prieuré).  Exit donc le projet de « Maison de l’Enfance » dans l’ancienne gendarmerie d’Yvoir… Ce changement de cap se justifie par les retards à l’acquisition du bâtiment de la rue du Maka et par le fait que, pour bénéficier des premiers subsides du Plan Cigogne 3, la structure d’accueil des tout-petits doit être opérationnelle au 31 décembre 2014 !  Une date-butoir qu’il devenait impossible de respecter dans le cadre de l’ancienne gendarmerie.  De notre côté, nous nous réjouissons de l’abandon du site de la rue du Maka.  Nous avions en effet, en son temps (voir le compte-rendu du conseil de juin 2013), exprimé nos réserves quant à l’installation d’un crèche à cet endroit.  Au contraire, la situation de l’ancienne école maternelle de Godinne est idéale à ce point de vue.  L’état du bâtiment est également bien meilleur et devrait permettre de disposer à moindres coûts d’une structure d’accueil dans les délais très courts imposés.  Nous nous interrogeons néanmoins sur la faisabilité de ce projet: certaines pièces essentielles du dossier n’étaient  pas disponibles le 24 mars alors que le dossier doit être rentré pour ce 28 mars au plus tard, certains travaux devront être réalisés par entreprise avec ce que cela entraîne en terme de marchés publics, etc.  Nous espérons sincèrement nous tromper mais nous suivrons bien évidemment avec beaucoup d’attention ce dossier (en grande partie géré par le CPAS).

Si le choix de l’école maternelle de Godinne est positif pour la future nouvelle crèche de l’entité d’Yvoir, il n’en va  pas de même pour le monde associatif de Godinne… Notre groupe a en effet rappelé que, depuis plusieurs années, le bâtiment en question avait été « promis » aux Associations de Godinne par l’ancienne majorité.  Les nombreuses et dynamiques associations du village ne disposent en effet pas de locaux corrects et ce, malgré le grand nombre de bâtiments publics dans le village.  De même, il avait aussi été question de mettre ces locaux à dispositions du Patro de Godinne, un peu à l’étroit dans les bâtiments voisins… Tout ceci s’évanouit bien sûr avec l’option « Crèche »… Nous avons donc demandé (et apparemment obtenu…) que cette question soit examinée par le Collège et qu’une solution durable d’hébergement correct puisse être trouvée, en accord avec les associations de Godinne.

Plusieurs points introduits par la Relève

  • Nous avions souhaité revenir sur la vente du terrain communal, sis rue du Moulin à Yvoir.  Nous avons en effet introduit une demande d’avis auprès de la tutelle concernant cette décision du Conseil communal du 10 février.  Nous nous en sommes expliqué mais nous avions aussi proposé au Conseil, dans l’attente de cet avis, d’annuler la décision du vente.  Nous sommes en effet convaincus que, sur de multiples points, cette décision ne se fait pas dans l’intérêt à terme de la commune (prix beaucoup trop bas, diminution de la réserve foncière, risque de contestation de la vente, etc.).  Nous avions été particulièrement choqués par le fait que ce terrain communal était destiné à accueillir 8 logements publics pour personnes à mobilité réduite et que cette particularité du projet n’avait pas été mise en évidence dans le cadre du traitement de la demande de permis de bâtir.  La majorité a préféré attendre l’avis de la Région wallonne suite à notre demande.  Le bourgmestre a précisé qu’il n’avait aucun problème à ce que la Région annule la vente…
  • nous avions aussi introduit une motion demandant un moratoire à l’expulsion des demandeurs d’asile afghans sur notre territoire.  Cette motion a déjà été approuvée par plusieurs autres communes belges.  la majorité a préféré attendre ici aussi… les résultats des élections de mai 2014…
  • nous avions aussi introduit un point demandant la convocation d’urgence d’une réunion concernant la sécurité de la plaine de jeux et des installations sportives de Godinne.  Malgré la barrière à cadenas censée empêcher le passage abusif de véhicules à l’intérieur du complexe, la présence de voitures sur la plaine de jeux reste très fréquente.  Nous avons donc proposé de réunir tous les partenaires du complexe et des représentants de la commune afin de régler définitivement ce problème.  Le bourgmestre nous a informé qu’un rapport de police avait été demandé à ce sujet et que, dès que celui-ci sera disponible, une réunion sera effectivement convoquée.
  • nous avions encore suggéré de conditionner l’octroi d’un permis d’urbanisme à Mont à la ré-ouverture au public de la voirie carrossable entre la rue des Fraichaux et la ferme Servotte (tronçon de l’ancien sentier n°42 de Godinne-Mont).  Cette modification permettrait, à terme et si nécessaire, de disposer d’un accès supplémentaire au futur lotissement des Féchères.  L’échevin de l’urbanisme s’est engagé à examiner mais sans grande conviction…
  • Enfin, nous avions souhaité connaître la position qui sera défendue par le Collège lors d’une prochaine réunion avec la commission du Patrimoine relative où sera examiné la demande de lotissement (36 logements) d’un terrain situé à Houx, en bordure de Meuse, en amont des vignes de Bon Baron.  Même si le Collège affirme avoir de nombreuses questions et réserves au sujet de ce dossier, il ne souhaite pas prendre position à ce stade de la procédure.

Malgré le nombre de points traités, le conseil s’est terminé vers 22H00, huis-clos inclus…

 

 

Budget, CPAS, Emploi, interventions Conseil, Mobilité, Moins valides, PCDR, Travaux

Au menu: budget, budget et encore budget !

 

Le site des Sources de Spontin
Le site des Sources de Spontin

Comme de coutume une fois l’an, le conseil communal et le conseil du CPAS d’Yvoir se sont réunis ensemble ce lundi 16 décembre pour prendre connaissance du rapport relatif aux économies d’échelle réalisées et projetées grâce à la mise en commun de certains moyens entre la commune et le CPAS (service des travaux, marchés publics communs, service juridique, etc.).  Une attention particulière a été portée au Plan «Habitat Permanent».  Anne-Pascale Leboutte, l’assistante sociale de la commune qui travaille en étroite collaboration avec le CPAS, a présenté les neuf axes de travail de ce plan consacré à cette problématique d’habitat dans des zones de loisirs.  La commune d’Yvoir est particulièrement concernée au travers du Parc Résidentiel de la Gayolle (Evrehailles) et du Parc Thibaut (Godinne).  Notre groupe a salué le travail de terrain de qualité réalisé par les collaborateurs de la commune mais il a aussi regretté le manque de clarté de la Région quant aux objectifs à atteindre dans ce domaine.  Nous avons suggéré que les bourgmestres concernés par cette problématique (par exemple, via le groupe de travail Prospect15) interpellent de façon ferme le gouvernement wallon et défendent quelques pistes de travail réalistes et respectueuses des droits des résidents «habitat permanent» (suivi de ce dossier: Jean-Pol Visée).

L’ordre du jour du conseil communal proprement dit a surtout été consacré à la discussion des budgets 2014.  Le budget ordinaire du CPAS s’élève à plus de 2.202.000€ de dépenses dont 1.050.000€ sont couverts par l’intervention de la commune.   Cette intervention est en augmentation de 135.000€ par rapport à 2012 mais en léger retrait par rapport au budget 2013.  Nos représentants au Conseil du CPAS (Jean Pierre Marinx, Anne-Catherine Cochart et Hugo Nassogne) avaient déjà eu l’occasion de regretter le manque de nouvelles initiatives du CPAS en terme de coordination des divers acteurs sociaux ainsi que le manque de clarté quant à l’utilisation des points APE (subsides) par la commune et/ou le CPAS.  Nous avons donc confirmé en conseil communal le vote négatif de nos représentants au CPAS.

La discussion des budgets ordinaire (fonctionnement) et extraordinaire (investissements) de la commune pour 2014 fut plus approfondie (suivi des dossiers « budget »: Chantal Eloin-Goetghebuer et Patrick Evrard)

A l’exercice propre (les dépenses et les recettes relatives au sens strict à 2014), le déficit s’élève officiellement à 76.501,7 €, un montant assez raisonnable en ces temps de crise…  Toutefois, une analyse plus fine des comptes montre que le déficit reste limité grâce à une petite astuce comptable recommandée par la Région…La commune a en effet prévu des recettes forfaitaires supplémentaires à hauteur de 158.630€ correspondant à une sur-évaluation probable des dépenses.  Sans cette «ficelle», le déficit à l’exercice propre s’élève à 235.131,7 €, soit un peu plus de 2,5% du budget ordinaire.  Ce montant reste bien sûr sous la barre des sacro-saints 3%  mais il illustre néanmoins une tendance structurelle inquiétante des finances communales.  Tendance d’autant plus inquiétante qu’on atteint ce niveau de déficit en dépit d’une augmentation des taxes de l’ordre de 220.000€ !  Tendance très inquiétante aussi lorsqu’on analyse, au-delà de 2014, les risques financiers liés à la réforme des services Incendie ou encore à la problématique des pensions du personnel communal…

Face à cette situation, nous estimons que la majorité en place ne fait pas suffisamment preuve de créativité, ni de courage.  Le cas plus emblématique reste la question de la rémunération des mandataires politiques.  Nous l’avons déjà évoquée sur ce site: la majorité aurait pu éviter une part importante de la majoration de 46,75% (soit + 90.618,86€ par rapport à 2012) de la charge salariale des mandataires en renonçant à certains avantages, certes légaux mais non obligatoires.  Nous avons aussi mis en évidence d’autres sujets où des économies significatives peuvent sans aucun doute être réalisées (frais de téléphonie, dépenses énergétiques, gestion plus rationnelle du patrimoine immobilier communal, approche supra-communale de certains sujets, etc.).  Pour toutes ces raisons, nous n’avons bien sûr pas approuvé le budget ordinaire pour 2014.

Au budget extra-ordinaire (qui recouvre schématiquement les dépenses d’investissements de la commune), nous saluons bien sûr les très nombreux projets d’économies d’énergie introduits dans le cadre des subsides UREBA.  Nous avons insisté pour que ces projets ne soient pas tous abandonnés en cas de non-obtention des subsides…  Nous avons également réagi par rapport à l’inscription au budget d’un poste de 146.400€ au titre de «Transformation bâtiment Ecole Libre d’Evrehailles».  Nous avions déjà évoqué ce dossier dans notre compte-rendu du conseil communal du 12 novembre 2012 et nous y avions exprimé à la fois notre soutien à l’objectif poursuivi (continuer à offrir un enseignement maternel de qualité à Evrehailles) et nos préoccupations quant à la manière dont le dossier avait été monté. Les choses ne se sont malheureusement pas clarifiées… au contraire puisque le Collège n’était visiblement pas en état de préciser si ce poste de 146.400€ devait être considéré comme un subside ou un poste de travaux.  Une analyse plus fine de ce dossier montre également que les efforts financiers de la commune et du pouvoir organisateur libre d’Yvoir ne sont pas du tout équilibrés.  Cerise sur le gâteau, le conseil a aussi été invité à approuver en extrême urgence un allongement du bail emphytéotique en faveur du PO d’Yvoir, à défaut d’empêcher tout versement de subsides par le fond des constructions scolaires au profit du PO… En dehors des projets UREBA et de dossiers du Plan Communal de Développement Rural d’Yvoir (le cheminement piétons-vélos Mont-CHU et les aménagements de sécurité aux abords de l’école de Dorinne), le projet de budget extra-ordinaire 2014 d’Yvoir est«prudentissime».  Au point que des dossiers présentés comme urgents par la majorité n’y apparaissent même pas… nous pensons notamment au projet d’aménagement de la rue de la Brasserie et de la place de Purnode.  Nous regrettons aussi qu’un projet structurant (et potentiellement apporteur d’économies et de recettes) comme la création d’une Agence Locale de Développement à Yvoir n’ait toujours pas été inscrit au budget 2014.  Pour toutes ces raisons, nous avons également rejeté le budget extraordinaire pour 2014.

Hors budget, un point spécifique de l’ordre du jour concernait les aménagements de sécurité aux abords de l’école de Dorinne.   Nous avions soutenu, en CLDR, la proposition du Collège de faire passer en extrême urgence, sur 2013 encore, ce projet en deuxième convention-exécution du PCDR d’Yvoir (voir notre article à ce sujet).  Ce point devait néanmoins être formellement approuvé par le Conseil Communal.  Nous avons donc eu l’occasion de découvrir le dossier dans sa totalité (ce qui n’avait pas été le cas lors de la discussion en CLDR).  Le moins que l’on puisse dire est que le dossier introduit auprès de la Région wallonne (en date du 8 novembre) pose problème.  La preuve: le bourgmestre doit dès aujourd’hui introduire une demande à la Région pour amender le texte envoyé en extrême urgence au début du mois de novembre 2013.  Un amendement qui est loin d’être un détail puisque il s’agit d’expliquer à la Région wallonne que le projet proposé ne portera plus que sur les deux tiers des travaux initialement annoncés… Pour le coup, nous nous sommes bien sûr abstenus sur un montage que nous considérons comme «bricolé».  Espérons que la Région wallonne fasse preuve de compréhension en la matière…  (suivi des dossiers PCDR: Catherine Vande Walle-Fossion et Patrick Evrard)

Ce n’est probablement pas la dernière fois que le très «dynamique» échevin en charge du PCDR met ainsi en position difficile le bourgmestre et la majorité en place !

Enfin, notre groupe avait soulevé quelques questions supplémentaires, notamment:

  • Nous avions remis au Conseil Communal un petit dossier mettant en lumière l’état désastreux dans lequel se trouve le site des Sources de Spontin: portes fracturées, carreaux cassés, locaux probablement squattés, risques pour la santé publique, etc.  Nous  avons suggéré à la commune d’adopter une attitude très ferme vis-à-vis du propriétaire des lieux qui, visiblement, ne les entretient pas  et les laisse se transformer en chancre.  Le bourgmestre peut, en la matière, prendre des arrêtés et les faire appliquer, aux frais du propriétaire des lieux.  Nous pensons qu’il faut faire bouger les choses de façon à rendre à ce site un avenir qui s’inscrive de façon cohérente dans un plan d’aménagement du village de Spontin, autrefois «perle de la vallée du Bocq».  Nous avons toujours défendu l’idée que ce site constitue une véritable opportunité de développement d’une zone d’activités économiques.  Pour arriver à cet objectif, il faut bien sûr croire au dossier, mettre autour de la table de nombreux acteurs et jouer véritablement le rôle de pilote… Toutes choses que la majorité en place ne semble pas prête à faire… (suivi du dossier: Marc Dewez et Patrick Evrard)
  • Nous avons aussi demandé quelques éclaircissements concernant les travaux de sécurisation prévus sur la rue du Pont à Godinne ainsi que sur les travaux de réfection du pont de Rouillon.  A ce sujet, nous avons répété notre souhait de voir instaurer une zone «30» à hauteur du site sportif et récréatif de Godinne.   Nous avons aussi plaidé pour que la réfection du pont soit l’occasion de la suppression d’un des trottoirs du pont et la création, d’un seul côté du pont, d’un trottoir unique, plus large et véritablement accessible aux PMR.  L’échevin en charge de travaux nous a promis d’évoquer le sujet avec les responsables du SPW en charge du chantier du pont. (suivi du dossier: Chantal Eloin-Goetghebuer)

Enfin, nous continuons à suivre une série d’autres dossiers comme les locaux de l’antenne de Durnal de la Maison des Jeunes ou encore des aménagements de sécurité pour les piétons sur la rue Fostrie à Evrehailles (dossier qui sera rentré à la première CCATM de janvier 2014).

Nous souhaitons à toutes nos lectrices et à tous nos lecteurs de très belles fêtes et une excellente année 2014 !

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CPAS, Culture et patrimoine, interventions Conseil, Logement, participation citoyenne

« Beaucoup de bruit pour rien !  » … vraiment ?

Rallye des Ardennes 2013

Tel est -en résumé- le reproche que Ovide Monin a formulé à l’égard de l’opposition tout au long de ce conseil…

Mais est-ce vraiment le cas ?  Nous laisserons le lecteur de cet article en juger par lui-même…

L’un des premiers points discutés concernait le procès-verbal du Conseil Communal du 25 mars 2013.  En effet, ce PV indiquait que la Relève (et un conseiller de la majorité) avait voté contre le projet de cheminement piétons à Dorinne.  En réalité (et comme nous l’avions indiqué dans un article précédent), notre groupe (et le conseiller de la majorité) s’était simplement abstenu de façon motivée sur ce point.  Une nuance tout de même significative…

Le conseil communal a ensuite approuvé à l’unanimité deux marchés publics: le premier concerne la réfection de la toiture du clocher de l’église de Dorinne (suite à un dégât de tempête) tandis que le second porte sur du mobilier pour la ludothèque communale.

Le conseil est ensuite revenu (point 3 de l’ordre du jour) sur la vente de l’électricité excédentaire (par rapport aux besoins du complexe du Maka) produite par la centrale hydro-électrique du Maka et des certificats verts octroyés à la production de la centrale.  Celle-ci n’est malheureusement toujours pas opérationnelle… D’où la nécessité de relancer un marché de mise en concurrence des acheteurs potentiels.  Nous avons conseillé au Collège d’être prudent dans la formulation de l’appel au marché.  En effet, le rachat de petites quantités de certificats verts entraîne souvent des frais et commissions; il est dès lors judicieux de demander une remise de prix nets (tous frais inclus).  Une remarque jugée superflue par Ovide Monin vu la faiblesse des montants en jeu.  Nous avons déjà vu le bourgmestre plus attentif aux deniers de la commune mais suivant que vous serez majorité ou opposition… Nous restons bien sûr favorables au développement des énergies «vertes» et plus spécialement au projet de turbine hydro-électrique du Maka; nous avons donc voté le lancement de ce marché public.

Le conseil a également traité (point 4) de divers projets d’arrêtés relatifs aux subsides octroyés aux clubs et associations de la commune.  Depuis toujours la Relève plaide pour plus de transparence et de cohérence dans ce dossier.  Nous pensons que la fixation de quelques  critères simples (nombre d’activités par année, nombre d’adhérents, existence ou non d’un support logistique apporté en plus par la commune, etc.) faciliterait finalement les choses, à la fois pour les associations et pour le Collège amené à décider de la hauteur des subsides.  Mais, à nouveau, ce sont là des détails inutiles pour Ovide Monin.  Nous nous sommes donc abstenus sur ce point.  Nous avons par contre approuvé sans réserve  l’arrêté relatif aux subsides octroyés au GAL de la Haute-Meuse, au Contrat de Rivière et au BébéBus.

Toujours dans le même domaine, la discussion a été plus animée au sujet des subsides octroyés au Syndicat d’Initiative d’Yvoir.  Le 25 mars, le Conseil Communal avait approuvé à l’unanimité l’octroi d’un subside de 2500 € au SI correspondant à la prise en charge par la commune d’une partie de la rémunération de l’employée du SI.  Ce 29 avril, le dossier était présenté à nouveau car il s’avérait que le montant à prendre en charge était de 6400€ et non plus de 2500€.  Lorsque nous essayons de comprendre les raisons de cette augmentation, Ovide Monin s’énerve car nous discutons de détails…  Toujours en liaison avec ce subside, nous avons aussi rappelé que nous avions assorti notre accord du 25 mars à la suggestion d’élargir les horaires d’ouverture du SI d’Yvoir (grâce notamment à cette prise en charge par la commune d’une partie des coûts de fonctionnement).  Nous avons donc rappelé ce point et nous avons aussi suggéré une concertation avec le Syndicat d’Initiative d’Anhée (tout proche) afin d’optimaliser les heures d’ouverture au public.  Nous avons finalement voté cette révision à la hausse du subside sur base de notre vote du 25 mars, des explications du passage de 2.500€ à 6.400€ (erreur d’écriture) et de la promesse de réfléchir à une amélioration de l’accessibilité du SI.

Un autre arrêté concernait l’octroi d’un nouveau subside de 20.000€ au SI d’Yvoir pour le «financement de l’aménagement du Centre Géographique de la Wallonie (CGW) à Spontin (complément) et de l’aménagement de l’accès à l’île d’Yvoir».  Nous savions que le subside de 25.000€ déjà octroyé en vue du CGW serait insuffisant mais nous nous sommes étonnés du fait qu’il s’agissait maintenant aussi de supporter l’aménagement de l’accès à l’île d’Yvoir (sur un terrain qui n’appartient pas à la commune).  Le bourgmestre lui-même estimait que deux arrêtés étaient ici nécessaires, le secrétaire regrettait de son côté le manque de formalisme du SI dans ce dossier (trop peu de demandes documentées par écrit)… Par ailleurs, nous aurions apprécié de voir détaillée dans les documents soumis au conseil l’importance relative des deux postes… Nous nous sommes donc abstenus devant ce dossier présenté de façon assez chaotique.

Deux points (points 6 et 7) concernaient la présentation pour information de rapports d’activités 2012.  L’un portait sur la Commission Communale de l’Accueil.  L’autre portait sur le plan «Habitat Permanent» (habitants domiciliés en camping ou parc résidentiel de loisir).  Nous avons pu constater que la situation restait préoccupante, en partie car le nombre de «résidents permanents» en zone de loisir continue à augmenter et, en partie, du fait du manque de clarté quant aux objectifs véritablement poursuivis par la Région Wallonne dans ce domaine.  Nous avons proposé de discuter ce rapport plus en détails avec Marie-Bernard Crucifix en dehors du conseil communal.

La présentation des conditions de location des salles du complexe du Maka (point 8) a également donné lieu une discussion assez vive.  A nouveau, la question principale portait sur l’égalité de traitement de tous les locataires de salles communales dans l’entité.  Egalité de traitement entre villages d’abord puisque de nombreuses salles communales sont gérées par des associations locales pratiquant des tarifs différents (même si l’on tient compte des caractéristiques différentes des salles).  Egalité de traitement des associations locataires dans la mesure où certains événements caritatifs bénéficient de la gratuité et d’autres pas !  Si, en soi, nous n’avons pas de problème avec le niveau des prix proposés et les modifications (justifiées) apportées par rapport à 2012 (détails disponibles au téléchargement), nous avons néanmoins voté contre cet arrêté dans la mesure où nous n’avons perçu aucune ouverture quant à cette question d’égalité de traitement.  Notons toutefois que le collège s’est engagé à examiner de plus près l’ensemble des conditions de location des salles avant que celles-ci ne soient publiées sur le futur portail Internet des associations, clubs et salles de l’entité… C’est le minimum que l’on espère !

Ce même arrêté comportait deux articles: outre le point évoqué, un second article portait sur les conditions spécifiques de location pour le club de volley d’Yvoir.  Ce point avait déjà donné lieu dans le passé à de vifs débats.  La Relève a en effet toujours estimé que les conditions faites à ce club étaient, en comparaison avec d’autres clubs, beaucoup trop favorables.  A ce problème récurrent s’ajoutait encore cette fois une confusion totale dans la présentation des chiffres.  La volonté du Collège semble être de conserver les mêmes conditions que l’an passé mais les chiffres annoncés dans le projet d’arrêté ne correspondaient en rien aux derniers chiffres votés par le conseil en septembre 2011 et se révélaient même en général encore inférieurs à ces derniers… Un détail matériel sans importance à nouveau pour Ovide Monin qui, devant la confusion de la discussion, a pourtant finalement proposé de reporter le vote de cet article à une séance suivante du conseil.  Une proposition que nous avons bien sûr acceptée…

Outre une série de points concernant le personnel enseignant de la commune, le Conseil a aussi discuté divers points qui avaient été demandés par notre groupe (point 15 et questions orales):

  • Les modalités d’un inventaire «amiante» pour tous les bâtiments communaux ont été présentées clairement par une note du service des Travaux
  • Les conséquences financières précises d’une erreur dans la taxation d’office d’éditeur de toutes-boîtes publicitaires ont été également bien exposées dans une note du service Finances
  • La question d’une revalorisation éventuelle des tickets-restaurant du personnel communal a été abordée à nouveau.  Il avait été prévu de faire une petite étude comparative en la matière dans d’autres communes wallonnes.  Cette étude n’est pas encore terminée mais il est aussi souhaitable qu’elle intègre la possible revalorisation souhaitée par la région wallonne pour les barèmes les plus bas.  Un point à suivre donc…

Suite à notre demande encore, le Collège a annoncé qu’il se réunissait ce mardi 30 avril pour répondre à la lettre du Ministre Henry demandant aux communes un premier avis indicatif quant au nouveau cadre éolien et à la cartographie tels qu’ils viennent d’être publiés.  Nous avons vigoureusement regretté à ce sujet
Le manque de réaction du Collège face à notre proposition (formulée lors du conseil du 25 mars) de réunir un petit groupe majorité-minorité afin d’élaborer un projet de réponse sur ce sujet très important pour la Wallonie et pour ses habitants.  Force est donc de constater que les approches les plus constructives que nous mettons sur la table ne sont plus appréciées que l’analyse en profondeur des dossiers que nous réalisons, conseil après conseil…
La non présentation de cette réponse au Conseil Communal avant son envoi au Ministre
Le caractère très tardif de cette démarche (le 30 avril étant la date limite de rentrée de ces réponses auprès du Ministre Henry).

Enfin, nous sommes aussi revenus sur le passage du rallye des Ardennes sur le territoire d’Yvoir le dimanche 24 mars 2013.  Une étape démarrait du centre de Dorinne.  Plusieurs problèmes ont été signalés par les riverains: certains sont restés bloqués chez eux durant toute la journée du dimanche, l’accès au cimetière était quasiment impossible alors que nous étions le dimanche des Rameaux, certaines informations reprises sur le feuillet toutes-boîtes distribué par l’organisateur n’étaient pas pertinentes (numéro de téléphone de l’organisateur).  La Relève a demandé que, à l’avenir, on tienne mieux compte de certaines contraintes de calendrier (dimanche des Rameaux), que les passages dans les centres de village soient limités au maximum et que les informations diffusées par l’organisateur soient plus fiables.  Par ailleurs, il semble bien que la décision d’autorisation de passage du Rallye a Yvoir n’ait pas été formellement actée au PV du Collège du 24 décembre 2012.  La veille de l’Avent ne justifie pas tout…

En conclusion de ce conseil, nous avons pu une nouvelle fois mesurer à quel point le Bourgmestre non seulement a des difficultés à supporter une opposition qui fait son travail mais, en plus, ne souhaite pas enrichir le débat avec les propositions constructives venant des bancs de l’opposition.  Tout cela est bien dommage…

CPAS

Les mandataires CPAS de la Relève

De gauche à droite: Jean Pierre Marinx, Anne-Catherine Cochart et Hugo Nassogne
De gauche à droite: Jean Pierre Marinx, Anne-Catherine Cochart et Hugo Nassogne

Félicitations à nos représentants au sein du Conseil de l’Action Sociale et félicitations toutes particulières à Jean Pierre pour son accession au bureau permanent du CPAS !

Pour faire plus ample connaissance avec nos mandataires, visitez notre page « une équipe à votre service« .  N’hésitez pas non plus à nous contacter !