Budget, Culture et patrimoine, Emploi, environnement, interventions Conseil, Mobilité, participation citoyenne, PCDR, Sécurité, Travaux

Le sabordage du GAL de la Haute-Meuse par Anhée et Yvoir

GAL Haute Meuse RIP

Le conseil communal de ce 24 novembre 2014 à Yvoir a été marqué par l’opposition très nette entre deux conceptions différentes de la gestion communale.

De très nombreux points de gestion courante n’ont pourtant appelé de notre part aucune objection (budgets de fabriques d’église, rapport annuel de gestion de l’asbl « La Victorieuse » à Evrehailles, subsides divers à des clubs ou associations locales, convention de reprise des emprunts relatifs au service incendie par la zone de secours DinaPhi), voire ont été salués comme une bonne nouvelle (lancement de la procédure d’acquisition des terrains destinés à réaliser le cheminement doux entre le CHU et Mont, marché public en vue d’installer un module « salle de gymnastique à l’école de Spontin).

Par contre, plusieurs points ont été à l’origine d’une saine confrontation démocratique au sein de notre Conseil…

Comme chaque année à pareille période, le conseil était amené à se prononcer sur le budget communal pour l’année 2015.  A la vision du bourgmestre qui se focalise sur trois chiffres -le boni global du budget ordinaire et les montants des fonds de réserve-, nous opposons une vision plus nuancée.  Bien sûr, nous nous réjouissons aussi de la capacité d’Yvoir à présenter un budget en équilibre (boni à l’exercice propre de 72.602,84€) et de disposer d’une poire pour la soif sous la forme de ses fonds de réserve mais nous regrettons que cette performance se fasse au détriment d’une vision à long terme et d’un minimum de créativité et de pro-activité.  Concrètement, nous avons regretté la vision statique et non prospective de l’exercice budgétaire: une analyse de l’évolution du personnel dans les années à venir tout comme une analyse de l’évolution de la dette nous semblent indispensables.  Ne pas connaître notre capacité d’emprunt ou l’évolution attendue de la charge de la dette n’est pas acceptable.  Sur le plan du personnel communal, nous craignons que l’absence de réflexion prospective ne nous empêche de déceler les départements à renforcer, les embauches et les mouvements de personnel à prévoir, etc.

Les moyens dévolus au développement touristique et au soutien aux entreprises connaissent une nouvelle cure d’amaigrissement.  On ne perçoit pas non plus la volonté de renforcer ou de mieux supporter le personnel des travaux.  De même, des secteurs en développement comme la bibliothèque-ludothèque ne voient pas non plus leurs moyens évoluer en conséquence.

Dans un autre registre, nous avons aussi interrogé le Collège sur la fiabilité des nouveaux chiffres « pompiers ».  Désormais, les frais du Service Régional Incendie ne seront plus constitués que de la quote-part communale dans les frais de la nouvelle zone de secours DinaPhi, à l’image de ce qui se passe depuis quelques années déjà pour la police.  Le problème est ici que le budget a été établi sur base d’un mode de calcul (favorable à Yvoir) qui n’a pas été approuvé par toutes les communes membres.  Il est donc d’ores et déjà certain que le nouveau mode de calcul entraînera une charge plus importante pour Yvoir.

Au niveau du budget extraordinaire (comprenant les dépenses d’investissement), nous avons également relevé plusieurs problèmes ou manques:

  • nous sommes très préoccupés par l’évolution des coûts du nouvel atelier communal: nous sommes maintenant déjà à un montant de 2.850.000€ alors que la première pierre du bâtiment n’a pas encore été posée. Nous parions un large dépassement des 3.000.000€ au final!
  • Sachant que les seuls subsides que l’on peut espérer ici s’élèvent à un peu plus de 400.000€, on imagine la charge de ce projet pour les finances communales.
  • nous estimons que plusieurs postes d’études préliminaires à des projets PCDR n’ont, à tort, pas été budgétisés: l’aménagement des bords de Meuse, et l’aménagement d’une maison de village à Godinne
  • nous nous réjouissons des travaux prévus pour la toiture de la salle du Maka mais nous regrettons que ces (gros) travaux ne soient pas l’occasion de réaliser un aménagement plus convivial de la salle (gradins et nouvelle cafétéria vers le Bocq)
  • nous regrettons la disparition de tout budget pour l’étude d’une re-configuration de la maison communale dont les fonctionnalités sont pourtant d’un autre siècle
  • de même, nous ne comprenons pas qu’aucun budget n’ait été prévu pour la révision du Plan Communal de Mobilité. Cet exercice -entre 15.000 et 20.000€ de charges pour la commune- est indispensable à l’obtention de subsides pour tous travaux futurs dans le cadre de la mobilité (plans trottoirs, etc.)
  • nous avons proposé de réserver au budget un poste destiné à accompagner les futurs travaux de rénovation du corps de logis de la Vieille Ferme (dont la subvention vient d’être octroyée par le Gouvernement wallon)
  • nous avons aussi demandé l’inscription de quelques petits postes budgétaires correspondants à des problèmes souvent évoqués au Conseil et sur lesquels le Collège a toujours marqué son accord de principe mais… n’en a pas tiré les conclusions au niveau budgétaire (aménagements de sécurité pour la plaine de jeu de Godinne, aménagements légers de sécurité sur la rue d’Evrehailles, etc.)

Au final et sur base des manquements constatés à nos yeux, nous avons rejeté le budget communal 2015, adopté majorité contre opposition.

A l’issue des discussions budgétaires, le Conseil devait se prononcer sur le rapport de gestion 2013 et sur l’octroi de subsides à la Maison des Jeunes d’Yvoir.  Vu la très mauvaise qualité du dossier, nous avons obtenu le report de ces deux points à une séance ultérieure du Conseil.  Nous nous réjouissons de ce que le bourgmestre ait enfin reconnu que la gouvernance de cet organe nécessitait une vigoureuse et sérieuse reprise en mains !

Enfin, le dernier point très litigieux concernait la sortie des communes d’Anhée et d’Yvoir du GAL de la Haute Meuse.  Nous avons longuement développé les raisons de notre incompréhension et de notre colère face à cette décision commune des Collèges de Anhée et de Yvoir.

Nous reviendrons dans les heures qui viennent sur cette question au travers d’un article publié sur ce même site.

Au total, un conseil bien animé et plutôt long mais où la courtoisie est restée en vigueur de chaque côté de la table !

aménagement du territoire, Budget, CPAS, Culture et patrimoine, interventions Conseil, Mobilité, Travaux

« Des chiffres, des chiffres, toujours des chiffres… »

La rue Clos des Manoyes à Houx, en août 1914.  La mémoire du comte de Lévignen a été honorée par le Conseil communal
La rue Clos des Manoyes à Houx, en août 1914. La mémoire du comte de Lévignen a été honorée par le Conseil communal

Longue soirée « financière » pour les conseillers communaux  d’Yvoir ce lundi 23 juin 2014… Tout avait commencé à 18H avec la présentation des comptes 2013 du CPAS à laquelle les membres du Conseil communal avaient été invités.  Nous ne nous sommes guère arrêtés au résultat budgétaire positif du CPAS, largement artificiel dans la mesure où ce chiffre est totalement fonction des subsides versés par la commune d’Yvoir qui s’élèvent en 2013 à plus de 1.121.000€.  Par contre, l’augmentation constante de ces subsides depuis plusieurs années est plus interpellante: ce montant n’était encore « que » de 510.000€ en 2008.  Inquiétante aussi la part croissante de ces subsides communaux par rapport à l’ensemble des recettes du CPAS.  En d’autres termes, force est de constater que le législateur ajoute chaque année de nouvelles missions au CPAS sans en prévoir le financement aux niveaux régional ou fédéral.  C’est donc à la commune de finalement équilibrer les comptes de l’Action Sociale…

Le conseil communal proprement dit s’est ouvert à 19H avec cette fois la présentation des comptes communaux pour 2013.  Les comptes du service ordinaire -pour l’exercice 2013 proprement dit- se traduisent cette année par un boni de 111.680,39€ (contre un résultat négatif de plus de 158.000€ en 2012).  Ce boni s’explique principalement par la perception d’un montant beaucoup plus élevé d’additionnels au précompte immobilier et à l’impôt des personnes physiques.       Ceci est une conséquence des délais variables de rétrocession des additionnels par le Service Public Fédéral des Finances.   Enfin, Yvoir bénéficie bien sûr d’un report des boni antérieurs (les « bénéfices » engrangés depuis de nombreuses années) qui lui permet d’afficher un résultat budgétaire en boni de plus de 1.950.000€.  Au-delà de ces effets techniques ou liés au passé, la tendance de fond des comptes communaux – à Yvoir comme quasiment partout en Wallonie- est bien inquiétante.  On peut la résumer comme suit:

  • d’un côté, des dépenses qui ne cessent de grimper de manière structurelle et difficilement compressible (les dépenses de personnel, par exemple, augmentent « naturellement » d’au minimum 5% par an; la dotation au CPAS augmente elle aussi de manière régulière, etc.)
  • de l’autre côté, les recettes ne suivent malheureusement pas la même évolution: la crise économique pèse bien sûr sur le niveau des taxes, les revenus financiers des communes subissent les contre-coups de la crise Dexia et des niveaux de taux très bas, et, enfin, les subsides fédéraux ou régionaux restent dans le meilleur des cas constants…

A ce phénomène de fond, il faut encore ajouter les nombreuses incertitudes pesant sur la mise en place des nouvelles zones de secours (pompiers) et sur le financement des  pensions du personnel communal.

Face à cette situation, toute auto-satisfaction devrait être proscrite: en quelques années le boni accumulé des années antérieures sera vite consommé pour couvrir les déficits futurs.  Nous plaidons donc avec vigueur pour la mise en place d’un vrai plan stratégique communal qui intègre la dimension budgétaires.  De cette manière, nos choix d’investissements pourront enfin se faire dans l’optique d’améliorer véritablement le rapport dépenses / recettes des comptes communaux.

Au final et après avoir reçu une série d’éclaircissements de la part de la Receveuse Régionale, le Conseil communal a approuvé les comptes à l’unanimité.

Rénovation du corps de logis de la Vieille Ferme de Godinne

Nous avons profité de la discussion sur les comptes et sur la reprise au budget 2014 (modification budgétaire) du projet de la Vieille Ferme de Godinne pour évoquer ce dernier point.

Le projet de rénovation de corps de logis de la Vieille Ferme de Godinne (budget travaux de l’ordre de 1.600.000€) illustre bien la problématique des choix d’investissement.  La décision d’octroi des subsides pour ce projet (600.000€) semble aujourd’hui bloquée et nous sentons une certaine inertie de la part de la majorité en place face à cette situation.  Il est vrai que, le jour où les subsides seront débloqués, la commune devra supporter sur fonds propres un montant très important…  Nous admettons volontiers que ce dossier est complexe et lourd à porter pour la commune mais ne rien faire et laisser « pourrir » le bâtiment n’est pas pour nous une option.  Il faut, sans tarder, mettre en place une table ronde, réunissant un maximum de compétences et évaluant la situation actuelle.  Toutes les options doivent être examinées sans tabou (sauf celle de ne rien faire…): revoir la philosophie d’utilisation du bâtiment par la commune, penser le projet en collaboration et en synergie avec les autres acteurs culturels de la province et la haute Meuse, revoir le programme de rénovation, re-penser le mode de travaux, relancer la procédure de marché, envisager des partenariats publics-privés -notamment pour alléger le financement de l’opération-, etc.

Dans un tel exercice de nombreux acteurs peuvent (et doivent…) être mis autour de la table: commune, gestionnaire du Centre culturel de la Vieille Ferme, Institut du patrimoine wallon, Centre de la Paix-Dieu, Direction du Patrimoine, province, privés, acteurs culturels voisins, etc.

Modifications budgétaire n°2 au budget 2014

Outre la question de la Vieille Ferme, de nombreuses modifications budgétaires ont été proposées à l’accord du conseil.  La plupart des cas ne posait pas problème (adaptation suite à des avenants à certains marchés que le conseil avait approuvé à l’unanimité).  Deux points retenaient cependant notre attention au service extraordinaire (les investissements):

  • le report en 2015 du projet « 1ère phase de l’étude pour l’extension de la Maison communale ».  Ce projet concerne l’extension de la maison communal dans les bâtiments voisins de l’ancien arsenal des pompiers.   Il s’agit, pour nous, d’un exemple typique de projet susceptible d’apporter un « plus » tant pour le personnel communal que pour l’efficacité de fonctionnement de l’administration et pour de potentielles économies d’énergie.  Nous défendons l’idée que les études relatives à ce projet important devaient être lancées sans tarder, dès le second semestre 2014
  • une situation assez floue pour tous les projets UREBA (travaux visant aux économies d’énergie subsidiés par la Région).  La Modification budgétaire proposée ne tient pas compte des décisions d’octroi déjà prises par le Gouvernement wallon.

Suite à ces deux remarques et à la question de la Vieille Ferme, notre groupe n’a pas voté la modification budgétaire n°2 à l’extraordinaire.

Par contre, les modifications budgétaires apportées à l’ordinaire étant essentiellement techniques, nous avons voté ces modifications, approuvées par conséquent à l’unanimité. (suivi des dossiers budgétaires: Chantal Eloin-Goetghebuer et Patrick Evrard)

Autres points au menu du Conseil du 23 juin

De nombreux points portant sur des marchés publics ont été approuvés à l’unanimité.  Nous pouvons y épingler:

  • les entretiens de voirie à réaliser en 2014: rue de la Gayolle sur quasiment toute sa longueur, un tronçon de la rue Tachet des Combes, le rond-point des écoles à Mont (à ce sujet, nous avons demandé d’en profiter pour remettre à la norme les ralentisseurs non-conformes de la rue du Centre), rue du Rauysse et rue des Vergers à Yvoir
  • travaux de réfection de la rue du Calvaire à Mont
  • aménagements complémentaires (filets d’eau, avaloirs) à l’égouttage des rues Fostrie et Fosse do Blanc à Evrehailles
  • achat d’un nouveau véhicule pour le service Travaux (suite à un accident)

La proposition de re-baptiser le dernier tronçon de la rue du Clos des Manoyes à Houx en « rue Comte de Lévignen », en souvenir du courageux bourgmestre de Houx en août 1914, a été également plébiscitée.

Par contre, notre groupe a réagi avec vigueur à l’égard d’une proposition de révision des tarifs de l’accueil extra-scolaire de la commune.  Ces tarifs concernent les garderies organisées en début et en fin de journée, avant et après le début des cours.  Sur base d’une enquête réalisée par les responsables communaux, les tarifs à Yvoir étaient les plus faibles de toute la province.  La commune proposait en effet un forfait mensuel de 10€ / enfant tant pour le matin que pour le soir.  Une famille de deux enfants utilisant tous les jours de la semaine la garderie du matin et du soir payaient donc 10 X 2 (enfants) X 2 (matin et soir), soit 40€ par mois.  La proposition sur la table du conseil visait essentiellement à supprimer le forfait.  Compte tenu d’un coût de 1€ par « garderie », la situation de la même famille deviendra donc: (22(matinées par mois) X 2(enfants)) + (16 (après-midi par mois) X 2(enfants)), soit un total 76€, une augmentation de 90% !  Nous ne contestons pas la nécessité de revoir le prix de certaines prestations et de tendre vers une moyenne provinciale mais nous pensons que cela aurait pu se faire par un lissage dans le temps plus raisonnable.  Nous avons donc rejeté cette proposition qui a été adoptée majorité contre opposition (suivi du dossier: Marielle Dewez)

Enfin, au registre des points divers d’actualité, notre groupe a réagi sur quelques points importants … mais hélas récurrents !

  • Deux de nos représentants ont assisté au conseil de la pré-zone Incendie qui s’est déroulé à Dinant le mercredi 18 juin.  Ils ont pu constater le flou complet qui continue à entourer la mise en place opérationnelle de la zone de secours de Dinaphi.  L’un des seuls éléments opérationnels concrets à s’être mis en place est le COZIS:  le centre d’appel de secours unique pour la zone.  Le fonctionnement de ce centre d’appel permet une réelle économie de moyens grâce à une connaissance permanente, automatique et instantanée des moyens humains et matériels disponibles.  Cette intégration permet elle-même d’affecter les moyens adéquats aux interventions, de façon à la fois rapide et efficace (éviter les doubles « départ feu »).  Yvoir, avait décidé à ce stade de ne pas encore participer à ce centre d’appel unique.  Nous avons fermement demandé au Collège de revoir cette question car nous pensons sincèrement que la participation au COZIS ne peut qu’être bénéfique aux pompiers et aux citoyens d’Yvoir…
  • Chantal Eloin-Goetghebuer a attiré l’attention du Collège sur le permis à l’enquête publique relatif à la suppression du passage à niveau « piétons » de la gare de Godinne.  Ce projet, positif sans doute sur le plan de la sécurité des navetteurs, va malheureusement accentuer encore la coupure en deux du village de Godinne.  Il a donc été demandé de réfléchir à des alternatives qui permettraient d’atténuer cet effet collatéral et de mieux tenir compte de la mobilité des non-navetteurs à Godinne (famille se rendant vers l’école, le centre culturel, le Patro,…)
  • Jean-Pol Visée a rappelé au Collège son engagement de réunir les responsables des associations de Godinne afin de trouver une solution au manque de locaux adaptés pour les associations.
  • la question de la sécurité routière rue du Pont à Godinne a aussi été rappelée: engagement de placer des chicanes, position du radar préventif, problématique de la plaine de jeu… (Catherine Vande Walle-Fossion)
Culture et patrimoine, environnement, interventions Conseil, la vie dans la commune, Mobilité, Moins valides, Sécurité

La nature a horreur du vide…

Les Sources de Spontin
Les Sources de Spontin

Lorsque une majorité en place ne prend pas d’initiative, il ne faut pas s’étonner que la gestion des biens communaux se résume à donner suite -pour faire plaisir- aux demandes d’acquisition de terrain par l’un ou l’autre.  Il ne faut pas s’étonner non plus que l’avenir du site des Sources de Spontin passe par sa mise à la disposition d’une société hollandaise de « jeux de guerre » à qui l’on demande d’achever le travail de vandalisme commencé par d’autres…

Tels sont les sentiments que nous retirons de la séance du conseil communal d’Yvoir de ce 19 mai 2014.

Gestion des biens communaux

Les deux premiers points de l’ordre du jour concernaient la vente de terrains communaux.  Dans les deux cas, il s’agissait d’opérations proposées au Conseil suite à la demande de voisins désireux d’agrandir leur propriété.  Dans les deux cas, il ne s’agissait pas de parcelles anecdotiques: dans le premier cas, on parle du terrain bien connu de la rue du Moulin à Yvoir (7a56 en zone constructible)(voir notamment notre article du 23 avril 2014) et, dans le second, de terrains agricoles sur plus de 2,2 ha… Nous avons donc exprimé notre désaccord sur une politique de gestion des biens communaux « à la carte », « à la demande » et sans vision prospective.

La mise en vente publique du terrain de la rue du Moulin répond bien sûr aux critiques (absence de publicité et de mise en concurrence) formulées par la tutelle dans son arrêté d’annulation de la décision de vente prise par le Conseil communal du 10 février 2014.  La question de la « légalité » étant ainsi résolue, il reste la question de l’opportunité (financière, stratégique) de vendre ce terrain maintenant.  Nous avons en tout cas demandé (et obtenu) que la commune retire le bien de la vente si le prix minimum de 6.400€ n’était pas atteint en vente publique.  Malgré tout, nous nous sommes au final abstenus car nous doutons de l’urgence à mettre en vente ce terrain maintenant.

Le Collège proposait au deuxième point de l’ordre du jour, de prendre une décision de principe quant à la mise en vente publique de deux terrains agricoles situés à la sortie du hameau de Tricointe, en direction de la halte de Yvoir-Carrières.  Ces deux terrains (qui en réalité ne constituent qu’une seule parcelle) présentent plusieurs spécificités: très pentus, assez difficiles d’accès, proposés comme partie du site Natura 2000 de la basse vallée du Bocq mais non encore définitivement reconnus comme tel…  La proposition de vente ici aussi faisait suite à une demande de voisins visant à développer sur ces terrains un projet de pâturage et de fauchage conformes aux exigences Natura 2000.  Nous ne doutons pas de la qualité du projet mais bien de la procédure mise en route par le Collège…

Au vote, nous nous sommes abstenus.  Nous avions formulé plusieurs propositions alternatives à la mise en vente publique mais le Collège n’a pas souhaité les prendre en considération.

Il nous semblait en effet prudent de postposer la décision de vente de ces terrains jusqu’à leur affectation (ou pas) en Natura 2000.  Nous avions proposé, dans l’attente de cette clarification, de mettre les terrains à disposition des voisins candidats acquéreurs, à titre gratuit et précaire.

Une fois le statut des terrains confirmé (en supposant qu’il soit bien Natura 2000), il n’est pas sûr que la vente publique soit la meilleure solution pour toutes les parties: commune, candidats acquéreurs, environnement…  En particulier, la mise en vente publique ne permet absolument pas de garantir que la vente se fasse au profit d’acquéreurs disposant d’un bon projet environnemental pour le lieu.  Nous pensons que, plutôt que de mettre en vente publique, la commune pouvait lancer une sorte d’appel à projet pour une mise en location de longue durée.  Cette procédure permet de mieux garantir la mise en gestion des terrains entre les mains de personnes ayant véritablement un projet environnemental de qualité.

Enseignement

Le conseil a approuvé à l’unanimité l’acquisition de trois tableaux interactifs pour les écoles de Yvoir, Dorinne et Spontin.  Ce type d’outil permet d’utiliser au mieux les nouvelles technologies dans le cadre de l’enseignement primaire.   L’équipement concernera dans un premier temps les classes de 5e et de 6e de ces trois écoles communales mais il est prévu d’étendre l’expérience dans les autres écoles à partir de 2015.  Nous avons beaucoup insisté sur l’importance de la formation et de l’accompagnement des enseignants dans ce projet.

Subsides aux associations

Ce point revient traditionnellement une fois par an sur la table du conseil communal.  Comme chaque année, notre groupe a regretté le manque de clarté dans les règles d’attribution des subsides aux clubs et associations de la commune.  Nous nous sommes abstenus en conséquence.  Le collège a toutefois pris l’engagement dès 2015 de présenter et de discuter au préalable au sein des commissions ad hoc la politique communale de subsides.  C’est ainsi que les subsides aux clubs sportifs seront présentés et discutés en premier lieu au sein de la commission communale des sports.  Nous nous sommes aussi étonnés de la disparition de plusieurs petites associations de la liste des bénéficiaires.  En l’absence de clarification, le collège a pris l’engagement de ne pas automatiquement refuser les demandes pour 2014 qui seraient rentrées dans les semaines qui viennent.

Points inscrits à la demande de la Relève

Sources de Spontin

Le Collège communal avait pris en décembre 2013, à la demande de la société hollandaise MXP,  une ordonnance de police interdisant pendant un an la circulation des véhicules sur la partie de la voirie traversant le site des Sources de Spontin.  Cette interdiction était motivée par le fait que la société en question organise sur le site des « exercices et épreuves d’airsoft ».

En pratique, cette interdiction se traduit par la pose de treillis orange aux deux accès du site et l’apposition, à côté de la copie de l’ordonnance de police, d’un panneau « chiens de garde »…  Régulièrement, les promeneurs (rappelons que les 6 promenades balisées du Moulin de Spontin passent aux Sources) sont confrontés, outre les panneaux d’accueil évoqués, à de « grands garçons » jouant aux soldats sur le site.  Le samedi 4 mai, la « photo » se complétait du bruit des carreaux cassés… une véritable ambiance de guérilla urbaine à Spontin…  Tout cela avec l’aval de la commune d’Yvoir.

Pour notre bourgmestre, la présence de cette société sur le site se justifierait par le fait que ses activités y empêcheraient des actes de vandalisme (plus graves encore ?)… A voir l’état des lieux aujourd’hui, cela ne saute pas aux yeux.

Notre position sur ce dossier est claire:

  • Rien ne prouve que ce type d’activités « touristiques » apporte quoi que ce soit à la commune d’Yvoir (activités Horeca, image, attraction de nouveaux touristes, …)
  • ce type d’activités à l’intérieur des Sources ne va certainement pas améliorer l’état des bâtiments (ou ce qu’il en reste)
  • la présence de ce type d’activité ne va en rien empêcher le renouvellement d’activités illicites telles que « rave party » et autres joyeusetés
  • nous nous interrogeons sur la sécurité des participants aux épreuves d’airsoft.  Dans quelle mesure, la responsabilité de la commune ne risque-t-elle pas d’être engagée en cas d’accident grave ?
  • en conclusion, la commune dispose de suffisamment d’arguments dans ce dossier pour purement et simplement interdire la pratique de l’airsoft sur le site des Sources.  Comme nous l’avons déjà souligné, il faut aussi mettre toute la pression possible pour amener le propriétaire actuel du site à trouver un véritable avenir à ce qui est aujourd’hui déjà un chancre industriel dans la vallée du Bocq

Accessibilité PMR des églises des villages d’Yvoir

Ce point a permis de dresser un tableau d’ensemble de la situation.  Dans beaucoup d’églises de l’entité, des solutions ont déjà été trouvées (accès par la sacristie, par exemple).  Il reste l’un ou l’autre cas plus compliqués, notamment à Durnal.  Deux suggestions concrètes ont été formulées et acceptées: d’une part, les fabriques d’église qui souhaitent améliorer l’accessibilité de leur église peuvent en faire la demande à la commune et, d’autre part, une signalétique simple pourrait être mise en place dans les diverses églises pour indiquer la « voie PMR » d’accès.
Durnal epicerie stationnement
Durnal: stationnement sur le trottoir devant la nouvelle épicerie

Les habitants de Durnal se réjouissent de l’ouverture d’une épicerie de village dans l’ancien café des Pahauts, près de l’école.  Toutefois, il a été constaté que le trottoir du magasin était régulièrement utilisé comme stationnement sauvage (voir photo).  Il a été suggéré de placer des potelets sur le coin faisant face à l’entrée du magasin, moyennant concertation avec le propriétaire du bâtiment et la commerçante.

Evrehailles: dégâts sur la route Evrehailles-Bauche

Suite à des travaux forestiers, des dégâts ont été constatés dans l’une des épingles de cette route.  Contact pris avec le DNF et avec l’entreprise forestière, engagement a été pris par cette dernière de remettre en les choses en état.

Godinne: mise en zone « 30 » de la rue Grande, à proximité de l’Académie de Musique

L’académie de musique de Godinne étant reconnue comme établissement scolaire, il est proposé d’y faire reconnaître une zone 30.  la suggestion sera faite au gestionnaire de la voirie, le SPW (voirie régionale).

Le conseil communal s’est « sereinement » clôturé un peu avant 22H.

Welcome ! Willkommen ! Welkom ! Bienvenue !
Welcome ! Willkommen ! Welkom ! Bienvenue !

 

aménagement du territoire, Culture et patrimoine, interventions Conseil, Mobilité, PCDR, Travaux

Conseil Communal du 10 février 2014

Le terrain à bâtir se fait rare dans le centre d'Yvoir et pourtant...
Le terrain à bâtir se fait rare dans le centre d’Yvoir et pourtant…

En ouverture de séance,nous avons demandé que le point « Majoration de traitement du Bourgmestre » soit discuté en séance publique, la majorité a refusé. Ce sera à huis clos.

Les enfants et les jeunes: un risque de nuisance  ou une opportunité pour une commune

Un nouveau règlement relatif aux camps de vacances a été élaboré. Même si nous considérons que des règlementations s’imposent pour protéger tant les  jeunes d’endroits de camp peu adéquats, que la commune de désagréments qui dépassent le plaisir de vivre cette ouverture à d’autres jeunes, nous pensons que l’accueil de ces enfants dans notre commune  et de tous ces jeunes bénévoles qui les entourent restent la première priorité. Nous ne devrions pas non plus décourager ceux qui proposent un endroit de camp  par trop de charges administratives qui empoisonnent  déjà suffisamment l’esprit d’entreprendre dans notre Région.
Tout est question d’état d’esprit.
Nous avons voté favorablement après avoir demandé et obtenu une modification concernant la phrase «interdire modérément l’alcool»  en proposant par exemple «  Veiller à ce que à tous moments 2 adultes au moins (dont un avec permis chauffeur) ne consomment pas d’alcool et que plus généralement, la consommation d’alcool ne conduise pas à des troubles dans et alentours du camp ».

Yvoir une commune ouverte au  futur ou qui se racrapote

La commune devait rendre son avis au gouvernement wallon sur leur projet de SDER (Schéma de développement de l’Espace Régional). Il s’agissait là d’une opportunité de partager notre vision du futur pour Yvoir et la Wallonie tant à la CCATM qu’au conseil communal, ce qui fut fait.
Les objectifs du gouvernement wallon étaient de réfléchir à sa conception de développement territorial pour par exemple  diminuer les coûts pour les pouvoirs publics en « réseaux de mobilité, réseaux d’électricités, réseaux d’égouttage et distribution d’eau etc » par une densification de l’habitat en espérant ainsi recréer les conditions d’un développement économique et social comme des commerces, des bus pour tous…
Sur base du texte envoyé le matin même par l’échevin en charge de l’urbanisme, nous avons proposé d’y incorporer la manière dont notre commune, Yvoir, souhaitait s’inscrire dans  ce projet:
Par exemple nous voudrions que Namur-Gembloux-Ciney-Dinant   soit considéré comme une aire métropolitaine à l’instar de « Mons-la Louvière-Charleroi et Liège-Aachen-Maastricht Hasselt ».
Nous serions alors repris dans cette aire métropolitaine.
Autre exemple nous avons sur Yvoir une forte densité de population (151.5 hab/km² la plus élevée de l’arrondissement (Dinant 132 ; Assesse 80 ; Anhée 103 ; Ciney 101) pour une moyenne en Wallonie de 193.5 hab/km²
Dans cette perspective nous devrions demander que toute la commune soit considérée comme territoire central.
Sur base de ces échanges, nous avons proposé à la majorité de rendre un avis nuancé avec des propositions pour notre commune dans le cadre de ce projet plutôt que de voter «non» sans donner notre vision des choses. La majorité a accepté d’incorporer nos idées jugées intéressantes mais n’a pas voulu proposer un vote nuancé. (Nous avons pourtant eu l’impression que le Bourgmestre  et l’échevin en charge de ce sujet avait apprécié la réflexion et pouvaient envisager un vote nuancé  mais l’échevin socialiste nous a dit qu’il n’avait pas pu suivre puisque nous n’avions pas remis d’écrit et qu’il fallait voter non.) La majorité a donc rejeté en bloc le projet de SDER.  Nous ne pouvions pas nous associer à une telle démarche et nous avons donc refusé l’avis du Collège.

Clientélisme ou juste cause ?

La majorité a voté la vente de gré à gré d’un terrain à bâtir à 8,5 € du M²  à des riverains. Ce terrain se situe à front de rue à 2’ à pied du centre d’Yvoir,  assez pentu comme dans d’autres parties de la commune. Le prix actuel d’un terrain à bâtir à Yvoir est de 60 à 70 € le M². Ce terrain avait été convoité par la Dinantaise pour y construire une habitation sociale mais les riverains s’y étaient opposés.
Lorsqu’une commune décide de mettre en vente un patrimoine communal, la loi impose, en cas de vente de gré à gré, la publicité dans différents journaux. Cette vente rapporte à la commune 6348 €. Quel est l’intérêt de la commune de vendre ce terrain à ce prix-là ? Si la commune avait trouvé un acquéreur entre 35 et 50€ le M² elle pouvait espérer une rentrée bienvenue pour les finances communales entre 25000 à 37500€. Fallait-il brader un bien communal ? Peut-on ne pas respecter la loi sur la publicité des ventes? Doit-on parler ici de clientélisme ? N’y aurait-il pas un jeune ménage intéressé par la construction d’une habitation à Yvoir-centre ?
Ces riverains devront payer une taxe annuelle sur les terrains non bâtis, ont-ils été informés ? ou s’agira-t-il d’un nouveau manque à gagner pour la commune ?

« Des maisons de village »

A Durnal  ASBL privée, dynamisée par des bénévoles: une opportunité à saisir.
La commune a décidé d’octroyer un subside et un prêt à cette ASBL pour la mise en conformité de la salle. Nous avons soutenu cette démarche.
Mais nous avons proposé que la commune octroie un subside pour l’ensemble des montants demandés en échange d’une réflexion de fond sur le partage de l’occupation de cette salle notamment pour l’école de Durnal bien à l’étroit, pour les jeunes qui pourraient y trouver un lieu à investir eux-mêmes, les aînés qui sont très dynamiques à Durnal etc
D’après nos informations cette ASBL serait intéressée par une telle réflexion.
A Spontin aussi nous aurions proposé la prise en compte de tous les frais engendrés par une réparation de cheminée d’autant que là aussi les diverses associations de Spontin se proposent de nous concocter différentes animations pour la commémoration 14-18.
Cette réflexion structurelle sur les salles communales, leur entretien, le soutien aux bénévoles doit faire partie de nos priorités.

L’esthétique et les trottoirs…une priorité de nos futures places et rues.

L’égouttage de Purnode et de la rue du Maka sont proposés comme investissement à venir. Nous serons attentifs au développement esthétique de la reconstruction de ces rues: comment garder le cachet de nos villages ? quels pavés ? quels trottoirs ? comment définir à Purnode une place de village digne de nom.
Le Plan Communal de Développement Rural (PCDR): une catastrophe annoncée
L’aménagement d’une liaison cyclo-pédestre Mont/la Clinique est reporté: trop cher. L’échevin socialiste a répété qu’il avait en son temps voté contre ces projets du PCDR et qu’il savait que ce serait trop cher…ou comment donner forme à ses souhaits !
Les aménagements de sécurité à Dorinne près de l’école: après avoir renoncé à un subside de la Région Wallonne pour les trottoirs de 140.000€ (perdu !), après avoir dépensé inutilement des frais d’études à ce sujet pour plus de 15.000€, la commune doit dépenser un complément en frais d’études pour la réalisation de cette partie de trottoirs qui n’avait pas été prévue: 7.730€. La réalisation des travaux sera heureusement couverte en grande partie opar un nouveau subside de 128.400€octroyé par la Région Wallonne sur notre quota du PCDR.

Houx: des embellissements  prévus

Filets d’eau, trottoirs et bordures des travaux réalisés de façon concomitante par la commune et le Service public de Wallonie: une bonne idée gérée par l’échevin des travaux et applaudie par notre groupe. Une modification de taille pour la commune, cette voirie devient communale, même si les rochers restent régionaux…

Nos projets rentrés pour ce conseil communal

La gare de Godinne, ses abords

Nous proposions que la commune d’Yvoir joue un rôle pilote dans la réhabilitation et l’aménagement du site et des abords de l’ancienne gare, avec tous les acteurs concernés (SNCB / Infrabel, TEC, La Dinantaise, Région wallonne, …), en intégrant dans une vision globale les aspects «mobilité» (parking, passage sous voies, connexion avec les lignes TEC, mobilité douce, accessibilité PMR,…), «sécurité» (traversée des voies) et «convivialité» (aménagement du rez-de-chaussée de l’ancienne gare, aménagement de l’espace vert contigu).
Le bourgmestre s’est montré intéressé par l’ensemble de nos propositions (voir …) et nous a assuré du suivi, par exemple par la réalisation d’un appel à projet. A l’instar de ce qui s’est fait, par exemple, à Bastogne, nous défendons toutes les initiatives susceptibles de faire revivre la gare par  un espace commercial convivial du type «papeterie-librairie- boulangerie» (concept «COOK&BOOK», par exemple), voire un espace du type «Night&Day» ou tout autre projet assurant l’animation des lieux et la promotion du tourisme à Yvoir.

La mobilité à Yvoir : Flexi-Tec, un appel à projet subsidié

Flexi-Tec est un projet du TEC Namur-Luxembourg visant à tester de nouvelles réponses aux problèmes de mobilité en territoires ruraux.  Le projet, basé sur le concept actuel des taxis sociaux, prévoit de vraies synergies entre ces derniers et les transports en commun classiques par la mise à disposition des communes de logiciels, des formations pour un call center professionnel avec le Tec et des subsides complémentaires (avec un maximum de 5000€ dans le cas d’Yvoir).  Les communes de nos deux provinces sont invitées à poser leur candidature en vue de participer à ce projet.
Nous pensons qu’il s’agit là d’une opportunité de (ré-)évaluer le projet d’acquisition par la commune d’un mini-bus (répondant aux conditions du cahier des charges FlexiTEC) utilisable dans ce cadre nouveau mais aussi, sous certaines conditions, au bénéfice des écoles, des clubs,associations de la commune.  C’est aussi une opportunité de lancer, au niveau de l’entité, une réflexion plus vaste sur les partenariats à créer (clinique de Mont, Maisons d’enfants, Croix-Rouge) et sur de nouvelles formes de gestion de la mobilité (co-voiturage, taxi-stop, location de vélos électriques, etc.)

Nous avions mis beaucoup d’espoir dans l’échevin de la mobilité qui lors de la législature précédente avait fait de ces matières son cheval de bataille mais nous avons dû déchanter: le Collège ne souhaite pas participer à ce projet.

Les sources de Spontin

Au-delà d’un échange sur la mise au point que nous avions souhaité, nous avons évoqué la situation actuelle des sources de Spontin: insécurité, activités peu compatibles avec nos souhaits communaux mais aussi friche industrielle.  Le bourgmestre a dit son attention et celle de la police quant aux nuisances à ce sujet. Il se veut vigilant.

Une augmentation de salaire de 44% demandée par le Bourgmestre

Ce point a déjà été voté en septembre 2013. Le ministre Furlan a refusé la rétroactivité de cette demande au 1er janvier 2013. Cette demande est donc réintroduite avec effet rétroactif au 1er septembre 2013. Mr Monin a informé l’assemblée en séance publique qu’il irait au Conseil d’Etat pour faire valoir ses droits.  Pour rappel, dans l’état actuel de la législation, pour bénéficier de sa rémunération de bourgmestre, M. Monin a dû renoncer à sa pension de mandataire.  La législation wallonne autorise, dans ce cas, le mandataire à demander au conseil communal l’obtention d’une augmentation de salaire.  Il s’agit bien d’une possibilité et non d’une obligation.  Le bourgmestre d’Yvoir demande donc que son salaire actuel passe de 58.969,68€ à 84.941,10€, correspondant au traitement du bourgmestre d’une ville de 50.000 habitants, soit le maximum autorisé par la législation wallonne.  Il nous a toujours été  dit que la commune n’y perdait rien puisque sa pension n’était plus versée par la commune.  Dans l’état actuel des informations obtenues, la commune a souscrit un contrat-pension pour ses mandataires et paie une prime annuelle à ce sujet. Ce n’est donc pas la commune qui lui verse directement sa pension.  Cette prime serait, selon la facture reçue en 2014, de 103.000€. Au compte 2012 elle se montait à 99.688€.

Notre groupe continuera donc à s’opposer à ce «cadeau» injustifié dans un contexte difficile pour nos finances communales.

Culture et patrimoine, environnement, la vie dans la commune, participation citoyenne

Semaine de l’Arbre à Yvoir…

Jean-Pol Visée était momentanément absent lors du passage du photographe...
Jean-Pol Visée était momentanément absent lors du passage du photographe…

Il n’y avait pas de distribution communale d’arbres cette année à Yvoir… Alternance oblige avec les autres communes voisines.  En l’occurrence, c’est à Profondeville que cela se passait en 2013.  Nos amis et co-listiers écolo de la Relève avaient pourtant organisé une bien sympathique distribution d’arbustes fruitiers sur le petit marché d’Yvoir .  Catherine, Chantal, Jean-Pol, Philippe, Gérald et Hugo ont ainsi bravé le froid glacial de ce samedi 23 novembre pour distribuer aux visiteurs du marché matinal groseilliers ou cassis ainsi qu’un petit fascicule de recettes de saison…

L’après-midi, c’est l’arsenal des pompiers d’Yvoir qui accueillait la très officielle signature de la Charte du Plan Communal de Développement de la Nature (PCDN) d’YVoir.  Cette charte marque l’approbation  par la Région wallonne du PCDN d’Yvoir tel qu’il a été conçu et proposé par de nombreux partenaires locaux: apiculteurs, naturalistes, groupe Sentiers, etc.  A la différence du PCDR, le PCDN vise à soutenir avant tout des initiatives locales ciblées et portées totalement par de simples citoyens ou groupes de citoyens: plantations de haies, de variétés locales anciennes de fruitiers, mise en valeur du patrimoine naturel, etc.  Le Plan permet de mobiliser de petits subsides pour contribuer à la réalisation de ces projets.

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La signature de la Charte -à laquelle ont participé le Collège Communal, de nombreux conseillers communaux mais aussi plusieurs citoyens partenaires du PCDN- a été suivie d’une visite du site aménagé aux abords du nouvel arsenal dans le cadre d’un projet BiodiBap (projet en faveur de la biodiversité).  Ce site comprend notamment des ruches « gérées » par les élèves de l’école de Dorinne et leur instituteur, Christophe Galet.

La visite s’est poursuivie par une distribution de bulbes de printemps et par le vin chaud vendu au profit l’action Télévie d’Yvoir.  Une après-midi agréable même si on peut regretter qu’il n’y ait pas eu plus de citoyens pour fêter cet événement !

Culture et patrimoine, interventions Conseil, Mobilité, participation citoyenne, PCDR, Travaux

Elève gentil mais faisant trop peu d’effort…

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Nous entrons dans la période des examens et cette phrase «magistrale» nous vient spontanément à l’esprit après avoir vécu le dernier conseil communal de ce 27 mai 2013… car comment qualifier autrement un Collège qui accumule connaissance limitée de ses dossiers, approximations et erreurs de procédure ?

Sur un ordre du jour de 17 points assez légers, 5 concernaient des décisions plutôt administratives en matière de marché public (avenant justifié, décompte final de travaux, réfection de la croix de l’église de Purnode financée par un subside «petit patrimoine»,…).  Sur ces 5 points, nous avons néanmoins épinglé un point aux conséquences qui pourraient se révéler plus importantes pour la Commune.  Ce marché porte sur une étude de sol à réaliser sur le site du futur atelier communal, au charrau d’Evrehailles.  Nous constatons tout d’abord (avec un certain plaisir) que l’avis que nous avions donné à ce sujet lors du conseil du 28 décembre 2012 est partagé par les professionnels du secteur.  C’est en effet le bureau chargé des études de stabilité du futur atelier qui a imposé à la commune la réalisation d’une étude sophistiquée de sol afin d’en évaluer les risques karstiques.  Ce point fut également l’occasion de rappeler la problématique des remblais rocheux (provenant du chantier de l’Arsenal des Pompiers) qui encombrent le site.  Au coût de traitement de ces remblais (que nous avions déjà évoqué) vient maintenant s’ajouter le fait que la société réalisant l’étude de sol invoque déjà ce problème pour décliner toute responsabilité dans des erreurs de mesure aux endroits où les déblais sont stockés.  Un point que nos élèves un peu dissipés n’avaient visiblement pas «capté» ! (suivi de ce dossier: Marc Dewez).  Les 5 points de marché public ont été approuvés à l’unanimité du conseil.

Le conseil a ratifié à l’unanimité la signature par le Collège de la première convention-exécution passée avec la région wallonne dans le cadre du Plan Communal de Développement Rural.  Ceci marque la première étape concrète dans la réalisation d’une liaison piétons-vélos sécurisée entre le CHU de Mont-Godinne et le centre de Mont.  Notre groupe a souligné qu’il s’agissait là aussi d’une forme de reconnaissance du travail  réalisé par la Commission Locale de Développement Rural d’Yvoir.

Le conseil avait aussi à se prononcer sur la cession à la commune d’Yvoir, par des particuliers et à titre gracieux, de trois biens immobiliers: deux terres agricoles et une chapelle.  Nous avons été assez surpris de constater que aucun membre du Collège ne s’était rendu compte que la cession ne portait que sur la moitié des terres agricoles et sur un quatorzième de la chapelle (indivision).  Vérification de ce détail faite, le bourgmestre s’est empressé de reporter le point…  On le comprend ! (suivi: Patrick Evrard)

Suite au cafouillage du conseil du 29 avril (voir notre article à ce sujet), le point relatif à la location de la salle du Maka au club de volley d’Yvoir avait dû être reporté à ce conseil de mai.  La présentation était en effet plus claire… puisque le Collège proposait simplement la reconduction des conditions de location de 2011, sans indexation.  Nous avons donc soulevé à nouveau la question de l’égalité de traitement entre les clubs que ce soit en terme de prix de location ou en terme de disponibilité des salles.  Notre groupe ne conteste nullement le soutien apporté à un club local évoluant au niveau national mais il estime que cela ne peut se faire au détriment des autres clubs à l’ancrage local souvent bien plus important.  Nous avons donc, une nouvelle fois, rejeté la proposition du Collège, approuvée majorité contre opposition. (suivi: Marielle Heurion-Dewez)

Les tutelles des fabriques d’église et du CPAS n’ont donné lieu à aucun débat et ont été «entérinées» sans commentaires à l’unanimité.

Le renouvellement de la Commission Consultative de l’Aménagement du Territoire et de la Mobilité (CCATM) illustre également notre (gentil) jugement liminaire… Qu’on en juge plutôt: la décision du conseil communal du 25 mars à ce sujet (voir notre article à ce sujet) a été cassée par la tutelle car 4 candidats retenus dans la nouvelle composition avaient rentré leur candidature hors délais… Un peu d’effort d’attention donc !  Le conseil a donc dû se prononcer sur une nouvelle composition de la CCATM.  Le point n’est nullement anecdotique puisque, suite à l’erreur commise, un nouveau président a dû être désigné, un conseiller de la majorité a dû céder son siège dans le quart communal pour faire de la place à l’ex-candidat président évincé (car ayant rentré sa candidature en retard… vous nous suivez ?), etc.  Sur le fond, nous avons malheureusement constaté que le Collège n’avait pas fait de ce problème une opportunité et nous avons donc, à nouveau, dû regretter le manque de femmes au sein de la CCATM (1 !) et une répartition par village discutable.  Ces deux points pouvaient être facilement corrigés à l’occasion de cette modification.  De plus, nous avons toutes les raisons d’être inquiets quant au possible conflit d’intérêt dans le chef d’un membre de la CCATM.  Nous avions attiré l’attention du Collège sur ce point le 25 mars et la réponse apportée ce 27 mai ne nous rassure pas du tout.  Attendons-nous donc peut-être à un nouveau recours contre la composition de la CCATM d’Yvoir… jamais deux sans trois !  Nous n’avons bien sûr pas voulu entériné cette nouvelle proposition. (suivi: Chantal Eloin-Goetghebuer)

Si le point relatif à un nouveau règlement-taxe relatif «au contrôle et à l’indication sur place de l’implantation des nouvelles constructions» a bien été approuvé à l’unanimité ce n’est pas grâce à l’échevin en charge qui semblait ne pas avoir lu le dossier !

Le conseil communal a également approuvé à l’unanimité le renouvellement du Conseil Consultatif des Aînés (CCCA).  Notre groupe a cependant regretté le manque de candidatures dans plusieurs villages de l’entité.  Nous pensons qu’une action plus énergique auprès des clubs de 3X20 de l’entité aurait pu déboucher sur des candidatures plus nombreuses.  L’appel à candidature était en effet particulièrement discret dans le numéro de février 2013 du bulletin communal.  Il ne mentionnait pas la moindre date limite de dépôt des candidatures… A nouveau, un travail très approximatif !  Nous avons aussi plaidé pour que le CCCA soit véritablement considéré comme un Conseil Communal Consultatif des Aînés et pas comme un club 3X20 supplémentaire.  Cela implique notamment que ce conseil doit être consulté sur de nombreuses matières d’intérêt communal et doit remettre son avis au Collège et au Conseil Communal. (suivi: Jean-Pol Visée)

Le Conseil a finalement approuvé à l’unanimité un projet rentré par la Collège dans le cadre d’un appel du CGT consacré au «Tourisme mémorial» ou «tourisme de la mémoire».  Ce projet vise à ériger, à proximité du monument aux morts de Spontin, une stèle en pierre du pays rappelant les événements d’août 1914.  Dans la foulée, notre groupe a félicité le Collège, le personnel communal, le Syndicat d’Initiative et les associations de Spontin pour la très réussie inauguration du Centre Géographique de Wallonie à Spontin, ce samedi 25 mai 2013.

Notre groupe avait aussi introduit trois demandes d’information complémentaires:

  • Le Conseil a ainsi été informé que le candidat acquéreur évincé de la ferme de Tricointe a renoncé à poursuivre son action au Conseil d’Etat contre la commune.  Une excellente nouvelle dont nous nous réjouissons.  Les actes de vente avec l’acquéreur retenu ont d’ailleurs été passés.
  • Les dossiers de réhabilitation de la zone de loisirs du Launois (PCA) et d’affectation de la ZACC du Chenois (Yvoir) sont tous les deux toujours en examen à la Région Wallonne.  Ceci explique que ces dossiers n’évoluent pas sur le terrain.
  • Le bourgmestre a commenté l’état d’avancement de la mise en place de la pré-zone de secours Dinaphi et les tentatives de la commune pour rejoindre la zone de Namur-Gembloux (pré-zone NAGE). Nous reviendrons plus en détails sur ce point important dans un prochain article.

 

CPAS, Culture et patrimoine, interventions Conseil, Logement, participation citoyenne

« Beaucoup de bruit pour rien !  » … vraiment ?

Rallye des Ardennes 2013

Tel est -en résumé- le reproche que Ovide Monin a formulé à l’égard de l’opposition tout au long de ce conseil…

Mais est-ce vraiment le cas ?  Nous laisserons le lecteur de cet article en juger par lui-même…

L’un des premiers points discutés concernait le procès-verbal du Conseil Communal du 25 mars 2013.  En effet, ce PV indiquait que la Relève (et un conseiller de la majorité) avait voté contre le projet de cheminement piétons à Dorinne.  En réalité (et comme nous l’avions indiqué dans un article précédent), notre groupe (et le conseiller de la majorité) s’était simplement abstenu de façon motivée sur ce point.  Une nuance tout de même significative…

Le conseil communal a ensuite approuvé à l’unanimité deux marchés publics: le premier concerne la réfection de la toiture du clocher de l’église de Dorinne (suite à un dégât de tempête) tandis que le second porte sur du mobilier pour la ludothèque communale.

Le conseil est ensuite revenu (point 3 de l’ordre du jour) sur la vente de l’électricité excédentaire (par rapport aux besoins du complexe du Maka) produite par la centrale hydro-électrique du Maka et des certificats verts octroyés à la production de la centrale.  Celle-ci n’est malheureusement toujours pas opérationnelle… D’où la nécessité de relancer un marché de mise en concurrence des acheteurs potentiels.  Nous avons conseillé au Collège d’être prudent dans la formulation de l’appel au marché.  En effet, le rachat de petites quantités de certificats verts entraîne souvent des frais et commissions; il est dès lors judicieux de demander une remise de prix nets (tous frais inclus).  Une remarque jugée superflue par Ovide Monin vu la faiblesse des montants en jeu.  Nous avons déjà vu le bourgmestre plus attentif aux deniers de la commune mais suivant que vous serez majorité ou opposition… Nous restons bien sûr favorables au développement des énergies «vertes» et plus spécialement au projet de turbine hydro-électrique du Maka; nous avons donc voté le lancement de ce marché public.

Le conseil a également traité (point 4) de divers projets d’arrêtés relatifs aux subsides octroyés aux clubs et associations de la commune.  Depuis toujours la Relève plaide pour plus de transparence et de cohérence dans ce dossier.  Nous pensons que la fixation de quelques  critères simples (nombre d’activités par année, nombre d’adhérents, existence ou non d’un support logistique apporté en plus par la commune, etc.) faciliterait finalement les choses, à la fois pour les associations et pour le Collège amené à décider de la hauteur des subsides.  Mais, à nouveau, ce sont là des détails inutiles pour Ovide Monin.  Nous nous sommes donc abstenus sur ce point.  Nous avons par contre approuvé sans réserve  l’arrêté relatif aux subsides octroyés au GAL de la Haute-Meuse, au Contrat de Rivière et au BébéBus.

Toujours dans le même domaine, la discussion a été plus animée au sujet des subsides octroyés au Syndicat d’Initiative d’Yvoir.  Le 25 mars, le Conseil Communal avait approuvé à l’unanimité l’octroi d’un subside de 2500 € au SI correspondant à la prise en charge par la commune d’une partie de la rémunération de l’employée du SI.  Ce 29 avril, le dossier était présenté à nouveau car il s’avérait que le montant à prendre en charge était de 6400€ et non plus de 2500€.  Lorsque nous essayons de comprendre les raisons de cette augmentation, Ovide Monin s’énerve car nous discutons de détails…  Toujours en liaison avec ce subside, nous avons aussi rappelé que nous avions assorti notre accord du 25 mars à la suggestion d’élargir les horaires d’ouverture du SI d’Yvoir (grâce notamment à cette prise en charge par la commune d’une partie des coûts de fonctionnement).  Nous avons donc rappelé ce point et nous avons aussi suggéré une concertation avec le Syndicat d’Initiative d’Anhée (tout proche) afin d’optimaliser les heures d’ouverture au public.  Nous avons finalement voté cette révision à la hausse du subside sur base de notre vote du 25 mars, des explications du passage de 2.500€ à 6.400€ (erreur d’écriture) et de la promesse de réfléchir à une amélioration de l’accessibilité du SI.

Un autre arrêté concernait l’octroi d’un nouveau subside de 20.000€ au SI d’Yvoir pour le «financement de l’aménagement du Centre Géographique de la Wallonie (CGW) à Spontin (complément) et de l’aménagement de l’accès à l’île d’Yvoir».  Nous savions que le subside de 25.000€ déjà octroyé en vue du CGW serait insuffisant mais nous nous sommes étonnés du fait qu’il s’agissait maintenant aussi de supporter l’aménagement de l’accès à l’île d’Yvoir (sur un terrain qui n’appartient pas à la commune).  Le bourgmestre lui-même estimait que deux arrêtés étaient ici nécessaires, le secrétaire regrettait de son côté le manque de formalisme du SI dans ce dossier (trop peu de demandes documentées par écrit)… Par ailleurs, nous aurions apprécié de voir détaillée dans les documents soumis au conseil l’importance relative des deux postes… Nous nous sommes donc abstenus devant ce dossier présenté de façon assez chaotique.

Deux points (points 6 et 7) concernaient la présentation pour information de rapports d’activités 2012.  L’un portait sur la Commission Communale de l’Accueil.  L’autre portait sur le plan «Habitat Permanent» (habitants domiciliés en camping ou parc résidentiel de loisir).  Nous avons pu constater que la situation restait préoccupante, en partie car le nombre de «résidents permanents» en zone de loisir continue à augmenter et, en partie, du fait du manque de clarté quant aux objectifs véritablement poursuivis par la Région Wallonne dans ce domaine.  Nous avons proposé de discuter ce rapport plus en détails avec Marie-Bernard Crucifix en dehors du conseil communal.

La présentation des conditions de location des salles du complexe du Maka (point 8) a également donné lieu une discussion assez vive.  A nouveau, la question principale portait sur l’égalité de traitement de tous les locataires de salles communales dans l’entité.  Egalité de traitement entre villages d’abord puisque de nombreuses salles communales sont gérées par des associations locales pratiquant des tarifs différents (même si l’on tient compte des caractéristiques différentes des salles).  Egalité de traitement des associations locataires dans la mesure où certains événements caritatifs bénéficient de la gratuité et d’autres pas !  Si, en soi, nous n’avons pas de problème avec le niveau des prix proposés et les modifications (justifiées) apportées par rapport à 2012 (détails disponibles au téléchargement), nous avons néanmoins voté contre cet arrêté dans la mesure où nous n’avons perçu aucune ouverture quant à cette question d’égalité de traitement.  Notons toutefois que le collège s’est engagé à examiner de plus près l’ensemble des conditions de location des salles avant que celles-ci ne soient publiées sur le futur portail Internet des associations, clubs et salles de l’entité… C’est le minimum que l’on espère !

Ce même arrêté comportait deux articles: outre le point évoqué, un second article portait sur les conditions spécifiques de location pour le club de volley d’Yvoir.  Ce point avait déjà donné lieu dans le passé à de vifs débats.  La Relève a en effet toujours estimé que les conditions faites à ce club étaient, en comparaison avec d’autres clubs, beaucoup trop favorables.  A ce problème récurrent s’ajoutait encore cette fois une confusion totale dans la présentation des chiffres.  La volonté du Collège semble être de conserver les mêmes conditions que l’an passé mais les chiffres annoncés dans le projet d’arrêté ne correspondaient en rien aux derniers chiffres votés par le conseil en septembre 2011 et se révélaient même en général encore inférieurs à ces derniers… Un détail matériel sans importance à nouveau pour Ovide Monin qui, devant la confusion de la discussion, a pourtant finalement proposé de reporter le vote de cet article à une séance suivante du conseil.  Une proposition que nous avons bien sûr acceptée…

Outre une série de points concernant le personnel enseignant de la commune, le Conseil a aussi discuté divers points qui avaient été demandés par notre groupe (point 15 et questions orales):

  • Les modalités d’un inventaire «amiante» pour tous les bâtiments communaux ont été présentées clairement par une note du service des Travaux
  • Les conséquences financières précises d’une erreur dans la taxation d’office d’éditeur de toutes-boîtes publicitaires ont été également bien exposées dans une note du service Finances
  • La question d’une revalorisation éventuelle des tickets-restaurant du personnel communal a été abordée à nouveau.  Il avait été prévu de faire une petite étude comparative en la matière dans d’autres communes wallonnes.  Cette étude n’est pas encore terminée mais il est aussi souhaitable qu’elle intègre la possible revalorisation souhaitée par la région wallonne pour les barèmes les plus bas.  Un point à suivre donc…

Suite à notre demande encore, le Collège a annoncé qu’il se réunissait ce mardi 30 avril pour répondre à la lettre du Ministre Henry demandant aux communes un premier avis indicatif quant au nouveau cadre éolien et à la cartographie tels qu’ils viennent d’être publiés.  Nous avons vigoureusement regretté à ce sujet
Le manque de réaction du Collège face à notre proposition (formulée lors du conseil du 25 mars) de réunir un petit groupe majorité-minorité afin d’élaborer un projet de réponse sur ce sujet très important pour la Wallonie et pour ses habitants.  Force est donc de constater que les approches les plus constructives que nous mettons sur la table ne sont plus appréciées que l’analyse en profondeur des dossiers que nous réalisons, conseil après conseil…
La non présentation de cette réponse au Conseil Communal avant son envoi au Ministre
Le caractère très tardif de cette démarche (le 30 avril étant la date limite de rentrée de ces réponses auprès du Ministre Henry).

Enfin, nous sommes aussi revenus sur le passage du rallye des Ardennes sur le territoire d’Yvoir le dimanche 24 mars 2013.  Une étape démarrait du centre de Dorinne.  Plusieurs problèmes ont été signalés par les riverains: certains sont restés bloqués chez eux durant toute la journée du dimanche, l’accès au cimetière était quasiment impossible alors que nous étions le dimanche des Rameaux, certaines informations reprises sur le feuillet toutes-boîtes distribué par l’organisateur n’étaient pas pertinentes (numéro de téléphone de l’organisateur).  La Relève a demandé que, à l’avenir, on tienne mieux compte de certaines contraintes de calendrier (dimanche des Rameaux), que les passages dans les centres de village soient limités au maximum et que les informations diffusées par l’organisateur soient plus fiables.  Par ailleurs, il semble bien que la décision d’autorisation de passage du Rallye a Yvoir n’ait pas été formellement actée au PV du Collège du 24 décembre 2012.  La veille de l’Avent ne justifie pas tout…

En conclusion de ce conseil, nous avons pu une nouvelle fois mesurer à quel point le Bourgmestre non seulement a des difficultés à supporter une opposition qui fait son travail mais, en plus, ne souhaite pas enrichir le débat avec les propositions constructives venant des bancs de l’opposition.  Tout cela est bien dommage…