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L’information: une valeur démocratique…

LaReleve Info fevrier 2016 V2_p1Loin de nous l’idée que nous soyons les seuls à détenir la vérité… Par contre, nous sommes convaincus que la démocratie ne vit que si elle est nourrie d’informations, d’analyses fouillées et de débats contradictoires.  C’est dans cette optique que notre équipe toute entière -conseillers communaux, conseillers au Centre d’Action Sociale et relais locaux dans nos villages- a élaboré sa 6e feuille d’informations consacrée à quelques grandes thématiques qui concernent la vie de notre commune.

Cette feuille d’informations est distribuée en toutes-boîtes à partir du mercredi 24 février dans toute l’entité d’Yvoir.  Si votre boîte a été malencontreusement oubliée, il vous est possible de télécharger la feuille sous forme d’un fichier PDF d’un simple clic ici-même…

… et si vous collectionnez nos originaux, n’hésitez pas à nous contacter: nous nous ferons un plaisir de vous faire parvenir un exemplaire papier original !

Nous vous en souhaitons en tout cas une agréable lecture !

 

interventions Conseil, la vie dans la commune, Sécurité, Travaux

Une encourageante volte-face ?

LAvenir Dinaphi janvier 2015

Le conseil de rentrée à Yvoir ce lundi 19 janvier se caractérisait par un ordre du jour particulièrement peu fourni: le Collège avait inscrit 6 points dont la plupart étaient purement techniques (marchés publics de routine, etc.).

Nous y avons néanmoins relevé quelques points d’attention.  Ce fut le cas notamment concernant la conclusion d’un bail emphytéotique avec la Dinantaise portant sur l’ancien presbytère de Dorinne.  Nous avons attiré l’attention sur le fait que le projet de création de deux logements publics dans cet immeuble prévoyait la création de jardinets sur des terrains appartenant à la fabrique d’église de Dorinne alors que celle-ci ne semblait pas avoir marqué son accord sur leur mise à disposition de de la société de logements sociaux.  Nous avons bien sûr approuvé la conclusion du bail  mais en le conditionnant à la conclusion par la Dinantaise d’une convention avec la Fabrique d’église.

Le marché public relatif aux travaux d’entretien des voiries pour l’année 2015 a également été approuvé à l’unanimité.  Nous en avons profité pour aborder la question de l’entretien courant des voiries, avaloirs, fossés et autres moyens de collecter les eaux de ruissellement.  Les quelques jours de gel de ce mois de janvier ont en effet démontré le danger des écoulements sauvages d’eau sur les routes (verglas).  La quasi-totalité de ces situations provient d’un défaut d’entretien régulier des filets d’eau et autres avaloirs.  L’imposition d’une taxe sur l’entretien des égouts rend cette situation plus insupportable encore aux yeux de nombreux citoyens.  Nous avons donc plaidé pour qu’un plan de travail systématique « entretien des abords de voirie » soit clairement défini au niveau de l’atelier des travaux (identification des sites prioritaires, calendrier et fréquence des entretiens, etc).  Nous ne sommes pas sûrs d’avoir été entendus ou compris…

Au vu de l’ordre du jour et de l’actualité locale, nous avions souhaité, de notre côté, inscrire quelques points à l’ordre du jour.

Nous avions rédigé notamment une liste de questions relatives à la mise en place de la nouvelle zone de secours Dinaphi.  Nous avons dit et répété au Conseil communal d’Yvoir que nous pensions qu’une réforme des services de secours était nécessaire mais qu’il était indispensable de bien l’organiser au niveau local, dans le respect et l’intérêt de toutes les parties concernées: la population protégée d’abord, les pompiers eux-mêmes et les communes (et leurs finances…) enfin.  Jusqu’à présent, nous avons souvent entendu au sein et autour du Conseil communal d’Yvoir des jugements très critiques ou désabusés face à la nouvelle zone.

Aujourd’hui, au vu des compte-rendus de la première séance officielle du Conseil de la zone Dinaphi, nous sommes particulièrement interpellés par le manque d’accompagnement démocratique de la mise en place de la zone Dinaphi.  Est-il normal que l’organisation des services de secours dans 22 communes (comptant 37 pompiers professionnels et 434 volontaires) soit pratiquement laissée entre les mains d’un Commandant de zone dont la désignation est -selon nous- à la limite de la régularité et d’un Collège de 4 bourgmestres dont 2 n’ont aucune expérience de direction d’un service incendie  ?  Poser la question, c’est y répondre.

Nous avons donc proposé un certain nombre de mesures d’accompagnement susceptibles -à notre avis- d’améliorer la mise en place de Dinaphi: élargissement du Collège de zone de manière à mieux représenter toutes les sensibilités des 22 communes, élargissement aux officiers supérieurs de la zone (« l’état-major ») de la commission technique mise en place avec les futurs chefs de poste, meilleur respect des procédures légales en matière d’établissement des budgets de la zone de secours, etc.

A notre grande surprise, Monsieur le Bourgmestre, qui représente Yvoir au sein du nouveau Conseil de Zone, s’est soudainement transformé en défenseur quasiment inconditionnel de la zone Dinaphi, dans tous ses aspects de fonctionnement.  C’est une volte-face qui nous a sincèrement surpris.  Elle ne nous dérange pas en soi: nous sommes partisans de la réforme et donc d’une mise en place sereine de la zone.  Toutefois, nous espérons que ce changement d’attitude n’est pas seulement le signe d’une lassitude: « il est plus confortable de laisser faire les spécialistes qui savent tout de même ce qu’il font »…

Pour notre part, nous continuerons à suivre avec beaucoup d’attention la mise en place de Dinaphi et, en particulier, les mesures concrètes d’organisation de la zone (missions des divers postes de secours, rôles et statuts des pompiers volontaires, efficacité de la gestion des départs au feu, etc.)

Enfin, nous avions profité de ce début d’année pour refaire le point sur une série de sujets que nous avions soumis en 2014 (et parfois même avant…) au Conseil et pour lesquels nous n’avions pas encore constaté de réalisations concrètes.  En voici un bref résumé:

  • la sécurisation de la plaine de jeu de Godinne: rien n’a encore été fait; le Collège promet l’installation d’un panneau d’interdiction d’accès à tout véhicule (« sauf fournisseurs »); aucune sécurisation de la barrière… le service minimum !
  • mise à disposition de locaux pour les associations de Godinne: on attend toujours le compte-rendu promis par Etienne Defresne de la réunion du 26 novembre entre les représentants des associations et l’échevin; un accord de formel de mise à disposition au profit du Patro de terrains du Collège a cependant été obtenu… il s’avère malheureusement que ce projet « formalisé » est plus restrictif que les accords informels actuellement en vigueur… Pour ce qui concerne les locaux des associations, nous avons suggéré que les conclusions de la réunion du 26 novembre 2014 -où les besoins des associations ont été bien décrits- servent de point de départ pour le groupe de travail qui sera créé au sein de la CLDR en vue de la fiche-projet « maison rurale de Godinne » (réunion prévue ce jeudi 22 janvier).
  • plusieurs aménagements de sécurité réclamés auprès du SPW ou à Infrabel (passage pour piétons au passage à niveau d’Yvoir, sécurisation du point de vue de la Croix d’al Fau suite aux travaux commandités par Infrabel, …) ne sont toujours pas réalisés. Il a été demandé au Collège de relancer fermement ces divers dossiers
  • aménagement d’une nouvelle classe pour les 3e/4e à l’école de Durnal: enfin une nonne nouvelle puisque ce dossier va aboutir à une solution correcte dès les congés de Carnaval (grâce notamment à la collaboration du Cercle Albert)
  • mise en place d’un module « gymnastique » à l’école de Spontin: le marché public va être lancé de façon à être opérationnel à la rentrée de septembre.
  • aménagement de sécurité (bacs à fleurs) empêchant le stationnement sauvage sur le trottoir à hauteur de l’épicerie de Durnal: rien n’a été fait…

Comme on le voit, il reste du boulot en 2015 !

Quoi qu’il en soit, toute l’équipe de la Relève souhaite une bonne et heureuse année à tou(te)s les habitant(e)s d’Yvoir et toute notre équipe reste à l’écoute de chacune et chacun afin d’améliorer la vie dans notre commune !

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Le sabordage du GAL de la Haute-Meuse par Anhée et Yvoir

GAL Haute Meuse RIP

Le conseil communal de ce 24 novembre 2014 à Yvoir a été marqué par l’opposition très nette entre deux conceptions différentes de la gestion communale.

De très nombreux points de gestion courante n’ont pourtant appelé de notre part aucune objection (budgets de fabriques d’église, rapport annuel de gestion de l’asbl « La Victorieuse » à Evrehailles, subsides divers à des clubs ou associations locales, convention de reprise des emprunts relatifs au service incendie par la zone de secours DinaPhi), voire ont été salués comme une bonne nouvelle (lancement de la procédure d’acquisition des terrains destinés à réaliser le cheminement doux entre le CHU et Mont, marché public en vue d’installer un module « salle de gymnastique à l’école de Spontin).

Par contre, plusieurs points ont été à l’origine d’une saine confrontation démocratique au sein de notre Conseil…

Comme chaque année à pareille période, le conseil était amené à se prononcer sur le budget communal pour l’année 2015.  A la vision du bourgmestre qui se focalise sur trois chiffres -le boni global du budget ordinaire et les montants des fonds de réserve-, nous opposons une vision plus nuancée.  Bien sûr, nous nous réjouissons aussi de la capacité d’Yvoir à présenter un budget en équilibre (boni à l’exercice propre de 72.602,84€) et de disposer d’une poire pour la soif sous la forme de ses fonds de réserve mais nous regrettons que cette performance se fasse au détriment d’une vision à long terme et d’un minimum de créativité et de pro-activité.  Concrètement, nous avons regretté la vision statique et non prospective de l’exercice budgétaire: une analyse de l’évolution du personnel dans les années à venir tout comme une analyse de l’évolution de la dette nous semblent indispensables.  Ne pas connaître notre capacité d’emprunt ou l’évolution attendue de la charge de la dette n’est pas acceptable.  Sur le plan du personnel communal, nous craignons que l’absence de réflexion prospective ne nous empêche de déceler les départements à renforcer, les embauches et les mouvements de personnel à prévoir, etc.

Les moyens dévolus au développement touristique et au soutien aux entreprises connaissent une nouvelle cure d’amaigrissement.  On ne perçoit pas non plus la volonté de renforcer ou de mieux supporter le personnel des travaux.  De même, des secteurs en développement comme la bibliothèque-ludothèque ne voient pas non plus leurs moyens évoluer en conséquence.

Dans un autre registre, nous avons aussi interrogé le Collège sur la fiabilité des nouveaux chiffres « pompiers ».  Désormais, les frais du Service Régional Incendie ne seront plus constitués que de la quote-part communale dans les frais de la nouvelle zone de secours DinaPhi, à l’image de ce qui se passe depuis quelques années déjà pour la police.  Le problème est ici que le budget a été établi sur base d’un mode de calcul (favorable à Yvoir) qui n’a pas été approuvé par toutes les communes membres.  Il est donc d’ores et déjà certain que le nouveau mode de calcul entraînera une charge plus importante pour Yvoir.

Au niveau du budget extraordinaire (comprenant les dépenses d’investissement), nous avons également relevé plusieurs problèmes ou manques:

  • nous sommes très préoccupés par l’évolution des coûts du nouvel atelier communal: nous sommes maintenant déjà à un montant de 2.850.000€ alors que la première pierre du bâtiment n’a pas encore été posée. Nous parions un large dépassement des 3.000.000€ au final!
  • Sachant que les seuls subsides que l’on peut espérer ici s’élèvent à un peu plus de 400.000€, on imagine la charge de ce projet pour les finances communales.
  • nous estimons que plusieurs postes d’études préliminaires à des projets PCDR n’ont, à tort, pas été budgétisés: l’aménagement des bords de Meuse, et l’aménagement d’une maison de village à Godinne
  • nous nous réjouissons des travaux prévus pour la toiture de la salle du Maka mais nous regrettons que ces (gros) travaux ne soient pas l’occasion de réaliser un aménagement plus convivial de la salle (gradins et nouvelle cafétéria vers le Bocq)
  • nous regrettons la disparition de tout budget pour l’étude d’une re-configuration de la maison communale dont les fonctionnalités sont pourtant d’un autre siècle
  • de même, nous ne comprenons pas qu’aucun budget n’ait été prévu pour la révision du Plan Communal de Mobilité. Cet exercice -entre 15.000 et 20.000€ de charges pour la commune- est indispensable à l’obtention de subsides pour tous travaux futurs dans le cadre de la mobilité (plans trottoirs, etc.)
  • nous avons proposé de réserver au budget un poste destiné à accompagner les futurs travaux de rénovation du corps de logis de la Vieille Ferme (dont la subvention vient d’être octroyée par le Gouvernement wallon)
  • nous avons aussi demandé l’inscription de quelques petits postes budgétaires correspondants à des problèmes souvent évoqués au Conseil et sur lesquels le Collège a toujours marqué son accord de principe mais… n’en a pas tiré les conclusions au niveau budgétaire (aménagements de sécurité pour la plaine de jeu de Godinne, aménagements légers de sécurité sur la rue d’Evrehailles, etc.)

Au final et sur base des manquements constatés à nos yeux, nous avons rejeté le budget communal 2015, adopté majorité contre opposition.

A l’issue des discussions budgétaires, le Conseil devait se prononcer sur le rapport de gestion 2013 et sur l’octroi de subsides à la Maison des Jeunes d’Yvoir.  Vu la très mauvaise qualité du dossier, nous avons obtenu le report de ces deux points à une séance ultérieure du Conseil.  Nous nous réjouissons de ce que le bourgmestre ait enfin reconnu que la gouvernance de cet organe nécessitait une vigoureuse et sérieuse reprise en mains !

Enfin, le dernier point très litigieux concernait la sortie des communes d’Anhée et d’Yvoir du GAL de la Haute Meuse.  Nous avons longuement développé les raisons de notre incompréhension et de notre colère face à cette décision commune des Collèges de Anhée et de Yvoir.

Nous reviendrons dans les heures qui viennent sur cette question au travers d’un article publié sur ce même site.

Au total, un conseil bien animé et plutôt long mais où la courtoisie est restée en vigueur de chaque côté de la table !

aménagement du territoire, environnement, interventions Conseil, participation citoyenne, Sécurité

Les Sources de Spontin… suite et pas fin…

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Ce vendredi 27 juin 2014 à 19H, la société MXP avait invité les habitants de Spontin à venir découvrir les activités qu’elle organisait sur le site des Sources (nous renvoyons vers notre article du 20 mai à ce sujet)…  Nul doute que cette invitation n’avait rien de spontané mais était bien le résultat de nos interpellations et des nombreuses protestations d’habitants de Spontin auprès des autorités communales: riverains n’ayant plus accès à leurs bois et terres, pacifiques promeneurs plus ou moins rudement éconduits par de dynamiques managers déguisés en hommes de guerre, anciens spontinois désespérés à la vue de la ruine des Sources de Spontin…

Nous ne pouvons donc que nous réjouir de la pression exercée par le Collège sur MXP pour que cette dernière « bouge »… La communication est en effet un premier pas…

Que retenir de cette (courte) présentation ?

Tout d’abord le public… Bien rares étaient les spontinois(e)s à avoir fait le déplacement… S’il n’y avait eu les membres du Collège et du Conseil ainsi que quelques jeunes, curieux de découvrir en grandeur réelle les « war games », l’assistance eût été bien pauvre.  Cela veut-il dire que la situation des Sources n’intéresse pas les habitants du village ?  Ce serait aller un peu vite en besogne.  Beaucoup ont sans doute estimé sans intérêt de mieux connaître les activités de MXP  alors qu’ils en constatent chaque jour les effets négatifs sur l’état du site et sur l’environnement du village.

Sur le fond, le patron de MXP, Christian Petermann, un homme d’affaire(s) hollandais actif dans le business du luxe, a rappelé que le site avait été loué par sa société au propriétaire des lieux, Monsieur André Becker.  MXP « sous-loue » ensuite le site à des groupes qui s’y livrent à des exercices de simulation militaire, connus sous le nom de « airsoft ».  Outre la mise à disposition des lieux, MXP fournit aussi tout le matériel nécessaire à ses clients.  Il peut s’agir de grandes entreprises qui organisent sous cette forme des « incentives » pour le personnel mais aussi des groupes de militaires ou de policiers qui viennent s’y entraîner ou encore des clubs d’airsoft… La plupart des activités se déroulent uniquement le week-end.  M. Petermann est convaincu que, à terme, la pratique de l’airsoft aux Sources entraînera des retombées commerciales pour les commerçants de Spontin (Horeca, super-marché…).  Enfin, l’organisateur a souligné que l’accord passé entre sa société et le propriétaire visait aussi, grâce à l’occupation des lieux, à limiter les risques de vandalisme sur le site !

Il a encore été précisé que l’accord de la commune avait été donné pour une durée de un an (toute la l’année 2014).  En pratique, cet accord s’est matérialisé sous la forme d’un arrêté de police interdisant toute circulation (véhicules et piétons) sur la voirie qui traverse le site des Sources.

En réponse à la présentation, les habitants ont surtout évoqué l’incompatibilité entre d’une part, l’atmosphère créée aux Sources par la pratique de l’airsoft (hommes armés en treillis se livrant à des exercices violents, ruines, scènes de guérillas, etc.) et, d’autre part, les activités touristiques traditionnelles de Spontin (le chemin de fer du Bocq dont les convois longent le site et le tourisme de randonnée).  D’autres ont aussi évoqué l’attitude de certains « gardiens » des lieux à l’égard des promeneurs qui souhaitent traverser le site… D’autres encore l’impossibilité de se rendre à leurs biens fonciers… Suite à une question précise au sujet du vandalisme, M. Petermann a bien dû reconnaître que celui-ci n’avait nullement cessé et que sa société en était elle-même victime…Tous enfin ont souligné que la co-habitation serait bien plus aisée si la totalité des activités « guerrières » se déroulait à l’intérieur des bâtiments…

Et maintenant ?

Notre analyse de la situation est simple et directe.  Du côté positif des choses:

  • l’airsoft n’est pas, en soi, une activité dangereuse, ni pour ses pratiquants, ni pour l’environnement de Spontin
  • les participants sont très généralement des personnes parfaitement respectables qui n’ont rien à voir avec des hooligans ou avec les organisateurs de rave party…
  • il n’est pas impossible que certains groupes finissent leur journée sur une terrasse spontinoise…

Par contre, on ne peut pas non plus ignorer les éléments suivants:

  • les activités menées sur le site, au grand jour et dans de grands bruits, ne sont compatibles ni avec la vocation historique du site, ni avec les activités touristiques actuelles de Spontin
  • il ne faut se faire aucune illusion quant aux retombées économiques locales de ce type d’activités qui sont -par vocation- « centrées » sur elles-mêmes (esprit du « jeu », groupe d’entreprise, etc.).  Un bar est d’ailleurs mis à disposition des participants sur le site lui-même comme en témoignent les tarifs affichés dans l’ancienne source de la Duchesse.  Jusqu’à présent, aucune des retombées évoquées ne s’est d’ailleurs matérialisée.
  • il ne faut espérer aucun aménagement durable du site (sécurisation, re-construction, …) du fait de ces activités.  Au contraire, c’est précisément l’aspect « ruines et désolations » des lieux qui en fait tout le charme pour MXP et ses clients… Une vraie chance pour la société qui réalise certainement ici une très belle et très rentable opération commerciale (zéro investissement, un loyer de complaisance sans doute, des facilités d’accès depuis la Hollande, des tarifs de location « clients » qui peuvent probablement dépasser le millier d’euros par jour…).
  • la pratique de l’airsoft sur le site ne constitue en aucune manière une protection contre le vandalisme.  Le site est d’ailleurs inoccupé la plupart des jours de la semaine.  Cela est reconnu par l’organisateur lui-même qui s’estime encore aujourd’hui victime d’actes de vandalisme
  • Ni le propriétaire actuel, ni la société MXP n’envisagent la mise à disposition actuelle du site comme un projet à long terme:  le propriétaire envisage un autre futur pour les Sources et M.Petermann voit le site comme une nouveau théâtre sympathique mais temporaire pour ses activités.  Temporaire car une fois l’effet de nouveauté passé (et le site un peu plus ruiné encore…), MXP passera à une autre friche industrielle dont iM.Petermann est peut-être déjà aujourd’hui en train de négocier les droits…

En conclusion:

La commune d’Yvoir doit impérativement et au plus vite modifier les conditions d’accès au site: les activités d’airsoft doivent se limiter à l’intérieur des bâtiments, l’accès à la voirie publique doit être ré-ouvert à tous et en particulier aux riverains, une sécurisation minimale de l’accès aux bâtiments doit être exigée.

Plus fondamentalement, il faut se mettre autour de la table avec le propriétaire des lieux et l’encourager à mettre sur pied un véritable projet porteur pour ce site emblématique du village de Spontin.  L’encourager ne consiste certainement pas à faciliter -comme c’est le  cas aujourd’hui- des projets dont on sait qu’ils ne constituent en aucune manière un avenir pour les Sources.  Nous ne manquerons pas revenir et de revenir encore sur ce dossier aux conseils communaux de la rentrée…

Culture et patrimoine, environnement, interventions Conseil, la vie dans la commune, Mobilité, Moins valides, Sécurité

La nature a horreur du vide…

Les Sources de Spontin
Les Sources de Spontin

Lorsque une majorité en place ne prend pas d’initiative, il ne faut pas s’étonner que la gestion des biens communaux se résume à donner suite -pour faire plaisir- aux demandes d’acquisition de terrain par l’un ou l’autre.  Il ne faut pas s’étonner non plus que l’avenir du site des Sources de Spontin passe par sa mise à la disposition d’une société hollandaise de « jeux de guerre » à qui l’on demande d’achever le travail de vandalisme commencé par d’autres…

Tels sont les sentiments que nous retirons de la séance du conseil communal d’Yvoir de ce 19 mai 2014.

Gestion des biens communaux

Les deux premiers points de l’ordre du jour concernaient la vente de terrains communaux.  Dans les deux cas, il s’agissait d’opérations proposées au Conseil suite à la demande de voisins désireux d’agrandir leur propriété.  Dans les deux cas, il ne s’agissait pas de parcelles anecdotiques: dans le premier cas, on parle du terrain bien connu de la rue du Moulin à Yvoir (7a56 en zone constructible)(voir notamment notre article du 23 avril 2014) et, dans le second, de terrains agricoles sur plus de 2,2 ha… Nous avons donc exprimé notre désaccord sur une politique de gestion des biens communaux « à la carte », « à la demande » et sans vision prospective.

La mise en vente publique du terrain de la rue du Moulin répond bien sûr aux critiques (absence de publicité et de mise en concurrence) formulées par la tutelle dans son arrêté d’annulation de la décision de vente prise par le Conseil communal du 10 février 2014.  La question de la « légalité » étant ainsi résolue, il reste la question de l’opportunité (financière, stratégique) de vendre ce terrain maintenant.  Nous avons en tout cas demandé (et obtenu) que la commune retire le bien de la vente si le prix minimum de 6.400€ n’était pas atteint en vente publique.  Malgré tout, nous nous sommes au final abstenus car nous doutons de l’urgence à mettre en vente ce terrain maintenant.

Le Collège proposait au deuxième point de l’ordre du jour, de prendre une décision de principe quant à la mise en vente publique de deux terrains agricoles situés à la sortie du hameau de Tricointe, en direction de la halte de Yvoir-Carrières.  Ces deux terrains (qui en réalité ne constituent qu’une seule parcelle) présentent plusieurs spécificités: très pentus, assez difficiles d’accès, proposés comme partie du site Natura 2000 de la basse vallée du Bocq mais non encore définitivement reconnus comme tel…  La proposition de vente ici aussi faisait suite à une demande de voisins visant à développer sur ces terrains un projet de pâturage et de fauchage conformes aux exigences Natura 2000.  Nous ne doutons pas de la qualité du projet mais bien de la procédure mise en route par le Collège…

Au vote, nous nous sommes abstenus.  Nous avions formulé plusieurs propositions alternatives à la mise en vente publique mais le Collège n’a pas souhaité les prendre en considération.

Il nous semblait en effet prudent de postposer la décision de vente de ces terrains jusqu’à leur affectation (ou pas) en Natura 2000.  Nous avions proposé, dans l’attente de cette clarification, de mettre les terrains à disposition des voisins candidats acquéreurs, à titre gratuit et précaire.

Une fois le statut des terrains confirmé (en supposant qu’il soit bien Natura 2000), il n’est pas sûr que la vente publique soit la meilleure solution pour toutes les parties: commune, candidats acquéreurs, environnement…  En particulier, la mise en vente publique ne permet absolument pas de garantir que la vente se fasse au profit d’acquéreurs disposant d’un bon projet environnemental pour le lieu.  Nous pensons que, plutôt que de mettre en vente publique, la commune pouvait lancer une sorte d’appel à projet pour une mise en location de longue durée.  Cette procédure permet de mieux garantir la mise en gestion des terrains entre les mains de personnes ayant véritablement un projet environnemental de qualité.

Enseignement

Le conseil a approuvé à l’unanimité l’acquisition de trois tableaux interactifs pour les écoles de Yvoir, Dorinne et Spontin.  Ce type d’outil permet d’utiliser au mieux les nouvelles technologies dans le cadre de l’enseignement primaire.   L’équipement concernera dans un premier temps les classes de 5e et de 6e de ces trois écoles communales mais il est prévu d’étendre l’expérience dans les autres écoles à partir de 2015.  Nous avons beaucoup insisté sur l’importance de la formation et de l’accompagnement des enseignants dans ce projet.

Subsides aux associations

Ce point revient traditionnellement une fois par an sur la table du conseil communal.  Comme chaque année, notre groupe a regretté le manque de clarté dans les règles d’attribution des subsides aux clubs et associations de la commune.  Nous nous sommes abstenus en conséquence.  Le collège a toutefois pris l’engagement dès 2015 de présenter et de discuter au préalable au sein des commissions ad hoc la politique communale de subsides.  C’est ainsi que les subsides aux clubs sportifs seront présentés et discutés en premier lieu au sein de la commission communale des sports.  Nous nous sommes aussi étonnés de la disparition de plusieurs petites associations de la liste des bénéficiaires.  En l’absence de clarification, le collège a pris l’engagement de ne pas automatiquement refuser les demandes pour 2014 qui seraient rentrées dans les semaines qui viennent.

Points inscrits à la demande de la Relève

Sources de Spontin

Le Collège communal avait pris en décembre 2013, à la demande de la société hollandaise MXP,  une ordonnance de police interdisant pendant un an la circulation des véhicules sur la partie de la voirie traversant le site des Sources de Spontin.  Cette interdiction était motivée par le fait que la société en question organise sur le site des « exercices et épreuves d’airsoft ».

En pratique, cette interdiction se traduit par la pose de treillis orange aux deux accès du site et l’apposition, à côté de la copie de l’ordonnance de police, d’un panneau « chiens de garde »…  Régulièrement, les promeneurs (rappelons que les 6 promenades balisées du Moulin de Spontin passent aux Sources) sont confrontés, outre les panneaux d’accueil évoqués, à de « grands garçons » jouant aux soldats sur le site.  Le samedi 4 mai, la « photo » se complétait du bruit des carreaux cassés… une véritable ambiance de guérilla urbaine à Spontin…  Tout cela avec l’aval de la commune d’Yvoir.

Pour notre bourgmestre, la présence de cette société sur le site se justifierait par le fait que ses activités y empêcheraient des actes de vandalisme (plus graves encore ?)… A voir l’état des lieux aujourd’hui, cela ne saute pas aux yeux.

Notre position sur ce dossier est claire:

  • Rien ne prouve que ce type d’activités « touristiques » apporte quoi que ce soit à la commune d’Yvoir (activités Horeca, image, attraction de nouveaux touristes, …)
  • ce type d’activités à l’intérieur des Sources ne va certainement pas améliorer l’état des bâtiments (ou ce qu’il en reste)
  • la présence de ce type d’activité ne va en rien empêcher le renouvellement d’activités illicites telles que « rave party » et autres joyeusetés
  • nous nous interrogeons sur la sécurité des participants aux épreuves d’airsoft.  Dans quelle mesure, la responsabilité de la commune ne risque-t-elle pas d’être engagée en cas d’accident grave ?
  • en conclusion, la commune dispose de suffisamment d’arguments dans ce dossier pour purement et simplement interdire la pratique de l’airsoft sur le site des Sources.  Comme nous l’avons déjà souligné, il faut aussi mettre toute la pression possible pour amener le propriétaire actuel du site à trouver un véritable avenir à ce qui est aujourd’hui déjà un chancre industriel dans la vallée du Bocq

Accessibilité PMR des églises des villages d’Yvoir

Ce point a permis de dresser un tableau d’ensemble de la situation.  Dans beaucoup d’églises de l’entité, des solutions ont déjà été trouvées (accès par la sacristie, par exemple).  Il reste l’un ou l’autre cas plus compliqués, notamment à Durnal.  Deux suggestions concrètes ont été formulées et acceptées: d’une part, les fabriques d’église qui souhaitent améliorer l’accessibilité de leur église peuvent en faire la demande à la commune et, d’autre part, une signalétique simple pourrait être mise en place dans les diverses églises pour indiquer la « voie PMR » d’accès.
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Durnal: stationnement sur le trottoir devant la nouvelle épicerie

Les habitants de Durnal se réjouissent de l’ouverture d’une épicerie de village dans l’ancien café des Pahauts, près de l’école.  Toutefois, il a été constaté que le trottoir du magasin était régulièrement utilisé comme stationnement sauvage (voir photo).  Il a été suggéré de placer des potelets sur le coin faisant face à l’entrée du magasin, moyennant concertation avec le propriétaire du bâtiment et la commerçante.

Evrehailles: dégâts sur la route Evrehailles-Bauche

Suite à des travaux forestiers, des dégâts ont été constatés dans l’une des épingles de cette route.  Contact pris avec le DNF et avec l’entreprise forestière, engagement a été pris par cette dernière de remettre en les choses en état.

Godinne: mise en zone « 30 » de la rue Grande, à proximité de l’Académie de Musique

L’académie de musique de Godinne étant reconnue comme établissement scolaire, il est proposé d’y faire reconnaître une zone 30.  la suggestion sera faite au gestionnaire de la voirie, le SPW (voirie régionale).

Le conseil communal s’est « sereinement » clôturé un peu avant 22H.

Welcome ! Willkommen ! Welkom ! Bienvenue !
Welcome ! Willkommen ! Welkom ! Bienvenue !

 

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Conseil communal du 24 mars 2014

Bientôt une crèche près de la gare de Godinne ?
Bientôt une crèche près de la gare de Godinne ?

Avec une trentaine de points inscrits à l’ordre du jour, ce deuxième conseil de l’année 2014 s’annonçait chargé.  Il fut pourtant relativement rapidement mené.  Il faut bien dire que de nombreux points concernaient des matières administratives,  des marchés publics de relativement faible importance ou des avenants techniques à l’un ou l’autre marchés publics déjà décidés.  Notre groupe a, sans exception, voté ces points.  Nous nous sommes réjouis en particulier de la décision de réaliser un curage et une endoscopie (examen interne par caméra) du collecteur d’égouts de la rue d’Evrehailles (charreau) à Yvoir.  Le prochain raccordement des eaux usées d’Evrehailles et, à terme, du lotissement du Chenois, imposent en effet de disposer d’un collecteur en bon état pour la conduction des eaux usées vers la station d’épuration de Godinne.

Quelques points suscitèrent pourtant des échanges animés.

Le rapport annuel de la CLDR

Le Conseil communal avait à se prononcer sur le rapport de la Commission Locale de Développement Rural (CLDR) pour l’année 2013.  Nous avons demandé à profiter de cette opportunité pour dresser notre bilan après un an de fonctionnement de la « nouvelle » CLDR d’Yvoir (rappelons en effet que la composition de celle-ci a été considérablement modifiée suite aux élections de 2012).  A l’actif du nouveau mode de fonctionnement, nous avons souligné le dynamisme et la volonté d’avancer du président de la CLDR, Bertrand Custinne.  Pour preuve, les premiers projets (liaison CHU-Mont et sécurité des abords de l’école de Dorinne) se mettent bien en place.  Par contre, nous avons aussi voulu souligner une dérive certaine de la commission qui, sous la houlette de son président, devient avant tout un outil de réalisation de la politique de la majorité en place, au détriment parfois des priorités définies par la CLDR (et approuvées par le conseil communal et la région wallonne) en 2011-2012.  Cette dérive -portée par le dynamisme autoritaire et pas toujours respectueux du travail antérieur de la commission de son président actuel- a créé en son sein un véritable malaise.  Nous avons notamment porté à la connaissance du Conseil le contenu de la récente lettre de démission d’un membre éminent et non politique de la CLDR qui mettait en cause sa « politisation excessive » et sa transformation en « chambre de passage obligé, indispensable à l’ouverture des cordons de la bourse wallonne ».  Nous avons demandé au Conseil et au Collège en particulier d’être attentifs à cet aspect des choses.  A défaut, nous sommes en effet convaincus que d’autres défections de membres de qualité suivront…

Une crèche à Yvoir

Lors de la dernière réunion de la CLDR  nous avions appris que le Collège se préparait à introduire en grande urgence un projet de création d’une crèche sur l’entité d’Yvoir dans le cadre de la phase 1 du Plan Cigogne 3.  Lors de ce Conseil Communal, il est apparu que le site retenu serait l’ancienne école maternelle de Godinne (rue du Prieuré).  Exit donc le projet de « Maison de l’Enfance » dans l’ancienne gendarmerie d’Yvoir… Ce changement de cap se justifie par les retards à l’acquisition du bâtiment de la rue du Maka et par le fait que, pour bénéficier des premiers subsides du Plan Cigogne 3, la structure d’accueil des tout-petits doit être opérationnelle au 31 décembre 2014 !  Une date-butoir qu’il devenait impossible de respecter dans le cadre de l’ancienne gendarmerie.  De notre côté, nous nous réjouissons de l’abandon du site de la rue du Maka.  Nous avions en effet, en son temps (voir le compte-rendu du conseil de juin 2013), exprimé nos réserves quant à l’installation d’un crèche à cet endroit.  Au contraire, la situation de l’ancienne école maternelle de Godinne est idéale à ce point de vue.  L’état du bâtiment est également bien meilleur et devrait permettre de disposer à moindres coûts d’une structure d’accueil dans les délais très courts imposés.  Nous nous interrogeons néanmoins sur la faisabilité de ce projet: certaines pièces essentielles du dossier n’étaient  pas disponibles le 24 mars alors que le dossier doit être rentré pour ce 28 mars au plus tard, certains travaux devront être réalisés par entreprise avec ce que cela entraîne en terme de marchés publics, etc.  Nous espérons sincèrement nous tromper mais nous suivrons bien évidemment avec beaucoup d’attention ce dossier (en grande partie géré par le CPAS).

Si le choix de l’école maternelle de Godinne est positif pour la future nouvelle crèche de l’entité d’Yvoir, il n’en va  pas de même pour le monde associatif de Godinne… Notre groupe a en effet rappelé que, depuis plusieurs années, le bâtiment en question avait été « promis » aux Associations de Godinne par l’ancienne majorité.  Les nombreuses et dynamiques associations du village ne disposent en effet pas de locaux corrects et ce, malgré le grand nombre de bâtiments publics dans le village.  De même, il avait aussi été question de mettre ces locaux à dispositions du Patro de Godinne, un peu à l’étroit dans les bâtiments voisins… Tout ceci s’évanouit bien sûr avec l’option « Crèche »… Nous avons donc demandé (et apparemment obtenu…) que cette question soit examinée par le Collège et qu’une solution durable d’hébergement correct puisse être trouvée, en accord avec les associations de Godinne.

Plusieurs points introduits par la Relève

  • Nous avions souhaité revenir sur la vente du terrain communal, sis rue du Moulin à Yvoir.  Nous avons en effet introduit une demande d’avis auprès de la tutelle concernant cette décision du Conseil communal du 10 février.  Nous nous en sommes expliqué mais nous avions aussi proposé au Conseil, dans l’attente de cet avis, d’annuler la décision du vente.  Nous sommes en effet convaincus que, sur de multiples points, cette décision ne se fait pas dans l’intérêt à terme de la commune (prix beaucoup trop bas, diminution de la réserve foncière, risque de contestation de la vente, etc.).  Nous avions été particulièrement choqués par le fait que ce terrain communal était destiné à accueillir 8 logements publics pour personnes à mobilité réduite et que cette particularité du projet n’avait pas été mise en évidence dans le cadre du traitement de la demande de permis de bâtir.  La majorité a préféré attendre l’avis de la Région wallonne suite à notre demande.  Le bourgmestre a précisé qu’il n’avait aucun problème à ce que la Région annule la vente…
  • nous avions aussi introduit une motion demandant un moratoire à l’expulsion des demandeurs d’asile afghans sur notre territoire.  Cette motion a déjà été approuvée par plusieurs autres communes belges.  la majorité a préféré attendre ici aussi… les résultats des élections de mai 2014…
  • nous avions aussi introduit un point demandant la convocation d’urgence d’une réunion concernant la sécurité de la plaine de jeux et des installations sportives de Godinne.  Malgré la barrière à cadenas censée empêcher le passage abusif de véhicules à l’intérieur du complexe, la présence de voitures sur la plaine de jeux reste très fréquente.  Nous avons donc proposé de réunir tous les partenaires du complexe et des représentants de la commune afin de régler définitivement ce problème.  Le bourgmestre nous a informé qu’un rapport de police avait été demandé à ce sujet et que, dès que celui-ci sera disponible, une réunion sera effectivement convoquée.
  • nous avions encore suggéré de conditionner l’octroi d’un permis d’urbanisme à Mont à la ré-ouverture au public de la voirie carrossable entre la rue des Fraichaux et la ferme Servotte (tronçon de l’ancien sentier n°42 de Godinne-Mont).  Cette modification permettrait, à terme et si nécessaire, de disposer d’un accès supplémentaire au futur lotissement des Féchères.  L’échevin de l’urbanisme s’est engagé à examiner mais sans grande conviction…
  • Enfin, nous avions souhaité connaître la position qui sera défendue par le Collège lors d’une prochaine réunion avec la commission du Patrimoine relative où sera examiné la demande de lotissement (36 logements) d’un terrain situé à Houx, en bordure de Meuse, en amont des vignes de Bon Baron.  Même si le Collège affirme avoir de nombreuses questions et réserves au sujet de ce dossier, il ne souhaite pas prendre position à ce stade de la procédure.

Malgré le nombre de points traités, le conseil s’est terminé vers 22H00, huis-clos inclus…

 

 

aménagement du territoire, Budget, interventions Conseil, la vie dans la commune, Logement, Mobilité, participation citoyenne, PCDR, Sécurité, Travaux

La commune d’Yvoir: notre intérêt commun…

La Gayolle: un endroit où il devrait faire bon vivre...
La Gayolle: un endroit où il devrait faire bon vivre…

A Yvoir, les conseils se suivent et ne se ressemblent pas toujours… Au conseil houleux, très «politique» et très bref du mois d’octobre a donc succédé, ce mardi 12 novembre, un conseil long (nous nous sommes quittés à près de minuit) mais marqué par la volonté de chacun d’écouter les arguments et les réflexions des autres.  Nous ne pouvons que nous en réjouir et espérer que cette évolution se confirme dans les mois qui viennent.  La démocratie et notre commune ne peuvent qu’y gagner !

Le conseil s’est d’ailleurs ouvert par une intéressante interpellation citoyenne relative au Parc Résidentiel de la Gayolle.    L’interpellation faisait suite à une série de vols commis chez plusieurs résidents mais aussi à des cas d’incivilité (tapage, coups et blessures, non-respect du code de la route).  Ces événements ont suscité le sentiment que la Gayolle devenait une zone de non-droit peuplée de citoyens de seconde zone.  Au vu du grand nombre d’habitants présents lors de la séance du Conseil de ce 12 novembre,  il est clair qu’il s’agit là d’un sentiment partagé par beaucoup.  Leur porte-parole a clairement développé leurs attentes en terme de vie en commun, de sécurité à l’intérieur du domaine mais aussi sur les voies d’accès au parc depuis Yvoir (rues du Redeau et de la Gayolle).  Le bourgmestre, secondé par Michel Stas, inspecteur principal de police, a répondu point par point à l’interpellation.  Le tout s’est déroulé dans un excellent climat.

Nous en avons retenu notamment

  • La confirmation que les habitants de la Gayolle doivent bénéficier et bénéficient des mêmes droits et doivent respecter les mêmes obligations  que tous les autres habitants de la commune
  • Suite à la série de vols, la Gayolle est désormais reprise dans les zones prioritaires bénéficiant la nuit de patrouilles de police et une séance d’information «prévention des vols domestiques» sera organisée par la police dans le domaine
  • L’importance pour les victimes de systématiquement porter plainte en cas d’infraction et de se faire reconnaître comme personne lésée (de façon d’être tenu au courant du suivi du dossier par la Justice)
  • Il ne sera pas facile de résoudre rapidement les problèmes de sécurité routière pour les piétons sur les rues du Redeau et de la Gayolle.  En particulier, il est peu probable que la rue de la Gayolle (entre les Pêcheries et les premières maisons de la Gayolle) puisse bénéficier d’un éclairage public.  Par contre, il a été confirmé que des travaux de réfection de la rue de la Gayolle sont prévus en 2014
  • Éviter les domiciliations abusives sur la Gayolle est très difficile.  Une loi fédérale empêche pratiquement le refus de domiciliation par une commune.  L’installation d’une famille nombreuse dans une petite caravane ne peut donc pas être empêchée par cette voie.  Par contre, la commune peut, plus tard, prendre un arrêté d’insalubrité mais, dans ce cas, elle a aussi l’obligation de proposer un nouveau logement (dit d’urgence) à la famille ainsi «expulsée».  Une situation bien compliquée donc dans une commune qui ne dispose que d’un seul logement d’urgence pour faire face à ce type de situation.
  • En conclusion, le bourgmestre a également promis de poursuivre ces réflexions avec les représentants des résidents dans les semaines qui viennent

L’interpellation citoyenne ne permettant pas le débat, notre groupe n’a pas pu intervenir directement.  Globalement, nous partageons les positions prises par MM. Monin et Stas.  Néanmoins, nous pensons que, en matière de logements d’urgence, la commune devrait mener une politique plus volontariste, largement justifiée par la présence sur le territoire communal du parc de la Gayolle mais aussi d’autres logements proches de l’insalubrité.  Un à deux logements d’urgence supplémentaires (localisés de façon intelligente) devraient permettre de mener une politique plus énergique en la matière.  Cette politique devrait aussi s’appuyer sur une utilisation optimale de toutes les armes dont peut disposer un bourgmestre en matière de salubrité, troubles de l’ordre public, etc.  Nous ne manquerons pas de relancer cette discussion dans le cadre de la Commission Locale de Développement Rural: la problématique de la Gayolle fait en effet partie des premières priorités du PCDR.

Les points suivants de l’ordre du jour du conseil portaient sur des matières financières: l’approbation des comptes communaux pour l’année 2012 ainsi qu’une modification budgétaire pour l’année 2013.

Le Conseil, à l’unanimité, a salué le travail et la présentation de Madame Amélie Laloux, notre nouvelle receveuse régionale.  En ce qui concerne notamment les comptes 2012, Madame Laloux s’est livrée à un vaste travail de remise en ordre du service extraordinaire (les investissements décidés en 2012 ou avant et non encore totalement exécutés ou financés).
Nous avons principalement relevé le résultat courant comptable en déficit de 250.504€ pour l’année 2012.  Ce chiffre indique clairement que les dépenses courantes de la commune (personnel, fonctionnement, …) ont dépassé de ce montant les recettes courantes (taxes, subsides, ….).  En 2012, cette situation peut s’expliquer par un décalage du moment de perception des additionnels communaux à l’impôt des personnes physiques (provoquant une diminution de ce poste de 745.000€ par rapport à 2011).  Il n’empêche, comme le montrera l’évolution du budget 2013, que, derrière cette situation ponctuelle, se dessine une tendance structurelle pour notre commune à connaître une stagnation des recettes et une hausse sensible des dépenses. Pour l’instant, ces déficits à l’exercice propre sont comblés par les réserves du passé (les boni accumulés au cours des années précédentes) mais ce pot peut rapidement s’épuiser.

En conclusion de ce point, le Conseil a, comme de tradition, voté à l’unanimité les comptes 2012.

La situation a été plus contrastée en ce qui concerne la modification budgétaire 2013.  Il s’agissait ici d’approuver une série d’augmentations du budget 2013 relatives à de nombreux frais de personnel et de fonctionnement (chauffage, électricité,…) ainsi qu’une série de modifications de recettes attendues.  De ce côté, on enregistre plutôt des bonnes nouvelles : une augmentation des recettes d’additionnels communaux ainsi que de la participation de la commune d’Anhée aux frais des pompiers d’Yvoir.

Malgré ces bonnes nouvelles et malgré le fait que le Collège n’a pas encore intégré la revalorisation éventuelle des «petits barèmes» (conformément aux négociations sociales menées au niveau de la fonction publique wallonne), le déficit à l’exercice propre 2013 est attendu à près de 529.000€.  Grâce aux résultats positifs des années antérieures (plus de 1.872.000€ en réserve), le résultat général du budget restera néanmoins positif.  Il est clair que ce bas de laine sera vite épuisé si une telle situation doit encore se répéter dans les années à venir.  Notre groupe a rejeté cette modification budgétaire à l’exercice ordinaire.  Les modifications relatives au service ordinaire (le budget de fonctionnement courant) incluait en effet une augmentation de rémunération du bourgmestre à hauteur de plus de 30.000€ sur un an.  Nous avions, en son temps,  contesté cette proposition soumise au Conseil. Vu la situation générale des finances communales, nous estimions en effet que M.Monin se devait de renoncer à ce complément de rémunération.

Les modifications proposées à l’exercice extraordinaire (investissements, gros travaux,…) étaient bien plus nombreuses que de coutume.  Elles comprenaient en fait deux volets.  Le premier concernait un énorme travail de nettoyage et de remise en ordre des projets repris aux exercices extraordinaires antérieurs. Ce nettoyage permettait notamment de retrouver la juste valeur du fond de réserve extraordinaire, véritable réserve de guerre de la commune pour lui permettre de réaliser, sur fonds propres, des grands travaux d’investissement.  Nous nous réjouissons de ce travail de clarification opéré par Amélie Laloux.

Le deuxième volet des modifications relevait plus de la «grosse gomme» pour reprendre les paroles de Chantal Eloin-Goetghebuer, notre conseillère en charge des questions financières…  En effet, la philosophie suivie par le Collège fut ici très simple: tous les projets qui ne démarreront pas avec certitude avant la fin de cette année 2013 (c’est-à-dire «demain»…) ont été gommés.  Certains ont été supprimés, plusieurs seraient reportés en 2014 ou au-delà.  Dans la grande majorité des cas, nous n’avions pas d’objection dans la mesure où ces projets seront effectivement repris dans le budget 2014 qui doit être soumis au conseil du mois de décembre.  Nous avons néanmoins regretté que la politique financière de la commune consiste trop à laisser filer les dépenses ordinaires, à constater que les recettes n’évoluent pas en proportion et à sabrer dans les dépenses d’investissement sans réfléchir au long terme.  Nous pensons qu’il est indispensable d’investir à Yvoir dans des projets permettant de réaliser des économies de fonctionnement (dans le domaine de l’énergie, d’une gestion à long terme du patrimoine immobilier communal,…).   Le projet de nouvel atelier communal illustre bien ce manque d’ambition.  Si l’on doit se réjouir d’un projet permettant une organisation plus efficace du service des Travaux, on doit regretter que le projet n’ait pas intégré les recommandations de l’audit énergétique réalisé dans le cadre des études préliminaires.

Nous avons finalement approuvé cette modification budgétaire à l’extraordinaire moyennant un engagement clair du Collège à ré-intégrer dans le budget 2014 un certain nombre de projets prioritaires mais aussi d’y inclure des projets réellement générateurs d’économies de fonctionnement. Nous serons bien sûr particulièrement attentifs à tous ces points lors de la présentation du budget 2014, en décembre 2013.

Dans le cadre de la discussion de cette modification de budget, nous avons aussi formulé plusieurs remarques:

  • Nous ne comprenons pas la logique du Collège par rapport à l’antenne de Durnal de la Maison des Jeunes d’Yvoir.  Lors de la modification budgétaire de juin, un poste de 10.000€ avait été prévu pour, notamment, mettre en place un système de chauffage performant dans l’ancien local de la balle-pelote de Durnal.  Le 21 octobre 2013, une convention a été passée avec la Maison des Jeunes en vue de leur confier la gestion de ce local, avec faculté pour l’ASBL de donner la salle en location à des privés.  Aujourd’hui, on justifie la suppression de ce budget en invoquant un déplacement du local des jeunes vers l’étage de l’ancienne maison du Maître à Durnal… Difficile à suivre !  D’autant que les travaux à l’école de Durnal ne sont plus prévus avant 2015: ces locaux devront donc peut-être être utilisés par l’école.
  • Nous avons une nouvelle fois rappelé au Collège (dont les membres ne semblent ne pas se souvenir du contenu des fiches PCDR) que le projet «dispositif de sécurisation de la rue d’Evrehailles» avait été prévu en parallèle au projet de «voie propre piétons» de Mont jusqu’au CHU.  Il n’y a donc aucune raison de supprimer les 20.000€ prévus pour ce projet.  Il conviendrait au contraire d’en accélérer la mise en place qui ne porte que sur des aménagements légers de sécurité dans l’attente des travaux d’égouttage.  Pour rappel, la fiche du PCDR précisait: «…les travaux concernant la mise en place physique d’un espace de circulation pour les déplacements actifs ne peut être envisagé en toute première phase.  Une bande vélo sera réalisée de chaque côté de la chaussée. Par ailleurs, des solutions seront recherchées avec et proposées aux riverains en matière de stationnement des véhicules de façon à rendre aux trottoirs leur vocation première.»
  • Nous avons aussi attiré l’attention du Collège sur le fait que la suppression du budget prévu (200.000€) pour l’expropriation de l’ancienne gendarmerie, rue du Maka à Yvoir, nous semblait discutable.  En effet, le conseil communal a voté, en juin 2013, l’expropriation de ce bâtiment.  Cette décision formelle nous semble imposer le maintien de la dépense correspondante au budget 2013.

Un autre point sensible au menu de ce conseil: l’avis du conseil communal relatif à la cartographie éolienne soumise à enquête publique par le Gouvernement wallon.  Rappelons tout d’abord que cette enquête s’est clôturée pour le public au 31 octobre 2013.  Toutes les informations relatives au dossier sont encore disponibles sur le site de la région wallonne.  Les conseils communaux pouvaient encore remettre un avis durant le mois de novembre.  Le représentant de la Relève au sein de la Commission Consultative de l’Aménagement du Territoire et de la Mobilité (CCATM) a suggéré que ce point soit examiné au préalable par la CCATM.  Lors du conseil de ce 12 novembre, nous avons bien dû constater que le Collège, en la personne de l’échevin en charge de l’urbanisme, n’avait préparé, en dehors de l’avis de la CCATM, aucune proposition de résolution sur ce dossier sensible.  Sur insistance du bourgmestre, il apparut -finalement et dans une certaine confusion- que la proposition de la majorité était de rejeter en bloc et sans justification sérieuse la cartographie éolienne telle que proposée sur Yvoir.  La position de notre groupe est clairement différente:

  • Nous défendons avec vigueur le développement des énergies renouvelables
  • Nous sommes conscients que, aujourd’hui, toute énergie renouvelable a un coût pour la collectivité
  • Dans l’état actuel des techniques et des prix de l’énergie, l’éolien terrestre constitue néanmoins aujourd’hui en Belgique la source la moins chère de renouvelable
  • Le vent constitue une source de renouvelable permettant à la Belgique de jouir d’une certaine autonomie énergétique.
  • Nous ne défendons néanmoins ni l’installation anarchique de mâts au travers de tout le territoire wallon, ni une subsidiation déraisonnable de l’industrie éolienne
  • Nous reconnaissons volontiers que l’ensemble du dossier «éolien» (phasage, méthodologie des enquêtes d’incidences, régularité de l’enquête publique, etc.) pose de multiples questions d’ordre juridique
  • Nous pensons que ni l’enquête publique, ni l’avis demandé aux communes sur la cartographie éolienne se résument à un référendum «pour ou contre l’éolien» … comme si on organisait demain un référendum «pour ou contre les chemins de fer» …
  • Nous aurions donc souhaité défendre avec la majorité une position précisant sur quelles zones de la commune il pouvait être envisagé d’installer des mâts supplémentaires et sur quelles zones cela devait être exclu.  Une telle attitude aurait, pensons-nous, renforcé la crédibilité de la commune d’Yvoir dans les étapes ultérieures du processus.

Concrètement, nous aurions défendu l’idée qu’une extension (1 ou 2 mâts) du parc existant de Dorinne-Lisogne en direction de l’autoroute était non seulement envisageable mais était aussi une opportunité d’imposer aux futurs promoteurs éoliens une participation financière significative à la réalisation de la route de contournement de Spontin dont le projet passe précisément dans le parc de Dorinne.  C’était aussi l’occasion pour la commune d’Yvoir et ses habitants de participer financièrement au projet et d’en retirer un bénéfice financier.

Nous pensons sincèrement que la position prise par la majorité est une erreur stratégique car en rejetant en bloc toute la cartographie il nous sera plus difficile demain de refuser un projet vraiment invasif (par exemple plus proche de Purnode ou d’Evrehailles).   Une occasion manquée donc de protéger plus efficacement les habitants de Purnode et d’Evrehailles.

Les autres points du Conseil portaient principalement sur de gros travaux de chauffage dans trois églises de l’entité (Durnal, Spontin et Evrehailles).  Il est vrai que la facture est lourde à porter pour la commune: près de 70.000€. Nous avons regretté que le Collège n’ait pas anticipé cette situation de façon à pouvoir rentrer les dossiers dans le cadre des travaux subsidiés Ureba.  La situation étant aujourd’hui urgente, une telle solution n’est plus possible.  C’est ainsi que nous pass(er)ons sans doute à côté de subsides…   Nous pensons qu’il conviendrait aussi de lancer une large réflexion sur la gestion pluri-annuelle du patrimoine immobilier communal (en ce compris les églises) de manière à pouvoir y dégager des économies de fonctionnement.  Compte tenu de la situation d’urgence (chauffage en panne) dans les trois édifices concernés, nous avons néanmoins approuvé les 3 points à l’ordre du jour.  Remarquons que les 3 représentants de EPY -y compris l’échevin Bertrand Custinne- se sont ici abstenus.

Le Conseil a aussi été l’occasion d’évoquer les problèmes de pollution d’un puits de la brasserie du Bocq à Purnode.  Ces problèmes sont vraisemblablement liés au très mauvais état des égouts dans certaines parties du village.  Une action en urgence a donc été demandée à l’INASEP afin d’anticiper, dès 2014, les travaux de remplacement de certains collecteurs, en ce compris le collecteur de la rue de la brasserie.  Nous soutenons bien sûr toutes les démarches qui sont entreprises dans ce sens par le Collège et la commune.

De notre côté, nous avions également inscrit quelques points à l’ordre du jour:

  • Nous avons lancé plusieurs pistes d’actions afin d’améliorer la qualité de vie des enseignants et des enfants à l’école de Spontin (document disponible au téléchargement ici-même).  En particulier, nous avons évoqué l’idée d’installer un petit module «hall sportif» à la fois au profit de l’école et des clubs sportifs locaux.  Ces propositions ont été bien accueillies par le Conseil et un premier type d’intervention a déjà eu lieu pour ce qui concerne les problèmes d’humidité.
  • Nous avions ré-interpellé le Collège concernant le chauffage du local de la balle-pelote à Durnal (voir ci-dessus, dans le cadre du point «modification budgétaire»)
  • Nous avons voulu comprendre la logique de la transformation en parking (en test et réservé au personnel communal et enseignant) d’une partie importante de la zone piétonne de la place de l’Hôtel de Ville.  Nous reconnaissons qu’il peut y avoir des problèmes de stationnement à Yvoir mais nous nous interrogeons sur la pertinence de la solution (la place n’a pas été conçue pour remplir cette vocation, il existe des alternatives à proximité, …).  Nous avons dès lors suggéré (ce qui a été accepté) que cette question du stationnement dans le centre soit abordée à la CCATM qui puisse ainsi tirer les enseignements du test actuel, examiner les alternatives possibles et faire des propositions au Collège et au Conseil.
  • Le Collège s’est engagé à examiner la question de la stérilisation des chats errants…

Suite à l’évocation d’un accident de la route récent rue du Pont à Godinne, l’échevin des Travaux nous a signalé qu’il y avait un accord du SPW pour réaliser des aménagements de sécurité sur cette voie.  Il est même question que le dossier du pont de Rouillon de débloque…

Dans le même secteur, la question de la sécurité à la plaine de jeu de Godinne a à nouveau été évoquée.  L’échevin en charge des sports a confirmé que la barrière empêchant l’accès «voiture» resterait fermée et serait munie bientôt d’un cadenas.

Un long conseil aux échanges corrects et intéressants…

interventions Conseil, Logement, Mobilité, PCDR, Sécurité, Travaux

Un conseil communal fiscal et technique…

Durnal bois des Loges

Un très long ordre du jour dont certains points nécessitaient plusieurs décisions du conseil, tel était le menu du conseil communal de rentrée, ce 26 août 2013, à Yvoir.

Les seuls points véritablement «politiques» étaient judicieusement placés en début d’ordre du jour et ont effectivement donné lieu à pas mal de discussions plutôt techniques d’ailleurs que véritablement polémiques.  Il s’agissait d’une part de la «déclaration de politique communale du logement» et d’autre part de l’actualisation de toute une série de taxes et redevances communales.

La «déclaration de politique communale de logement» est un document établi pour toute la durée de la législature (jusqu’en 2018) qui définit la vision politique de la commune en matière de  logement et qui présente «les objectifs et les principes des actions à mener en vue de mettre en œuvre le droit à un logement décent» (article 187 du Code wallon du logement et de l’habitat durable).  Le document présenté par le Collège nous a paru singulièrement pauvre et lacunaire.  En dehors du rappel du nombre de logements sociaux sur Yvoir (48 logements disponibles), nous n’avons en effet trouvé aucune information précise quant au marché du logement de la commune: combien d’habitants sur les listes d’attente d’un logement social, combien de logements insalubres, combien de logements «à risques», évolution de l’offre locative privée (quantité, loyers), perspectives démographiques de la commune, etc. ?  Nous avons également regretté le manque d’orientations précises des objectifs proposés qui restent extrêmement généraux.  En résumé, nous n’avons trouvé ni une analyse un peu détaillée du marché du logement sur Yvoir, ni l’amorce d’une véritable politique pro-active en la matière.  Nous avons donc rejeté ce texte qui a été adopté majorité contre opposition. (suivi de ce dossier: Patrick Evrard)

La matière, toujours délicate et parfois complexe, des taxes a donné lieu à de nombreux échanges.  Les propositions faites par le Collège peuvent généralement être qualifiées de raisonnables et nous les avons également approuvées, à deux exceptions près.

Le produit global de la taxe sur les carrières est de 50.000€ depuis 6 ans (il s’agit d’une taxe de répartition dont le taux est le produit global attendu réparti ensuite entre les carriers au prorata du tonnage produit).  Il était logique d’en revoir le taux à la hausse, notamment pour tenir compte de la hausse de production de nos carrières et des dégâts occasionnés par leur charroi aux voiries communales.  Nous avons approuvé cette hausse en invitant cependant le Collège a revoir la formulation de ses motivations pour éviter que, une nouvelle fois, la mesure ne soit pas acceptée par la tutelle.

Nous avons également approuvé une hausse significative de la taxe sur les logements inoccupés: une mesure en phase avec la volonté de mettre sur le marché locatif un maximum de biens. D’autres augmentations raisonnables de taxes ont également été discutées et approuvées, comme la taxe sur les emplacements de camping ou encore la taxe sur les «toutes-boîtes» et la force motrice.

Au rayon des «petites redevances» qui continuent à nous fâcher, nous avons, une fois de plus, rejeté la redevance de 0,30€ sur les transactions électroniques aux guichets de la commune.

En ce qui concerne les deux taxes communales principales – les additionnels à l’impôt des personnes physiques et les centimes additionnels au précompte immobilier-, le Collège a proposé un statu quo (à respectivement 7,5% et 2400 centimes).  Mais ce statu quo n’est qu’un «faux nez»… En effet, le Collège a préféré créer une nouvelle taxe plutôt que de revoir à la hausse les additionnels au précompte immobilier.  Qu’on ne s’y trompe pas: le résultat pour la bourse des citoyens d’Yvoir sera exactement le même puisque il s’agit aussi d’une taxe frappant les occupants de tout immeuble bâti situé sur le territoire de la commune.  La «taxe directe sur l’entretien des égouts» -puisque c’est de cela qu’il s’agit- s’élèvera à 50€ «par logement» pour tous les logements situés en zone d’assainissement collectif et à 25€ pour les logements situés en zone d’assainissement autonome.  Nous regrettons ce montage pour plusieurs raisons. Primo, il frappe tous les ménages indistinctement sans tenir compte de la situation familiale, économique ou fiscale; secundo, il est relativement complexe à mettre en oeuvre et risque de générer des contestations à beaucoup d’endroits «non-raccordés» et tertio, il donne le sentiment aux citoyens de payer deux fois pour l’épuration des eaux (déjà taxée au niveau de sa facture des eaux).  Nous reconnaissons bien sûr la nécessité pour nos communes de faire face aux factures des travaux d’aménagement et d’entretien des travaux d’égouttage qui restent à leur charge mais nous pensons que d’autres solutions taxatoires étaient possibles.  La taxe a donc été adoptée majorité contre opposition. (suivi des dossiers «taxes»: Chantal Eloin-Goetghebuer et Patrick Evrard)

Après cette copieuse «entrée» fiscale, les autres points de l’ordre du jour nous ont presque paru légers…

Le Conseil a approuvé à l’unanimité plusieurs rapports de gestion d’ASBL et une mention toute particulière a été faite pour l’excellent rapport de la ASBL «La Victorieuse» d’Evrehailles, en charge, notamment, de la gestion des salles communales du village.  Le Conseil a également approuvé les mesures qui permettront la relance d’une saine gestion de la salle St-Barthélemy de Houx avec la mise en place d’une nouvelle ASBL de gestion et l’accord en vue de lancer les travaux de rénovation de la toiture et des menuiseries de la salle.

Dans les mois qui viennent, notre commune, comme toutes les autres communes du Royaume, entrera dans l’ère «007» avec la mise en place du matériel permettant la prise des données biométriques nécessaires à la confection des nouveaux passeports.

Le Conseil Communal a également approuvé le protocole d’accord pour 2014-2016 du contrat de rivière Haute-Meuse.  Nous avons cependant une nouvelle fois insisté pour que le problème des Bernaches soit enfin pris en main de façon volontariste par le DNF.

Le Conseil a encore approuvé une série de règlements communaux dont un important règlement complémentaire de police portant sur plusieurs rues de l’entité.  Notons au passage quelques mesures positives de ce règlement:

  • Passage pour piétons rue Puits du Champ, à proximité du local «scouts» d’Yvoir
  • Aménagement de nouveaux stationnements Rue sur-Champt
  • Zone 30 dans la rue du Bois des Loges à Durnal (condition imposée à l’époque par le permis de lotir)
  • Établissement de chicanes dans la seconde partie de la rue du Collège (entre le Collège et la Croix d’Al Fau)
  • Plan de circulation nouveau pour le complexe «rue Sous le Bois, rue des Tilleuls (sens unique) et rue du Mayeur (sens unique)» à Mont
  • Zone 30 et plan de stationnement en conformité avec les travaux de voirie prévus rue du Pays de Liège à Durnal

Notre groupe a approuvé ces règlements -dont certains répondent d’ailleurs à des suggestions que nous avions faites précédemment- et formulé deux suggestions complémentaires.  Dans la foulée des aménagements de chicanes sur la rue du Collège, il a été suggéré de matérialiser des places de stationnement sur la voirie de façon à éviter le stationnement sur les trottoirs, fréquents à cet endroit.  D’autre part, il a été rappelé que le «sens unique limité» (sens unique mais accès autorisé pour les vélos) de la rue du Pont se termine, pour les vélos, abruptement à la rue du Prieuré et qu’il conviendrait de le poursuivre au-delà de la Vieille Ferme, en direction de la gare.  (suivi: Catherine Vande Walle-Fossion)

Le Conseil s’est encore penché sur la nouvelle convention de détachement du commandant des pompiers d’Yvoir auprès de la pré-zone de secours DinaPhi.  Rappelons que, en 2012, une première convention prévoyait le détachement à 40% du commandant d’Yvoir auprès de la pré-zone en vue de préparer la mise en place de la future zone de secours.  Suite à cette décision, il avait été procédé au recrutement d’en employé contractuel supplémentaire à 4/5 temps auprès du Service incendie d’Yvoir.  Aujourd’hui, cette convention 2012 est dénoncée et est remplacée par une convention où il apparaît que la prise en charge par DinaPhi du salaire du commandant se fera sur base des prestations réelles de celui-ci au profit de la pré-zone et que celles-ci ne pourront de toutes façons plus dépasser 20% du temps de travail du commandant.  Le Conseil a bien sûr approuvé à l’unanimité cette nouvelle convention mais nous nous sommes interrogés sur les conséquences de ce changement de politique au niveau de l’organisation du Service d’Yvoir.  Va-t-on malgré tout conserver un employé contractuel supplémentaire ?  Le sujet est, paraît-il, à l’étude…

Le Conseil a ensuite discuté la composition du nouveau Conseil Consultatif des Sports, une initiative intéressante que notre groupe défend depuis longtemps déjà… Ce sera Marc Dewez qui y est représentera notre groupe au sein du «tiers communal» (représentant du conseil).  Nous avons cependant regretté que, contrairement à ce qui se passe dans d’autres commissions communales (CLDR, Aînés, Budget, etc.) ce ne soit pas l’échevin en charge de la matière qui préside l’organe.  Il nous a été répondu qu’il s’agissait en effet d’une conséquence de l’accord politique entre les deux groupes constituant la majorité… Dont acte. (suivi des Sports: Marc Dewez et Marielle Heurion-Dewez)

Le groupe La Relève avait également introduit quelques points supplémentaires.

Nous sommes bien sûr revenus sur le recours que nous avions introduit à l’encontre de la décision du Conseil Communal relative à la composition de la Commission Locale de Développement Rural.  Comme cela a déjà été relaté dans la presse, ce recours a été jugé «non fondé» par le Ministre di Antonio.  Nous aurions souhaité connaître les motivations de cette décision.  Force a été de constater que la décision du Ministre n’est en aucune manière motivée.  Nous trouvons la chose surprenante.  Il est bien connu que toute décision d’une instance administrative doit être motivée.  Nous sommes donc convaincus que nous pourrions attaquer la décision en question à plus haut niveau.  Nous avons cependant clairement indiqué en conseil que nous n’irions pas plus loin dans une bataille de procédures.  Nous considérons en effet que, aujourd’hui, l’intérêt de la commune et de ses habitants est de poursuivre les travaux du Développement Rural.  Nous avons annoncé notre clair engagement dans ce sens pour les mois à venir.  Cela ne nous empêche bien sûr pas de continuer à dénoncer la manière dont le «renouvellement» de cette commission a été mené par la majorité en place. (suivi du dossier: Catherine Vande Walle-Fossion et Patrick Evrard)

Dans les points supplémentaires de notre groupe, nous avons également suggéré que, lors des prochaines éditions de la brocante de Spontin, des renforts de police soient mis en place afin de régler la délicate question de la circulation routière sur la chaussée de Dinant, aux entrées et sorties de la brocante.  L’édition 2013, victime heureuse de son succès, a en effet été marquée par de grosses difficultés à ce niveau avec des risques physiques pour certains des bénévoles chargés de gérer d’irascibles conducteurs…

Il n’est pas dans nos habitude de parler ici des points discutés en huis-clos.  Il nous semble nécessaire de faire ici une exception dans la mesure où il s’agit d’une question de principe dont l’impact financier pour la commune est loin d’être négligeable.  Le conseil a en effet eu à se prononcer sur la demande formulée par le bourgmestre en vue d’obtenir une augmentation significative (+44%) de son traitement.  L’impact financier annuel pour la commune s’élève 25.971,42€.  Cette demande n’a rien d’illégal: elle s’inscrit dans une faculté ouverte par le Code de la Démocratie Locale qui permet à un mandataire pensionné de demander à être compensé de la perte de sa pension par une augmentation de son salaire de mandataire.  C’est bien sûr le cas de notre bourgmestre: il est pensionné et doit renoncer à ses pensions aussi longtemps qu’il perçoit son salaire de mandataire.  C’est d’ailleurs la règle qui est d’application pour tous les citoyens de ce pays.  Le bourgmestre d’Yvoir est réputé bon gestionnaire des finances communales.  Il veille jalousement à ce que les deniers publics soient utilisés avec la plus grande parcimonie.  Nous nous en sommes en général réjouis.  Nous constatons malheureusement que, dans ce dossier qui le concerne personnellement, l’homme n’a pas fait preuve de la même retenue.  Nous ne contestons pas qu’il soit frustrant de porter la charge de bourgmestre et de percevoir une rémunération moindre que les pensions que l’on ne peut plus percevoir.  Nous n’aurions émis aucune objection à ce que la perte réelle subie de 3.151,20€ soit compensée par la commune.  Nous sommes par contre choqués que, dans un contexte financier difficile pour les communes, notre mayeur fasse l’usage maximal (25.971,42€) de la faculté ouverte par le Code de la Démocratie Locale.  Nous avons donc rejeté, dans un climat tendu, cette proposition qui a été adoptée majorité contre opposition.

aménagement du territoire, la vie dans la commune, participation citoyenne, Sécurité, Travaux

Informer, communiquer, participer… à Bauche aussi !

CFBocq en-tête

Notre groupe a toujours défendu et voulu promouvoir la participation citoyenne.  Nous pensons en effet qu’il est plus facile et plus agréable de vivre ensemble lorsque les habitants d’un village sont correctement informés des projets en cours et qu’ils ont la possibilité d’être écoutés et entendus.

L’arrivée imminente (au sens ferroviaire du terme : en 2014 … -) …) du chemin de fer du Bocq à Bauche constitue à nos yeux un bon exemple d’une situation où il est important d’informer, de communiquer et d’être à l’écoute.  C’est ainsi que, avec l’aide et la participation de l’ASBL « Patrimoine Ferroviaire et Tourisme » (qui exploite le train touristique), une réunion de « hameau » a réuni ce jeudi 28 mars en soirée une grosse trentaine d’habitants de Bauche.  Une telle prise de contact s’imposait à nos yeux dans la mesure où, pour la première fois depuis son « départ » de la gare de Ciney, le chemin de fer du Bocq allait maintenant « traverser » une zone d’habitat.  Les riverains -dont les jardins, voire certaines pièces d’habitation, sont mitoyens à la voie de chemin de fer- devaient être informés de ce qui les attendait dans les mois à venir.  Les courageux bénévoles de l’ASBL « PFT » devaient, de leur côté, être conscients des contraintes qu’une entrée dans le village représentait.  Nous pensons sincèrement que ce double objectif a pu être atteint au travers de cette première réunion d’information et d’échanges.  Ajoutons encore que, cohérents avec les positions que nous défendons, nous n’avions pas manqué d’inviter également les membres du Collège et du Conseil Communal  intéressés.

Pour les visiteurs de notre site qui le souhaitent, le compte-rendu de la réunion est disponible d’un simple clic ici-même.

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aménagement du territoire, interventions Conseil, Mobilité, PCDR, Sécurité, Travaux

«Minorité recherche majorité constructive» !

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La Conseil Communal de ce lundi 25 mars 2013 illustre une fois de plus la difficulté d’établir un dialogue participatif et constructif au sein du Conseil d’Yvoir…

Si, comme toujours, de nombreux points de (bonne) gestion n’ont posé aucun problème et ont été votés à l’unanimité par le Conseil, il n’en alla malheureusement pas de même pour deux dossiers qui engagent la commune (au minimum) pour toute la durée de la législature nouvelle…  Tant la composition de la nouvelle CCATM (Commission Consultative pour l’Aménagement du Territoire et la Mobilité) que l’actualisation de la CLDR (Commission Locale du Développement Rural) ont en effet donné lieu à de nombreux et sérieux échanges au sein du Conseil. Dans un cas comme dans l’autre, la philosophie suivie par la majorité est pour nous inacceptable.

Dans plusieurs autres dossiers, nous avons formulé de nombreuses propositions d’amélioration des projets présentés (convention Commune – Syndicat d’Initiative; liaison vélos-piétons à Mont, cheminement piétons rue d’En-Haut à Dorinne).  Nous avons aussi interpellé le Collège sur divers points de mobilité et de sécurité routière (rue Sous le Bois à Mont, rue du Pont à Godinne, passage à niveau d’Yvoir, etc.).  Nous avons aussi interpellé le Collège quant à l’état d’avancement de la mise en place des nouvelles zones de secours.  Le portrait brossé par le Bourgmestre à ce sujet n’a rien de rassurant, en particulier quant à l’impact sur les finances communales.  Nous suivrons bien sûr attentivement ce dossier.

Lors de cette dernière séance du Conseiln nous pensons sincèrement avoir lancé plusieurs fois des ponts et des propositions constructives en vue de travailler ensemble avec la majorité pour le bien commun.  Nous n’avons malheureusement pas eu le sentiment d’être vraiment entendu…

Pour un compte-rendu plus détaillé du conseil, cliquer ici.

Sécurité

Réforme des services Incendie

MaTélé a consacré ce 21 novembre un petit reportage à la situation des services Incendie de Rochefort et de Gedinne.  Cette initiative est l’occasion de rappeler l’importance de la réforme des services Incendie qui, en Province de Namur, seront structurés en 3 zones.  Cette réforme conduira à une organisation plus ou moins comparable à celle des zones de police.  Les premières décisions opérationnelles prises dans ce domaine (désignation de plusieurs « pré-coordinateurs » de zone notamment par un « pré-conseil » de « pré-zone » à la représentativité contestable) ne clarifie pas beaucoup les aspects organisationnelles de la réforme.  Sur le plan budgétaire, la situation dans laquelle se trouve les services Incendie de la plupart des zones rurales du pays (manque de personnel professionnel) conjuguée aux limites budgétaires dans lesquelles se débat le fédéral ne laisse rien présager de bon quant aux coûts qui devront demain être supportés par les communes dans le cadre des nouvelles zones.

Face à ces incertitudes tant organisationnelles que financières, on doit se réjouir de la construction d’un nouvel Arsenal des Pompiers à Yvoir dans la mesure où notre service Incendie dispose ainsi de toutes façons d’une infrastructure de grande qualité pour les années à venir.  Il convient néanmoins d’être particulièrement attentif à deux thèmes aux conséquences financières potentiellement importantes pour la commune:

  1. s’assurer que les investissements réalisés, en ce compris les dépassements importants constatés dans les travaux du nouvel arsenal, soient bien supportés (charges d’emprunt) par la nouvelle zone de secours dès que celle-ci se mettra en place et pas seulement par la commune d’Yvoir (dans l’attente de la nouvelle zone, nous supposons que les charges d’emprunt feront l’objet d’une re-facturation partielle à l’autre commune couverte par le service Incendie d’Yvoir)
  2. veiller à maîtriser les dépenses de fonctionnement des nouvelles infrastructures (consommation électrique, chauffage,…)

Ce sont là les thèses que la Relève défend depuis les origines de ce dossier.  Un dossier que nous suivrons avec une attention toute particulière…