la vie dans la commune, participation citoyenne

La nouvelle photo d’équipe… en tenue hivernale !

En ce début de mandature, ce sont donc 17 membres de la Relève qui ont accepté de relever le défi de 6 années d’opposition constructives au service des habitantes et habitants d’Yvoir (voir la page « une équipe à votre service« ).  Les uns sont présents au Conseil Communal, d’autres au Bureau et au Conseil du CPAS, d’autres encore poursuivent simplement leur engagement politique en parallèle avec leurs engagements associatifs ou familiaux.  Tous partagent une passion pour notre commune et rêvent de voir s’y développer plus de projets au profit du plus grand nombre.

N’hésitez pas à faire appel à chacun(e) de nous: nous sommes à votre écoute et prêts à vous aider…

Ce lancement d’une nouvelle mandature était donc l’occasion « d’immortaliser » en photo cette nouvelle équipe de la Relève !

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participation citoyenne, PCDR

Réunion de la CLDR du 20 décembre 2012

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Depuis 2009, la commune d’Yvoir a initié une Opération de Développement Rural, sous la forme d’un Plan Communal de Développement Rural (PCDR).  Ce plan, basé sur près de 200 suggestions récoltées auprès des habitants de l’entité, a été conçu et mis en forme par la Commission Locale de Développement Rural (CLDR) d’Yvoir, composée au 3/4 d’habitants et pour un quart de représentants du Conseil Communal et aidée par un bureau d’études extérieur.  Le PCDR d’Yvoir -qui regroupe 12 projets de priorité 1- a été approuvé au cours de cet été par le Gouvernement Wallon.  Comme nous l’avons déjà expliqué, il s’agit là d’une excellente nouvelle pour la commune puisque des subsides de l’ordre de 5 millions d’euros (sur 10 ans) seront ainsi rendus disponibles.

Année électorale oblige, la CLDR ne s’est plus réunie depuis plus d’un an… L’installation du nouveau Conseil Communal le 3 décembre a par ailleurs conduit à des modifications du «quart» communal.  Des modifications qui se sont traduites par l’apparition de nombreux nouveaux visages (les 5 membres effectifs «politiques» anciens ont TOUS été remplacés par des nouveaux visages parmi lesquels seule notre conseillère Catherine Vande Walle était déjà membre suppléante de la CLDR «ancienne»; sur les 5 membres suppléants politiques, deux seulement siégeaient antérieurement dans la commission).

Cette situation a été plus mal perçue encore par certains membres «citoyens» de la CLDR dans la mesure où, non seulement la continuité ne semblait guère assurée, mais, de plus, la présidence de la CLDR a été confiée à un nouvel échevin qui, en 2011, en tant que conseiller communal, avait été le seul conseiller à ne pas approuver le PCDR.  Dès la première réunion de la «nouvelle» CLDR, ce 20 décembre, le président a été interpellé à ce sujet par certains membres de la commission.  Cette situation a même conduit un membre «citoyen», très actif au sein de la CLDR et proche de la majorité, à présenter sa démission motivée par écrit.

Notre groupe, désormais représenté au sein de la CLDR par Catherine Vande Walle-Fossion (membre efectif) et par Patrick Evrard (suppléant), a veillé, notamment par le choix de ses représentants et dans la mesure du possible, à assurer la plus grande continuité possible entre l’ancienne et la nouvelle Commission.  Nous voulons rester positifs et ne faire aucun procès d’intention à qui que ce soit.  Nous continuerons donc à collaborer loyalement à la réalisation du PCDR d’Yvoir, source de financement de projets porteurs pour tous dans notre commune.

Cette première réunion de la nouvelle CLDR s’est déroulée correctement devant une assemblée malheureusement trop peu nombreuse.  Que devons-nous en retenir et quels points méritent-ils d’être soulignés ?

  • De nombreux membres de la CLDR «ancienne» se sont fortement investis dans l’élaboration du PCDR.  Si, avec l’approbation du Plan par le Gouvernement Wallon, une étape est franchie aujourd’hui, il serait inadmissible que la CLDR ne soit pas régulièrement tenue au courant et consultée sur la réalisation des projets transversaux et de première priorité.  Le Collège Communal doit y être attentif et veiller à convoquer la CLDR régulièrement et en fonction des besoins (deux à trois fois l’an ?)
  • Le projet de première convention (réseau de déplacement en mode actif) va bientôt être lancé en pratique.  Nous sommes conscients qu’il s’agit d’un projet (très/trop?) ambitieux  qui doit être abordé avec un certain pragmatisme.  Néanmoins, il conviendra d’éviter que ce projet ne se résume à la seule liaison «CHU de Mont-Godinne – église de Mont».  Pour éviter cet écueil, il suffira de garder à l’esprit le fil rouge de la mobilité en mode actif non seulement dans le cadre du PCDR mais aussi pour tous les projets communaux de mobilité (révision du Plan Communal de Mobilité (PCM), plans trottoirs, travaux de voirie dans le cadre des travaux d’égouttage, etc.).  La CLDR peut certainement contribuer à préserver ce fil rouge, pour autant qu’elle soit associée aux réflexions en la matière (voir aussi le point précédent)
  • Le PCDR avait retenu quelques projets de priorité 0 et quelques projets transversaux.  Ces projets étaient vus commes des projets «fondateurs» dont la réalisation devaient faciliter la réalisation des projets principaux du PCDR.  Ces projets (révision du PCM, élaboration d’un Schéma de Structure Communal, création d’une Agence de Développement Local (ADL), création d’un portail des Associations) ne rentrent pas dans le cadre des subsides du Développement Rural et restent utiles pour la commune même si le PCDR n’avait pas été approuvé… Il est donc très regrettable que la décision de lancer ces projets n’ait pas été prise dès le second semestre 2011.  Aujourd’hui, il apparaît qu’un projet aussi structurant que l’ADL ne verra pas le jour avant 2014, voire 2015.
  • Enfin, il a été rappelé que le PCDR pèche aujourd’hui par un déficit de communication vers les habitants.  Depuis plus d’un an, la commune hésite à rassembler à nouveau les habitants d’Yvoir pour les tenir au courant de l’évolution du projet et répondre à leurs questions.  Avec la mise en place d’une «nouvelle» CLDR, l’approbation par le GW du PCDR, la nécessité de lancer un nouvel appel citoyen pour remplacer les (nombreux) membres démissionnaires, une telle démarche de communication devient plus urgente que jamais.

La Relève s’engage en tout cas à défendre les principes qui viennent d’être évoqués avec vigueur et détermination.

Pour plus d’informations sur le PCDR et la CLDR

campagne électorale 2012, humeur, participation citoyenne

Merci Charles !

Godinne, novembre 2011
Godinne, novembre 2011

Les habitants d’Yvoir ont reçu au début de cette semaine une lettre «toutes-boîtes» de Charles Pâquet, bourgmestre sortant d’Yvoir et candidat de la Liste des Bourgmestres 2012.  Cette lettre n’a malheureusement (mais légalement) pas été distribuée dans les boîtes de nos éco-citoyens ne souhaitant pas recevoir de publicités… Nous en avons dès lors posté une copie recto-verso sur notre site (cliquer ici pour télécharger).

Dans ce courrier très personnel, Charles Pâquet exprime à la fois ses remerciements à tous les habitants d’Yvoir pour le soutien apporté mais aussi son amertume et sa tristesse quant à la manière dont la fin de sa carrière politique a été «organisée» par certains.  Une sortie de piste que beaucoup d’électeurs yvoiriens ne comprennent pas et que certains même lui ont reprochée.

Nous n’avons bien sûr pas à juger cette affaire sur le fond mais nous tenions néanmoins à saluer la démarche -que l’on sent sincère et honnête- d’un homme reconnu pour sa droiture et sa correction.  Nous tenions à remercier Charles pour son engagement au profit de la Commune d’Yvoir au cours des douze dernières années mais aussi, en tant que maïeur, au cours de l’année 2012, une année particulièrement difficile pour le bourgmestre d’Yvoir, tant sur le plan communal que sur le plan privé.

Enfin, nous ne pouvons que regretter la manière de faire de la politique décrite (et dénoncée) par Charles Pâquet.  Nous savons bien que l’arène politique n’est pas un club de vacances mais de tels comportements (s’ils se vérifient) ne peuvent que discréditer un peu plus encore les «politiques» au sein de la population.  Un risque dont on se passerait bien en ces temps où l’on veut favoriser la renaissance de l’esprit citoyen !

participation citoyenne

Télévie 2013

Televie_BLe groupe de la Relève est très heureux d’appuyer la courageuse initiative de quelques « sauvages » de BailRun… pour une très bonne cause…

« Le dimanche 24 mars 2013, 4 joggeurs du BAIL RUN Evrehailles participeront à la magnifique course nature qu’est le Trail du Mont Ventoux ( 46kms, 2850 m D+).

José, Amaury, Stéphane et Christophe s’élanceront sur le parcours technique et pentu du géant de Provence ….

Un dénivelé important, de la rocaille à n’en plus finir, des panoramas à couper le souffle …..

Outre le défi à titre individuel, ils s’associeront une nouvelle fois au Comité « L’Espoir d’Yvoir » pour engranger des fonds pour le FNRS.

L’an dernier, leur action a permis de récolter une coquette somme de 3 507, 00 € pour le TELEVIE.

Leur objectif, récolter encore plus de fonds.

Vous désirez soutenir cette action ?

Effectuez dès à présent votre don au compte 000-1305043-05 du FNRS/Télévie avec la mention « Don pour animation 9-Espoir d’Yvoir VENTOUX » ainsi que vos coordonnées complètes.

Tout don de 40 € ou plus vous donnera droit à une attestation d’exonération fiscale qui vous sera envoyée en Février-Mars 2013 par le FNRS.

Merci de votre soutien ! »

aménagement du territoire, campagne électorale 2012, Culture et patrimoine, Mobilité, participation citoyenne

23 septembre 2012: Journée des familles à Spontin

Une météo clémente, à défaut d’être franchement radieuse, des jeunes familles et de nombreux enfants… on peut parler d’un joli succès pour la journée organisée par la Relève ce dimanche 23 septembre à Spontin.

Pendant 2 heures, le groupe a été guidé dans Spontin et le long du Bocq par Daniel Ista, spontinois de coeur et de souche et par Patrick Evrard, tête de liste de la Relève.  Pas de polémique politique tout le long de ce parcours mais simplement la découverte d’un patrimoine et d’un passé très riche dont les traces visibles sont encore fort nombreuses.  De la gare de Spontin jusqu’à la carrière de la Rochette, c’est tout le passé lointain et plus récent de Spontin qui a été mis en valeur.  Une façon malgré tout de sensibiliser les citoyens à l’importance d’avoir, dans une commune comme une Yvoir, une stratégie de développement claire et cohérente.  Le développement harmonieux de notre commune passe en effet par une stratégie globale cohérente qui englobe aussi l’aménagement du territoire (quelles zones d’habitat privilégier, avec quelles exigences de service ?) que la promotion du tourisme durable.

Après ces moments d’effort -ah, pas faciles les escaliers de l’école perchée sur son Tienne!-, venaient les moments de réconfort dans le cadre toujours convivial du Moulin de Spontin.

Les candidats de la liste y avaient dressé tonnelles et barbecues et chacun a participé au BBQ-Auberge Espagnole de la Relève: qui cuisant ses merguez, qui ses saucisses locales !

L’après-midi s’est poursuivie par une visite guidée du Moulin.  Bernard Potvliege, l’époux d’Yvonne Michel, candidate n° 11 de la liste … n°11 !  Le Moulin est le dernier témoin du patrimoine bâti de Spontin qui soit accessible au public et cela uniquement grâce au travail et à l’engagement de Yvonne et de Bernard, depuis de très nombreuses années.  Une excellente chose pour le Moulin, pour les visiteurs toujours émerveillés par l’atmosphère du lieu mais une bine triste comparaison par rapport à l’époque glorieuse du Château de Spontin et des Sources.  Une invitation aussi à ne pas laisser les chose dans l’état mais à faire à nouveau de Spontin la Perle de la Vallée du Bocq !

Et voici quelques photos-souvenirs de Pascal Vancraeynest, candidat n°18 de la Relève, présent avec sa nombreuse et sympathique famille … Merci Pascal !

campagne électorale 2012, participation citoyenne

Le 20 septembre : une journée importante de notre campagne électorale…

 

Réunion du bureau communal ce jeudi 20 à 16H, sous la sage présidence de Freddy Gillain.  Une réunion qui tranchait quelque peu sur la routine électorale habituelle à Yvoir.  En effet, outre les listes LB2012, EPY et La Relève, le Parti Populaire avait déposé un quatrième liste incomplète.  Incomplète (5 candidats sur les 19 à présenter) et entachée de nombreuses erreurs.  Ceci avait amené le Bureau Communal à rejeter, dans un premier temps, le dépôt de la liste.  Entretemps, le Parti Populaire avait effectivement corrigé les problèmes constatés.  Le bureau de ce 20 septembre a donc accepté la liste du PP.

A l’issue de cette décision, il a été procédé au tirage au sort des numéros de liste.  Le sort a attribué le numéro 10 à la LB2012, le 11 à La Relève et le 12 à EPY.  Le PP a reçu le numéro 13 du fait de sa liste incomplète….  Espérons que les derniers ne soient pas finalement les premiers ! 🙂 🙂 …

En soirée, notre liste a présenté, dans le magnifique cadre de la Vieille Ferme de Godinne, quelques points de son programme aux habitants de Godinne et de Mont.  Une soirée intéressante, notamment par la qualité des questions posées par un public visiblement attentif.  Les participants ont aussi apprécié le sérieux des exposés des candidat(e)s locaux, visiblement au fait de leur matière !

campagne électorale 2012, participation citoyenne

Une journée pour les familles d’Yvoir…

Spontin fut jadis la perle de la Vallée du Bocq… Cela fait longtemps que le Chalet des Sources et son parc ne sont plus qu’un souvenir.  Aujourd’hui, les Sources elles-mêmes ont fermé et le Château est à l’abandon !

Pourtant le fief condruzien de la puissante famille des Beaufort-Spontin conserve bien des atouts… qui ne demandent qu’à être « réveillés ».

Nous vous proposons de parler de tout cela, en famille et en toute convivialité, au cours d’une journée de détente qui se clôturera par une visite guidée du Moulin de Spontin, dernier « monument » civil de Spontin accessible au public.

Rendez-vous le dimanche 23 septembre 2012 à 11H00 sur le parking de la gare de Spontin

Voici le programme détaillé de la journée:

  • 11H: balade guidée de 4 km pour les familles (accessibles aux buggys solides) – départ sur le parking de la Gare de Spontin
  • 12H30: pique-nique au Moulin de Spontin (rue des Rivières 7)(chacun apporte son repas -BBQ disponible- et boissons en vente sur place)
  • 15H: visite guidée du Moulin, élément remarquable du patrimoine d’Yvoir

Il va de soi qu’il est possible de nous rejoindre à chacun de ces moments-clés.

L’équipe de la Relève sera très heureuse d’accueillir toutes les Yvoiriennes et les Yvoiriens intéressés et de partager avec eux un moment agréable !  

Culture et patrimoine, participation citoyenne, Uncategorized

Une belle initiative à Yvoir, trop peu mise en valeur !

Du 20 juin au 30 juin, les habitués des rues du Redeau et du Blacet, à Yvoir, ont eu la surprise de découvrir des centaines de portraits photographiques aux fenêtres de tous les bâtiments de cette longue artère qui relie le Centre d’Accueil de la Croix-Rouge d’Yvoir au centre de la localité.

Cette exposition de rue était le fruit d’un projet original développé par un photographe professionnel de la région, Philippe Lavandy, en collaboration avec le Centre d’accueil de la Croix-Rouge.  Comme le très bel article publié dans le dernier numéro de la revue namuroise Confluent l’évoque: « Sur ce petit bout de terre de la commune d’Yvoir, les frontières et les préjugés sont tombés… ».

L’opération n’a malheureusement eu qu’un retentissement trop limité dans la presse locale et n’a pas été relayé (sauf erreur de notre part) par la Commune d’Yvoir.  Pour réparer ce manque de publicité, découvrez l’article de Confluent en cliquant sur ce lien.

aménagement du territoire, environnement, participation citoyenne

Les nouvelles éoliennes… (suite)

Coup de lancement d’un nouveau parc de 6 éoliennes à cheval sur les communes de Dinant (4) et de Yvoir (2) ce mercredi 2 mai à 20H.  Un projet intéressant dans la mesure où il «colle» au parc éolien existant exploité par Luminus.  Néanmoins, la réunion préalable d’informations n’a pas convaincu le public, ni de la compétence du promoteur, ni de son ancrage local.  L’occasion pour nous de rappeler qu’il est urgent que le Gouvernement Wallon légifère dans cette matière pour éviter que l’éolien ne soit qu’une machine à sous pour de grands groupes industriels.

Tout citoyen est invité à formuler ses remarques par écrit avant le 18 mai 2012, soit à la Commune de Dinant, soit à la Commune d’Yvoir, avec copie à Gestamp-Wallonie SA, 2 avenue des Dessus de Lives à 5101 Namur.

Plusieurs dizaines de personnes se sont rendues ce 2 mai à 20H, à la salle de la «Roue de Bois» à Lisogne pour assister à la présentation d’un nouveau projet d’éoliennes sur les territoires de Purnode, Dorinne, Awagne, Lisogne et Thynes.

Le projet est développé par Gestamp Wallonie, une filiale (occupant à ce jour deux personnes en Belgique !) d’un grand groupe équipementier espagnol.  Les caractéristiques de ce nouveau parc sont les suivantes:

  • 6 mâts installés entre les villages de Purnode, Awagne, Dorinne, Lisogne et Thyrse
  • Puissance individuelle des mâts: entre 2 et 3,3 MW
  • Hauteur des mâts: 150 m
  • Distance minimale par rapport à l’habitation la plus proche : 480 mètres
  • Transport de l’électricité produite: par cable à enfouir jusqu’à la sous-station électrique de Dinant

La carte ci-dessous présente l’implantation des 6 mâts nouveaux (pastilles vertes) ainsi que la situation des 6 mâts existant (pastilles oranges) (cliquer sur l’image pour l’agrandir).

L’événement de ce 2 mai 2012 est la toute première étape de la (longue) procédure qui doit conduire, en cas d’acceptation, à la mise en exploitation du parc dans le courant de 2015.  D’ici là, un bureau d’études doit élaborer une étude d’incidences environnementales, une enquête publique doit être organisée, les communes de Dinant et de Yvoir doivent remettre leurs avis ainsi que de nombreuses autres instances (CWEDD, DNF, CRAT, etc.).

La soirée de ce 2 mai a permis au promoteur Gestamp de présenter son projet et au bureau d’études SGS sa méthodologie de travail pour évaluer les incidences du nouveau parc sur l’environnement au sens le plus large.  Cette étude doit couvrir les aspects «bruits», «effets stroboscopiques», «faune et flore», «air et énergie», «paysages et patrimoines», «mobilité et infrastructure»,etc.  Une longue séance de questions-réponses et d’interpellations a succédé aux deux présentations.

L’échevin Bodlet de Dinant et Charles Paquet, mayeur d’Yvoir, ont, chacun de leur côté, précisé d’emblée que leurs communes respectives n’étaient demandeurs de rien et ne pouvaient que constater l’intérêt des promoteurs pour certaines zones venteuses de leurs entités.  Thierry Bodlet a précisé que, d’un point de vue paysager, la ville de Dinant ne se contenterait pas de simulation sur ordinateur mais exigerait aussi des simulations de terrain par montée de ballons aux emplacements futurs des mâts de façon à mieux percevoir l’impact visuel du nouveau parc.  T. Bodlet a également souligné que, dans le même secteur géographique, d’autres promoteurs envisageaient aussi de déposer de nouveaux projets.  Ces divers projets sont sans doute largement incompatibles entre eux (la réalisation de l’un bloque la réalisation des autres…).

De nombreuses interpellations et/ou questions du public ont porté sur les aspects «bruits» et «impacts paysagers».  Mais, comme souvent dans ce type de débat, c’est l’intérêt même de l’éolien terrestre (par opposition aux éoliennes construites au large de nos côtes) qui a été remis en question.  En résumé, voici, en vrac, quelques thèmes abordés lors de la soirée (les «guillemets» indiquent qu’il s’agit de citations d’interventions du public):

  • Plusieurs participants ont regretté le manque d’informations sur la tenue de la réunion de ce mercredi 2 mai au soir (pas de lettre personnelle aux habitants).
  • «Pourquoi la Région Wallonne veut-elle absolument ‘bricoler’ de l’éolien terrestre -peu rentable- sur son territoire alors que les projets en mer sont largement plus intéressants ?»
  • «Le développement de l’éolien est devenu exclusivement une affaire de gros sous dont seuls les promoteurs profitent.  Ni l’environnement, ni les habitants riverains, ni nos ressources énergétiques n’en sortent gagnants !»
  • «Le bruit constitue une vraie nuisance pour certains riverains.  Déjà aujourd’hui, le seuil légal de 40dBa est dépassé à certaines occasions.  L’ajout de nouvelles éoliennes à proximité des éoliennes existantes ne fera que renforcer ce phénomène»
  • «L’impact environnemental des fondations des mâts ne doit pas être sous-estimé (plusieurs milliers de mètres cubes de béton et de ferrailles).  Au terme de la vie économique du parc (20 ans ?), il sera matériellement impossible de remettre les terrains dans leur état d’origine.»
  • «quelles sont les compensations financières qui sont prévues pour les communes ?»
  • «dans quelle mesure, le parc nouveau sera-t-il en harmonie (teinte, taille, etc.) avec le parc existant ?»
  • «Il est bien connu que la construction des mâts se passe sous d’autres cieux que la Wallonie.  Combien d’emplois créés en Wallonie grâce à ce nouveau parc ?  Ne peut-on imposer des clauses forçant à faire appel à des entreprises locales (une entreprise de Ciney est parfaitement à même de construire les structures des mâts) »
  • «les choix d’implantation des deux éoliennes situées à l’Ouest du parc nouveau semble curieux dans la mesure où des zones dégagées existent à l’Est du parc existant, à plus grande distance des habitations de Awagne et Purnode»
  • «la réalisation de ce parc supplémentaire va provoquer une nouvelle moins-value pour tous les propriétaires d’habitations situées à proximité»
  • «Gestam a-t-il ou va-t-il ouvrir le capital du parc aux communes concernées ou à des citoyens ?»
  • «La construction de ce parc par un promoteur différent de l’exploitant du parc existant (Luminus) ne génère-t-elle pas des inefficacités sur le plan économique et environnemental (voiries d’accès, nouvelles stations de tête à construire, etc.) ?»
  • «les promoteurs chassent les zones venteuse dans une ambiance ‘Far-West’.  La Région Wallonne prépare (depuis de longs mois déjà…) un nouveau cadre réglementaire visant à mettre de l’ordre dans ce marché.  Ne conviendrait-il pas, dans l’attente, de geler les projets qui fleurissent de façon anarchique un peu partout ?»

La qualité des réponses apportées par le promoteur n’étaient malheureusement pas à la hauteur des questions posées.  Celui-ci ne dispose visiblement pas d’une grande expérience du marché belge (son site Internet est toujours «en construction» !), ni d’une connaissance pointue de l’environnement dans lequel il compte s’installer.

Notre groupe n’est pas a priori opposé à ce projet qui a le mérite de s’inscrire dans le renforcement d’un parc éolien existant.  Nous regrettons toutefois le manque de professionnalisme flagrant du promoteur qui ne nous rassure pas quant à sa capacité à mener à bien un tel projet.  Nous regrettons aussi que les deux parcs voisins soient exploités par des promoteurs différents, une situation génératrice d’inefficacitéset, peut-être, de double emploi en terme d’infrastructures.  

Dans l’hypothèse (regrettable) où les pouvoirs publics ne peuvent pas agir sur ce dernier point, nous demandons au minimum que le projet soit amendé en fonction des remarques suivantes:

  • Clarifier l’ouverture possible aux citoyens du capital du projet 
  • Révision de l’implantation par une meilleure utilisation des zones situées immédiatement à l’Est et au l’Est-Nord-Est du parc de Luminus (cette zone est moins proche des zones d’habitations).  Il est crucial de rapprocher au maximum les deux parcs.  Le déplacement de l’éolienne 1, très excentrée dans le projet, s’impose. 
  • Négociation d’une participation du / des promoteur(s) à la construction du contournement de Dorinne et de Spontin pour le charroi carrier.
  • Harmonisation des mâts et des pales du nouveau parc par rapport aux mâts et pales du parc existant
  • Prise en compte sérieuse de toutes les remarques qui seront formulées dans le cadre de cette consultation et dans le cadre de l’enquête publique prévue en 2013.
humour, Logement, Mobilité, Moins valides, participation citoyenne, programme

Ça passe par ma commune: «le petit train citoyen»…

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Très chouette initiative de la Ligue des Familles ce dimanche 22 avril 2012 à Yvoir… C’est à un véritable happening convivial et ludique que la Ligue des Familles avait invité les représentants politiques locaux et les habitants d’Yvoir.

La journée a démarré avec un petit-déjeuner équilibré offert sur la place de la Maison Communale d’Yvoir.  L’atmosphère était certes différente du «p’tit-dej» traditionnel du dimanche -ne serait-ce que par la température de ce frisquet matin d’avril- mais très conviviale tout de même…

A 10H, les choses sérieuses commencent… Un petit quizz communal pour démarrer et pour vérifier si chacun connaît ses classiques !  Eh bien non, les résultats resteront bien sûr secrets mais le pourcentage de logements sociaux sur Yvoir, à la virgule près, n’est pas encore bien enregistré sur le disque dur de chacun d’entre nous…  Une bien agréable façon de réfléchir de bon matin à quelques indicateurs fondamentaux de notre bien-vivre dans la Commune.

Après cela, distribution contrôlée des billets de train par une Céline Jaumotte, plus «garde-SNCB» que jamais…  Les places sont chères et le «petit train citoyen» se remplit à toute vitesse.  Tous les wagon(net)s bénéficient de la clim… au point que d’aucunes, vertes de froid, devront avoir recours à une couverture (sociale, forcément) rouge éclatant !

La montée vers Purnode donna amplement (nous avions visiblement hérité d’un train de plaine…) l’occasion à Edith de commenter le paysage mais surtout quelques enjeux importants de notre vie communale, notamment en terme de mobilité.  Le charrau d’Evrehailles constitue en effet un magnifique exemple de zone à risque, en particulier pour les usagers les plus faibles !

A Purnode, après avoir joyeusement salué les marcheurs Adeps du jour, le petit train, ne reculant devant aucune côte, grimpe jusqu’aux écoles du village.  C’est là que le thème de l’alimentation scolaire est abordé… une fois encore de façon très ludique.  Ouf, tous les élus et candidats politiques présents ont pu reconnaître, à l’aveugle, l’eau du robinet de l’eau minérale (vous savez, celle en plastique, vendue 1000 fois plus cher !).  C’est aussi la mobilité des personnes à mobilité réduite qui fut abordée ici.  L’occasion de se rendre compte que même les aménagements les plus récents de voirie ne sont pas toujours pensés «PMR»…

A Evrehailles, sur le terrain du jeu de balle, les deux listes présentes (ben oui, la liste du Bourgmestre n’était visiblement pas d’humeur ludique ce dimanche matin: aucun représentant du Collège, aucun mandataire, aucun candidat… moins on ne peut pas faire !) furent interpellées sur la question du logement.  Notre groupe s’est fixé un double objectif: multiplier par deux le nombre de logements publics à Yvoir (il n’y en a que 45 aujourd’hui -chiffres Ligue des Familles) et promouvoir les lotissements économes de nos ressources (facilement accessibles, moins consommateurs de terrain et d’énergie).

A Evrehailles toujours, mais sur le parking du «Temps d’une Pause», grosse animation par les demandeurs d’asile des Centres d’Accueil de la Croix-Rouge à Yvoir.  Quelques demandeurs d’asile ont présenté, de façon imagée et rythmée, les multiples raisons qui poussent des êtres humains à devoir ou à vouloir quitter leur terre natale.  Les représentants de «la Relève» et de «Ensemble Pour Yvoir» ont évoqué leur vision d’une société ouverte, solidaire et tolérante à Yvoir aussi…

Plus loin encore, nouvelle halte, au pied du futur lotissement du Chenois, à mi-côte du Charrau d’Evrehailles.  Ici, c’est la difficile question de l’accueil de la petite enfance qui a été abordée.  Un domaine où les bons chiffres officiels dissimulent une réalité plus nuancée.  En effet, l’immense majorité des places d’accueil de la crêche du CHU est occupée par des enfants venant d’autres communes que Yvoir… Faciliter la mise en place de structure d’accueil, y compris via des accueillantes privées reconnues, est donc une priorité…

Notre «petit train citoyen» n’a pas fait exception à ce qui devient trop souvent la règle «SNCB».  C’est en effet avec une grosse heure de retard sur l’horaire qu’il a rejoint Yvoir où un apéritif offert par les Centres d’Accueil de la Croix-Rouge a été servi aux voyageurs de ce périple ludique…

Petit clin d’oeil au passage, Denis Lambert, Directeur de la Ligue, a remis aux représentants politiques présents un pack de documentation au profit de la Liste du Bourgmestre, absente de l’événement… Un pack qui fut remis tout aussi solennellement au Collège lors de la séance du Conseil Communal du 24 avril 2012.

Soulignons enfin que cette organisation a été rendue possible grâce à l’appui enthousiaste et efficace  de la locale d’Yvoir de la Ligue et plus spécialement de Edith Latour, Marie-Dominique Marinx, Céline Jaumotte, Marc Eloin, Carole Grandjean,  Bénédicte Moreau, Françoise Ghosez, Bernadette Demets, Virginie Pourignaux et Emmanuëlle Wiart…

humeur, participation citoyenne

Charte de partenariat Yvoir-Province de Namur

Les collèges communal d’Yvoir et provincial de Namur ont invité toute la population de l’entité d’Yvoir à assister ce 19 avril 2012 sur l’île d’Yvoir à la signature d’une charte de partenariat durable entre la commune et la province.

Le partenariat ainsi scellé se traduit à Yvoir dans deux réalisations concrètes dont les coûts sont en grande partie supportés par la Province.  Le premier projet, en voie de matérialisation sur le terrain, concerne le passage à Yvoir, un jour par semaine, du BébéBus (garderie mobile d’un jour pour dépanner certains parents).  Le second se rapporte à l’île d’Yvoir elle-même.  Cette attraction touristique locale (rappelons qu’il s’agit de la seule île de Belgique exploitée à des fins touristiques) mérite en effet un petit lifting.  Le projet soutenu par la province vise à embellir l’île sur le plan paysager.  Un architecte-paysagiste va donc travailler le projet et proposer un certain nombre d’aménagements visant à mieux mettre en valeur ce lieu unique.

Si tous les citoyens d’Yvoir attachés à leur commune et à son développement ne peuvent que se réjouir de projets d’embellissement ou de soutien à l’action sociale, il n’est malgré tout pas interdit de se poser quelques questions quant à l’opération à laquelle nous avons assisté…

  • le public présent à la signature de la Charte ce 19 avril n’était pas très nombreux et, si on en retranche les membres actifs du SI, les représentants politiques, les acteurs du tourisme, le Conseil de l’Ordre de la Prévôté de Poilvache, etc., on n’y rencontrait pas beaucoup de citoyens « lambdas »…
  • … une constatation pas si étonnante que cela si on pense à la manière dont la Province a conduit sa communication en la matière: chère et peu efficace !  Il est vrai en effet qu’un livret de 36 pages en quadrichromie a été distribué en toutes boîtes dans l’entité… mais deux jours avant l’événement seulement !  Il est vrai aussi que quelques jours plus tôt, nous avions vu fleurir des panneaux le long de nos routes.  Petit problème: leur lecture imposait soit de circuler à pied (on est « pour » bien sûr… mais bon !), soit de garer sa voiture et de s’arrêter… Pire encore: le panneau en question ne fournissait aucun détail quant à l’organisation des 19 et 20 avril, se contentant de renvoyer au site Internet de la Province.  Un site qui, le 16 avril, ne mentionnait encore aucun programme pour la Commune d’Yvoir.  Enfin, cerise sur le gâteau, une inauguration un jeudi après-midi à 17H… les navetteurs de la SNCB apprécieront !
  • l’administration communale elle-même était loin d’être au courant des détails de l’organisation… un mauvais début pour un « partenariat durable »… Remarquons une fois de plus l’utilisation « au grand n’importe quoi » du terme « durable »…
  • en synthèse, nous regrettons que le citoyen n’ait pas été au centre de cette opération mais bien la Province elle-même.  Une institution dont l’utilité est souvent remise en question en ces temps de restriction et qui, ici, dépense de l’argent pour justifier sa propre existence.

Nous nous réjouissons donc des retombées positives que les deux partenariats pourront avoir pour les citoyens d’Yvoir et pour les touristes mais nous regrettons que la signature de la Charte soit devenue une occasion manquée en terme de communication et de participation citoyenne.