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L’information: une valeur démocratique…

LaReleve Info fevrier 2016 V2_p1Loin de nous l’idée que nous soyons les seuls à détenir la vérité… Par contre, nous sommes convaincus que la démocratie ne vit que si elle est nourrie d’informations, d’analyses fouillées et de débats contradictoires.  C’est dans cette optique que notre équipe toute entière -conseillers communaux, conseillers au Centre d’Action Sociale et relais locaux dans nos villages- a élaboré sa 6e feuille d’informations consacrée à quelques grandes thématiques qui concernent la vie de notre commune.

Cette feuille d’informations est distribuée en toutes-boîtes à partir du mercredi 24 février dans toute l’entité d’Yvoir.  Si votre boîte a été malencontreusement oubliée, il vous est possible de télécharger la feuille sous forme d’un fichier PDF d’un simple clic ici-même…

… et si vous collectionnez nos originaux, n’hésitez pas à nous contacter: nous nous ferons un plaisir de vous faire parvenir un exemplaire papier original !

Nous vous en souhaitons en tout cas une agréable lecture !

 

interventions Conseil, la vie dans la commune, Sécurité, Travaux

Une encourageante volte-face ?

LAvenir Dinaphi janvier 2015

Le conseil de rentrée à Yvoir ce lundi 19 janvier se caractérisait par un ordre du jour particulièrement peu fourni: le Collège avait inscrit 6 points dont la plupart étaient purement techniques (marchés publics de routine, etc.).

Nous y avons néanmoins relevé quelques points d’attention.  Ce fut le cas notamment concernant la conclusion d’un bail emphytéotique avec la Dinantaise portant sur l’ancien presbytère de Dorinne.  Nous avons attiré l’attention sur le fait que le projet de création de deux logements publics dans cet immeuble prévoyait la création de jardinets sur des terrains appartenant à la fabrique d’église de Dorinne alors que celle-ci ne semblait pas avoir marqué son accord sur leur mise à disposition de de la société de logements sociaux.  Nous avons bien sûr approuvé la conclusion du bail  mais en le conditionnant à la conclusion par la Dinantaise d’une convention avec la Fabrique d’église.

Le marché public relatif aux travaux d’entretien des voiries pour l’année 2015 a également été approuvé à l’unanimité.  Nous en avons profité pour aborder la question de l’entretien courant des voiries, avaloirs, fossés et autres moyens de collecter les eaux de ruissellement.  Les quelques jours de gel de ce mois de janvier ont en effet démontré le danger des écoulements sauvages d’eau sur les routes (verglas).  La quasi-totalité de ces situations provient d’un défaut d’entretien régulier des filets d’eau et autres avaloirs.  L’imposition d’une taxe sur l’entretien des égouts rend cette situation plus insupportable encore aux yeux de nombreux citoyens.  Nous avons donc plaidé pour qu’un plan de travail systématique « entretien des abords de voirie » soit clairement défini au niveau de l’atelier des travaux (identification des sites prioritaires, calendrier et fréquence des entretiens, etc).  Nous ne sommes pas sûrs d’avoir été entendus ou compris…

Au vu de l’ordre du jour et de l’actualité locale, nous avions souhaité, de notre côté, inscrire quelques points à l’ordre du jour.

Nous avions rédigé notamment une liste de questions relatives à la mise en place de la nouvelle zone de secours Dinaphi.  Nous avons dit et répété au Conseil communal d’Yvoir que nous pensions qu’une réforme des services de secours était nécessaire mais qu’il était indispensable de bien l’organiser au niveau local, dans le respect et l’intérêt de toutes les parties concernées: la population protégée d’abord, les pompiers eux-mêmes et les communes (et leurs finances…) enfin.  Jusqu’à présent, nous avons souvent entendu au sein et autour du Conseil communal d’Yvoir des jugements très critiques ou désabusés face à la nouvelle zone.

Aujourd’hui, au vu des compte-rendus de la première séance officielle du Conseil de la zone Dinaphi, nous sommes particulièrement interpellés par le manque d’accompagnement démocratique de la mise en place de la zone Dinaphi.  Est-il normal que l’organisation des services de secours dans 22 communes (comptant 37 pompiers professionnels et 434 volontaires) soit pratiquement laissée entre les mains d’un Commandant de zone dont la désignation est -selon nous- à la limite de la régularité et d’un Collège de 4 bourgmestres dont 2 n’ont aucune expérience de direction d’un service incendie  ?  Poser la question, c’est y répondre.

Nous avons donc proposé un certain nombre de mesures d’accompagnement susceptibles -à notre avis- d’améliorer la mise en place de Dinaphi: élargissement du Collège de zone de manière à mieux représenter toutes les sensibilités des 22 communes, élargissement aux officiers supérieurs de la zone (« l’état-major ») de la commission technique mise en place avec les futurs chefs de poste, meilleur respect des procédures légales en matière d’établissement des budgets de la zone de secours, etc.

A notre grande surprise, Monsieur le Bourgmestre, qui représente Yvoir au sein du nouveau Conseil de Zone, s’est soudainement transformé en défenseur quasiment inconditionnel de la zone Dinaphi, dans tous ses aspects de fonctionnement.  C’est une volte-face qui nous a sincèrement surpris.  Elle ne nous dérange pas en soi: nous sommes partisans de la réforme et donc d’une mise en place sereine de la zone.  Toutefois, nous espérons que ce changement d’attitude n’est pas seulement le signe d’une lassitude: « il est plus confortable de laisser faire les spécialistes qui savent tout de même ce qu’il font »…

Pour notre part, nous continuerons à suivre avec beaucoup d’attention la mise en place de Dinaphi et, en particulier, les mesures concrètes d’organisation de la zone (missions des divers postes de secours, rôles et statuts des pompiers volontaires, efficacité de la gestion des départs au feu, etc.)

Enfin, nous avions profité de ce début d’année pour refaire le point sur une série de sujets que nous avions soumis en 2014 (et parfois même avant…) au Conseil et pour lesquels nous n’avions pas encore constaté de réalisations concrètes.  En voici un bref résumé:

  • la sécurisation de la plaine de jeu de Godinne: rien n’a encore été fait; le Collège promet l’installation d’un panneau d’interdiction d’accès à tout véhicule (« sauf fournisseurs »); aucune sécurisation de la barrière… le service minimum !
  • mise à disposition de locaux pour les associations de Godinne: on attend toujours le compte-rendu promis par Etienne Defresne de la réunion du 26 novembre entre les représentants des associations et l’échevin; un accord de formel de mise à disposition au profit du Patro de terrains du Collège a cependant été obtenu… il s’avère malheureusement que ce projet « formalisé » est plus restrictif que les accords informels actuellement en vigueur… Pour ce qui concerne les locaux des associations, nous avons suggéré que les conclusions de la réunion du 26 novembre 2014 -où les besoins des associations ont été bien décrits- servent de point de départ pour le groupe de travail qui sera créé au sein de la CLDR en vue de la fiche-projet « maison rurale de Godinne » (réunion prévue ce jeudi 22 janvier).
  • plusieurs aménagements de sécurité réclamés auprès du SPW ou à Infrabel (passage pour piétons au passage à niveau d’Yvoir, sécurisation du point de vue de la Croix d’al Fau suite aux travaux commandités par Infrabel, …) ne sont toujours pas réalisés. Il a été demandé au Collège de relancer fermement ces divers dossiers
  • aménagement d’une nouvelle classe pour les 3e/4e à l’école de Durnal: enfin une nonne nouvelle puisque ce dossier va aboutir à une solution correcte dès les congés de Carnaval (grâce notamment à la collaboration du Cercle Albert)
  • mise en place d’un module « gymnastique » à l’école de Spontin: le marché public va être lancé de façon à être opérationnel à la rentrée de septembre.
  • aménagement de sécurité (bacs à fleurs) empêchant le stationnement sauvage sur le trottoir à hauteur de l’épicerie de Durnal: rien n’a été fait…

Comme on le voit, il reste du boulot en 2015 !

Quoi qu’il en soit, toute l’équipe de la Relève souhaite une bonne et heureuse année à tou(te)s les habitant(e)s d’Yvoir et toute notre équipe reste à l’écoute de chacune et chacun afin d’améliorer la vie dans notre commune !

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La politique de la jeunesse au coeur des débats

Yvoir fours chaux Tasiaux CP

Yvoir MdJ fours chaux Tasiaux

C’est un conseil communal à l’ordre du jour particulièrement maigre auquel les conseillers d’Yvoir ont participé ce lundi 15 décembre.

Le Conseil proprement dit avait été précédé de la traditionnelle réunion conjointe du conseil communal et du CPAS consacrée aux économies d’échelle réalisées grâce à la collaboration entre ces deux institutions et à la mise en commun de certains moyens.  Au-delà de la présentation convenue de cette thématique, c’est aussi l’occasion d’aborder plus en détails l’une ou l’autre thématique d’actualité.  Cette année, Céline Lamand, assistante sociale du CPAS en charge de la réinsertion professionnelle, a brillamment présenté le projet d’ateliers sociaux, lancé il y a un an à Yvoir.  Au travers d’ateliers de cuisine (« comment manger sain et pas trop cher? »), d’informatique, de couture ou encore d’apprentissage à la citoyenneté, l’objectif est de permettre à des personnes en décrochage ou peu en contact avec les structures classiques à se ré-intégrer sur le marché du travail ou simplement à retrouver une place dans la société.

Le conseil communal proprement dit ne comprenait qu’un seul (double) point pouvant faire l’objet de débats.  Il s’agissait d’une part du rapport d’activités et des comptes 2013 de la Maison des Jeunes d’Yvoir et d’autre part de l’octroi par la commune à cette même ASBL d’un subside de fonctionnement pour l’année 2014.  Ces deux points ont donné lieu à des échanges assez nourris entre majorité et opposition.  En résumé, notre groupe estime que le « bateau » de la MdJ d’Yvoir n’a été ni piloté, ni même géré.

Il n’est pas normal

  • que les activités reprises au rapport 2013 s’empilent les unes sur les autres apparemment sans autre ambition que d’occuper, à chaque fois, quelques jeunes.  Nous pensons que l’action d’une MdJ doit aussi s’organiser autour d’un certain nombre de grands projets ou de thématiques faisant appel au plus grand nombre possible de jeunes, lançant des ponts avec d’autres opérateurs socio-culturels de la région
  • que le rapport d’activités soit muet sur des thèmes comme l’indispensable travail de rues des animateurs (aller à la rencontre de certaines « bandes » …) ou encore la question de la couverture des 9 villages de l’entité d’Yvoir
  • qu’un rapport d’activités pour l’année 2013 soit présenté en décembre 2014 sans faire allusion aux difficultés graves rencontrées dans la gestion du personnel de la MdJ depuis le début de l’année 2014 et à la manière dont ces difficultés ont été résolues
  • que la MdJ ne soigne pas sa communication: deux sites Web de la MdJ sont aujourd’hui en ligne, en plus d’une page Facebook.  Tant la version ancienne que la nouvelle version du site sont d’une pauvreté affligeante: la seule activité programmée sur le nouveau site est le repas de fin d’année ouvert à tous.  Les activités de la MdJ ne sont jamais (à une exception près) présentées dans le bulletin communal
  • que le Conseil d’Administration de la MdJ ait avalisé la reprise à sa charge des deux animateurs précédemment payés par la commune d’Yvoir sans vérifier le niveau de rémunération de ces deux collaborateurs.  La conséquence de cette négligence a été le paiement pendant 4 mois d’une rémunération beaucoup trop élevée qu’il faut récupérer auprès des intéressés…

Nous avons aussi fait remarquer au Conseil que l’existence d’une MdJ à Yvoir coûtait beaucoup d’argent public.  Si l’on additionne les subsides de fonctionnement de la Fédération, les subsides sous forme de points APE et les subsides communaux complémentaires, on atteint la somme rondelette de plus de 100.000€ par an.  Ce n’est pas en soi un problème pour autant que la gestion de l’organe soit rigoureuse et efficace.  Nous avons jusqu’à présent nos doutes à ce sujet.  Le Collège lui-même reconnaît de nombreux problèmes.  Comme Marc Dewez l’a souligné, les sommes en jeu mériteraient qu’on réfléchisse à une politique de la jeunesse cohérente sur Yvoir.  Les leviers dans ce domaine pourraient aussi s’exercer via une aide aux clubs sportifs qui s’investissent dans la formation et l’animation des jeunes.  Ceci mérite au moins une réflexion et un partage avec tous les acteurs concernés.

A l’actif de cette discussion parfois vive, il faut noter le recrutement d’un nouveau coordinateurs disposant d’une expérience dans ce domaine d’activités.  Nous nous en réjouissons et nous espérons que le bateau en bénéficiera dès le début de cette année 2015.

Néanmoins, face à ce manque de visibilité actuel, nous nous sommes abstenus sur le rapport d’activité et les comptes 2013.  Nous avons par contre approuvé l’octroi à la MdJ d’une subvention communale en 2014 d’un peu moins de 4000€ destinée à couvrir la part du salaire des animateurs non couvertes par les points APE.  Nous serons bien sût très attentifs à la présentation du dossier définitif de subvention pour 2015 qui doit nous être présenté dans les prochaines semaines.

Pour le reste du Conseil communal, nous sommes encore intervenus sur trois autres points:

Aménagement de la place de Purnode (dans le cadre du PCDR)

Suite à la remarque formulée par le groupe La Relève, le Collège a confirmé qu’il entre bien dans ses intentions d’étudier -dans le cadre de la fiche PCDR « Purnode » et avec les repreneurs du café local- la possibilité d’aménager sur la place une terrasse utilisable par le café et répondant au souci de la Région wallonne de privilégier les espaces de convivialité dans les coeurs de village.

Réalisation des cheminements piétons sur la rue Fostrie à Evrehailles

Les deux phases (du magasin Spar jusque au-delà du carrefour avec le chemin de Poilvache et de ce même point jusqu’au restaurant) ont maintenant fait l’objet d’un accord de subsides wallons.  C’est une excellente nouvelle pour le quartier et la sécurité de ses usagers « faibles ».

Suite aux questions notre groupe, le Collège

  • a confirmé son accord de faire réaliser aussi vite que possible, dans le cadre du présent projet,  un test (à l’aide de plots) sur le terrain d’aménagement du tronçon « piétons » au carrefour entre Fostrie et le chemin de Poilvache.  Ce test permettrait enfin de sécuriser ce passage très dangereux pour les usagers faibles
  • confirme que le marché public prévoit également le remplacement des filets d’eau sur le côté sud de la rue Fostrie (du restaurant jusqu’au chemin de Poilvache)
  • examinera avec le bureau d’études la possibilité d’organiser une réunion d’information des habitants au sujet des deux phases de ce projet

Aménagement d’un local d’accueil à la Gayolle

Nous nous réjouissons que ce dossier avance, suite à la désignation en Assemblée Générale des copropriétaires d’un nouveau syndic.  Des subsides de la Région et de la Province sont attendus afin d’aménager un local d’accueil qui puisse servir à l’assistante sociale lors de ses rencontres sur place, à l’organisation d’une école des devoirs mais aussi à l’organisation de réunions des résidents.

Questions posées par la Relève

Module de l’école de Dorinne destiné à être déplacé à l’école de Spontin

Le Collège a confirmé que, suite à un examen attentif de l’évolution des besoins à Dorinne, il a été renoncé à procéder au déplacement du module qui reste nécessaire à Dorinne.  Le Collège s’est aussi engagé à tout mettre en oeuvre pour trouver d’urgence une solution au manque d’espace de gymnastique à Spontin.

Situation des classes de 3/4 à l’école de Durnal

La classe de 3/4 de l’école communale de Durnal est installée de façon peu confortable à l’étage sous toit.  Le Collège a confirmé qu’un dossier est parti à la Fédération Wallonie Bruxelles afin de permettre l’installation provisoire de cette classe dans des locaux extérieurs (salle du Cercle Albert, contigüe à l’école communale).  Cette autorisation a été demandé à partir du 1er janvier 2015 jusqu’au 1er septembre 2016, dans l’attente des travaux programmés dans l’école.  Le Collège confirme aussi que rendez-vous a été pris avec les responsables du Cercle afin d’obtenir leur accord.

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Le sabordage du GAL de la Haute-Meuse par Anhée et Yvoir

GAL Haute Meuse RIP

Le conseil communal de ce 24 novembre 2014 à Yvoir a été marqué par l’opposition très nette entre deux conceptions différentes de la gestion communale.

De très nombreux points de gestion courante n’ont pourtant appelé de notre part aucune objection (budgets de fabriques d’église, rapport annuel de gestion de l’asbl « La Victorieuse » à Evrehailles, subsides divers à des clubs ou associations locales, convention de reprise des emprunts relatifs au service incendie par la zone de secours DinaPhi), voire ont été salués comme une bonne nouvelle (lancement de la procédure d’acquisition des terrains destinés à réaliser le cheminement doux entre le CHU et Mont, marché public en vue d’installer un module « salle de gymnastique à l’école de Spontin).

Par contre, plusieurs points ont été à l’origine d’une saine confrontation démocratique au sein de notre Conseil…

Comme chaque année à pareille période, le conseil était amené à se prononcer sur le budget communal pour l’année 2015.  A la vision du bourgmestre qui se focalise sur trois chiffres -le boni global du budget ordinaire et les montants des fonds de réserve-, nous opposons une vision plus nuancée.  Bien sûr, nous nous réjouissons aussi de la capacité d’Yvoir à présenter un budget en équilibre (boni à l’exercice propre de 72.602,84€) et de disposer d’une poire pour la soif sous la forme de ses fonds de réserve mais nous regrettons que cette performance se fasse au détriment d’une vision à long terme et d’un minimum de créativité et de pro-activité.  Concrètement, nous avons regretté la vision statique et non prospective de l’exercice budgétaire: une analyse de l’évolution du personnel dans les années à venir tout comme une analyse de l’évolution de la dette nous semblent indispensables.  Ne pas connaître notre capacité d’emprunt ou l’évolution attendue de la charge de la dette n’est pas acceptable.  Sur le plan du personnel communal, nous craignons que l’absence de réflexion prospective ne nous empêche de déceler les départements à renforcer, les embauches et les mouvements de personnel à prévoir, etc.

Les moyens dévolus au développement touristique et au soutien aux entreprises connaissent une nouvelle cure d’amaigrissement.  On ne perçoit pas non plus la volonté de renforcer ou de mieux supporter le personnel des travaux.  De même, des secteurs en développement comme la bibliothèque-ludothèque ne voient pas non plus leurs moyens évoluer en conséquence.

Dans un autre registre, nous avons aussi interrogé le Collège sur la fiabilité des nouveaux chiffres « pompiers ».  Désormais, les frais du Service Régional Incendie ne seront plus constitués que de la quote-part communale dans les frais de la nouvelle zone de secours DinaPhi, à l’image de ce qui se passe depuis quelques années déjà pour la police.  Le problème est ici que le budget a été établi sur base d’un mode de calcul (favorable à Yvoir) qui n’a pas été approuvé par toutes les communes membres.  Il est donc d’ores et déjà certain que le nouveau mode de calcul entraînera une charge plus importante pour Yvoir.

Au niveau du budget extraordinaire (comprenant les dépenses d’investissement), nous avons également relevé plusieurs problèmes ou manques:

  • nous sommes très préoccupés par l’évolution des coûts du nouvel atelier communal: nous sommes maintenant déjà à un montant de 2.850.000€ alors que la première pierre du bâtiment n’a pas encore été posée. Nous parions un large dépassement des 3.000.000€ au final!
  • Sachant que les seuls subsides que l’on peut espérer ici s’élèvent à un peu plus de 400.000€, on imagine la charge de ce projet pour les finances communales.
  • nous estimons que plusieurs postes d’études préliminaires à des projets PCDR n’ont, à tort, pas été budgétisés: l’aménagement des bords de Meuse, et l’aménagement d’une maison de village à Godinne
  • nous nous réjouissons des travaux prévus pour la toiture de la salle du Maka mais nous regrettons que ces (gros) travaux ne soient pas l’occasion de réaliser un aménagement plus convivial de la salle (gradins et nouvelle cafétéria vers le Bocq)
  • nous regrettons la disparition de tout budget pour l’étude d’une re-configuration de la maison communale dont les fonctionnalités sont pourtant d’un autre siècle
  • de même, nous ne comprenons pas qu’aucun budget n’ait été prévu pour la révision du Plan Communal de Mobilité. Cet exercice -entre 15.000 et 20.000€ de charges pour la commune- est indispensable à l’obtention de subsides pour tous travaux futurs dans le cadre de la mobilité (plans trottoirs, etc.)
  • nous avons proposé de réserver au budget un poste destiné à accompagner les futurs travaux de rénovation du corps de logis de la Vieille Ferme (dont la subvention vient d’être octroyée par le Gouvernement wallon)
  • nous avons aussi demandé l’inscription de quelques petits postes budgétaires correspondants à des problèmes souvent évoqués au Conseil et sur lesquels le Collège a toujours marqué son accord de principe mais… n’en a pas tiré les conclusions au niveau budgétaire (aménagements de sécurité pour la plaine de jeu de Godinne, aménagements légers de sécurité sur la rue d’Evrehailles, etc.)

Au final et sur base des manquements constatés à nos yeux, nous avons rejeté le budget communal 2015, adopté majorité contre opposition.

A l’issue des discussions budgétaires, le Conseil devait se prononcer sur le rapport de gestion 2013 et sur l’octroi de subsides à la Maison des Jeunes d’Yvoir.  Vu la très mauvaise qualité du dossier, nous avons obtenu le report de ces deux points à une séance ultérieure du Conseil.  Nous nous réjouissons de ce que le bourgmestre ait enfin reconnu que la gouvernance de cet organe nécessitait une vigoureuse et sérieuse reprise en mains !

Enfin, le dernier point très litigieux concernait la sortie des communes d’Anhée et d’Yvoir du GAL de la Haute Meuse.  Nous avons longuement développé les raisons de notre incompréhension et de notre colère face à cette décision commune des Collèges de Anhée et de Yvoir.

Nous reviendrons dans les heures qui viennent sur cette question au travers d’un article publié sur ce même site.

Au total, un conseil bien animé et plutôt long mais où la courtoisie est restée en vigueur de chaque côté de la table !

aménagement du territoire, Budget, interventions Conseil, la vie dans la commune, participation citoyenne, PCDR, Travaux

Conseil communal du 22 septembre 2014

Large unanimité sur tous les bancs du conseil communal lors de la séance de ce 22 septembre 2014. Il faut bien dire que plusieurs points présentés par la majorité répondaient à des suggestions ou à des souhaits formulés par notre groupe, parfois depuis plusieurs années.

En ouverture de séance, l’architecte Francis Haulot a présenté au Conseil le projet de rénovation partielle et d’extension de l’école de Durnal tel qu’il va être soumis à adjudication dans les prochains jours. Ce projet ne prévoyait à l’origine que la création d’une classe supplémentaire. Suite aux interventions de la Relève (conseil communal d’avril 2012) et pour répondre à la croissance de la population scolaire sur Durnal, le projet a finalement été amendé et porte désormais sur la rénovation d’une classe, la construction de deux classes maternelles et de leurs espaces annexes (repos, lecture,…) ainsi que sur l’amélioration des infrastructures sanitaires et de récréation. Il s’agit d’un projet de qualité intégrant de façon intelligente fonctionnalités pédagogiques et économies d’énergie. Nous avons donc approuvé ce projet tout en souhaitant que les travaux puissent être menés sans trop nuire aux activités pédagogiques qui se poursuivront sur le site. Nous avons aussi demandé que les espaces de jeux et de détente de l’école perdus au profit des nouvelles constructions soient, à l’issue du chantier, remplacés par des surfaces nouvelles équivalentes. (suivi de ce dossier: Chantal Eloin-Goetghebuer)

Le second point à l’ordre du jour portait sur le marché d’achat et d’installation de systèmes de régulation électronique du chauffage dans la plupart des écoles de l’entité. Ce système doit permettre à la fois une gestion plus efficace du chauffage dans divers bâtiments communaux, un suivi centralisé des régulations et des consommations et – au final – des économies d’énergie. De plus, le coût de ce projet est très largement couvert par des subsides UREBA (plus de 70% du coût). Nous avons bien sûr approuvé ce marché. Il en alla de même pour la mise en conformité « Incendie » du bâtiment « Espace 27 » à Godinne. (suivi de ces dossiers: Marc Dewez)

Conformément aux recommandations de la Région wallonne et sur proposition du Collège, le conseil communal a approuvé à l’unanimité un nouveau règlement communal relatif à la salubrité des caravanes et autres abris utilisé à des fins d’habitation au sein des zones dites « d’habitat permanent » (sur Yvoir, il s’agit principalement des parcs résidentiels de la Gayolle (Evrehailles) et Thibault (Godinne)). Ce règlement doit permettre à la commune de prendre toute mesure de police nécessaire en vue de garantir la sécurité des occupants de ces parcs. Ces mesures peuvent aller « de la réalisation de travaux à charge des personnes concernées » jusqu’à « l’évacuation des occupants ». (suivi de ce dossier: Jean-Pol Visée)

Nous nous sommes exceptionnellement abstenus sur la demande d’avis relatif au budget de la fabrique de l’église protestante unie (couvrant de nombreuses communes de la province de Namur). Nous n’avons en effet pas reçu d’explications quant à l’augmentation très importante de ces budgets par rapport à 2014. Nous sommes conscients que l’impact sur les comptes de Yvoir est minime (342€!) mais il s’agit ici d’une question de principe: on ne vote pas ce que l’on ne comprend pas…

L’ordre du jour comprenait également des modifications budgétaires relatives à 2014. Au service ordinaire (dépenses de fonctionnement), les modifications portaient notamment sur une prise en compte plus correcte de la diminution des cotisations patronales sur les rémunérations du personnel « APE » ainsi que sur la prise en compte des interventions définitives des communes protégées en matière Incendie (2007, 2012 et 2013), pour un montant de plus de 300.000€.

Au service extraordinaire, le conseil a été invité à acter les montants définitifs des divers subsides UREBA obtenus par la Commune ainsi que le coût du transfert d’un module scolaire de Dorinne vers Spontin (le module -d’une hauteur sous plafond adaptée- doit permettre à cette école d’enfin bénéficier d’une salle de gymnastique dédicacée).

Compte tenu de la nature des modifications budgétaires tant à l’ordinaire qu’à l’extraordinaire, notre groupe a voté ces diverses modifications. (suivi des matières budgétaires: Chantal Eloin-Goetghebuer & Patrick Evrard)

En fin de séance, ont été abordés les points soumis par notre groupe:

  1. PCDR – Aménagement du centre de Purnode. Nous nous interrogions sur l’état d’avancement de ce projet. Lors de sa dernière réunion plénière du 22 avril 2014, la Commission Locale de Développement Rural (CLDR) d’Yvoir a appris que l’avant-projet en question devait être revu, à la demande de la Région wallonne, de manière assez fondamentale. Il avait été demandé notamment de prévoir plus d’espaces de convivialité, de favoriser la préservation du caractère rural du lieu, de mieux intégrer les éléments de mobilité et de sécurité routière, d’intégrer à la réflexion la promotion du tourisme local. Dès cette réunion, des idées avaient été lancées par les membres présents de la CLDR. Nous souhaitions savoir si des modifications avaient bien été apportées au projet et communiquées à la Région wallonne. Des réponses de Bertrand Custinne, il est apparu que c’était bien le cas. Malheureusement, ces modifications -considérées comme mineures par l’échevin- n’ont pas été présentées à la CLDR (qui n’a plus été convoquée depuis le 22 avril). Une fois de plus, nous avons regretté la manière dont l’échevin en charge considère cet organe: un lieu de passage obligé et formel pour obtenir des subsides mais en aucun cas un lieu de démocratie participative. C’est regrettable mais cela démontre ce que nous savons depuis longtemps. (suivi du dossier: Catherine Vande Walle-Fossion & Patrick Evrard)
  2. Actions Pommes et Poires solidaires. Dans le cadre de la récente crise géopolitique qui touche nombre de producteurs de fruit belges, notre groupe a proposé à la commune d’Yvoir d’exprimer sa solidarité avec ces producteurs en procédant à l’achat de 1000 pommes ou poires à distribuer dans toutes les écoles de l’entité. A partir de cette action ponctuelle et en concertation avec les enseignants, les parents d’élèves et les élèves eux-mêmes, on peut imaginer de généraliser ce qui se fait déjà aujourd’hui dans certaines écoles de l’entité (un jour « fruit » par semaine, par exemple). Le Collège a promis de retenir et d’explorer avec les enseignants cette idée. (suivi du dossier: Catherine Vande Walle-Fossion)
  3. Yvoir: commune numérique ? Nous avions souhaité connaître l’état d’avancement de quelques projets « commune numérique » inscrits dans le cadre de la Déclaration de Politique générale de la majorité, au début de 2013. Force a été de constater que ni la refonte du site Web de la commune (avec, notamment, un serveur de documents administratifs à destination des habitants), ni le projet de réaliser un portail des Associations (permettant à celles-ci de mieux gérer leurs agendas, la location de leurs salles, etc.) ne semblent avoir avancé d’un iota depuis bientôt deux ans maintenant. (suivi du dossier: Patrick Evrard)
  4. Plaine de jeux de Godinne. Notre groupe est, une nouvelle fois, revenu sur la question de l’accès et le stationnement de véhicules sur la plaine de jeu de Godinne. Après plusieurs mois de réflexions, d’actions à contretemps (placement d’un signal ne correspondant pas à l’arrêté de police pris!), de palabres avec les responsables des infrastructures voisines (tennis, football, Flèche brisée), d’inactions quant à la fermeture physique de la plaine (cadenas, barrières automatiques,…), nous devons bien constater que, sur le terrain, rien n’a changé. Bien sûr, on nous promet maintenant le placement du bon signal C3 (interdiction d’accès à tout véhicule) complété de la mention « sauf fournisseur ». Nous craignons vraiment que cela ne résoudra en rien le problème. Nous avons donc une fois encore proposé de réunir tous les acteurs concernés en vue de mettre en place une solution vraiment contraignante qui puisse sécuriser le site. (suivi de ce dossier: Chantal Eloin-Goetghebuer & Marielle Dewez)
  5. Interdiction de stationnement sur le trottoir de la nouvelle épicerie de Durnal. Le collège avait promis, lors du conseil communal du 19 mai 2014, d’examiner cette question, en concertation avec les personnes concernées (commerçant, propriétaire). On pouvait envisager le placement d’un potelé ou d’un bac à fleurs. Ici encore, rien n’a été fait mais « on va s’en occuper… » (suivi du dossier: Patrick Evrard)
  6. Commémorations du centenaire de 1914-1918. Le week-end des 22-24 août 2014 restera certainement gravé dans la mémoire de tous ceux qui assistèrent aux manifestations organisées à Spontin par les spontinois eux-mêmes dans le cadre des commémorations du début de la Grande Guerre. Compte tenu du caractère exceptionnel de l’événement, de l’engagement des associations locales et des nombreux habitants du village, nous avions proposé au Conseil communal de voter une motion de félicitations et de remerciements à l’attention des organisateurs et de tous les bénévoles qui s’étaient investis dans cette remarquable manifestation. Le Collège n’a pas souhaité appuyer cette proposition « pour ne pas vexer les autres organisateurs d’événements de l’entité (kermesses, marchés artisanaux,..) ». Une opportunité manquée selon nous de saluer un remarquable mouvement citoyen… (suivi du dossier: Patrick Evrard)
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En âme et conscience…

Custinne Site Web bandeau

Difficile conseil communal de rentrée à Yvoir, ce lundi 25 août…

Point n°1: pour information…

Le ton avait été donné par les informations publiées dans la presse régionale des mercredi 20 et jeudi 21 août 2014. Il y était question, à la une du journal, de l’exclusion de l’échevin Bertrand Custinne (EPY) de la section locale du PS d’Yvoir. Les articles développaient longuement et en détails les accusations de malversation formulées par le bureau de l’Union Socialiste Communale (USC) à l’encontre de Bertrand Custinne, son exclusion votée à l’unanimité par ce même bureau ainsi que la décision de la fédération PS de Dinant-Philippeville de soumettre maintenant la question au comité de vigilance (voir les articles de l’Avenir 20 août21 août).

La question aurait pu ne pas être évoquée au Conseil. Mais, comme cela arrive souvent, lorsqu‘on veut se débarrasser d’un problème par la porte, il peut rentrer par la fenêtre… Robert Lottin, conseiller communal, élu sur la liste EPY, fait partie des membres de la section locale du PS ayant mis en cause Bertrand Custinne. De façon conséquente, Robert Lottin a donc communiqué au bourgmestre sa décision de siéger désormais comme indépendant au sein du Conseil communal. Ce point-là devait évidemment être présenté de façon publique au Conseil.  Notons aussi au passage que, au CPAS, Chantal Résimont a suivi la même logique.

Notre groupe a dès lors souhaité partager avec le conseil ses réflexions et poser quelques questions aux principaux acteurs de l’événement: Ovide Monin, Bertrand Custinne et Robert Lottin. Ce dernier conseiller étant souffrant et absent, nous n’avons malheureusement pas pu l’interroger sur les motivations de son acte.

Comme l’avait fait la presse avant nous, nous avons donc commencé par rappeler que les accusations graves formulées par les compagnons de route de Bertrand Custinne devaient avant tout faire l’objet des investigations annoncées en interne au PS et, -sans doute-, des investigations de la justice. Nous devons donc sur ce plan attendre la vérité « judiciaire » ou, au moins, celle des sages du PS. Nous n’avons dès lors formulé aucun commentaire par rapport à ce volet de la question.

Par contre, la lettre adressée par le bureau de l’USC à tous les conseillers communaux ne contenait pas que des accusations de malversation. Elle évoquait également les problèmes comportementaux de l’échevin: « Un égocentrique manipulateur et irresponsable (…) sans la moindre empathie ». Ces qualificatifs évoquaient, pour les élus de 2006 de la Relève, le souvenir du bout de chemin parcouru à cette époque avec Bertrand Custinne. A côté des malversations éventuelles, il nous a donc semblé indispensable de revenir assez longuement sur le parcours politique et professionnel de Bertrand Custinne.

L’analyse de ce parcours est instructive. Elle laisse d’abord apparaître un homme extrêmement dynamique, intelligent, volontariste et travailleur. Très jeune, l’homme a ainsi successivement séduit les Jeunes Réformateurs et le MR, notre groupe de la Relève, les socialistes Yvoiriens, la Liste des Bourgmestres… Mais l’examen du passé montre aussi que, à chaque fois, l’histoire d’amour et de séduction se termine toujours dans la douleur: éviction sans gloire d’un cabinet libéral, divorce d’avec la Relève -après seulement quelques mois de vie commune-, absence des listes socialistes aux élections régionales, fédérales et européennes de mai 2014, exclusion du PS local d’Yvoir…

Par notre intervention, nous avons montré que, derrière ces histoires d’amour qui finissent mal, il y a toujours le comportement égocentrique et assoiffé de pouvoirs de l’homme Bertrand Custinne, prêt à tout pour arriver à ses fins. Croire que sa position d’échevin l’aurait assagi est une grave erreur. Depuis octobre 2012, il n’a de cesse, au sein de la majorité, de se mettre en valeur, de se positionner en sauveur de la commune, de manipuler la communication, de (ou tenter de) contrôler une majorité d’organes communaux (commissions)… Nous n’en voulons pour preuve que la manière avec laquelle il « gère » la commission locale de développement rural d’Yvoir, lieu essentiel de pouvoir de par les subsides qui y sont en jeu (voir nos articles à ce sujet). De même, il parvient, par un accord soi-disant « politique », à faire en sorte que l’échevin des Sports (LB) ne préside même pas la commission des Sports…

Nous sommes conscients que notre charge est dure et qu’elle est, de plus, « ad hominem ». Ce n’est pas dans nos habitudes mais nous pensons vraiment que, dans cette affaire, le problème est l’homme et ses méthodes. Nous pouvons bien sûr nous tromper mais il y a tant d’indices convergents. Nous avons mûrement réfléchi cette intervention et nous avons décidé en « âme et conscience » de la faire car nous pensons qu’il est de notre devoir d’élus d’avertir, de mettre en garde le conseil communal mais aussi tous les habitants d’Yvoir. Plus personne demain ne pourra dire qu’il ne savait pas qui est Bertrand Custinne.

En conclusion, nous avons souhaité connaître les mesures que le Bourgmestre comptait prendre en cette matière. Ovide Monin a indiqué que le Collège considérait qu’il s’agissait -à ce stade- d’un problème purement interne à l’USC / EPY et qu’aucune mesure ne serait donc prise. Il a également confirmé qu’il n’avait communiqué aucune information au parquet. Il a cependant indiqué clairement que la situation serait ré-examinée si l’exclusion devait être validée par le PS régional ou fédéral.

Nous avons également interrogé l’échevin Custinne. Nous savions déjà par la presse qu’il réfute toutes les accusations portées à son égard. Nous avons donc souhaité savoir s’il avait porté plainte pour diffamation à l’égard des membres du bureau de l’USC. A notre grand étonnement, il nous a répondu que cela n’avait pas encore été fait mais que cela était prévu dans les semaines à venir. Une réponse étonnante si on sait que l’exclusion a déjà été votée par l’USC il y a bientôt 3 mois.

En conclusion de cette sombre affaire, nous pensons sincèrement que la Liste des Bourgmestres commet une erreur historique en gardant sa confiance en quelqu’un dont le parcours démontre le manque de valeurs morales et de loyauté.

Les autres points à l’ordre du jour de ce 25 août

Une bonne heure a suffi à traiter la vingtaine d’autres points à l’ordre du jour de ce conseil… C’est dire s’ils suscitaient peu la polémique !

Nous nous contenterons donc de résumer et de commenter ici les points les plus importants qui ont tous fait l’objet d’un accord ou d’un avis unanime

  • Le Conseil a pris connaissance et a rendu un avis positif sur la répartition définitive (décompte) des frais des services Incendie de la Province de Namur pour les années 2007, 2012 et 2013 telle que proposée par le Gouverneur de Province. Il en résulte un décompte positif pour Yvoir de 319.443,33€ à percevoir sur les interventions à charge des communes protégées (les communes ne disposant pas de leur propre service Incendie).
  • Le Conseil a approuvé la prise en charge (1/3) des coûts de réfection du passage « piétons » sur le pont du chemin de fer à Houx. Suggestion a été faite à la commune d’étudier la possibilité d’installer une « goulotte » le long de l’escalier côté Houx de manière à faciliter l’utilisation de cet escalier par les cyclistes (nombreux à se rendre sur le RAVeL de la Meuse)
  • La situation de la salle Saint Remacle de Purnode a été brièvement évoquée. La remise aux normes de la salle demande des moyens financiers importants. Le GUAP (« Groupement d’Union et d’Animation de Purnode ») se propose d’aider le comité en charge de la gestion de la salle à trouver des solutions.
  • Une convention va être passée entre la commune d’Yvoir et l’Union belge de Spéléologie afin de confier à cette dernière la gestion du site de l’ancienne carrière souterraine Saint-Laurent à Bauche. Cette mesure permettra de sécuriser l’accès à ce site dangereux et d’en réserver l’accès aux professionnels.
  • Le Conseil a notamment décidé de la vente de 28 lots de bois de chauffage réservé aux habitants de l’entité (les parcelles sont situées dans les bois communaux de Durnal).
  • Le Conseil a approuvé les revalorisations de certains petits barèmes d’agents communaux, telles que proposées dans une circulaire du Ministre Furlan. Les mesures concernent les trois premières classes des échelles E et les deux premières des échelles D. Le coût actuel de ces mesures est estimé à 32.000€ pour la commune.
  • Le Conseil a pris connaissance de la note de François Belot, président du conseil de la pré-zone de secours DINAPHI, relative à la fixation des dotations à la future zone DINAPHI. Au 1er janvier 2015, les services communaux d’Incendie doivent en effet normalement intégrer cette nouvelle structure (comparable à une zone de police). Celle-ci devra alors supporter les coûts de l’ensemble des services incendie de l’arrondissement de Dinant-Philippeville. Elle sera financée par des subsides fédéraux et des dotations à charge de toutes les communes de l’Arrondissement. La proposition faite par F.Belot consiste à appliquer un critère unique de financement: la dotation de chaque commune sera calculée au prorata de son nombre d’habitants. La dotation ainsi calculée s’élève pour Yvoir a 44€ / an / habitant, soit un montant de +/- 390.000€. La charge actuelle pour Yvoir est de 36,38€ / an / habitant. Le rattrapage se fera en 3 ans de façon à atteindre la dotation uniforme en 2017. Cette mesure représente donc une augmentation des charges pour Yvoir mais elle est logique dans la mesure où elle permet d’atteindre un traitement égal de toutes les communes face à une zone de secours désormais unifiée. Le Conseil s’est réjoui de ce que ce dossier semble enfin progresser. Le groupe de la Relève a néanmoins attiré l’attention sur certains points à clarifier. Ils concernent principalement les modalités financières du transfert (revente) vers la zone des immeubles (l’arsenal) et meubles (charroi, matériel). Nous avons aussi une fois de plus insisté sur la nécessité de stopper le système actuel de gestion des appels d’urgence sur Yvoir et d’intégrer le plus vite possible le COZIS (nouveau centre de gestion des appels d’urgence commun à toute la zone).
  • Le groupe de la Relève avait aussi demandé l’inscription d’un point relatif au site de la gare de Godinne. Nous avons demandé que la commune prenne l’initiative de réunir tous les acteurs concernés par ce site: SNCB Station (gérant l’infrastructure immobilière), Infrabel (gérant notamment la sécurité des voies et les quais), le service des routes régionales (DGO1), le conseiller en mobilité de la commune. Actuellement, les projets liés à ce site sont gérés de façon morcelée, sans aucune vue d’ensemble. On sait que le projet de logements sociaux dans la gare de Godinne est dans l’impasse (voir la presse régionale). Par ailleurs, le projet de remplacement du passage à niveau « piétons » par un tunnel tient insuffisamment compte des impacts « mobilité » sur le village de Godinne lui-même. De même, il serait utile d’intégrer à la réflexion l’avenir du passage à niveau de la rue Eugène Isaye (maintien ou pas). La commune, sur base d’un mémorandum exprimant sa vision et ses exigences, devrait veiller à orienter les réflexions et travaux des divers acteurs cités ci-avant.
  • Nous avions aussi, une nouvelle fois, voulu évoquer le cas du site des Sources de Spontin (voir notre dernier article à ce sujet). Nous avons été heureusement surpris de l’ordonnance de police prise par la Commune. Suite à un contrôle de la « police de l’Environnement » (Département de la Police et des Contrôles), le propriétaire du site a été obligé à sécuriser le site « en y empêchant l’accès ». De plus, il est tenu de présenter un plan de remise en état des lieux et de réaliser la mise en conformité des lieux pour le 30 novembre 2014. Il en résulte bien sûr l’arrêt définitif de la pratique de l’airsoft sur le complexe de Spontin. Nous nous en réjouissons mais nous pensons aussi qu’il faut maintenant poursuivre la réflexion et tout mettre en oeuvre pour que le site retrouve sa vocation économique naturelle (hall-relais pour PME, activité industrielle compatible avec l’environnement…)
aménagement du territoire, environnement, interventions Conseil, participation citoyenne, Sécurité

Les Sources de Spontin… suite et pas fin…

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Ce vendredi 27 juin 2014 à 19H, la société MXP avait invité les habitants de Spontin à venir découvrir les activités qu’elle organisait sur le site des Sources (nous renvoyons vers notre article du 20 mai à ce sujet)…  Nul doute que cette invitation n’avait rien de spontané mais était bien le résultat de nos interpellations et des nombreuses protestations d’habitants de Spontin auprès des autorités communales: riverains n’ayant plus accès à leurs bois et terres, pacifiques promeneurs plus ou moins rudement éconduits par de dynamiques managers déguisés en hommes de guerre, anciens spontinois désespérés à la vue de la ruine des Sources de Spontin…

Nous ne pouvons donc que nous réjouir de la pression exercée par le Collège sur MXP pour que cette dernière « bouge »… La communication est en effet un premier pas…

Que retenir de cette (courte) présentation ?

Tout d’abord le public… Bien rares étaient les spontinois(e)s à avoir fait le déplacement… S’il n’y avait eu les membres du Collège et du Conseil ainsi que quelques jeunes, curieux de découvrir en grandeur réelle les « war games », l’assistance eût été bien pauvre.  Cela veut-il dire que la situation des Sources n’intéresse pas les habitants du village ?  Ce serait aller un peu vite en besogne.  Beaucoup ont sans doute estimé sans intérêt de mieux connaître les activités de MXP  alors qu’ils en constatent chaque jour les effets négatifs sur l’état du site et sur l’environnement du village.

Sur le fond, le patron de MXP, Christian Petermann, un homme d’affaire(s) hollandais actif dans le business du luxe, a rappelé que le site avait été loué par sa société au propriétaire des lieux, Monsieur André Becker.  MXP « sous-loue » ensuite le site à des groupes qui s’y livrent à des exercices de simulation militaire, connus sous le nom de « airsoft ».  Outre la mise à disposition des lieux, MXP fournit aussi tout le matériel nécessaire à ses clients.  Il peut s’agir de grandes entreprises qui organisent sous cette forme des « incentives » pour le personnel mais aussi des groupes de militaires ou de policiers qui viennent s’y entraîner ou encore des clubs d’airsoft… La plupart des activités se déroulent uniquement le week-end.  M. Petermann est convaincu que, à terme, la pratique de l’airsoft aux Sources entraînera des retombées commerciales pour les commerçants de Spontin (Horeca, super-marché…).  Enfin, l’organisateur a souligné que l’accord passé entre sa société et le propriétaire visait aussi, grâce à l’occupation des lieux, à limiter les risques de vandalisme sur le site !

Il a encore été précisé que l’accord de la commune avait été donné pour une durée de un an (toute la l’année 2014).  En pratique, cet accord s’est matérialisé sous la forme d’un arrêté de police interdisant toute circulation (véhicules et piétons) sur la voirie qui traverse le site des Sources.

En réponse à la présentation, les habitants ont surtout évoqué l’incompatibilité entre d’une part, l’atmosphère créée aux Sources par la pratique de l’airsoft (hommes armés en treillis se livrant à des exercices violents, ruines, scènes de guérillas, etc.) et, d’autre part, les activités touristiques traditionnelles de Spontin (le chemin de fer du Bocq dont les convois longent le site et le tourisme de randonnée).  D’autres ont aussi évoqué l’attitude de certains « gardiens » des lieux à l’égard des promeneurs qui souhaitent traverser le site… D’autres encore l’impossibilité de se rendre à leurs biens fonciers… Suite à une question précise au sujet du vandalisme, M. Petermann a bien dû reconnaître que celui-ci n’avait nullement cessé et que sa société en était elle-même victime…Tous enfin ont souligné que la co-habitation serait bien plus aisée si la totalité des activités « guerrières » se déroulait à l’intérieur des bâtiments…

Et maintenant ?

Notre analyse de la situation est simple et directe.  Du côté positif des choses:

  • l’airsoft n’est pas, en soi, une activité dangereuse, ni pour ses pratiquants, ni pour l’environnement de Spontin
  • les participants sont très généralement des personnes parfaitement respectables qui n’ont rien à voir avec des hooligans ou avec les organisateurs de rave party…
  • il n’est pas impossible que certains groupes finissent leur journée sur une terrasse spontinoise…

Par contre, on ne peut pas non plus ignorer les éléments suivants:

  • les activités menées sur le site, au grand jour et dans de grands bruits, ne sont compatibles ni avec la vocation historique du site, ni avec les activités touristiques actuelles de Spontin
  • il ne faut se faire aucune illusion quant aux retombées économiques locales de ce type d’activités qui sont -par vocation- « centrées » sur elles-mêmes (esprit du « jeu », groupe d’entreprise, etc.).  Un bar est d’ailleurs mis à disposition des participants sur le site lui-même comme en témoignent les tarifs affichés dans l’ancienne source de la Duchesse.  Jusqu’à présent, aucune des retombées évoquées ne s’est d’ailleurs matérialisée.
  • il ne faut espérer aucun aménagement durable du site (sécurisation, re-construction, …) du fait de ces activités.  Au contraire, c’est précisément l’aspect « ruines et désolations » des lieux qui en fait tout le charme pour MXP et ses clients… Une vraie chance pour la société qui réalise certainement ici une très belle et très rentable opération commerciale (zéro investissement, un loyer de complaisance sans doute, des facilités d’accès depuis la Hollande, des tarifs de location « clients » qui peuvent probablement dépasser le millier d’euros par jour…).
  • la pratique de l’airsoft sur le site ne constitue en aucune manière une protection contre le vandalisme.  Le site est d’ailleurs inoccupé la plupart des jours de la semaine.  Cela est reconnu par l’organisateur lui-même qui s’estime encore aujourd’hui victime d’actes de vandalisme
  • Ni le propriétaire actuel, ni la société MXP n’envisagent la mise à disposition actuelle du site comme un projet à long terme:  le propriétaire envisage un autre futur pour les Sources et M.Petermann voit le site comme une nouveau théâtre sympathique mais temporaire pour ses activités.  Temporaire car une fois l’effet de nouveauté passé (et le site un peu plus ruiné encore…), MXP passera à une autre friche industrielle dont iM.Petermann est peut-être déjà aujourd’hui en train de négocier les droits…

En conclusion:

La commune d’Yvoir doit impérativement et au plus vite modifier les conditions d’accès au site: les activités d’airsoft doivent se limiter à l’intérieur des bâtiments, l’accès à la voirie publique doit être ré-ouvert à tous et en particulier aux riverains, une sécurisation minimale de l’accès aux bâtiments doit être exigée.

Plus fondamentalement, il faut se mettre autour de la table avec le propriétaire des lieux et l’encourager à mettre sur pied un véritable projet porteur pour ce site emblématique du village de Spontin.  L’encourager ne consiste certainement pas à faciliter -comme c’est le  cas aujourd’hui- des projets dont on sait qu’ils ne constituent en aucune manière un avenir pour les Sources.  Nous ne manquerons pas revenir et de revenir encore sur ce dossier aux conseils communaux de la rentrée…