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Nos candidat(e)s aux élections communales de 2018

Version 2

La Relève a publié ce 25 avril un communiqué de presse reprenant la liste complète de ses candidat(e)s aux élections communales d’Yvoir du 14 octobre 2018.

Nous avons également tenu à y rappeler les valeurs auxquelles nous sommes attachés et qui nous servent de fil conducteur dans l’élaboration de notre programme.

Comme vous pouvez le voir le nom de notre liste restera en 2018  « La Relève » mais nous avons par contre revisité notre logo. Dans la foulée, nous avons revu également la présentation de notre site internet et de notre page Facebook.

Vous pouvez télécharger le communiqué de presse complet ici même.

Á la près d’un candidat dont le nom ne pourra être rendu public qu’au début du mois de septembre, la liste complète des candidat(e)s est bien sûr disponible sur ce site.

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Hâte-toi lentement !

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Les vestiaires (permanents?) du club de balle-pelote d’Evrehailles…

Telle doit être la devise de notre région, au vu de l’évolution de quelques dossiers récents…

Le menu du conseil communal de ce lundi 23 avril 2018 n’était pas particulièrement copieux mais la séance se clôtura pourtant aux alentours de 23H.  Il faut dire qu’une grosse heure fut consacrée à la seule présentation du projet d’affectation de la ZACC du Chenois (Zone d’aménagement Communal Concerté) à de l’habitat.  Ce projet avait été initié … en juin 2009 et avait donné lieu à une enquête publique en mars 2011 sans réactions négatives de la part de la population.  C’était sans compter avec la Région wallonne qui souhaita -à juste titre- clarifier la question de l’égouttage de ce nouveau (grand) quartier.  La clarification a pris un temps certain puisque nous sommes maintenant au même point qu’il y a plus de 7 ans,  à savoir (re-)lancer une enquête publique en lien avec un projet qui n’a quasiment pas été modifié…

Rappelons qu’il s’agit de définir le cadre « règlementaire » permettant à terme la construction de 150 à 180 logements unifamiliaux, sur une parcelle de plus de 14 hectares située au nord de la route Yvoir-Spontin, juste avant l’entrée dans le village d’Yvoir et l’accès à l’ancien domaine de loisirs du Launois.  A la suite de la présentation du bureau d’études et d’un échange de questions-réponses, le conseil a approuvé à l’unanimité le lancement de l’enquête publique.  Notre groupe a cependant rappelé quelques points qui nous semblent importants dans le pilotage de ce projet.

Tout d’abord, compte tenu du nombre de logements nouveaux mais aussi compte tenu de la dangerosité pour les piétons et les vélos de la route régionale, il est vital d’assurer une circulation aisée et sécurisée pour ces usagers.  L’aménagement de la ZACC est une opportunité pour créer une voie piétons-vélos sécurisée permettant l’accès au village d’Yvoir, pas seulement au profit du nouveau quartier mais aussi pour tous les utilisateurs actuels de la rue d’Evrehailles.

Nous avons aussi insisté pour que l’on tienne compte lors du développement de ce nouveau quartier des besoins en terme d’accueil de la petite enfance et d’écoles (un grand nombre de maisons unifamiliales amènera invéitablement des jeunes familles) mais aussi en terme d’habitants de plus de 65 ans (qui, selon les études de la Région wallonne, constitueront la garnde majorité de la croissance de la population d’Yvoir d’ici à 2035).

Ensuite, il est regrettable que l’avenir de la zone contiguë de loisirs -aujourd’hui en friche- du Launois soit plus que jamais incertain.  Tout développement de cette zone aura nécessairement des impacts importants en terme de mobilité sur la ZACC du Chenois.  Au titre d’exemple, le dernier projet connu (mais aujourd’hui abandonné) pour ce domaine générait un flux de près de 500 voitures par jour au sein du nouveau quartier du Chenois.  Clarifier ce point permettrait à la commune de mieux préciser les charges urbanistiques qui pèseront sur les futurs « lotisseurs » du Chenois.

Enfin, nous pensons qu’il ne faut pas négliger non plus la présence de vestiges d’une villa gallo-romaine au coeur du site.  Il s’agit bien sûr d’un facteur de risque pour les lotisseurs éventuels mais aussi d’une opportunité touristique supplémentaire pour notre commune.

Terminons en précisant que ce nouveau quartier -souhaitable pour Yvoir- ne verra sans soute pas le jour avant quelques années car, à l’issue de la procédure actuelle (dans quelques mois), il faudra encore trouver des investisseurs-lotisseurs prêts à acquérir les terrains, traiter les dossiers de demande d’urbanisation, réaliser les infrastructures du quartier, etc.

Le reste de l’ordre du jour du conseil communal a été traité de façon plus rapide.

Notre groupe a rejeté les modifications budgétaires proposées par le Collège.  Peu de points prêtaient à controverse à l’exception d’une matière sur laquelle nous revenons de façon régulière depuis plusieurs mois.  Nous pensons qu’il n’est pas normal que le coût de location (leasing) des photocopieuses dans les écoles soit supporté partiellement par les parents et les enseignants au travers d’animations locales diverses.  Lors d’un dernier conseil communal, le Bourgmestre lui-même avait reconnu que les photocopies étaient devenues un « outil pédagogique » capital pour les enseignant(e)s d’aujourd’hui.  La prise en charge totale de ces coûts par la commune semble donc s’imposer.  Hélas, la modification budgétaire à l’ordre du jour ne prévoyait toujours rien en la matière.

Plusieurs lancements de marchés publics ont été approuvés à l’unanimité du conseil: réfection du chemin de Poilvache, maintenance -toiture, isolation et électricité- de la salle du Maka, travaux de peinture à l’école d’Yvoir,…   Nous avons par contre été surpris de constater que, sur plusieurs dossiers de marchés liés à la gestion informatique de la commune, une consultation préalable de l’intercommunale IMIO, spécialisée dans ce domaine, n’avait pas été faite par le Collège.  Nous nous sommes d’ailleurs abstenus sur l’un de ces marchés.

Avant d’aborder les questions posées par notre groupe, le Conseil s’est encore prononcé sur l’octroi d’une garantie de la commune d’Yvoir à hauteur de plus de 120.000€ au profit du Syndicat d’Initiative d’Yvoir (SI).  Cette garantie est exigée par le Commissariat Général au Tourisme en contrepartie de l’octroi au SI d’un nouveau subside en vue de l’aménagement de l’île d’Yvoir.  Ce subside devra en effet être remboursé au cas où les équipements ne seraient plus entretenus ou utilisés.  Nous pensons qu’il s’agit là d’un engagement qui n’est pas sans risque pour la commune, en particulier compte tenu de la durée de la garantie (15 ans), de sa non-dégressivité (c’est la totalité du subside qui peut être réclamée à tout moment) et des conditions d’exploitation de l’île d’Yvoir (concession à un exploitant privé).  Nous n’avons donc pas voté cette garantie.

Quelques points ont encore été évoqués en séance publique, à notre demande:

  • Le Collège a reconnu avoir été très étonné de la communication faite par la SNCB en matière de travaux dans les gares de la ligne Namur-Dinant.  Si chacun se réjouit des travaux de sécurisation prévus à la gare d’Yvoir, nous avions en effet été surpris par l’absence de tout projet à Godinne alors que, il y a quatre ans, un permis d’urbanisme avait été octroyé en vue de la réalisation d’un nouveau passage sous voies et de l’aménagement d’un parking à côté de la gare.  Le Collège a interrogé -mais sans réponse à ce jour- le Ministre de tutelle de la SNCB.
  • Nous avions réclamé une présentation du projet du nouveau centre sportif à Godinne pour lequel une demande de permis d’urbanisme sera introduite dans les tout prochains jours.  Cette présentation nous a été refusée invoquant la non-compétence du conseil à ce stade de la procédure.  Si formellement cette réponse est correcte, elle n’enrichira pas le débat démocratique dans notre commune…
  • Nous avons aussi attiré l’attention du Collège sur les réactions des hébergements touristiques de la commune suite à la réception, la semaine passée, du courrier réclamant les nouvelles taxes de séjour.  Rappelons que les nouvelles règles -décidées en octobre 2017 majorité contre minorité- se traduisent pour certains par un forfait 2 à 3 fois supérieur au forfait réclamé l’an passé.  Il est en particulier inadmissible qu’une information claire et motivée n’ait pas été faite à l’égard des propriétaires de gîtes et de chambres d’hôtes dès moment où la décision a été prise (octobre 2017).
  • Enfin, nous nous sommes permis de conclure le conseil du 23 avril par un appel au Collège à faire preuve de déontologie et de retenue en cette année électorale.  Nous comprenons tout à fait la mise en valeur par le Collège de certains chantiers dont l’inauguration tombe opportunément en cette année électorale -c’est, comme on dit, de « bonne guerre »-… Par contre nous interpelle l’instrumentalisation de certaines manifestations organisées en 2018 à des fins clairement électoralistes et à l’aide des deniers communaux.  Comment qualifier autrement la mise sur pied de la 1ère édition de  la« Faites du Sport » le 5 mai dont le seul coût de réalisation de la luxueuse brochure s’élève à 5000 ou 6000€ ?  Comment qualifier autrement la volonté -heureusement contrecarrée par les chevilles ouvrières locales ayant le sens de la déontologie- d’organiser la commémoration du 100e anniversaire de la Grande Guerre… le 27 septembre 2018 ?  La « Chasse aux Oeufs d’Yvoir » -organisée le 2 avril « conjointement » par le Collège, la Liste du Bourgmestre, la Caisse Sociale du Bourgmestre et le Syndicat d’Initiative- nous avait aussi interpellé.  Il est vrai que le Collège justifie ce « dérapage » par le fait qu’il se reproduit tous les ans… nous laisserons chacune et chacun apprécier la pertinence de la réponse !
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Est-ce l’approche du printemps ou la perspective des élections communales ?

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Mont-Godinne, le rond-point de l’école et son intriguant projet de trottoirs…

L’atmosphère était plus tendue que de coutume lors du conseil communal de ce 12 mars, un peu comme si une sève combative remontait en chacun…  Le conseil fut donc animé même s’il ne fut pas très long…

La quasi-totalité de l’ordre du jour concernait des marchés publics d’études et de travaux:

  • Un marché a été lancé en vue de la réfection, à Evrehailles, du tronçon du chemin de Poilvache situé entre la rue Fostrie et la route régionale.  Il a bien été acté que la réfection prévoyait aussi quelques aménagements visant à accroître la sécurité sur ce tronçon (ralentisseurs).  Nous en avons profité pour rappeler qu’une consultation des habitants d’Evrehailles s’imposait en matière de mobilité (nouveau rond-point de la rue du Château, sens unique ou pas sur certains tronçons de route, entrée d’Evrehailles en provenance de la Gayolle et de Bauche,…).  Nous avons été écoutés mais avons-nous été entendus ? Nous avons néanmoins approuvé le point, tout comme celui visant à terminer le tronçon non encore réhabilité de la rue de Mont à Godinne (à hauteur de la rue du Charreau).
  • Un extension de la crèche de Durnal (12 enfants aujourd’hui) est programmée grâce à la reconversion d’un appartement situé dans le même bâtiment.  La nouvelle capacité d’accueil sera alors portée à 20 places.  Il est très probable, dans l’état actuel des choses, que les travaux (+/- 200.000€) soient à 100% à charge de la commune.  Ce point a néanmoins été approuvé à l’unanimité
  • Le traditionnel marché public annuel relatif aux travaux d’entretien de voirie (estimation globale de 448.000€) a fait l’objet d’un débat plus vif.  Le lot 1 ne pose pas problème: il s’agit de refaire le revêtement des rues suivantes: une partie de la rue des Trys, la rue du Charreau, une partie du chemin des Meuniers à Godinne; la rue Herleuvaux à Durnal; la rue Mazy à Dorinne et une (grande) partie de la rue Haie Collaux à Spontin.  Par contre, la présence du lot 2 nous a interpellé: il s’agit en effet de la réalisation d’un nouveau trottoir au rond-point de l’école de Mont, sur le côté opposé à l’école.  Le coût de ce lot est estimé à plus de 31.000€.  Vu la configuration des lieux, ce trottoir nous paraît totalement inutile: l’espace disponible à son entame -vers l’église- est extrêmement étroit et, plus grave, il débouche quelques mètres au-delà du rond-point sur… un fossé ! Les explications fournies par le bourgmestre n’étant absolument pas convaincantes, notre groupe a voté contre le lancement de ce marché.  
  • On sait que, depuis quelques semaines, les services « état civil » et « population » ont été réunis sur le même espace dans le bâtiment principal de la maison communale.  Un marché de travaux était présenté par le Collège afin de revoir totalement la configuration des guichets de ces deux services.  En soi, le projet améliorera l’accueil des citoyens et l’environnement de travail des employés communaux.  Il est toutefois tout à fait regrettable que ce projet n’ait pas été étudié dans le cadre de l’étude globale d’aménagement de l’hôtel de ville prévue au budget 2018. Ceci aurait limité les risques de réaliser des travaux susceptibles d’être remis en question a posteriori.  De plus, lancer plus tôt l’étude d’aménagement global aurait aussi permis d’anticiper la question des économies d’énergie au sein de l’administration communale: une question que nous avions déjà posée lors du remplacement récent de deux chaudières et qui se pose à nouveau dans la mesure où les travaux à l’ordre du jour ne prévoient aucune mesure d’économie d’énergie.  Nous nous sommes donc abstenus sur ce point.
  • Un autre marché public concernait l’installation d’un ascenseur à la salle du Maka permettant (enfin) aux PMR à accéder aux salles de l’étage (estimation du coût: 94.000€ mais, en plus,  une partie importante des travaux -démolitions et finitions- doivent être réalisés par les ouvriers communaux)  A nouveau, en soi, le projet est utile mais le problème qui se pose ici est d’une autre nature.  Nous avions en effet mis en évidence plusieurs manquements graves dans le cahier des charges établis par le bureau d’études.  Le plus important de ces problèmes porte sur le manque de clarté quant aux différents lots et en particulier sur les travaux qui doivent être assurés par entreprise et ceux qui seront effectués par le personnel communal.  On imagine que ceci risque de compliquer la procédure de marché public.  Par ailleurs, la Directrice Financière avait également remis un avis réservé sur ce marché.  Comme ce ne sont pas ici les premiers problèmes rencontrés avec le même bureau d’études, nous avons estimé qu’il convenait de refuser ce cahier des charges en l’état et nous avons voté contre le lancement du marché.
  • Un marché public relatif à l’éclairage de mise en valeur de l’église de Spontin n’a par contre pas donné lieu à débat et a été approuvé à l’unanimité

Outre ces marchés publics, le Conseil communal a approuvé à l’unanimité l’octroi du traditionnel subside de fonctionnement au Syndicat d’Initiative d’Yvoir (22.000€ pour l’année 2018).  Nous avons été plus réservés quant aux subsides octroyés à diverses associations de la commune.  Nous nous sommes abstenus sur ce point considérant qu’il était parfois difficile de comprendre l’attitude du Collège (refus ou octroi)  face aux demandes de subsides  formulées par des associations dans le cadre d’événements (ex.: refus à Godin’Bike et soutien annuel au Festival de l’Eté Mosan). 

Le Conseil avait aussi à se prononcer sur le rapport annuel (2017) de la Commission Locale de Développement Rural d’Yvoir (CLDR).  Rappelons que la CLDR est une commission consultative composée à 75 % de simples citoyens volontaires et à 25 % de conseillers communaux.  Cette commission a été à l’origine et accompagne la réalisation du Plan Communal de Développement Rural d’Yvoir (PCDR).  Le PCDR permet la réalisation de nombreux projets proposés et prioritisés par les citoyens au travers de la CLDR.  Ces projets sont largement subsidiés (60 à 80%) par la Région wallonne.  A l’heure actuelle, seuls deux projets sont finalisés: d’une part le cheminement piétons entre le CHU et le village de Mont et d’autre part les aménagements de sécurité aux abords de l’école de Dorinne.  Par ailleurs, le projet de réfection de la rue de la Brasserie et du centre du village de Purnode sont en bonne voie de finalisation.  Nous avons souvent regretté -avec la majorité d’ailleurs- la lourdeur du processus qui, en partie, explique la lenteur de réalisation des projets.  Néanmoins, à l’occasion du derniers rapport annuel de la CLDR sous l’actuelle mandature (il y a des élections communales en octobre 2018…), nous avons tenu aussi à rappeler un certain nombre de griefs que nous avions à l’encontre du fonctionnement actuel de la CLDR d’Yvoir.

  • La représentativité démocratique de la CLDR pose vraiment question.  De très nombreux citoyens n’y viennent plus et le quorum n’est plus atteint.  Le manque de candidats citoyens a permis à Bertrand Custinne de « noyauter » la représentation citoyenne avec 5 « citoyens » qui étaient candidats EPY lors des élections de 2012 (il est vrai que certains parmi eux sont aujourd’hui moins en amour avec ladite liste…).
  • S’il faut reconnaître les efforts de Bertrand Custinne pour améliorer sur certains points le fonctionnement de la Commission (documents disponibles à l’avance, etc.), il faut malheureusement regretter sa volonté d’orienter les débats et de ne pas favoriser un débat démocratique en son sein (par exemple, en ce qui concerne le projet de maison de village de Mont)
  • A titre d’exemples, dans deux projets importants, le message à la CLDR a été: « ceci est la position du Collège, c’est ce qui est décidé et il ne sert donc à rien de vouloir autre chose !» (« Le Parc Naturel régional » -refusé par le Collège- et la Maison de Village de Godinne -où le Collège refuse d’examiner la piste d’une réhabilitation des locaux du Patro et du Presbytère).

Face à ces constats -et aussi pour sensibiliser la Région wallonne, pourvoyeur des subsides- nous avons décidé de ne pas approuver le rapport 2017 de la CLDR.

Notre groupe avait introduit quelques points à l’ordre du jour. 

  • Le premier proposait que la Commune réponde à l’appel à projets « Communes Zéro Déchet » lancé par la Région wallonne.  Le Collège avait, de son côté, déjà prévu la participation de la commune et avait inscrit également le point à l’ordre du jour.  C’est donc à l’unanimité que le point a été approuvé. 
  • Le second point concernait le mode de financement des photocopieurs dans les écoles.  La pratique actuelle n’est pas très claire.  Dans la plupart des cas, les contrats de location de photocopieurs sont conclus dans le cadre d’une convention-cadre élaborée par la Fédération Wallonie-Bruxelles.  La commune prend en charge 10€ par an et par enfant.  Ce montant ne couvre en moyenne que 50% à 60% des loyers,  ce qui amène les écoles et les associations de parents à devoir suppléer à hauteur de 40% à 50%.  Le bourgmestre a lui-même longuement expliqué que, avec l’évolution des pratiques, les photocopies étaient plus que jamais devenues un outil pédagogique incontournable.  Nous n’avons pas manqué de relever que, dès lors, la prise en charge intégrale des frais de location par la commune s’imposait.  Il semble que, cette fois, nous ayons été entendus… à vérifier lors de la toute prochaine modification budgétaire !

Le conseil communal s’est clôturé vers 21H30.

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7 à 8…

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Mont – le quartier de la rue des Sources: un « non-aménagement » du territoire

7-8: c’est en quelque sorte le score du conseil communal de ce 5 février 2018.  Et, chose rare, c’est notre groupe qui l’a emporté… du moins au nombre de points inscrits à l’ordre du jour de la séance publique de ce conseil (8 points contre 7 inscrits par la majorité).

L’ordre du jour du conseil était donc bien maigre et aucun point n’a donné lieu à de grosses polémiques.  Tous les points de la séance publique ont été approuvés à l’unanimité y compris la motion que notre groupe avait introduite afin de demander au Gouvernement fédéral de repenser et d’amender son projet de loi relatif aux visites domiciliaires.  Cette motion s’inscrit dans le vaste mouvement initié notamment par le conseil communal de Liège visant à mieux définir les circonstances et les conditions des visites domiciliaires lors de recherches de migrants en situation irrégulière.  Nous nous réjouissons bien sûr de l’unanimité obtenue sur ce point.  Le texte complet de la motion est disponible ici même.

La majorité de son côté avait introduit une motion -que nous avons également soutenue- adressée à la direction de BNP-Paribas-Fortis et demandant à celle-ci de revenir sur sa décision de fermeture de l’agence locale d’Yvoir.  Cette fermeture pose en effet le problème de la raréfaction des services bancaires en zone rurale, une évolution difficile à vivre pour diverses catégories d’habitants (personnes plus âgées ou ne disposant pas d’un véhicule,…).  Nous avons suggéré que le Collège rencontre la direction régionale de la banque pour lui remettre la motion en mains propres et développer nos arguments.

Parmi les autres  points présentés par la majorité, nous retiendrons une première présentation des travaux de voirie prévus sur le chemin de Poilvache (tronçon situé entre la rue Fostrie et la route régionale) à Evrehailles.  Nous avons approuvé l’inscription dans le Plan Communal d’Investissement 2017-2018 mais nous avons suggéré une nouvelle fois l’organisation d’une réunion d’information et de consultation des habitants d’Evrehailles au sujet de la mobilité.  On se souvient en effet que les habitants d’Evrehailles n’avaient pas reçu l’invitation à la réunion consacrée aux aménagements de portes de village organisée en septembre 2017 suite à une erreur dans la réalisation du toutes-boîtes.  Une telle réunion permettrait à la Commune de présenter le projet du rond-point « porte de village » (Chaussée-rue du Château-Chemin de Blocqmont), le maintien ou non en sens unique du chemin de Blocqmont et du tronçon réhabilité du chemin de Poilvache.  Les habitants pourraient aussi faire part de leurs réflexions et demandes par rapport à ces projets.  Notre suggestion semble avoir été entendue même si aucune date n’a encore été fixée.

Un autre point de l’ordre du jour concernait aussi une voirie communale, à Mont, cette fois, au point de rencontre de la rue des Sources et de la rue Sous le Bois.  En soi, il ne s’agissait que d’élargir de quelques m2 ledit carrefour dans le cadre de la réalisation de la 2e phase du lotissement Gerday, situé entre les rues du Calvaire, des Sources et Sous le Bois.  L’examen de ce dossier nous a cependant permis de constater que la Région wallonne avait imposé, comme condition préalable à cette 2e phase la viabilisation de la rue des Sources.  Rien d’étonnant dans la mesure où la rue des Sources (longue tout de même de 500 mètres et comptant déjà près de 10 habitations dont certaines construites récemment) n’est aujourd’hui encore qu’un (très) mauvais chemin vaguement empierré.  Voici donc la commune obligée de négocier avec le promoteur un partage des frais de réalisation de cette voirie.  Frais qui ne sont bien sûr pas prévus au budget de la commune et qui nécessiteront donc une première modification budgétaire 2018.  Un autre effet collatéral malheureux de cette situation porte sur l’égouttage.  On sait en effet que tout ce quartier (rue des Sources) n’est actuellement pas égoutté.  Le Collège espérait faire supporter le coût de tout ou partie de cet égouttage par le lotisseur.  Compte tenu du dernier rebondissement évoqué, il est évidemment exclu que, en plus de la voirie, le lotisseur accepte de prendre à sa charge la réalisation d’un égouttage complémentaire.  Une fois de plus, ce dossier illustre le manque de vision prospective à Yvoir en terme d’urbanisme et d’aménagement du territoire.

Enfin, notre groupe avait introduit 8 points complémentaires à l’ordre du jour -dont la motion « visites domiciliaires »-.  Il s’agissait, dans la plupart des cas, de demandes d’informations relatives à des dossiers importants pour la Commune:

  • La Région wallonne a été saisie d’un recours par l’entreprise qui avait demandé un permis en vue de réaliser une décharge de terres de remblais à Spontin, le long de la route régionale et à proximité de la sortie de la E411.  Ce permis avait été (opportunément) refusé par la Commune d’Yvoir.  La Commune a été entendue dans le cadre de la commission des recours qui s’est tenue le 18 janvier 2018.  La Région dispose d’un délai de 75 jours pour prendre sa décision.  Le Collège a bon espoir que les arguments d’Yvoir seront entendus.  Un dossier à suivre de très près incontestablement !
  • Notre groupe n’a jamais été favorable à l’instauration d’une taxe « égouts », en particulier dans la mesure où les égouts ne font plus l’objet depuis plusieurs années d’un entretien régulier de qualité.  Constatant que le marché public visant à faire réaliser ces opérations d’entretien par une firme extérieure n’avait toujours pas été attribué, nous avons voulu connaître la stratégie que le Collège souhaitait suivre dans ce dossier.  Il apparaît que le marché va être relancé sur des bases plus précises permettant d’éviter les surcoûts constatés lors du premier marché public.  Dont acte mais affaire à suivre donc (jusque dans les avaloirs… 🙂 )
  • Nous avons également soulevé la question de l’avenir de la gare de Godinne, bâtiment public classé, qui fait partie du patrimoine architectural et historique de la commune.  Depuis de (trop) nombreuses années, le projet d’y créer 3 logements publics (via la Dinantaise) patine: exigences déraisonnables de la SNCB, coûts d’aménagement élevés, etc.  Le projet est à nouveau enlisé car  les coûts par logement dépassent très largement les maxima autorisés en matière de logement public.  La Commune a donc demandé une intervention financière de plus de 100.000€ au ministre fédéral de la mobilité.  Peut-on encore y croire ?  Ne faut-il pas, si l’on veut sauver et faire vivre ce bâtiment magnifique, avoir le courage et la volonté de faire tout autre chose ?
  • Nous avons aussi demandé -et obtenu- que le radar préventif soit à nouveau régulièrement installé sur la rue du Redeau à Yvoir où de nombreux excès de vitesse sont constatés par les riverains
  • à notre demande encore et pour répondre à certaines rumeurs circulant à Godinne, le Collège a confirmé que ni la Commune, ni le CPAS n’avaient l’intention d’acquérir les bâtiments de l’accueil Sainte-Dorothée en vue d’en faire du logement public.

Ce conseil express s’est terminé à 21H15, un exploit à Yvoir !

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Dans les boîtes aux lettres, cette semaine, à Yvoir…

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Outre son site internet et sa page FB, notre groupe a aussi l’habitude de garder le contact avec les habitant.e.s d’Yvoir par le biais d’un feuillet distribué en toutes-boîtes.  Nous ne ferons pas exception à la règle en ce début d’année et c’est bien sûr l’occasion de souhaiter à toutes et à tous une très belle année 2018, marquée -c’est notre souhait, notre volonté et une pierre angulaire de notre programme- par la bienveillance et le respect réciproques entre les citoyen.ne.s de notre belle commune !

Le feuillet complet peut également être téléchargé sur ce site.

Cette année électorale sera marquée par une modification importante des règles du jeu en matière de composition des Collèges communaux (Bourgmestre et Echevin.e.s).  En effet, les nouveaux Collèges qui seront mis en place à l’issue des élections du 14 octobre 2018 devront obligatoirement compter au moins 1/3 de membres de chaque sexe.  Comme nous l’avons souvent souligné, Yvoir est aujourd’hui loin du compte puisque la seule dame membre du Collège est la Présidente du CPAS qui n’a pas rang d’échevine.   Sur ce point comme sur beaucoup d’autres, il y aura donc matière à changement à l’issue des prochaines élections communales…

Notre groupe a toujours été très attentif à ces questions de représentation équitable des mandats.  Durant la plus grande partie de cette mandature, notre groupe au Conseil communal était d’ailleurs constitué de 3 femmes et de 3 hommes.

A l’occasion des voeux 2018, nous avons voulu poursuivre dans cette voie en respectant, pour la rédaction de notre toutes-boîtes, les nouvelles règles dites « d’écriture inclusive », une manière -un peu en forme de clin d’oeil- d’affirmer que nous placions la citoyenne tout comme le citoyen au centre de nos préoccupations !

Bonne lecture et à très bientôt…

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Porte de village, suite…

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Le projet « Portes de village » est l’un des projets prioritaires du Plan Local de Développement rural d’Yvoir (PCDR).  Le principe des « portes » est simple: il s’agit de réaliser à des endroits stratégiques,  à l’entrée des villages, des aménagements visant à prévenir les automobilistes qu’ils entrent dans un coeur de village et à les amener ainsi à réduire leur vitesse.  Cet objectif peut être atteint à l’aide d’un rétrécissement de chaussée, complété par des ralentisseurs au sol, à l’intérieur de la porte mais aussi à quelques dizaines de mètres en amont de la porte, de façon à servir de rappel.  Il faut bien sûr aussi que ces aménagements permettent toujours la circulation des charrois plus importants (camions, convois agricoles, bus du TEC, etc.).  De même, les diverses commissions consultatives communales ont insisté pour que ces aménagements sécurisent aussi la circulation des piétons et des familles (voitures d’enfant).  En clair, il faut éviter que les aménagements ne forcent ces usagers « faibles » à emprunter la voie de circulation « voiture ».  Enfin, la « porte de village » représente aussi une opportunité de « marquer »  l’entrée dans la communauté villageoise grâce, par exemple, à un panneau ou tout autre symbole local.

La plupart des choix opérés l’ont été sur base d’un consensus assez large (commissions consultatives mais aussi consultation ds habitants lors d’une réunion publique, fin septembre 2017): entrée dans Bauche venant de la route Yvoir-Crupet; entrée dans Dorinne, rue d’En Haut; entrée dans Durnal par la rue de Mianoye; par la rue de Spontin et par la rue Baty-de-Crock (quoique avec certaines réserves à ce niveau); entrée dans Purnode par la route de Dorinne; entrée dans Spontin par la rue du Ry-d’Août (Terre Madame), entrée dans Spontin par la rue des Rivières.

Par contre, nous (tout comme d’autres membres des commissions consultatives et des habitants du village) étions beaucoup plus réservés quant à la mise en place -en qualité de porte de village- d’un très coûteux rond-point au carrefour des rues Chaussée et du Château à Evrehailles (en venant du château d’eau).   Le Collège communal de ce 19 décembre a néanmoins décidé de conserver cette partie du projet.  Compte tenu du coût de cet aménagement (minimum 110.000€), de son utilité discutable comme porte de village, des réactions en sens divers de plusieurs habitants et de la problématique plus large de la gestion des flux entrant et sortant du village (cas des rues Fostrie et de Poilvache), il nous semblait indispensable de revoir le dossier et, le cas échéant, de consulter spécifiquement la population d’Evrehailles sur la gestion de la mobilité dans le village.

Ce choix nous semble d’autant plus discutable que, pour des raisons budgétaires, il force aussi le Collège à « rabioter » sur les autres « portes ».  C’est ainsi qu’un grand nombre de panneaux « bienvenue » passent à la trappe et nous craignons très fort que le sort des piétons et des familles soit à nouveau oublié dans l’aventure.

Mais, sans doute, y avait-il certaines urgences dans le calendrier du Collège ?  « Porte de village ou fenêtre de suffrages ? »

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Conseil communal du 18 décembre 2017

Temps_Innocence
Il était une fois une administration communale où la bonne entente, la confiance et le respect mutuel était la règle… C’était avant.

Comme le veut la tradition, l’ordre du jour du conseil communal de ce 18 décembre était chargé.  On y retrouvait pêle-mêle le budget 2018 de la commune, des marchés publics à passer avant la fin de l’année, diverses conventions engageant la commune mais aussi, à huis-clos, une décision particulièrement difficile sur le plan des ressources humaines.

En introduction à la discussion du budget, le Bourgmestre a délivré une présentation synthétique des budgets ordinaires (les dépenses et recettes courantes) et extraordinaires (les investissements et leurs financements) pour l’année 2018.

Au rayon des investissements, nous retiendrons principalement, outre les traditionnels entretiens de voirie (800.000€)  le lancement (enfin) des études en vue d’agrandir et de rénover la maison communale (200.000€), l’aménagement de portes de village (380.000€ dans le cadre du Plan Communal de Développement Rural), la sécurisation du carrefour de la poste à Yvoir (75.000€), l’agrandissement de l’école d’Evrehailles (465.000€), le projet de centre sportif à Godinne (1.850.000€ hors étude), la grosse maintenance de la salle du Maka (260.000€), l’aménagement d’une plaine multi-sport à Durnal (225.000€), des travaux d’égouttage, rue d’Evrehailles à Yvoir (150.000€).  Au total, 6.000.000€ d’investissements sont ainsi prévus en 2018 financés pour un gros tiers par des subsides, un autre gros tiers par l’emprunt et le solde, un gros quart, par fonds propres de la commune.

Il était prévisible que la politique généreuse mais parfois discutable d’investissements  déjà constatée depuis l’arrivée au pouvoir d’Etienne Defresne se poursuit et s’amplifie même à l’approche des élections 2018.  Cette politique est bien sûr facilitée par le bas de laine de la commune d’Yvoir constitué au cours des années « Ovide Monin ».  Grâce à cela, notre commune n’est pas (encore) dans le rouge mais les chiffres montrent cependant que la prudence s’impose.  Le budget 2018 présente des clignotants dont il faudrait tenir compte:

  • le boni attendu à l’exercice propre ordinaire s’élève à 151.000€ sur un budget ordinaire de l’ordre de plus de 10.500.000€ (soit moins de 1,5%) et ce malgré une hausse des additionnels à l’IPP, une hausse de l’intervention du fond des communes, la prise en charge des emprunts « Arsenal » par la zone DinaPhi, etc.
  • il a fallu « pomper » 200.000€ sur le fond de réserve ordinaire de la commune pour ré-alimenter le fond de réserve extraordinaire (qui sert à financer les investissements)
  • malgré ce transfert de 200.000€ et la vente de terrains à bâtir pour 200.000€ à Spontin, le niveau attendu du fond de réserve extraordinaire n’a jamais été aussi bas (560.000€)

Ces chiffres montrent que les années à venir risquent fort d’être difficiles pour les finances communales.  Que ce soit en matière de contribution communale à la zone de secours, de charges de pension, de charges des emprunts ou encore e de coût de l’énergie, on s’attend à des augmentations parfois très significatives pour les toute prochaines années.  Il aurait donc été particulièrement utile de disposer -comme le demande la tutelle de la région wallonne- d’un tableau budgétaire pluri-annuel permettant d’anticiper l’évolution des différents grands postes du budget.  Cet exercice aurait permis en particulier une approche plus fiable des charges d’emprunts, un point qui reste très mal maîtrisé à Yvoir et que nous mettons en évidence de manière continue.  Malheureusement sur tous ces points, nous restons sur notre faim.  Yvoir n’a pas cru bon de se livrer à cet exercice.

Enfin, nous n’avons pas manqué de relever l’évolution sensible du poste « frais d’avocats », habituellement très faible à Yvoir.  Une partie non négligeable de ces frais concerne des litiges opposant l’administration à des membres du personnel.  Ce qui fait s’interroger notre conseillère Chantal Eloin-Goetghebuer:  « gère-t’on maintenant  le personnel à Yvoir par avocats interposés ? »

En conclusion et compte tenu

  • des éléments qui viennent d’être évoqués
  • de certains investissements que nous estimons sur-dimensionnés ou pas suffisamment étudiés (complexe sportif)
  • de l’absence d’une politique d’investissement vraiment volontariste en matière d’économies d’énergie
  • de l’absence de présentation d’une véritable politique des Ressources Humaines pour 2018 et au-delà (quantité, qualité, organisation,…)
  • de l’absence de certains investissements promis ou jugés prioritaires depuis de longues années (mise à niveau du site web de la commune et création d’un portail des associations, création d’un cheminement piéton entre le quartier du Quesval et la gare de Spontin, aménagement des locaux du patro de Godinne, installation d’un radar sur la rue Grande à Godinne, etc.)

notre groupe n’a pas voté le budget 2018.

Parmi les nombreux autres points à l’ordre du jour, beaucoup n’ont pas fait l’objet de discussion et ont été approuvés à l’unanimité: dotation communale à la zone de police (668.000€), dotation communale à la zone DinaPhi (493.000€ en 2018, cette hausse de 10% sera suivie en 2019 au minimum d’une nouvelle hausse de 10% !), plusieurs marchés publics (éclairage du parc et de l’escalier de l’école à Spontin, achat d’un véhicule, …), location de patrimoine privé à des tiers, adhésion à diverses initiatives supra-communales, etc.

Nous avons également voté la décision de ne pas lever en 2018 la taxe de répartition sur les carrières (75.000€) dans la mesure où la Région wallonne compense ce montant au profit de la commune.  Il s’agit donc d’une opération blanche pour la commune et un avantage important pour les carriers (octroyés en compensation de la taxe kilométrique qui les touche fortement).  Nous nous réjouissons de cette décision de la commune.  Le même mécanisme était déjà en application en 2017 et nous avions proposé de l’appliquer alors.  Nous avions aussi proposé d’en profiter pour négocier avec les carriers l’une ou l’autre compensation en terme -par exemple- d’une meilleure gestion des flux de camions sur la rue du Redeau à Yvoir.  Notre proposition n’avait malheureusement pas été suivie par le Collège qui a fait perdre ainsi aux carriers de la commune un avantage financier et, à la commune, l’opportunité de négocier des améliorations en matière de charroi.

Le lancement des premières études de deux projets dans le cadre de l’opération « Namur, province au fil de l’eau » a également suscité plus de commentaires.  L’un des deux projets concerne la réhabilitation du cheminement piéton longeant la Meuse entre le pont d’Yvoir et le pont de Houx ainsi que la création d’un petit belvédère et d’une rampe d’accès facilitant l’accès des vélos sur le pont du chemin de fer de Houx.  Ce projet est concret et répond à de vrais besoins; une grosse partie des travaux devrait être financée par la Région wallonne, une petite partie par la commune d’Yvoir.  Nous avons approuvé le lancement des études relatives à ce premier projet.  Par contre, le 2e projet – extrêmement coûteux (plus de 800.000€)- concerne les berges de Meuse entre la rue Eugène Isaye et l’ancien home des Hêtres Pourpres à Godinne.  Les premières esquisses de ce projet n’étaient absolument pas convaincantes et les sources de financement peu claires: nous nous sommes par conséquent abstenus sur ce projet.

Enfin, le Conseil avait aussi à approuver l’octroi d’un prêt de 60.000€ sans intérêt au profit de l’ASBL « Le Patrimoine de Godinne » dans le cadre de l’extension du Musée archéologique de Godinne et de sa reconnaissance comme Musée de la haute Meuse Préhistorique (MhMP) (classe C) par la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB).  Nous soutenons totalement le projet porté par la très dynamique équipe dirigeante du MhMP mais nous estimons que l’octroi d’un crédit de cette importance à une ASBL dont la surface financière est réduite nécessite un certain nombre de conditions telles que: le plan stratégique du projet, des garanties sous la forme au minimum d’une remise de la lettre de promesse de subsides de la FWB, un plan financier pluti-annuel démontrant la viabilité du projet, etc.  Aucun de ces éléments n’étant disponibles, nous n’avons pas voté ce point.

Enfin, à huis-clos, le Conseil avait à se prononcer sur la fin de stage et la non-nomination définitive de la Directrice Générale en place depuis le 1er janvier 2016.  Ce point a été voté par bulletins secrets 11 « pour », 6  « contre » et 1 « abstention ».

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Un conseil express…

Comme nous l’avions expliqué dans notre compte-rendu du Conseil communal du 22 novembre, le projet de convention de mise à disposition de l’arsenal des pompiers d’Yvoir a fait l’objet d’un travail de clarification.  Ce travail qui a rassemblé la Directrice Générale, la Directrice Financière, le juriste communal, la majorité et la minorité s’est déroulé dans de bonnes conditions et a permis d’apporter la plupart des clarifications indispensables.  Concernant l’aspect financier, nous avions proposé que la convention ne précise pas dès maintenant les conditions de la cession définitive de l’arsenal (qui n’aura lieu qu’en 2035).   Cette approche avait été acceptée par la majorité.  Le texte ainsi amendé a été communiqué à la zone DinaPhi pour examen.

Le Conseil communal d’Yvoir s’est réuni ce samedi 2 décembre à 9H pour examiner et entériner aussi le projet ainsi retravaillé.  Le bourgmestre a informé le Conseil que la zone DinaPhi avait accepté toutes les modifications proposées à l’exception de celle relative à la valeur résiduelle de l’arsenal pour lequel la zone ne veut pas déroger au principe d’une cession pour l’euro symbolique. 

Compte tenu à la fois de toutes les dépenses supportées sur fonds propres par la commune, de la valeur du terrain (voir notre article précédent) et compte tenu du fait qu’il nous paraît peu raisonnable de fixer une valeur à une aussi lointaine échéance -ne sachant d’ailleurs pas si la zone DinaPhi existera encore à ce moment-, nous ne pouvions pas accepter cette position.  La majorité, invoquant des accords pris (sur un coin de table ?) avec la zone, a cependant accepté cette adaptation du projet de convention tel que proposé par la Commune.  Notre groupe s’est donc abstenu pour marquer ses réserves par rapport à une opération financièrement discutable pour la commune.

Un conseil de 15’, cela n’arrive pas tous les jours à Yvoir  🙂 🙂 !

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Comme un parfum d’élections…

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  • Les gens pensent que le gouvernement fait du clientélisme …
  • Ah, non ! c’est très dangereux et nous allons l’éviter. 
  • Le clientélisme ?
  • Non, que les gens pensent…

Juste un peu d’humour argentin… nous espérons bien sûr que nos édiles yvoiriens n’en sont pas là mais force est de constater l’apparition de quelques clignotants au tableau de bord !

Le conseil communal de ce mercredi 22 novembre fut long, très long … C’était, il est vrai, la traditionnelle séance annuelle conjointe du conseil communal et du conseil du CPAS.  Comme chaque année, cette première partie de la réunion fut l’occasion de découvrir plus en détails certaines facettes de l’action sociale dans notre commune et cela au travers des présentations par les acteurs de l’action sociale eux-mêmes.  Anne-Pascale Leboutte, Sylvie Haumont et Paul-Marie Petit ont cette année présenté l’ensemble des activités visant à l’insertion, à la réinsertion, à la formation et à l’accompagnement sur le marché de l’emploi de différents types d’allocataires sociaux.  Les présentations ont permis de se rendre compte qu’une « réinsertion » nécessitait un travail multi-dimensionnel: image de soi, relation à soi, aux autres, culture, compétences et même une dose de « vraie » philosophie… En conclusion de ces présentations, un des participants aux ateliers a présenté une interpellation citoyenne proposant au Collège que la gestion et l’entretien des espaces verts prévus dans le cadre de la rénovation de la cour du CPAS soient confiés aux ateliers d’insertion.  L’atelier « cuisine » pourrait ainsi y cultiver des plantes aromatiques.  Nous espérons que cette proposition sera reçue favorablement.

A l’issue de ce chapitre CPAS, le conseil communal a encore entendu une présentation de Didier Moës, Directeur de Ores Namur.  La présentation portait à la fois sur les modifications statutaires réalisés au sein de la structure du gestionnaire du réseau de distribution d’énergie (gaz-électricité) Ores (rationnalisation des conseils d’administration, suppression des comités de secteur, règles de gouvernance…) ainsi que sur les plans de modernisation de l’éclairage public visant à passer partout à un éclairage LED, économe en entretien et en consommation.

C’est à l’issue de ces « préambules » fort intéressants que le Conseil a entamé l’examen de son ordre du jour traditionnel.

Nous avons tenu d’emblée à regretter le déplacement en dernière minute de la date du conseil (normalement prévu le lundi 20 novembre).  A la fois car c’est une question de respect des conseillers/ères communaux/ales et du public (aucun citoyen lambda n’était d’ailleurs présent lors de cette séance) mais aussi car, dans le cas d’espèce, cela témoigne une fois de plus de sérieux problèmes de gestion au sein de l’administration.  Le motif du déplacement est en effet un « couac » dans le traitement d’un dossier de personnel enseignant.

L’ordre du jour du conseil ne présentait a priori pas de points susceptibles d’attiser les passions mais c’était sans compter sans la petite chanson des élections…

Les premiers points concernaient divers marchés publics qui ont tous été approuvés à l’unanimité (remplacement de certains jeux sur quelques plaines de la commune, nouveaux serveurs informatiques pour la commune, matériel informatique divers, mobilier pour le nouvel atelier communal, centrale d’achat « mazout »…).  En ce qui concerne la question des plaines de jeu, l’échevin a expliqué que les achats proposés aujourd’hui sont limités à ce qui avait été prévu au budget 2017 mais que, en 2018, sur base d’une étude globale de conformité de toutes les plaines, de nouveaux investissements seront inscrits au budget.  Nous nous en réjouissons car l’état de la « grande » plaine de la rue du Pont à Godinne reste problématique ainsi que certains éléments de sécurité à la plaine du Maka à Yvoir.  Au chapitre des marchés publics, le conseil a même déjà approuvé le contrat d’études passé avec l’INASEP pour les entretiens de voirie 2018; l’échevin souhaite en effet accélérer le processus par rapporta ux autres années … Tiens un premier petit clignotant !

Les points relatifs à la gestion du patrimoine communal concernaient la mise à disposition d’Ores de micro-parcelles de terrain en vue de la construction de nouvelles cabines électriques ainsi que … la mise à disposition de la zone de secours DinaPhi de l’arsenal des pompiers d’Yvoir. 

Rappelons que depuis le 1er janvier 2015, le service Incendie d’Yvoir a été incorporé à la nouvelle zone de secours et que, normalement, ceci devait aussi entraîner le transfert de propriété des bâtiments et du matériel nécessaires à la poursuite des activités de secours.  Sans rentrer dans les détails d’un dossier assez technique et pour des raisons inédpendantes de la volonté de la commune et de la zone, le transfert de propriété de l’arsenal n’a pas encore pu se réaliser à ce jour.  D’un point de vue financier cela pose un problème à Yvoir puisque le coût des emprunts réalisés pour la construction de cet arsenal (rappelons son coût de construction -hors terrains et mobiliers- : 3.203.000€ !) sont toujours à charge de la commune alors qu’il devrait être à charge de la zone.  Une solution semble enfin se dessiner au travers d’une « mise à disposition » des bâtiments au profit de la zone moyennant notamment une prise en charge des emprunts par la zone.  Une convention dans ce sens était donc soumise à l’accord du conseil communal.   Petit problème: la convention a fait l’objet d’un avis de légalité (obligatoire) plus que réservé de la Directrice Financière.  Et pour cause, le projet de convention manque en effet de clarté et de précision sur plusieurs points : justification du choix d’une mise à disposition à titre gratuit, description précise des emprunts concernés, fin de la convention, etc.  Nous avons donc demandé que le point soit reporté de manière à pouvoir corriger le texte.  « Impossible » selon le bourgmestre… Pourquoi une telle urgence alors que le dossier « pourrit » depuis 2015 ?  C’est que la signature immédiate de cette convention -même mal rédigée et suceptible de créer des diffcultés dans le futur- permettra à Yvoir d’encaisser en 2017 une somme de plus de 400.000€ (la somme des charges d’emprunt depuis 2015).  Cette somme devrait permettre de présenter des comptes communaux 2017 dans le vert… une opération indispensable à la veille d’une année électorale.  Nous ne critiquons pas cette volonté car il s’agit d’argent incontestablement dû à Yvoir mais nous ne pouvons pas accepter que cela justifie une convention bâclée et susceptible de créer plus tard des litiges.    Finalement -et après des échanges souvent musclés-, le Collège a tout de même accepté de revoir le texte litigieux et de le soumettre à un conseil communal supplémentaire exceptionnel le samedi 2 décembre à 9H.

Remarquons encore que, outre les problèmes de sécurité juridique, nous nous interrogeons aussi sur les aspects financiers de l’opération.  En effet, la convention ne prévoit aucune compensation pour Yvoir en ce qui concerne la valeur du terrain (probalement largement au-delà de 100.000€ aujourd’hui), la partie des honoraires qui n’a pas été financée par emprunt (probablement aussi largement plus de 100.000€) ainsi que le mobilier et équipement de l’arsenal (valeur au bilan de plus de 60.000€).  Nous nous demandons si la même logique a été adoptée vis-à-vis de toutes les communes de la zone.  La question est d’autant plus pertinente que la manière de « rémunérer » les communes de la zone DinaPhi pour la cession de leurs arsenaux et matériels n’est pas exactement conforme à ce que prévoit la loi du 15 mai 2007 sur la sécurité civile.  Affaire à suivre donc…

A l’issue de ce point très discuté, le conseil communal a approuvé à l’unanimité le budget 2018 du CPAS d’Yvoir.  Nous avons voulu ainsi saluer les efforts accomplis par le CPAS en matière de projets et de gestion des points APE.

Enfin, l’ordre du jour du conseil comportait aussi les traditionnels ordres du jour des Assemblées Générales de fin d’année de toute une série d’intercommunales dont Yvoir fait partie.  Les conseils communaux ont en effet à se prononcer sur chacun des points de ces ordres du jour.  Souvent perçu comme un rituel où les conseils communaux n’ont pas beaucoup d’autres choix que de voter « oui » à tout ce qui leur est proposé, il s’agit pourtant d’un moment-clé dans le processus de contrôle démocratique de ces grosses structures, bien éloignées du citoyen mais impactant leur vie de tous les jours.  Les sagas du type « Publifin » sont là pour nous rappeler concrètement les enjeux de ce type d’exercice.

Pour clore cette longue séance, notre groupe a encore soulevé quelques points spécifiques:

  • Précision quant au fonctionnement de la Commission Consultative de l’Accueil (suppléance, définition des catégories d’acteurs invitées, etc.)
  • Entretien du cheminement doux entre le CHU et Mont (« incivilités équines »…)
  • Suivi des contrôles de pollution de sol suite au remplacement de citernes à mazout endommagées dans des bâtiments communaux à Evrehailles et à Durnal
  • Risque d’abandon du projet de création de logements sociaux dans la gare de Godinne, suite aux contraintes financières
  • Suite à des aménagements réalisés par la commune, à la demande d’un propriétaire (tiens, voilà encore un clignotant dont on parlait en début d’article !), sur le chemin du Pré Toinette à Durnal, nous avons demandé au Collège de refuser tout nouveau projet immobilier dans ce secteur non équipé et non égoutté, sauf prise en charge par le demandeur privé de tous les travaux de raccordement.

Il était presque minuit lorsque ce conseil s’est terminé…

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Les vagues, source d’énergie…

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Il n’y avait pas de grands projets susceptibles d’attiser les passions des uns ou des autres au menu du conseil communal de ce 23 octobre 2017.  Néanmoins cette réunion fut une fois de plus l’occasion de constater que le (seul?) mot d’ordre du Collège est « pas de vague »… Une attitude que nous dénonçons depuis longtemps.

La gestion du personnel communal illustre bien ce manque de volontarisme.  Si la mise à jour et l’harmonisation des statuts du personnel et du règlement de travail de la commune et du CPAS constituent un pas important dans la bonne direction – nous avons d’ailleurs félicité la responsable des ressources humaines pour ce travail-, il est tout à fait regrettable que l’on n’ait pas profité de cette occasion pour -enfin- établir un organigramme de l’administration communale précisant clairement le rôle et les responsabilités de chacun.  Bien sûr, ce travail exige de faire des choix et de les rendre publics… Au vu des difficultés et des problèmes rencontrés au sein de l’administration communale depuis plusieurs mois, il s’agit pourtant d’une priorité absolue.

Autre exemple encore: la tutelle sur les fabriques d’église.  Le conseil avait à se prononcer sur les budgets 2018 des fabriques d’église de l’entité.  Même si des efforts ont été réalisés au cours des dernières années, force est de constater que la commune est encore amenée à supporter chaque année les frais de fonctionnement des fabriques à hauteur de montants de l’ordre de 60.000€.  Nous plaidons pour une rationnalisation du fonctionnement des fabriques: fusion de certaines fabriques, échange de bonnes pratiques , mise en place d’une forme de centrale d’achat permettant une gestion plus efficace des marchés publics auxquels sont soumises les fabriques… Il faut en effet se souvenir que, outre ces subsides (« interventions communales de secours »), la commune est aussi amenée à supporter les dépenses de travaux et de gros entretiens générées par le patrimoine religieux de l’entité.  Assurer la liberté de la pratique religieuse de la manière économiquement la plus efficace devrait être aussi une priorité communale.  Mais il est vrai que cela demande aussi un peu de courage politique…

Sur quelques points que notre groupe avait fait inscrire à l’ordre du jour, force fut aussi de  constater le manque de « punch » de la majorité.

  • Le gros chantier résidentiel de la rue Grande à Godinne a mis à rude épreuve le trottoir et, par voie de conséquence, la sécurité de circulation des piétons à un endroit fortement fréquenté (vers l’Académie de Musique, notamment).  A hauteur de ce même chantier, un container encombre par ailleurs la voirie depuis de nombreux mois.  Nous avons attiré l’attention du Collège sur ce point depuis le mois de juin.  A ce jour, nous n’avons constaté aucune amélioration.  Le Collège a bien écrit (gentiment…) à l’entrepreneur mais n’a pris aucune mesure coercitive (alors que l’entrepreneur est en infraction)…
  • A Godinne encore, la Région wallonne avait promis de reconsidérer la demande d’instauration d’une zone « 30 » à hauteur de l’Académie de Musique, rue Grande.  Ce point devait être discuté en Commission Provinciale de la Sécurité Routière (CPSR).  Une réunion de cette commission est planifiée ce 25 octobre mais le point n’y est pas abordé en dépit -nous dit-on- des demandes du Collège.  Celles-ci furent-elles suffisamment énergiques ? On peut en douter.
  • Malgré nos multiples rappels et malgré la candidature d’Yvoir dans le cadre d’un appel à projets régional en vue de réaliser une liaison vélo entre la gare de Godinne et le pont de Rouillon, nous avons une fois de plus constaté qu’il n’était pas du tout certain que des aménagements « vélos » et « piétons » soient bien prévus sur le nouveau pont et à ses abords (de manière à permettre une liaison efficace avec le RAVeL de la Meuse).
  • A Yvoir, les limites précises des zones d’extraction posent depuis très longtemps problème.  Les carriers se basent sur un document dont plus personne ne semble posséder une copie.  Les conséquences de cette situation un brin surréaliste sont malheureusement très concrètes pour bien des habitants d’Yvoir: apparition d’un « terril » de déchets de carrière au bout du quartier résidentiel du Lairbois, progression inquiétante de certaines installations de carrières en direction du village d’Evrehailles (Jauviat, Fontenelle…), etc.  Nous plaidons depuis plusieurs mois pour une approche énergique de ce dossier important pour la commune et ses habitants.  Vu l’inertie des acteurs, seule une action en justice intentée par la commune peut clarifier la situation.  Ce 23 octobre, nous avions donc souhaité savoir où nous en étions… Le Bourgmestre nous a répondu le plus sérieusement du monde que le Collège avait examiné soigneusement la problématique et était arrivé à la conclusion que… « seule la menace d’une action en justice pouvait faire bouger les protagonistes »… Comme le disait Molière: « Voilà justement ce qui fait que votre fille est muette… »
  • Le projet de reconversion du domaine du Launois à Yvoir ne progresse pas non plus… à l’inverse des nuisances diverses que doivent subir les riverains du quartier du Launois.  Une manière de mettre la pression sur les propriétaires serait au moins de taxer les bâtiments inoccupés (mais squattés sans doute…) qui occupent le domaine (ancien home, ancienne pizzeria, etc.).  Mais ici encore le Collège semble préférer l’absence de vague…

En physique, les vagues sont une source d’énergie naturelle (et renouvelable).  Plutôt que de vouloir les supprimer, l’homme a appris à utiliser cette énergie… A Yvoir, toute vague est perçue comme une source de risque par le Collège au lieu d’être reconnue comme une source d’énergie et de progrès.  C’est bien dommage…

Pour le reste, la plupart des autres points à l’ordre du jour ont été approuvés à l’unanimité: mise aux normes électriques et nouvel éclairage LED pour l’école d’Yvoir, réfection de la cour du Maka (CPAS), taxes 2018 sur les déchets (à un niveau inchangé par rapport à 2017), taxes 2018 sur la délivrance des documents administratifs, suppression des frais réclamés par la commune lors des paiements par carte de banque,

Par contre, notre groupe s’est abstenu sur les nouveaux tarifs de l’Accueil Temps Libre (garderie, plaines de vacances).  Certains de ces tarifs ont en effet été augmentés (légèrement) mais, surtout, nous avons regretté l’absence de réunion de la Commission communale de l’Accueil du Temps Libre qui aurait dû au préalable se prononcer sur ces modifications des tarifs.

Nous avons aussi rejeté les nouvelles taxes de séjour (à charge des touristes séjournant dans la commune mais prélevées sur les exploitants d’hébergements touristiques).  Compte tenu des incertitudes liées au fonctionnement et au financement de la nouvelle Maison du Tourisme Namur-Dinant, nous estimons en effet que l’augmentation très sensible des forfaits est tout à fait inopportune (certains opérateurs touristiques ayant opté pour le forfait verront le montant de leurs taxes multipliées par 3). 

La séance du conseil s’est clôturée vers 22H30.

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Un projet qui interpelle à Spontin…

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Différents media locaux ont évoqué ces derniers jours une demande de permis d’urbanisme très particulier concernant le village de Spontin.  Il s’agit de la création, durant 8 ans, d’une décharge pour matériaux inertes provenant de grands chantiers de terrassement, entre le camping (communal) de Spontin et l’entrée de l’autoroute E411.

Pour en savoir plus, nous vous invitons à découvrir notamment l’article de l’Avenir , la réaction de notre chef de groupe dans cette même édition du journal ainsi que l’intervention de Chantal Eloin-Goetghebuer sur Matélé.  Il va sans dire que le groupe La Relève se réjouit de la réaction de la locale Ecolo d’Yvoir.

 

 

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Un conseil réduit à l’essentiel…

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… à l’essentiel, c’est-à-dire au nerf de la guerre: l’argent !  Le conseil communal de ce 18 septembre s’est en effet quasi exclusivement penché sur les comptes communaux pour l’année 2016 (présentés avec un certain retard) et sur l’adaptation des budgets pour l’année en cours qui accompagne traditionnellement la présentation des comptes.

Les comptes 2016 ont été approuvés à l’unanimité à l’issue de plusieurs échanges de vue entre majorité et minorité relatifs à l’interprétation qu’il convient de donner aux chiffres (dans ce ce qui suit, ceux-ci sont généralement arrondis).

Le résultat budgétaire 2016 se monte à 1.715.000€.  Ce chiffre comprend les résultats reportés de toutes les années antérieures augmentés (ou diminués) du boni (du mali) de l’exercice 2016 proprement-dit.  Nous estimons qu’il convient de s’intéresser en particulier à ce dernier chiffre qui s’élève à 773.000€.  Lorsqu’on analyse l’origine de ce résultat, on constate qu’il est principalement provoqué par un versement de rattrapage très important d’additionnels communaux par le SPF Finances.  Ce versement est +/- 600.000€ plus élevé que le montant annuel moyen des additionnels et compense les versements aanormalement bas de l’année 2015.  Sur cette bas, il faut donc considérer que le résultat « normalisé » 2016 de la commune d’Yvoir aurait dû s’élever à +/- 173.000€.   

Un examen plus détaillé des comptes 2016 (et antérieurs) laisse aussi apparaître quelques tendances importantes:

  • Une croissance plus ou moins continue des frais de personnel de l’ordre de 3 à 5 %
  • Une forte croissance en 2016 des frais de fonctionnement (entretien, petit matériel, consommables, énergie…) (+10,3%)
  • Une croissance régulière du coût des zones de police et de secours (+5 à 6 % par an)
  • Une très forte croissance des dettes de la commune (dont l’encours passe de 2.274.000€ à 3.823.000€ en un an)
  • Une diminution significative (100.000€ hors concessions de terrain au gestionnaire du réseau électrique) des recettes locatives ou d’exploitation du patrimoine privé de la commune (vente de bois, location de terres ou d’infrastructures sportives…)
  • Des recettes de transfert (taxes, subsides, …) relativement stables dans le temps, à l’exception des taxes sur les égouts (+/- 150.000€ par an ) et des taxes sur les immondices qui augmentent très sensiblement depuis le début de la législature

En synthèse, il nous paraît clair que, à recettes plus ou moins constantes, voire en diminution, et à charges régulièrement en hausse, le résultat budgétaire de la commune d’Yvoir ne pourra que se détériorer dans le futur.  Compte tenu de son niveau actuel (173.000€), force est de constater qu’il ne faudra pas attendre des années avant de voir s’installer une situation de mali.

Face à ce constat, nous avons souligné qu’il était indispensable de mettre en place un plan d’actions jouant tant sur l’évolution des dépenses que sur l’évolution des recettes:

  • Privilégier les investissements permettant de réaliser des économies de fonctionnement de manière durable (chauffage, éclairage mais aussi tout aménagement entraînant une meilleure efficacité dans le service à la population)
  • Evaluer soigneusement les coûts de fonctionnement futurs entraînés par certains investissements et privilégier les solutions les moins onéreuses sous cet angle
  • Revoir à la baisse certains projets d’investissements de manière à en diminuer la part de financement à charge de la commune
  • Améliorer le rendement du patrimoine privé de la commune (baux locatifs,…)
  • Améliorer la perception des amendes administratives

Ce débat s’est poursuivi dans le cadre de l’adapatation budgétaire proposée pour le budget 2017. 

Certaines modifications nous ont étonnés.  La majorité, préoccupée sans doute par l’évolution de la dette communale (voir ci-dessus), a purement et simplement proposé de supprimer tous les nouveaux emprunts initialement prévus et de les remplacer par un financement sur fonds propres.    Nous ne plaidons certainement pas non plus pour une course à l’emprunt mais nous estimons qu’il s’agit ici d’une réaction beaucoup trop radicale.  Compte tenu des taux de crédit actuels très bas et du fait que certains investissements devraient générer des économies de fonctionnement dans le futur, nous aurions en tout cas conservé le recours à l’emprunt dans un certain nombre de cas.  Au contraire, la décision prise par la majorité impose un véritable « pompage » des réserves financières de la commune.  Ainsi, il est envisagé de prélever 1.000.000€ du résultat global 2016 (1.715.000€ – cf. ci-dessus).   Dans un contexte de taux bas et de graves incertitudes sur l’avenir, nous estimons qu’il s’agit donc ici d’une mauvaise décision.

Pour le reste, d’autres modifications (ou absence de modifications…) apportées au budget tant ordinaire (fonctionnement) qu’extraordinaire (investissement) ne rencontrent pas non plus notre adhésion:

  • Trop d’investissements discutables (achat de l’ancienne gendarmerie d’Yvoir, dimensionnement du projet de la maison rurale de Mont, par exemple) y sont maintenus
  • Manque de visibilité (quant au fonctionnement futur et aux conséquences pour la commune) pour certains nouveaux projets (Musée de la Haute-Meuse Préhistorique)
  • Des investissements indispensables sont une fois de plus reportés (aménagement de la salle du Maka, par exemple)
  • Présentation d’un budget ordinaire en mali (pour plus de 100.000€), justifié par la reprise probable en 2017 des charges financières de l’Arsenal des Pompiers d’Yvoir par la zone DinaPhi (reprise qui annulerait le mali en question…)

Pour ces diverses raisons, nous avons rejeté la modification budgétaire proposée.

Après avoir voté quelques points de marché public, nous avons encore interrogé le Collège au sujet de deux sujets d’actualité:

  • Nous avons attiré l’attention du Collège sur ce qui semble être des travaux préparatoires à un lotissement à Godinne, au bout de la rue Saint-Roch.  La commune n’étant au courant de rien, il a été suggéré d’envoyer un courrier conservatoire au constructeur / promoteur
  • Nous avons aussi suggéré que la commune exige de la part de l’INASEP l’organisation d’une réunion d’information des habitants de Spontin à l’occasion des gros travaux d’égouttage qui sont prévus sur le secteur de la rue des Prés et de la rue des Rivières notamment

Le prochain conseil communal aura lieu le lundi 23 octobre 2017.

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Pour une autre vision de la mobilité à Yvoir

Maison_Jeunes_Yvoir

Les questions de mobilité ont été quelques fois au centre des discussions lors du conseil du 21 août.  Ce fut, une nouvelle fois, l’occasion de constater que majorité et minorité ne partagent pas la même vision sur le sujet.

Le premier point à l’ordre du jour concernait la présentation du rapport d’activités, des comptes 2016 et du budget 2017 de la Maison des Jeunes d’Yvoir.  Une belle tranche horaire avait été réservée à ce point de manière à permettre aux responsables de la Maison des Jeunes de présenter eux-mêmes ces éléments.  Le Conseil a salué à l’unanimité l’amélioration de la qualité du rapport, la clarté de la présentation, les efforts faits sur le terrain en terme d’accueil des jeunes, d’activités et de communication.  Notre groupe a encouragé la Maison des Jeunes à poursuivre ses efforts en terme de communication -en particulier vers ses groupes-cibles-, en terme d’ouverture vers d’autres villages que Yvoir et Durnal, en terme aussi de coopération avec le monde associatif de l’entité.  Nous avons partagé quelques idées d’actions, notamment dans le domaine de l’organisation de stages de vacances ouverts aux jeunes de 12 à 16 ans de l’entité.  Nous avons aussi plaidé pour renforcer les actions de la Maison des Jeunes dans le cadre du Plan de Cohésion Sociale d’Yvoir.

Dans les traditionnels marchés publics soumis au Conseil communal, nous avons épinglé un projet qui pose question.  Cela concerne l’installation aux frais de la commune d’une station de pompage (estimation du coût – hors étude: 130.000€) qui doit permettre la collecte des eaux usées (actuellement évacuées par drains dispersant) des 6 maisons situées à l’impasse Saint-Joseph , fortement en contrebas de la rue des Vergers (Yvoir) et leur évacuation vers le collecteur existant du quartier.  Lors de la construction de ces maisons – il y a de nombreuses années déjà- la commune a octroyé les permis d’urbanisme sans se soucier de ce problème prévisible (création d’une zone marécageuse nauséabonde).  Aujourd’hui, ce seront tous les contribuables yvoiriens qui devront payer la facture.

D’autres marchés publics n’ont posé aucun problème: achat d’un tracteur pour le service des Travaux, éclairage de la rue du Quesval à Spontin,…

Par contre, nous avons longuement discuté du marché destiné à désigner l’auteur de projet pour la construction d’une maison rurale à Mont (dans le cadre du Plan Communal de Développement Rural).  Nous avons toujours exprimé nos réserves par rapport à un projet indiscutablement indispensable (notre groupe le réclame depuis de nombreuses années) mais dont le dimensionnement nous semble déraisonnable.  L’estimation présentée au Conseil porte sur un montant de 1.716.000€.  Au travers de la Commission Locale de Développement Rural, nous avons toujours plaidé pour re-calibrer ce projet par rapport aux besoins permanents du village.  Avec de très nombreux montois, nous avons aussi toujours regretté le choix de l’implantation, à l’extérieur de la zone équipée du village et les nombreuses occasions manquées  pour positionner cette maison rurale en complément de l’école.   Le mérite du dossier soumis au conseil était de détailler les coûts du projet.  Nous avons ainsi découvert que le coût des abords (voirie d’accès, parkings) atteignaient 50% du coût de la construction elle-même.  Nous ne sommes même pas convaincus (et les réponses du Collège n’étaient pas convaincantes) que l’estimation des abords soit réaliste.  Nous craignons notamment que les coûts d’égouttage ou de raccordement à l’eau n’aient pas été bien intégrés dans l’estimation.  Nous avons aussi relevé le fait que le parking prévu dépasse largement les normes de la Région wallonne (130 places là où la région en prévoit 60).  C’est d’autant plus exagéré que cela concerne une salle de village, dans un village assez peu dénivelé et où de nombreux habitants se déplacent à pied ou en vélo.  Bref, un très mauvais signal en terme d’encouragement de la mobilité douce au prix, en plus, d’un surcoût important.

Ces diverses constatations démontrent en quelque sorte ce que de nombreux montois expriment depuis longtemps: le choix de l’emplacement n’est pas le bon.

Sans nécessairement remettre en question ce dernier point, notre groupe estime nénanmoins que ce projet doit être une nouvelle fois revu de manière à en limiter l’impact sur les finances communales.  Sur base des estimations actuelles (probablement sous-évaluées) près de 750.000€ resterait à charge des finances communales (réserves ou emprunts).  Dans un contexte financier tendu, cela ne nous semble pas raisonnable surtout lorsqu’on constate que près de 500.000€ sont nécessaires pour le seul aménagement des abords.  Nous nous sommes donc abstenus sur ce point de l’ordre du jour.

Un autre point encore a donné lieu à quelques échanges et à une abstention de la part de notre groupe.  Il s’agit d’un nouveau subside de 80.000€ au Syndicat d’Initiative d’Yvoir en vue de réaliser une 3e tranche de travaux sur l’île d’Yvoir (chemin d’accès et de promenade, pontons pour le relais fluvial).  Ce subside doit financer la part des travaux non subsidiée par la Région wallonne.  Au total, c’est un montant de 500.000€ d’argent public qui aura ainsi été injecté sur l’île d’Yvoir dans le cadre de son développement touristique.  Nous sommes choqués par le fait que le seul bénéficiaire financier de ces investissements soit le concessionnaire du café-restaurant.  Le bourgmestre a reconnu très honnêtement que, en dehors de l’image, l’île d’Yvoir ne rapportait rien à la commune d’Yvoir.  Nous ajoutons même qu’elle lui coûte de l’argent: coûts des investissements consentis ces dernières années, subsides annuels au SI, interventions des ouvriers communaux, etc.  Si on ajoute à ce tableau le fait que les qualités d’accueil sur l’île ne sont pas à tout point de vue optimales (horaires d’ouverture très variables, infrastructures Horeca, etc.), nous estimons qu’il y a un vrai problème et qu’il est urgent de se mettre autour de la table avec le concessionnaire afin d’au moins corriger les points faibles de l’accueil et, dès que possible, renégocier les conditions financières de la mise à disposition de l’île.

La mise à disposition du CPAS d’un appartement de la commune situé au-dessus de la Cafétaria du Maka en vue d’en faire un logement d’urgence a par contre fait l’unanimité.

L’approbation des listes d’enseignants prioritaires a été l’occasion pour nous d’insister pour que les désignations et affectations d’enseignants (y compris de nouveaux directeurs d’école ff) soient formalisées le plus rapidement possible et dans le respect des règles avant la rentrée scolaire.

Enfin, comme de coutume, ont été abordés les points soumis par notre groupe.

A la veille de la rentrée scolaire, nous avons proposé quelques mesures généralement simples et peu coûteuses susceptibles d’améliorer la sécurité des familles et des enfants circulant à pied ou à vélo à Godinne.

  • assurer la sécurité et la continuité du « Sens Unique Limité Vélo » sur les rues du Pont et du Prieuré.  A ce sujet, le Collège a confirmé avoir répondu à un appel à projet de la Région en vue de réaliser un cheminement vélo continu entre la gare de Godinne et le RAVeL de la Meuse (en rive gauche).  Nous nous en félicitons mais nous avons rappelé qu’il était donc impératif de prévoir une « bande » vélo sur le nouveau pont de Rouillon-Godinne.
  • installer un passage pour piétons sur la rue Eugène Isaye, au débouché du rond-point « du SPAR »
  • améliorer la sécurité des usagers faibles sur « l’échangeur » (le « pont routier » de Godinne)(passages pour piétons, remise en état des marquages « stop » au sol…)

Une question plus complexe concerne la rue Grande à Godinne, voirie régionale en traversée d’agglomération, où des vitesses souvent très excessives sont constatées.  Tout le monde s’accorde à dire que seuls des aménagements physiques peuvent apporter une réponse satisfaisante et durable à cette problématique (rétrecisseurs, …). Néanmoins, deux pistes à plus court terme sont possibles: l’instauration d’une zone 30 sur base de la présence de l’Académie de Musique (que nous avions déjà demandée explicitement en mai 2014) et / ou l’installation d’un radar fixe répressif.  Nous avons voulu entendre de la bouche des représentants du Collège qu’ils considéraient bien l’Académie comme un établissement scolaire et qu’ils défendraient donc cette position au sein de la Commission Provinciale de Sécurité Routière.  Notre étonnement fut grand de constater que l’Echevin de la Mobilité, à titre personnel, ne considère pas qu’il s’agit bel et bien d’une école.

Nous avons évoqué à nouveau la situation de la rue du Clos des Manoyes à Houx.  Depuis l’aménagement de cette voirie en « espace partagé en cul-des-sac », des problèmes de stationnements se posent.  L’échevin des Travaux a promis que la situation serait ré-examinée et qu’un règlement de police sera préparé dès que la propriété de cette voirie régionale sera transférée à la commune.

Nous avons encore interrogé l’échevin des Sports au sujet du projet de rénovation de l’éclairage du terrain de football de l’Entente Mosane à Godinne.  Promesse a été faite d’une présentation du dossier lors du Conseil de septembre ou d’octobre.

Enfin, notre groupe a communiqué au Collège une liste de quelques chemins agricoles nécessitant des travaux d’entretien et/ou de viabilisation (comme une partie du chemin d’Evrehailles vers Awagne ou encore le chemin allant vers les carrières de Fontenelle.)

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Une réaction indigne d’un bourgmestre

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La centrale hydroélectrique du Maka, à Yvoir

Le conseil communal de ce lundi 26 juin ne s’annonçait pas facile.  Conformément au Code la Démocratie Locale et de la Décentralisation, le conseil devait en effet se réunir à huis clos, avant d’ouvrir la séance publique, dans le cadre d’une procédure disciplinaire.  Il s’en est suivi que la séance « normale » du conseil communal a démarré à 21H45 avec les membres du conseil éprouvés à la fois par l’heure tardive et la forte chaleur qui régnait dans la salle.  Face à cette situation inhabituelle, notre groupe a exprimé le souhait soit de reporter à une date ultérieure la réunion publique du conseil soit de ne traiter que les points urgents.  Il s’agissait à la fois de respecter les éventuels citoyens intéressés à suivre les débats (et qui, découragés, avaient quitté depuis longtemps les alentours de la Maison communale) mais aussi de traiter avec le sérieux et la sérénité nécessaires tous les points de l’ordre du jour.  Dans le cadre de la discussion qui s’en est suivie, notre stupéfaction fut grande d’entendre le bourgmestre soudainement s’en prendre à notre conseillère Catherine Vande Walle-Fossion et la traiter de « paresseuse ». Cette scène, dont on sourirait dans la cour de récréation d’une école maternelle, est tout simplement indigne du premier magistrat élu démocratiquement dans une commune de 9000 habitants au 21e siècle.  Nous n’avons pas manqué de le souligner au moment où Catherine, choquée et révoltée, a quitté la séance.

A l’issue de cet épisode dont Etienne Defresne ne sortira certainement pas grandi, nous avons néanmoins -dans le souci de la bonne gestion des affaires communales- accepté de discuter et de voter les points de l’ordre du jours tout en proposant même de reporter à une séance ultérieure la discussion de nos propres interpellations.

L’ordre du jour comportait plusieurs marchés publics qu’il était important de lancer, pour des raisons légales.

La plupart de ces marchés (réhabilitation des berges du Bocq, en rive droite, dans le parc du Maka à Yvoir, étude en vue de l’extension de l’école communale d’Evrehailles, marché d’entretien des défibrillateurs, etc.) ont été votés à l’unanimité.

Par contre, nous avons voté contre deux marchés qui nous semblaient nécessiter des études préalables plus aprofondies.  Il s’agissait d’une part du remplacement des anciennes chaudières de la maison communale par deux nouvelles chaudières à mazout.  Nous avons regretté, alors que la commune d’Yvoir a introduit sa candidature dans le cadre d’un « Plan d’Action pour l’Energie durable et le Climat », que celle-ci n’ait pas examiné de manière plus prospective les possibilités offertes par les pompes à chaleur eau-eau (proximité du Bocq) couplées à l’utilisation de l’énergie produite par la turbine hydroélectrique du Maka ou à des panneaux photo-voltaïques.  Remarquons que notre position a été soutenue par un conseiller de la majorité qui s’est abstenu.

Dans un deuxième marché, il s’agissait d’installer un module préfabriqué à l’école d’Evrehailles, dans l’attente de la réalisation des travaux d’extension.  Là aussi, nous avons longuement défendu l’idée qu’il fallait prioritairement étudier la possibilité d’utiliser les locaux situés à l’étage de la salle Bail Sports et facilement accessibles par le jardin séparant cette salle de l’école communale.    Le coût des aménagements nécessaires n’est pas nécessairement plus élevé que celui de l’installation d’un module, surtout si on prend en compte les factures énergétiques d’un module (souvent très élevées) mais aussi la possibilité, à l’issue des travaux d’extension de l’école, d’utiliser les locaux de transit libérés à d’autres fins (logement ?).

Bref, dans ces deux dossiers, nous avons estimé que le Collège n’avait pas fait preuve de suffisamment de volontarisme et de créativité.  Nous n’avons donc pas soutenu ces deux points.

Enfin, nouvelle étape dans la saga qui agite la société de logements publics « La Dinantaise », le Conseil communal a pris acte de la démission de Bertrand Custinne comme administrateur de cette société et a approuvé à l’unanimité son remplacement par Thierry Lannoy.

Le conseil s’est terminé vers 23H15 après avoir traité une série non anecdotique de points à huis clos.

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Attention: risque de dérapage !

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Le conseil de ce 29 mai s’est ouvert sur quelques informations d’intérêt communal.  Le conseil a ainsi appris que le Gouvernement wallon a octroyé, dans le cadre du Plan communal de Développement rural (PCDR) d’Yvoir, un subside de 231.000€ pour la réalisation de « portes » à l’entrée de   divers villages de l’entité.  Malheureusement, la commune ayant rencontré des difficultés dans la désignation d’un auteur de projet, les travaux en la matière ne sont pas attendus avant 2018.  Par ailleurs, le Gouvernement vient aussi d’octroyer un subside de 876.000€ au BEP afin de financer l’acquisition des terrains en vue de la création de la zone économique du Quesval à Spontin.  Nous continuons de croire qu’un tel coup de pouce public aurait pu être mieux utilisé dans le cadre de la reconversion du site des Sources de Spontin.

A l’ordre du jour, la première modification budgétaire de l’année a été longuement discutée.  Il faut bien dire que, les modifications apportées au budget ordinaire (les recettes et coûts récurrents de la commune) font apparaître un mali (les dépenses dépassent les recettes) de plus de 69.000€.  Pour rétablir l’équilibre, il faudra donc prélever cette somme du fond de réserve ordinaire.  Au budget extraordinaire (les dépenses d’investissement -achat de matériel, constructions…), le financement des travaux prévus imposera le recours à de nouveaux emprunts pour près de 1.400.000€ et un prélèvement du même ordre de grandeur sur le fond de réserve; et ce en dépit du report de plusieurs chantiers importants en 2018 (ou au-delà).  Le prélèvement devait être plus important encore si le Collège avait tenu compte -comme il aurait dû le faire selon nous- de l’estimation officielle de la valeur de vente de l’ancien terrain de football d’Yvoir.  Cette estimation est de 170.000€ alors que la valeur espérée selon le budget est de 500.000€, soit une surestimation des recettes de 330.000€…

Nous avions aussi relevé le fait que des augmentations connues de dépenses ordinaires (comme les indexations des salaires de juillet) n’avaient pas été prises en compte dans cette modification, sous-estimant ainsi le mali dont question ci-dessus.  Nous avons une fois de plus regretté l’absence de tout tableau d’amortissement des emprunts en cours et des emprunts attendus.  Un tel tableau permettrait de mieux évaluer l’évolution des charges d’emprunt dans les mois à venir.  Ces charges sont en augmentation régulière et représentent déjà près de 1.000.000€ par an, soit près de 10% du total des dépenses ordinaires de la commune.

Circonstance aggravante, les comptes de l’année 2016 ne sont toujours pas disponibles.  Ils ne sont pas espérés avant septembre 2017.  Cette carence empêche de bien comprendre les conséquences financières globales de la modification budgétaire.

La confection « amateuriste » de cette modification budgétaire a finalement conduit les plus hauts fonctionnaires de la commune (la directrice générale et la directrice financière formant le Comité de Direction de la Commune) à remettre un avis particulièrement critique à l’égard de cette modification.  Le bourgmestre a eu soin de répondre de manière pointilliste aux critiques formulées par son CoDir sans percevoir qu’il y avait aussi -pensons-nous-, dans cette réaction, la manifestation d’une exaspération de l’administration face à un pilotage à (courte) vue du Collège.

De notre côté, n’ayant pas reçu de réponse convaincante aux points précis soulevés, nous avons rejeté les modifications budgétaires tant à l’ordinaire qu’à l’extraordinaire.

Après ce plat principal, les autres points  l’ordre du jour introduits par la majorité ne devaient pas donner lieu à d’aussi longs débats.  C’est ainsi que les points suivants ont été approuvés à l’unanimité:

  • Approbation des modes de passation des marchés pour les travaux d’entretien de voirie sur les rues de la Fenderie (Yvoir) et Bonny d’Au Ban (Durnal).  Concernant cette dernière, il a été précisé que les travaux de réhabilitation de la voirie s’étendraient jusque sur la rue de Mianoye (jusqu’au carrefour Pays de Liège).  De plus, si la convention avec la Région le permet, il sera mis fin au tracé « vélo » (chevrons et passage dans les chicanes) qui a été conçu en contradiction avec les besoins de stationnement des riverains.
  • Approbation du contrat « étude » en vue de l’aménagement de la (belle) cour du CPAS d’Yvoir.
  • Approbation du contrat « étude » en vue des travaux d’égouttage de la rue d’Evrehailles.  A ce sujet, nous avons exigé que l’étude intègre bien la condition mise par le Service Public de Wallonie au financement de ce projet, à savoir, la suppression des stationnements illicites sur les trottoirs du Charreau.  Ceci ne peut bien sûr se faire qu’en prévoyant des espaces de stationnement le long de la voirie à une distance raisonnable des habitations concernées.
  • Abrogation du Plan communal d’Aménagement « des Roches », vu son caractère obsolète

Par contre, nous avons une nouvelle fois exprimé notre opposition au projet d’expropriation de l’ancienne gendarmerie d’Yvoir, au Maka.  Rappelons que la commune va devoir débourser un montant de 200.000€ en vue de disposer d’un bâtiment ancien, totalement hors normes énergétiques, qu’il faudra ensuite aménager à grands frais pour en faire deux logements publics.  Il n’y avait pas selon nous, nécessité de passer par cette opération pour remplir nos objectifs en matière de logements publics.

Fin du premier semestre oblige, l’ordre du jour de ce conseil reprenait tous les points relatifs à la participation de la Commune d’Yvoir à toute une série d’intercommunales (ORES, INASEP, BEP, IMIO…).  A cette occasion, les conseils communaux doivent délibérer et convenir du vote de la commune lors des Assemblées Générales de ces intercommunales.  Dans l’atmosphère « post-Publifin », il n’est pas besoin de préciser que la situation des intercommunales concernées a été, dans la mesure du possible, examinée de près.  Si pour la plupart, cela n’a pas donné lieu à débat, il n’en alla pas de même pour ORES.  Les modifications statutaires proposées par cette intercommunale vont dans le bon sens (réduction du nombre de mandats, transparence, etc.) mais nous sommes beaucoup plus réservés quant à la gestion financière de l’intercommunale: le rachat des parts d’Electrabel fait débat et une instruction judiciaire est même en cours à ce sujet (voir par exemple: http://www.levif.be/actualite/belgique/ores-electrabel-la-justice-ouvre-l-enquete/article-normal-661895.html).  Face à cette situation, nous avons proposé de s’abstenir quant aux comptes 2016 d’Ores.  Cette proposition a été suivie par le groupe EPY et par l’indépendant Robert Lottin.

Enfin, nous avions demandé l’inscription à l’ordre du jour de plusieurs points.

  • En tout premier lieu, nous sommes revenus sur la (très) faible présence du public aux séances du Conseil communal: au cours des derniers mois, plusieurs conseils se sont en fait déroulés… à huis clos (sauf présence de la presse… merci à Freddy Gillain!).  Face à cette situation , nous avons proposé diverses pistes permettant d’intensifier les liens entre les citoyens et la politique communale: des séances du conseil planifiées longtemps à l’avance et bien communiquées, mieux informer les citoyens sur le fonctionnement de la politique communale via le bulletin toutes-boîtes, utiliser les outils modernes de communication, disposer d’une véritable cellule communication communale, etc.  Les réactions du Bourgmestre face à ces propositions ne sont pas très encourageantes: « faut-il vraiment se compliquer la vie avec tout cela ? ».  Dont acte…
  • A l’approche de la fin d’année scolaire, nous avons aussi soulevé la question de la gestion du personnel enseignant: comment aider les directions d’école dans leur mission de management ? comment mieux communiquer avec tous les enseignants ?  comment gérer au mieux les affectations et les nominations ?  La discussion a permis de mettre en évidence à la fois les difficultés intrinsèques à ce sujet mais aussi la nécessité de progresser (notamment au travers d’un cas particulier traité à huis-clos).
  • Enfin, suite aux interpellations de plusieurs habitants d’Yvoir, nous avons évoqué l’apparition, sur les hauteurs d’Yvoir, au bout de l’allée du Lairbois, d’un énorme terril résultant de l’activité de la carrière SECY.  Au-delà de la réaction ferme du Bourgmestre qui a pris un arrêté de police afin à la fois de stopper le rehaussement de ce terril et afin de vérifier également la stabilité et la sécurité du terril -arrêté dont nous nous félicitons-, nous avons voulu aller un peu plus loin dans l’analyse du dossier.  En effet, l’opération contestée s’inscrit tout simplement… dans une zone d’habitat au plan de secteur !  C’est là le résultat d’un imbroglio connu depuis des décennies que l’on peut synthétiser en disant que, à l’heure actuelle, personne ne connaît les limites exactes de la zone d’extraction définie … en 1907.  Nous avons demandé que la commune prenne (enfin) toutes les mesures pour mettre fin à cette situation quitte à porter l’affaire en justice.   Comme on le dit toujours dans ces cas-là: une affaire à suivre…

C’est donc au terme d’une soirée bien remplie que le conseil communal s’est terminé à 22H45.